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Enchaînés au Bagne (avec Juza)

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Goyah Adams Jr.
Moussaillon
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MessageSujet: Enchaînés au Bagne (avec Juza) Ven 25 Juil - 19:53




Le Pays-pénitencier.
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Ca faisait déjà quatre semaines, trois jours, six heures et vingt-deux minutes. Et pourtant, j'avais l'impression que je venais de passer plusieurs années entre ces murs. Tequila Wolf. Un cauchemar qui s'était avéré être une réalité. J'avais presque tout oublié depuis les évènements de Logue Town. Dans ma furie, le vice-amiral salopette m'avait mis hors d'état de nuire, d'un coup dans le dos, me faisant valdinguer sur plusieurs dizaines de mètres. Tous mes os s'en rappelaient encore. Quant à Juza, lui aussi avait été coffré. J'ignorais exactement dans quelles circonstances, mais notre réveil avait été dur. Surtout pour moi.

Mon corps était entièrement meurtri et enchainé par ce qu'ils appelaient le " granit marin ", une matière qui entravait les pouvoirs du démon. Je m'étais réveillé à bord d'un galion, baillonné par une espèce de muselière macabre. Pas le droit de parole. Alors que j'étais convalescent, on m'avait emmené de force dans une salle pour faire quelques photos. Entretemps, j'avais apperçu Juza encore inconscient dans sa chambre, lui aussi enchainé dans son lit. Les soldat prirent une bonne douzaine de photos, il fallait bien nourir la presse et constituer mon " dossier criminel ". Ensuite eut lieu l'interrogatoire. Pas question de ne pas se montrer coopératif avec ces soldats qui étaient à cran. On me posa des questions sur mes activités, mon identité, mes origines. La plupart d'entre eux se montrèrent surpris de voir un descendant du légendaire Amiral-en-Chef Goyah Amadéus se trouver dans une telle situation. Quelques jours plus tard, Juza et moi faisions la une de tous les journaux d'East Blue. Et depuis, je n'avais pas revu Juza.

Deux jours plus tard, nous débarquions à Tequila Wolf, une île au climat glacial, pour ainsi dire. Il s'agissait d'un pays pour le moins particulier : le site tout entier était un bagne. Et pas n'importe lequel. Depuis près de 1000 ans, un pont était en construction. Un travail confié aux prisonniers de ce pénitencier aux allures infernales qui avaient été reconvertis en esclaves pour l'occasion. Dès que nous eûmes posé le pied sur Tequila Wolf, je fus séparé de mon cher Chevalier Tétonique du Saint Ordre Divin et Sacré des Tétons de Sang, d'Or et de Diamant adoré. L'île était à proprement parler immense, et il y avait différents " districts " les fonctions respectives étaient différentes. J'ignorais même dans quel district le jeune révolutionnaire avait été emprisonné. En tout cas, je fus affecté à l'unité 125 du district 06, qui se trouvait au pied d'une grande montagne. Là-bas, on passait ses journées à péter de la caillasse pour ensuite l'acheminer à mains nues par blocs entiers jusqu'au district 07, qui s'occupaient de transformer ce roc en parpaings qui servait à la contruction de ce fameux pont. On dormait dans une espèce de construction de bois mal isolée, et dans laquelle on s'entassait sur des couchettes. Je ne tardais pas à découvrir le terrible quotidien du district 06. Avec à peine six heures de sommeil, un bouillon tiède le soir, et un morceau de pain moisi le midi il nous fallait travailler tout le reste de la journée. Armés de pioches, nous devions briser l'immense paroi de la montagne qui se dressait devant nous afin d'en faire des pierres suceptibles d'être transportées à deux mains jusqu'au district 07. Une besogne terrible, qui avait pour seul mérite de nous épuiser et de faire de nous muscler. Le tout sous les brimades des terribles gardiens, qu'on surnommait les " Kapos " et les vents sibériques qui nous transperçaient le cuir pour nous mordre jusqu'à l'os. Camaraderie ? Je ne pense pas. J'avais vu déjà un gars se faire battre à mort pour une paire de chassettes.

Je repensais à tout ce que j'avai vécu jusqu'à présent. Désormais mon seul objectif était de survivre. Survivre à ce froid terrible, à cette faim, à cette fatigue, à cette peur d'être frappé à tout moment par un kapo en mal de sadisme. J'ouvris les yeux comme tous les matins, face au matelas infesté de mites de mon voisin du dessus. Nous portions tous des espèces de guenilles pendantes et malodorantes. Elles nous protégeaient à peine du froid en vérité. Coup de sifflet. Nous sortions sans plus attendre de notre barraquement ou notre " box " comme on aimait l'appeler. Les kapos firent leur inspection quotidienne avec amusement. Puis ils nous distribuèrent le pain du matin aussi surnommé " le Bout Moisi " par les prisonniers. Nous avions exactement trois minutes pour le manger debout dans le froid. Bizarrement, après le petit-déjeuner, aucun kapo ne nous ordonna de nous mettre au travail. Nous attendîmes quelques minutes, et finalement un cortège tout à fait surprenant fit une arrivée grandiloquante. Encerclé par cinq gaillards solidement armés qui ne portaient pas l'uniforme des gardiens de Tequila Wolf, un homme très grand (pour vous dire, il faisait une tête de plus que moi alors que je mesurais 1m90) vêtu d'un uniforme militaire rouge, d'une casquette d'officier, et d'une immense cape. Visiblement, il s'agissait d'un personnage important de l'île. Il tenait à la main un petit classeur. L'un des kapos se retourna vers nous et hurla :

- Ne mouftez pas, microbes ! Tenez-vous tranquilles si vous ne voulez pas être exécuté sur le champ. Voici Caligula Abraham Cervantès, Directeur de Tequila Wolf !




- Bouar Ar Ar Ar Ar ! Inutile de couiner comme cela, Kentuck. Ces animaux ont déjà bien été dressé. Ils ont compris les règles du jeu, hin hin ... Je viens voir les trois nouveaux prisonniers du district.
- Vous faites votre promenade hebdomadaire ?
- Exact. Je vais réexpliquer pour les petits nouveaux. Chaque mois j'effectue le tour des districts pour faire connaissance avec nos nouveaux " pensionnaires " et pour leur rappeler qui tient les rênes sur cette belle île. Il fait frisquet n'est-ce-pas ? Bon, eh bien je voudrais que les détenus suivants avançent d'un pas : Roderique Caspal, Féodor Latouche et ... Bouar Ar Ar Ar ! Le plus intéressant du district : Goyah Adams Junior !

Nous avançâmes tous les trois. Mais le directeur Caligula A. Cervantès ne prit même pas la peine de regarder mes deux codétenus. Il s'avança vers moi d'un pas pressé et me dévisagea tout en souriant d'une manière terrifiante. Cet homme m'inspirait la terreur. Il était très dangereux. Je sentais son haleine de sardine jusque dans mes poumons. Il tourna autour de moi à la manière d'un requin qui avait repéré une proie à dévorer. Visiblement il était ravi de voir que je comptais parmi ses " pensionnaires " comme il disait.

- Monsieur Goyah, je suis un passionné d'Histoire. Et quelle n'a pas été ma joie quand j'ai vu que ce mois-ci, figurait deux nouveaux venus de qualité ! L'un descendant d'un illustre officier de la Marine qui a trahi le gouvernement pour un empire décadant, et l'autre descendant d'un pirate légendaire dont les aventures contribuent à gangrainer un peu plus la jeunesse de ce monde par ce virus de la piraterie ! Bouar Ar Ar Ar ! Je suis littéralement transporté de plaisir ! Ma collection gagne en prestige, il faut croire. Je n'ai pas encore rencontré votre compère Juza Zenzaburô, mais je lui parlerai bien aussi volontiers quand j'arriverai dans son disctrict tout à l'heure.
- Nous ne discutons pas, directeur. Vous vous extasiez.
- Ne me titillez pas trop, Adams. Vous permettez que je vous appelle par votre prénom, mon cher ? Bien. J'ai de bonnes raison de m'extasier. Même si c'est la prime des prisonniers qui font la renommée des prisons, il y a également d'autres critères comme la famille ou les capacités. Et dans le même mois, j'obtiens un détenteur de logia et de zoan " mythique ". On ne peut rêver de mieux, mon bon ami. Et si le ciel le veut un jour, ma collection de prionniers sera si valeureuse, que les plus grands brigands de Grand Line seront acheminés ici-même ! Et Tequila Wolf surpassera Impel Down !! Tel est le souhait de tous les plus grands collectionneurs. Agrandir leur collection. Bien, ces petites présentations m'ont rudement donné envie de rendre visite à votre ancien camarade.




- Vous vous définissez donc comme un collectionneur d'êtres humains, directeur ?
- Non, je me considère comme un collectionneur d'êtres inhumains.

Caligula A. Cervantès me tourna le dos et rejoignit son escorte, direction un nouveau district. Cet homme était un collectionneur et transpirait l'obsession. Cela se voyait dans son regard, il ne pensait qu'à ses précieux prisonniers qu'il amassait au fil des années à Tequila Wolf. Ce qui laissait penser qu'il était en proie à certains troubles psychologiques. S'il y avait un homme à ne surtout pas irriter à Tequila Wolf, c'était bien le directeur Cervantès. Au cours de la journée, je tentai de nombreuses fois d'aborder ce sujet avec les autres prisonniers. Mais je n'obtins que des grognements ou des mises en garde. Plusieurs d'entre eux avaient affirmé qu'il s'agissait d'un taré. Des rumeurs beaucoup plus fondées circulaient dans toute l'île à propos d'un des passe-temps de Cervantès. C'était un des plus vieux détenu de notre unité qui m'avait raconté cette étrange anecdote.

- Comme dans toutes les prisons, il y a des lois règlementaires et des lois non-officielles. Certains prisonniers détiennent des privilèges. J'avais un camarade, qui est mort il y a maintenant trois ans, venait de South Blue. Il s'était échappé de cinq pénitenciers et on le surnommait le " roi de l'évasion ". Un " pensionnaire " de premier choix pour le directeur. Eh bien ce roi de l'évasion m'avait raconté que peu de tems après avoir rencontré le directeur pour la première fois, il avait été convié à une sorte de réunion secrète. Dans cette réunion y figuraient les prisonniers une dizaine de détenus, les plus célèbres de tout Tequila Wolf. En vérité, Cervantès est fasciné par les criminels. Il leur demandait donc de leur raconter leurs aventures ou leurs pires atrocités. Ou alors, il organisait des espèces de combat entre membres de ce " club de l'ombre " pour voir lequel de ces criminels était digne de conserver ses privilèges. Car si tu entres dans le club privé de Cervantès, tu obtiens des privilèges qui te facilitent grandement la vie à Tequila Wolf. Et ça ne m'étonnerait pas que très bientôt, notre directeur te fasse parvenir une invitation à la réunion.
- N'est-ce pas illégal, de telles réunions entre directeur et prisonniers ?
- Evidemment que si. Mais Cervantès terrorise absolument tout le monde sur cette île, même les kapos. Et puis il détient une puissance prodigieuse. Fruit du démon ou je ne sais quoi, en tout cas sa vie n'a jamais été mise en danger sur cette île. Il est en mesure de maitriser totalement ses prisonniers lors de ses réunions.

Le jour-même, il y eut une unité de décontamination qui se mit à désinfecter notre barraquement. Les premiers cas de tuberculose avaient alertés les autorités sanitaires de l'île, et pour empêcher l'épidémie, tous les bâtiments utilisés par l'unité 125 furent mis en quarantaine et desinfectés totalement. L'opération avait pris une bonne partie de la journée. Nous partîmes donc prendre notre soupe dans un refectoire situé à une heure de marche de notre district. Ce refectoire était en vérité au centre de l'île, et pas moins de trois districts se le partageaient pour y souper le soir venu. Une chance inespérée. Peut-être que Juza faisait partie de ces districts en question. Je m'installai seul à une table afin d'être repérable plus facilement. Peut-être mon ami révolutionnaire allait-il me remarquer et me rejoindre ... Si seulement il appartenait à un des districts qui se servaient de cette cantine de fortune ...




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Dernière édition par Goyah Adams Jr. le Lun 28 Juil - 10:40, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Enchaînés au Bagne (avec Juza) Sam 26 Juil - 5:52








“ Tequila Wolf ! „




E n f e r _ D e _ G la c e !





L’horreur des geôles, privé de liberté, privé du libre arbitre, voilà ce qu’il y avait de pire pour un homme. Depuis les événements qui s’étaient déroulés à Logue Town déjà quatre semaines, trois jours, six heures, vingt trois minutes et treize secondes s’étaient écoulés. Pour Juza, il lui semblait avoir passé toute une vie sur Tequila Wolf. La pression y était tellement grande qu’il en avait perdu la notion du temps. Il s’en était fallut de peu pour que le jeune révolutionnaire ne sombre dans la folie la plus grande. Mais avant d’avoir atteint Tequila Wolf, revenons quelques semaines en arrière. Juza avait été emmené à bord d’un galion de transport de la marine. Durant tout le voyage au cœur de la mer, le jeune révolutionnaire ne s’était jamais réveillé contrairement à Goyah qui lui avait eu le temps d’apercevoir le rebelle dans un état comateux. Ce n’était qu’une fois arrivé à Tequila Wolf que Juza s’était réveillé. Malheureusement son réveil il ne voyait pas Goyah à ses côtés. Il avait sûrement déjà été emmené dans son district, dans une de leur sinistre cellule. Concernant Juza à peine réveillé qu’un kapo se rua sur lui pour le bousculer hors du lit de ce qui semblait être une infirmerie interne dans un des nombreux locaux de l’île-prison. Une sorte d’alcatraz.




Puis deux autres gardes, des kapos encore, ils soulèveraient Juza qui était trop affaiblit pour marcher lui-même afin de l’amener dans une salle isolé et entièrement blanche, presque immaculé. Dans cette salle entièrement blanche et vide il n’y avait qu’une chaise au beau milieu de la pièce. Juza y avait été déposé avec violence et l’un des kapos étaient revenu avec un tuyau d’arrosage pour mouiller le révolutionnaire à l’eau froide. Ensuite l’un des autres kapos se rapprocha pour déshabiller Juza et pour le nettoyer totalement afin de le désinfecté entièrement avant qu’il ne rentre dans une cellule. Chaque prisonnier devait être désinfecté de l’extérieur au cas où si l’un d’eux était porteur d’une maladie quelconque. Une fois cela fait l’un des kapos demanda à Juza de se rhabiller en enfilant une tenue propre aux prisonniers de Tequila Wolf. Complètement abasourdie, tel un zombie Juza avait obéit sans rechigner il était trop faible même pour parler. Il avait été pris en photo et un dossier avait été monté spécifiquement pour lui comme chaque prisonnier ici. Puis l’un des kapos procéda à un interrogatoire afin de remplir au mieux le dossier. Juza encore une fois coopéra sans se rebeller. Pour la première fois le jeune homme pouvait expérimenter la vie en prison.




Une fois son dossier remplit et que les informations nécessaires avaient été recueillit, Juza fut emmené par ces terribles gardiens, surnommait « Kapos ». Ils étaient effrayants du fait qu’ils obéissaient aveuglement au règlement de l’île, pas une seule erreur, pas un seul mot de travers et surtout ils avaient tendance à garder un silence quasi morbide. Aucun sourire, des visages fermés. Juza regrettait déjà sa liberté. Mais il regrettait également amèrement son erreur fatal commis sur Logue Town, lui qui avait voulu aider son ami d’enfance, voilà le résultat de sa dite « bienveillance » naïf et vaine. Il se disait qu’il n’aurait jamais du mêler Goyah à toute cette histoire, car par sa faute son camarde tétonique adoré avait du subir l’erreur stratégique. Et à cause de Juza celui-ci aussi avait du subir un véritable traitement de choc en arrivant sur Tequila Wolf. Et le fait que les deux tétons étaient séparés, était sans doute la pire des choses pour Juza. Il se demandait si son ami allait bien, si celui-ci n’avait pas finalement succombé à ses blessures. Les doutes et les regrets l’avaient plongé dans une profonde mélancolie. Sa colère se dirigeait envers sa propre personne. Il devait trouver un moyen de s’enfuir d’ici vivant avec Goyah. Plus facile à dire qu’à faire…




Tequila Wolf était une île immense sépare en plusieurs districts eux aussi immense étant donné qu’il s’agissait d’un site de construction d'un pont massif. Le pont était en construction depuis 800 ans à l’époque de Monkey D. Luffy et 200 ans s’étaient écoulés, cela faisait donc 1000 ans maintenant. La construction du pont aurait donc commencé à la fin du Siècle Manquant et au début du nouvellement formé Gouvernement Mondial. Une étrange initiative. Un secret d’état sur le pourquoi du comment de ce pont. Et L'énorme exploit, ce projet pharaonique était mené par des esclaves qui venaient du monde entier. Ils étaient des criminels, des gens issus de pays qui avaient refusé l'alliance avec le Gouvernement Mondial et ce genre d’humain qui était vue comme des déchets aux yeux du gouvernement mondial. Le but de cette tâche apparemment impossible consisterait à connecter ensemble les îles du monde entier. Les détails exacts de la raison de rassembler ces îles sont actuellement inconnues. Mais il est clair que ce mystère du pont cachait quelque chose d’énorme. Étrangement s’était d’ailleurs l’un des secrets le mieux gardé du gouvernement mondial. Un mystère que le mouvement révolutionnaire aurait pour tâche de découvrir un jour.




Juza avait été emmené ensuite au cœur même de l’île, le centre de Tequila Wolf là ou pas moins de trois districts s’y trouvaient accolés les unes aux autres. Les districts : 01, 02 et 03. Ces districts se chargeaient essentiellement de l’assemblage des immenses piliers qui devaient soutenir le pont. Une fois assemblaient, les piliers étaient ensuite déplacé au bout du district numéro 14, le district qui se trouvait au plus proche du bout du pont qui était en cours de construction. Le seul endroit ouvert à la mer. Le seul endroit où l’on pouvait s’échapper par l’extrémité du pont en cours de construction. Les piliers étaient transportés dans d’énormes charrettes mécaniques à moteur pour être ensuite accroché au pont soutenant ainsi celui-ci et ainsi de suite. Les districts 01, 02, 03 et 14 étaient les districts les plus sensibles, les plus peuplés mais fatalement les mieux gardés de l’île. Juza se avaient été assigné au district 03. Il devait essentiellement s’affairer à l’assemble des briques pour former les piliers. Une fois les piliers en place, accompagnés d’une centaine d’autres prisonniers ces derniers devait soulever les piliers à l’aide de corde en tirant sur celles-ci afin de les déposer sur les lourdes charrettes. A l’image des esclaves de pharaon lorsque celui-ci construisaient d’énorme pyramide ou statue.




D’ailleurs le spectacle était souvent impressionnant à voir lorsqu’on voyait tous ces prisonniers tirer les cordes à l’unisson pour soulever ces immenses piliers de roche. Un travail extrêmement éreintant demandant principalement la force physique qui était mis à rude épreuves. D’ailleurs s’était dans les trois premier districts qu’il y avait le plus de mort. A cause du travail excessif et de la fatigue accumulée au fil des années. Certains se voyaient même handicapé à cause de douleur atroce aux dos. Etant inutile à la tâche ils étaient immédiatement abattu. La peur pour chaque prisonnier dans ces trois districts était de devenir inutile. Puisque ici devenir inutile était synonyme de mort imminente. Au cours de ces derniers jours, Juza avait appris à vivre selon les codes et les règlements de la prison. Il en avait appris beaucoup auprès des autres prisonniers qui pour la plupart étaient ici depuis plusieurs années. Il avait appris à se faire discret et à ne pas attirer l’attention sur lui et à travailler sans jamais broncher ni se plaindre. Et pourtant il y avait fort à dire, les matelas miteux des cellules étaient plus que déplorable, pour la plupart et la grande majorité des geôles, elles étaient infestées de rat, de cafard et de thermite.




Et étant donné que Juza se trouvait dans les trois districts les plus surpeuplés, il devait partager une petite cellule avec pas moins de huit prisonniers. Autant dire que question intimité s’était râpé. L’humiliation et vivre dans un endroit privé d’hygiène était sans doute le pire dans ces prisons. Sans parler de l’isolement exécrable. On pouvait sentir le froid glaciale de l’île enneigé pénétrer dans chaque parcelle des murs, et le bruit également était dérangeant. Trouver le sommeil était chose difficile, entre les cris d’hystéries, les bagarres incessantes ou les gémissements et pleurnicheries des autres. Un véritable enfer sur terre. Et le comble dans tout cela s’était la nourriture. Le matin en guise de petit déjeuné, les prisonniers avaient seulement droit à un vulgaire bout de pain durcit par le froid que l’on surnommait par ici le « Bout Moisi ». Un goût extrêmement amer et une texture à casser des dents et des mâchoires. Sans compter sur les inspections humiliantes et quotidiennes des kapos qui se faisaient un malin plaisir à narguer les prisonniers en mangeant à pleine bouche une nourriture descendante et de boire de l’alcool à flot. Un sadisme qui était psychologiquement difficile à supporter pour un grand nombre des détenues.




A l’intérieur des « Box » comme aimait l’appeler les détenues, les conversations tournaient souvent autour des conversations du genre « si j’étais dehors je ferais…ceci ou cela ». Conversation qui avait le don d’énerver Juza lui qui s’en voulait amèrement d’être atterrit ici et d’avoir à cause de lui entraîné Goyah dans cet enfer de glace. D’autant plus que le jeune révolutionnaire était continuellement attaché par des menottes en granit marin assemblé avec de grande chaîne lui permettant donc quelques mouvements pour travailler. Mais il ne pouvait absolument pas utiliser son pouvoir. Fort heureusement pour lui, étant donné qu’il possédait le pouvoir de la glace il était accommodé à supporter le froid, pour lui cette sensation était normal et il n’en ressentait pas les effets donc. Bref aujourd’hui était un jour spéciale, Juza allait recevoir la visite du directeur en personne. La nouvelle avait vite défilé entre les différentes « Box ». Tous se demandaient pourquoi est ce que le directeur venait en personne voir Juza. Certains d’entre eux avaient déjà une petite idée de ce qui allait se passer. Tous les anciens prisonniers ici connaissaient le secret du directeur. Ce secret concernant ce « club de l’ombre ». Chose que les nouveaux prisonniers ignoraient ici en entrant dans Tequila Wolf. Juza n’en avait aucune idée et on ne lui avait jamais parlé de ca. Le directeur venait de quitter le district 06, il arriva peu de temps après au district 03, plus précisément à l’unité 313. Là ou Juza se trouvait donc. Les kapos se précipitaient pour ouvrir la « Box » dans laquelle Juza était assit, pensif en attendant de reprendre le travail. Les kapos bousculaient ce dernier pour le pousser hors de la cellule afin de l’amener à l’extérieur dehors dans un froid glaciale tandis que le directeur était enfin là, juste devant lui.





« Bouar Ar Ar Ar Ar !! Je suis le directeur de Tequila Wolf, Caligula Abraham Cervantès. Mais pour les prisonniers ici je suis le Directeur « Assoï ». Alors voilà Juza Zenzaburô. Le seul nouveau venu dans ces districts. Tu devrais être honoré, cela fait maintenant plus de cinq ans que nous n’avons plus fais entrer quelqu’un dans les districts 01,02 et 03. »



« Il fait frisquet n'est-ce-pas ? Bouar Ar Ar Ar Ar !! Que suis-je bête, le détenteur du logia de la glace ne craint pas le froid n’est ce pas ? Toi et ton copain Adams vous êtes vraiment les perles de ma collection. C’est la première fois que j’ai la joie d’accueillir dans ma collection, un logia et un zoan antique. Je suis vraiment aux anges Bouar Ar Ar Ar Ar !! Et cerise sur le gâteau vous descendez tous les deux d’une lignée exceptionnelle. L'un descendant d'un illustre officier de la Marine qui a trahi le gouvernement pour un empire décadent, et toi descendant direct de Jurô D. Zenzaburô, lui-même descendant du légendaire « Dieu Noir » Sayuki ! Et le plus ironique dans tout ça c'est que vos deux ancêtres étaient jadis de farouhce ennemi l'un envers l'autre. Et voilà que leur descendant respectif sont copain à notre époque. Bouar Ar Ar Ar Ar Mon sang ne peut que se réjouir. Pour un passionné d’histoire comme moi, vous avoir enfin dans ma collection c’est le début d’un rêve qui devient réalité Bouar Ar Ar Ar Ar !! »


Ce directeur était immensément grand, plus grand que Goyah qui lui était déjà quelqu’un de grand à la base. Mais le pire était cette aura qu’il dégageait. Il était effrayant et impressionnant, sa carrure et sa prestance faisait frémir chaque prisonnier. Sa présence écrasante témoignée d’une grande force. Son regard était remplit d’une folie qui ne semblait avoir aucune limite, pour la première fois, Juza était vraiment apeuré par quelqu’un. Lui qui à son habitude était une tête brûlé. Il sentait ses membres frémir, trembler. Il n’en revenait pas, il venait d’être envahit par une peur profonde. Cet homme était définitivement dangereux, jamais le révolutionnaire n’avait ressentit quelque chose d’aussi profond. Les prémices d’un début de terreur. Voilà pourquoi est ce que cet homme avait été assigné au statut de Directeur de Tequila Wolf. D’autant plus qu’il savait presque tout sur Juza et…Goyah. Quand le révolutionnaire avait entendu le prénom de Goyah mentionné de la bouche de ce type, il semblait soulagé, cela signifiait qu’il était encore bien en vie et qu’il était donc dans un autre district que le sien. Mais lequel ? Impossible de le savoir, il ne pourrait pas en savoir plus de toute manière. Cependant pour faire bonne figure, le jeune révolutionnaire allait faire preuve de rébellion et de zèle vis-à-vis du directeur en étant agressif et très insolent malgré sa position de détenue.


« Rien a ciré de tes conneries gros porc. Si tu veux mon avis t’est complètement malade. C’est toi qui devrais être emprisonné ici. Un psychopathe de ton calibre mériterait une sérieuse correction. Plutôt crever que de faire partie de ta collection de mémé. Et puis faut te calmer un peu mon vieux, tu devrais allez t’asticoter le poireau ca te détendra un peu. »



« J’espère pour toi que Goyah va bien. Si jamais j’apprends que tu as touché à un seul de ses tétons, je te brise tes épaules aussi larges que tes fesses, ok directeur de pacotille ? »


Malgré la frayeur de Juza qu’il avait décidé d’ignorer et d’enfouir au fond de lui même en faisant plutôt preuve d’une insolence extrême envers le directeur, celui-ci avait été extrêmement insultant et offensant. Les kapos, les prisonniers présents qui étaient là à travailler dehors, tout le monde, plus d’une centaine de personne avaient pu entendre les mots cinglants et percutants de Juza. Soudainement le temps s’était comme arrêté, tout le monde était bouche bée face à l’audace extrême du révolutionnaire. Tout le monde à ce moment là pensait qu’il avait agis avec une inconscience totalement folle. Et pourtant Juza n’était pas apte à faire le malin, on pouvait voir qu’il souffrait encore énormément de ses blessures et qu’il avait des bandages un peu partout à cause des événements sur Logue Town mais aussi à cause du travail éreintant au sein du district. Les mots de Juza résonneraient dans tout le district comme le glas d’une future rébellion. Mais cet espoir de révolution soudaine allez être brisé en mille morceaux et en un instant. Le directeur était comme soudainement entouré d’une étrange aura rougeâtre, semblable à ce qu’on pouvait comparer à un flot perpétuel de sang, il devait avoir tué énormément de personne car son niveau de « Saki » ou dit « aura meurtrière » était tout bonnement gargantuesque. L’atmosphère se voyait soudainement comme suffoquant. Le directeur avait ensuite brandit son bras droit pour l’enfoncer violemment dans la partie pectoral droite de Juza en y faisant pénétrer ces cinq doigts entièrement.




« Bouar Ar Ar Ar Ar !! Ton ami Goyah est plus diplomate et plus intelligent que toi apparemment. Bouar Ar Ar Ar Ar Ar Ar Ar Ar Ar Ar Ar Ar Ar Ar Ar Ar !! Que c’est excitant ! Tu es le premier depuis des années qui à osé me parler sur ce ton ! JE RECONNAIS BIEN LA L’ARROGANCE ET L’INSOLENCE LÉGENDAIRE DE LA LIGNÉE DE SAYUKI !! TU SERAS LA PIÈCE MAÎTRESSE DE MA SUPERBE COLLECTION DE SUPER HUMAIN ! BOUAR AR AR AR AR AR AR AR AR AR !! TU ES A MOI NE L’OUBLIE JAMAIS !! »



« GUAARGH !! »


Le coup avait été porté avec une puissance hors norme et une précision chirurgicale. Provoquant une douleur tellement intense et immense que Juza tomberait au sol immédiatement. Il pouvait sentir tout son corps se paralyser en un instant. Crachant du sang à flot de par sa bouche, le directeur avait fait en sorte de ne pas tuer le révolutionnaire. Cependant il avait touché un des points vitaux qui était censé accentuer la douleur à son paroxysme. Le directeur était un expert du corps humain, il l’avait étudié toute sa vie et il connaissait parfaitement chacun des points vitaux du corps humains. Il savait provoquer une douleur ou l’anéantir et  ce genre de capacité était tout bonnement formidable, demandant une connaissance de la science et de la médecine dépassant le stade de génie. Bien évidemment Juza avait touché à cause de ses menottes en granit marin qui annihilé sa capacité de régénération et d’esquive de logia. Il se trouvait au sol, face contre le sol neigeux et glacial. Son corps était maintenant sujet à de violemment spasme, la douleur était tellement intense que Juza ne pouvait même pas crier, se contentant de subir et d’encaisser cette souffrance abominable. Il était maintenant sujet à une lourde hémorragie, beaucoup trop de sang s’échapper du trou causé par le coup du directeur, la blessure béante sur son pectoral droit était atroce. Mais ce n’était pas finit le directeur s’abaissa au niveau de Juza pour lui cracher dessus au niveau des cheveux. La salive s’était agglutinée sur les mèches du rebelle. L’haleine de cet homme était aussi atroce que son comportement démoniaque. Celui-ci s’écria alors en jouissant littéralement :




« Alors petite merde on ne dit plus rien hein ? Bouar Ar Ar Ar Ar !! Ne t’inquiète pas à travers ton existence je vais dompter la légendaire arrogance de ton ancêtre lointain Sayuki, c’est comme-ci je l’avais pour adversaire et c’est excitant ! »



« Sache qu’ici sur Tequila Wolf, je ne suis pas qu’un simple directeur. Je suis le Dieu Assoï, dieu des prisonniers, dieu des criminels enfermés, dieu des détenues tourmentées, dieu de la torture, dieu de la jouissance et de la souffrance corporel, dieu de la peur et de la terreur, DIEU DE TEQUILA WOLF. Je suis ton nouveau DIEU ! C’est moi ici qui décide de tout, je décide de qui doit vivre ou mourir ne l’oublie pas très cher esclave. Adore moi, moi ton Dieu ! Bouar Ar Ar Ar Ar !! Tu te prosterneras devant ma grandeur que tu le veuille ou non. Même ici le gouvernement mondial n’est pas au dessus de moi, c’est mon territoire ! Tout m’appartient, ta vie et celle de chaque vermine humaine kapos et prisonniers qui se trouvent ici ! ARRRRRRRRRR !!! »


Le Directeur était devenu comme complètement fou, son sourire, son regard blanc et vide, il était aussi effrayant qu’un démon, non on aurait dit Satan en personne incarné dans cet homme. Juza, les kapos, les prisonniers tout le monde venait à nouveau de sombrer dans la frayeur, dans la terreur et dans le désespoir. A ce moment présent, Juza venait de comprendre son impuissance. Avant de sombre dans l’inconscience à cause de l’hémorragie foudroyante dont il était victime, il avait décidé d’accepter la peur. La peur qui régnait dans son cœur était devenue l’ultime humiliation pour lui. A cause de sa rébellion, le jeune homme avait conduis ses autres codétenues à subir une punition. Oui le directeur ordonna immédiatement aux kapos effrayaient que l’unité 313 du district 03 seraient punis de 1000 coups de fouet, privé de nourriture pendant trois jours et ils devraient moisir au trou pour plusieurs jours. Le Directeur dans une folie extrême et dans sa domination écrasante venait une nouvelle fois d’effrayer la totalité du district 03. Très vite cet incident au sein du district 03 avait fait le tour de tous les autres districts 01 et 02 et un peu plus tard, les autres districts jusqu’au dernier, au 14, entendraient parler de cet événement qui avait eu lieu entre Juza et le directeur qui se voyait ici donc comme un véritable Dieu.




Le directeur ordonna ensuite à ce que les kapos se chargent d’emmener et de soigner immédiatement Juza. Il ne voulait pas perdre sa fameuse pièce de collection unique dans sa collection atypique de super humain comme il le disait. Sa nouvelle convoitise était clairement Goyah et Juza, non seulement à cause de leur pouvoir unique et rare mais aussi et surtout du fait de leur lignée de sang. A l’infirmerie on lui avait octroyé des soins intensifs en urgence. Le révolutionnaire avait du subir une lourde opération afin de réparer les nerfs qui avaient été sectionné mais aussi afin de recoudre le pectoral droit qui avait été totalement déchiré et déchiqueté par la folie du directeur surpuissant. Plus de dix heures en bloc opératoire pour garder en vie Juza. Il avait été finalement sauvé in extremis de la mort avec plusieurs point de suture interne et externe pour referme la blessure et stopper totalement l’hémorragie. Juza était resté inconscient durant plus de dix jours. Il avait été nourri à travers des poches reliant son corps à travers des tuyaux en plastiques. S’était dire à quel point le directeur était puissant et à quel point il ne fallait pas l’irriter car il était digne d’être parmi les plus dangereux psychopathes que l’on pouvait rencontrer sur tous les blues confondus.




Après dix jours qui s’étaient écoulés donc, Juza avait finit par se réveiller. Durant son état comateux, il n’avait cessé de rêver ou plutôt de cauchemarder et de voir en boucle la scène qui l’avait confronté au directeur de Tequila Wolf. Il pouvait même encore entendre le rire sinistre de ce faux dieu résonner dans sa tête, faisant écho dans ses pensées. Il se redressa légèrement et pouvait sentir encore cette atroce douleur au pectoral droit le faisant immédiatement se rallonger sur son lit. Un des kapos devant la chambre de l’infirmerie qui faisait la garde avait pu s’apercevoir du réveil du jeune homme. Sans attendre, le garde avait fait appeler une infirmière qui entra dans la chambre pour examiner Juza. Les yeux, la langue tirée, la blessure au pectoral, tout avait été soigneusement diagnostiqué. Le révolutionnaire trouvait cela étrange un tel traitement de faveur. Le Directeur devait tenir dur comme fer à sa petite collection glauque. Il y apportait donc une réelle importance. Juza devait immédiatement s’informer à ce sujet auprès des autres prisonniers. Il ne montrait pas qu’il souffrait encore, afin de sortir rapidement. L’infirmière se contenta de changer le bandage avant que Juza ne quitte la chambre.




Accompagné par plusieurs kapos, Juza avait réintégré son unité d’affectation toujours dans le district 03. Tous les regards se dirigeaient vers lui lorsqu’il avait refait son apparition. Parmi les prisonniers il était devenu une sorte de symbole d’espoir et de rébellion, même si il était vrai que chacun des détenues cachaient ce sentiment pour ne pas donner l’impression aux kapos que quelque chose de nouveau était née sur Tequila Wolf, la naissance d’un espoir retrouvé après tant d’année. La seule personne qui après tant de décennie avait osé manquer de respect au terrible directeur autoproclamé Dieu tout puissant de Tequila Wolf. En réintégrant sa cellule, Juza avait été accueillit comme une sorte de héros. Les prisonniers vantaient son acte d’il y a dix jours en expliquant qu’il s’agissait d’un véritable exploit. Juza ferait preuve de zèle, son orgueil en avait été agrandit. Il s’était même permit de montrer sa blessure au pectoral droit sous les yeux ébahi de ses codétenues. Cependant la vue de cette blessure était esthétiquement laide et le téton juste en bas était dissimulé par les fils est les croutes. Juza avait décidé qu’il se ferait tatouer à cet endroit précis afin de dissimuler la cicatrice.




Comme un vrai taulard, ce dernier demanda à un des prisonniers de lui tatouer une aile stylisé. L’aile symbolisant la liberté et l’espoir, l’aile d’une colombe. Le prisonnier accepta avec plaisir et ne rechigna pas à la tache en ayant pris au préalable quelques heures avant de l’encre et une aiguille qu’il avait subtilisé dans l’atelier de construction des piliers de roche. La séance de tatouage avait duré plusieurs longues heures et finalement le résultat n’était pas si mal que ca. La blessure avait été dissimulée par l’épaisseur de l’encre et du motif du tatouage de l’aile. Juza était devenu maintenant un homme nouveau. Aujourd’hui pour lui sa décision d’il y a quelques années d’intégrer le mouvement révolutionnaire prenait enfin tout son sens.  Il était plus déterminé que jamais à atteindre son objectif : détruire le gouvernement mondial. Sa haine et sa colère envers cette institution était maintenant grandissante au fur et à mesure qu’il passait son temps ici. Peu à peu Juza s’était remit petit à petit de sa blessure, les jours passaient et son quotidien devenait une banale routine. A force de travailler comme un force née, sa condition physique s’était endurcit. Et puis maintenant il s’était fait un nom au sein de Tequila Wolf.




Au cours de sa détention, Juza avait appris de la part des plus anciens prisonniers que le directeur avait un sombre secret. En effet il y avait des lois réglementaires et des lois non-officielles. Certains prisonniers détenaient des privilèges plus ou moins important selon leur capacité ou leur dangerosité. Les prisonniers de choix et de marque, après  avoir était repéré et choisit par une visite au préalable du directeur étaient convié à une sorte de réunion secrète. Dans cette réunion y figuraient exclusivement les plus célèbres prisonniers de tout Tequila Wolf sélectionné donc par le directeur en personne. En vérité, ce dernier avait une fascination excessive des criminels. Il leur demandait de leur raconter leurs aventures ou leurs pires atrocités. Ou alors, il organisait des espèces de combat entre membres de ce « club de l'ombre » pour voir lequel de ces criminels était digne de conserver ses privilèges et de continuer à être une pièce de la collection de ce fou aliéné. Car en entrant dans le club privé du directeur, les prisonniers qui faisaient sensation obtenaient des privilèges qui facilitaient grandement la vie sur Tequila Wolf. Et il était donc évident que très prochainement Goyah et Juza soient invité à cette dite réunion.




Entre temps, les prisonniers avaient appris de la bouche des kapos qui discutaient dans leur coin, que l’unité 125 du district 06 avait fait l’objet d’une décontamination suite à une infection inquiétante de plusieurs cas de prisonnier atteint de la tuberculose. Et de ce fait l’unité de ce district avait du faire la route jusqu’ici au réfectoire centrale de l’île en attendant que la décontamination de la mise en quarantaine soit totalement terminé. Ce même réfectoire était partagé par les districts 01, 02 et 03 dans le quel Juza se trouvait au sein de l’unité 313. En parlant de réfectoire, il était grand temps à Juza de se restaurer. L’heure de la pause avait sonné et les prisonniers se dirigeaient au réfectoire principal sous la surveillance constante des kapos qui ne lâchaient rien. Juza était toujours accompagné de ces chaînes pénibles qui ne cessaient d’émettre ce bruit métallique si désagréable et strident. Mais il s’en était accommodé au fil du temps, il n’avait pas le choix de toute façon. En entrant dans le réfectoire Juza retira le haut de sa tenue de prisonnier pour rester torse nue, rendant ainsi visible son imposant tatouage sur le pectoral droit venant recouvrir sa blessure causé par le directeur. Ensuite Juza s’était aperçu qu’il y avait une logue queue ou chaque prisonnier avait son propre plateau, attendant d’être servit l’un après l’autre tel des animaux de ferme élevé en plein air. Après une longue demi-heure ce fut au tour de Juza d’être servit.




Au menu une sorte de saloperie de bouillasse épaisse avec un « bout de moisi » en guise de pain, le surnom dans le jargon de la prison.  La seule chose qui état illimité ici, s’était les carafes d’eau. Bref Juza tenait son plateau, se trainant comme une loque, tandis que les regards se dirigeaient vers lui. Les prisonniers des autres districts voyaient enfin le visage de celui qui avait osé défier l’autorité du directeur. En entrant dans la pièce à vivre du réfectoire pour s’asseoir, Juza leva la tête pour avoir une vue large de l’immense pièce. Puis soudain son regard s’arrêta, il se figea, il n’en revenait pas. Non il ne rêvait pas, au fond de la salle, ce corps, ces tétons, oui, enfin Juza pouvait revoir Goyah là seul à une table en train de débuter la dégustation exécrable de ce repas. Le jeune révolutionnaire esquissa un large sourire, soupirant, soulagé de voir que son ami se portait bien. Il marchait vite mais très rapidement il avait été rappelé à l’ordre par l’un des kapos dans la salle pour lui demander de marcher calmement et sans précipitation. Juza avait ralentit sa marche empressé pour adopter une marche lente. Il avait enfin atteint la table ou Goyah s’était assit. Il avait fait glisser son plateau sur la table pour attirer l’attention de son ami qui ne l’avait pas encore vu puisqu’il avait la tête baissé en mangeant ce qui était potentiellement mangeable. Goyah verra immédiatement le plateau se glisser sous ses yeux et Juza avait prit place juste en face de son ami tétonique :



« Bon sang, qu’est ce que ca fait du bien de te revoir mon ami, mon poto, ma call-girl. Je suis soulagé de voir que tu te porte plutôt bien. J’ai l’impression que ça fait des années qu’on s’est pas vu. »



« Je ne sais pas par quoi commencer, et puis je n’ai même plus la notion du temps maintenant qu’on est enfermé dans ce trou à rat. Mais alors dit moi comment ça va ? Et tes tétons toujours aussi dur ? Qu’est ce qui s’est passé depuis ton arrivée ici ? T’es dans quel district ? »


Dit-il en poussant son plateau de nourriture sur le côté pour se servir de l’eau à l’aide de la carafe sur la table. Juza était heureux de revoir Goyah saint et sauf, il ne savait pas par quoi commencer pour s’adresser à son ami alors il disait tout ce qui lui venait en tête. Lui posant une série de question, il était réellement soulagé de voir que ce dernier se portait plutôt bien. D’autant plus que Goyah entre temps avait sûrement appris ce que Juza avait fait par rapport au directeur puisque cela avait fait le tour de tout Tequila Wolf. Une chose est sûre, les deux hommes auraient beaucoup à se dire et ils auraient largement le temps de discuter tous les deux. Les regardes des prisonniers se dirigeaient maintenant vers Goyah et Juza. Tout le monde savait pertinemment qu’ils étaient maintenant la cible du directeur en tant que « pièce de collection ». Les deux hommes commençaient à se faire une sérieuse réputation au sein de la prison de Tequila Wolf. Un certain respect s’était imposé envers ces deux là de la part des autres détenues.















Codage fait par Byby. Ne pas recopier. Merci !

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Goyah Adams Jr.
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MessageSujet: Re: Enchaînés au Bagne (avec Juza) Sam 26 Juil - 16:48




Le Parrain
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J'avais déjà commencé à manger cette immonde bouillie informe du soir depuis déjà quelques minutes. Et pour ne pas mentir, c'était juste infect. J'allais devoir faire une croix sur les repas succulents que j'avais l'habitude de me mitoner. J'enrageais sur place. Emprisonné ici pour des fadaises. Alors que Hizamo, cet limace baveuse courait toujours, prêt à mettre à execution ses plans toujours plus machiavéliques. Mais j'étais rassuré. Ces derniers jours j'avais entendu de drôles de rumeurs qui circulaient au sein de l'île. Un nouvel arrivant qui avait eu l'audace de s'opposer à ce directeur tyrannique. Un " Zenzaburô " avait été cité dans une des bouches qui prenait un malin plaisir à propager cette histoire. Ca ne pouvait qu'être Juza, et je reconnaissais bien là son caractèe électrique. Il devait faire plus attention. Car le maitre des lieux était uniquement Cervantès. D'ailleurs je ne l'avais toujours pas croisé depuis sa dernière visite au district 06.

Les prisonniers rapportaient que ce géant habitait dans une résidence luxueuse située à l'écart de l'énorme chantier, dans le coin le plus reculé de l'île. Même les kapos n'y avaient pas le droit de s'y rendre, sous peine d'être renvoyés de l'île ou pire. Ses accès de violences étaient rarissimes, mais il laissait toujours derrière lui un carnage sans nom. On disait même que dans sa sublime demeure, se trouvait une pièce dans laquelle étaient affichés sur tous les murs, les portraits de tous les prisonniers de Tequila Wolf. Grâce à cette pièce, il pouvait admirer les visages de tous les pensionnaires qui constituaient sa collection d' " inhumains ". Un homme sordide, en somme, et qui ne méritait pas le commandement de cette île. Mais malgré tout, son autorité était incontestable. Perdus dans mes pensées, un plateau-repas se glissa sous mes yeux, poussant le mien au passage. Je levais la tête pour voir quel était l'auteur de cette boutade de mauvais goût. Mon visage s'illumina littéralement lorsque je vis Juza s'assoir en face de moi et torse-nu. Je remarquai un tatouage sur sa poitrine, non loin d'un téton, ce qui la magnifiait encore plus. C'était un minimum pour un Chevalier Tétonique du Saint Ordre Divin et Sacré des Tétons de Sang, d'Or et de Diamant. D'ailleurs il portait lui aussi des chaines de granit marin à ses pieds. Il me confia son soulagement de me voir en " bonne santé " (la bonne santé est relative à Tequila Wolf), et demanda immédiatement de mes nouvelles.

- Par mes tétons poilus et dodus ! Mon ami, mon poto, mon André, tu me fais rêver ! Ah ah ah ! Quelle joie de te voir ici. J'espèrais justement te rencontrer dans ce réfectoire. Malheureusement on a pas beaucoup de temps. Aujourd'hui ils décontaminent nos box à cause d'un début d'épidémie de tuberculose, et dès ce soir, nous retournons au disctrict 06. C'est là où je suis, dans l'unité 125 pour être plus précis. Je passe ma journée à casser des cailloux que je dois ensuite livrer au district 07 pour qu'ils en fassent des parpaings. C'est fatiguant, même pour moi. Mais je tiens le coup car j'ai réussi à avoir de tes nouvelles via ces rumeurs dingues. Il parait que tu as osé te rebeller face à Cervantès en personne et que tu t'es pris une bonne dérouillée. C'est pas pour rien que tu es révolutionnaire, ah ah !

Puis je repris une mine plus sombre, reprenant soudainement conscience de la gravité de la situation lorsque un kapo m'ordonna de baisser d'un ton sous peine d'aller manger tout seul à une autre table. Je lui promis de faire moins de bruit et m'excusai aussitôt. Puis, je me rapprochai de Juza tout en parlant moins fort.

- Je fais profil bas. Pas de bagarres, pas de trafic. Je bosse, je mange, je dors. Je survis. C'est le seul moyen de ne pas mourir. Je ne pense pas qu'un jour je puisse retrouver ma forme complète de Daibutsu, ha ha ... Ce lieu est ... infaillible. Il y a des kapos armés jusqu'aux dents partout. Les autres prisonniers ne sont pas fiables. Ils passent leur temps à se chamailler pour un oui ou pour un non. Sans compter les dénonciations parfois fausses. Tu es la seule personne de confiance entre ces murs. Et puis il y a le directeur ... Putain, ce directeur. Il fait froid dans le dos. Un véritable monstre complètement fou, je ne savais même pas qu'un type comme lui pouvait exister. Il a certainement dû te dire qu'il m'avait rencontré aussi. Il est fier de nous avoir. Un Zenzaburô et un Goyah pour lui tout seul. Enfin, bon. Il va falloir apprendre à vivre ici. Nous devons nous adapter. Et d'ailleurs tu as certainement appris l'existence de ce " club de l'ombre ". Ces réunion durant lesquelles Cervantès " étudie " en conversant et parfois en faisant combattre ses pièces maitresses de collection de prisonnier en échange de l'octroi de privilèges. On sait tous les deux que tôt ou tard nous y serons conviés. Sois vigilant, on se reverra bientôt. Et toi alors ? Tu es dans quel district ? Raconte-moi tout depuis ton arrivée ici !

J'avais juste le temps de manger mon repas tout en écoutant la réponse de mon ami tétonesque car c'était bientôt l'heure. Nous restâmes encore quelques minutes à discuter lorsque le coup de sifflet de mon unité retentit. Il était temps pour nous de retourner à notre district. Autant dire que cette sortie au réfectoire avait été dépaysante pour tout le monde. Voir un établissement autre que le sien était une sorte de voyage exotique. Mais ça avait été davantage pour moi puisque j'avais revu mon copain. Même si on lui avait fait des bobos, il avait l'air d'aller mieux. Et puis comme ça j'étais certain qu'il était encore en vie. De retour au district, je compris aussitôt ce que signifiait le mot " désinfection " à Tequila Wolf. Tous nos box avaient été brûlés. Autrement dit, nous n'avions plus d'endroit à l'abri du froid pour dormir. L'un des kapos nous fit comprendre que c'était à nous de reconstruire les box en dehors du temps de travail. Les deux semaines qui suivirent furent les plus rudes que j'avais jamais vécu. Nous avions tous perdu la moitié de notre temps de sommeil pour construire les barraquements en pleine nuit, alors que le blizzard fouettait toute l'île. Et quand nous dormions, nous nous blotissions tous les uns contre les autres en espérant ne pas mourir. Beaucoup périrent de froid, d'autres d'épuisement, ce qui failli être mon cas. Mais je m'étais réveillé à l'infirmerie, preuve que le directeur Caligula A. Cervantès tenait énormément à me garder en vie.

Une fois les box reconstruites, le rythme de vie " normal " du district 06 reprit son cours. Nous déplorâmes une soixantaine de morts dans notre unité, ce qui signifiait que le temps de travail de la journée avait été augmenté pour combler les déficits de production. Donc, lorsque les barraquements furent achevés, soit deux semaines après avoir revu Juza dans son réfectoire, je fus réveillé dans mon sommeil. On m'avait secoué l'épaule en m'appelant par mon prénom.

- Adams ! Adams ! Lève-toi !
- Ha ... Har ... Quelle heure est-il ? ... Qui parle ?
- C'est moi, Kamoniji ! Rejoins-moi dans ma couche je dois te parler. Dépêche-toi.
- Oui ... Deux secondes.

Je me redressai et m'étirai. Dehors, le vent glacial tembourinait les vitres. Mes tétons frissonnèrent. Puis je me levai pour rejoindre Kamoniji dans sa couche. Ca avait l'air important. Kamoniji était un prisonnier qui avait vécu plus de la moitié de sa vie à Tequila Wolf. J'ignorais tout de sa vie d'antan, mais personne n'osait lui cherchait des noises car il était pour ainsi dire apprécié de tous. Le plus souvent, en cas de litige entre un détenu et un kapo, il tentait d'apaiser les choses et de servir de négociateur. Car il était écouté et estimé par tous ceux qui le connaissaient. Lorsque je montai dans son lit, il était assis en tailleur, un bout de papier dans la main. Il me dévisagea de son regard si particulier.




- Ah te voilà. Bon, je vais rentrer dans le vif du sujet, je suis ton parrain.
- Mon ... Quoi ?
- Non, pas ton parrain dans le sens familial, ah ah ... Je suis celui qui va te parrainer et te faire rentrer dans ce que les prisonniers appellent vulgairement le " club de l'ombre ".
- Ah, je m'en doutais. C'est donc ce soir que Cervantès se décide donc à m'inviter ? J'ai failli attendre.
- Ne fais pas trop le malin, si tu veux mon avis. Et puis d'ailleurs le directeur n'aime pas trop ce terme de " club de l'ombre ", ça lui donne un côté maléfique d'après ce qu'il dit. Il préfère nommer ça les " réunions secrètes " mais peu importe, appelle ça comme tu le voudras. J'ai dans la main un papier écrit de sa propre main. Il me désigne pour être ton parrain, tu seras donc sous ma protection. Je serais donc responsable de toi, tu comprends ce que ça signifie ? Si tu fais une connerie et que tu sautes, je saute avec toi. Sauf si je te tue de mes propres mains. Alors on calme ses ardeurs, petit.
- Combien il y a de prisonniers dans ce club ?
- Entre quinze et vingt. Pas énormément, car le directeur préfère les petits comités. Mais tous ne peuvent pas être parrain, il faut avoir pas mal d'anciennetés. Bref, je suppose que tu as un tas de question, et je vais me contenter de ne pas y répondre et plutôt de t'exposer les faits. Tu as probablement entendu des rumeurs sur ces réunions secrètes de Cervantès. C'est une immense chance pour n'importe quel prisonnier de Tequila Wolf, ne l'oublie jamais. Même les plus coriaces ont fini par admettre que le club était la meilleure chose qui aurait pu leur arriver sur cette satanée île. Et je le pense également. Le directeur de donnera des privilèges qui te faciliteront la vie dans ce pénitencier. Comme des jours de congé, des livres, de meilleurs repas ect ... En échange de quoi il y a quelques règles à respecter. Tu devras lui obéir au doigt et à l'oeil. Tout ce qu'il te demandera de faire tu le feras. Tu ne dois en aucun cas lui manquer de respect, il a horreur de ça. Il pourrait te renvoyer du club et te faire interner dans le pire district de Tequila Wolf.
- C'est lequel ?
- Je ne sais pas, c'est un secret. Seuls les kapos affectés là-bas et le directeur savent où il se situe et quelles sont ses fonctions. Autre chose à préciser, pas de bagarres avec les autres membres des réunions. Lors de chaque soirée, tous les prisonniers-chouchous de Cervantès sont présents. Et il prône une bonne entente quoi qu'il arrive. Parfois il demande des combats pour l'amuser mais ne rêve pas : jamais il ne risquera d'ôter les chaines de granit marin à un détenteur de fruit du démon.
- D'accord ... On y va ?
- Non, la prochaine réunion est pour demain soir. Elles ont toutes lieu la nuit. Mais ne t'inquiète pas, le directeur nous autorise à nous lever à l'heure que nous voulons le lendemain pour compenser. Je précise aussi que ton ami Juza a également été convié. Son parrain l'a certainement d'ores et déjà informé. Sur ce va te recoucher, à demain.

Enfin une bonne nouvelle depuis mon arriée ici. Même si j'appréhandais cette première réunion à cause de la terreur que m'inspirait Cervantès, je n'en étais pas moins impatient. Un vrai repas et quelques heures de sommeil en plus. C'est tout ce que je désirais. Rendre ma nouvelle vie ici un peu moins dure. Le lendemain, lorsque le soleil s'était couché au loin, comme promit, Kamoniji me retrouva à la carrière, avec son bout de papier à la main. Il le présenta à un kapo qui lui murmura quelque chose à l'oreille en retour. Puis le vieux prisonnier revint vers moi en souriant.

- Bien. Notre carrosse nous attend là-bas.
- Un carrosse ? Vous plaisantez ?
- Pas du tout. Il nous faudra parfois traverser toute l'île pour rejoindre les lieux de réunion. Car ils ne sont jamais au même endroit.
- Ah bon ? Je croyais pourtant qu'elles se déroulaient chez lui ces réunions.
- En effet, mais c'est un peu dur à expliquer. Vous comprendrez en voyant par vous-même.

Nous montâmes à bord du superbe fiacre qui nous attendait non loin du box. Ce dernier était conduit par deux kapos, et à l'intérieur du véhicule, deux autres nous surveillaient étroitement. Pas question de s'enfuir. Le carrosse traversa une forêt et quelques collines avant de se retrouver au milieu d'une harmonieuse chaîne de montagnes. Derrière nous, l'immense site de construction de Tequila Wolf s'étendait jusqu'à la mer, et bien au-delà avec ce pont titanesque. Après une demi-heure de trajet sur une route peu stable, je vis alors une construction tout à fait étrange se dresser devant moi. Je croyais au départ à un navire de ferraille, mais il n'en était rien. Il s'agissait d'une immense demeure, faite de bric et de broc, qui reposait sur des espèces de pattes mécaniques. J'étais bouche bée.




- Voilà la demeure de notre directeur. Nous l'appelons le " Galion des Montagnes ". Comme tu peux le voir il s'agit d'un espèce de navire-château. Mais il ne flotte pas sur l'eau comme tu t'en doutes. En revanche ses quatre pattes qui sont pilotées depuis l'intérieur de la structure lui permettent de gravir les montagnes et de descendre les vallées. Un véhicule unique, une merveille de technologie. Le Galion des Montagnes se trouvait déjà à Tequila Wolf avant la construction du pont, du temps où l'île n'était pas encore devenu un pénitencier.
- C'est incroyable ...
- N'est-il pas ? Maintenant tu comprends pourquoi il est tant difficile de s'échapper de notre île. Aussitôt que l'alerte est donnée, le directeur prend les commandes du galion et se met à la recherche du fugitif. Grâce à la vitesse de déplacement et d'escalade de ce véhicule, il est retrouvé en un temps reccord. Ah d'après les carrosses stationnés, je dirais qu'ils sont déjà tous là. A part Zenzaburô et son parrain apparemment. Nous allons attendre ici parce que le directeur a désiré que vous fassiez votre entrée en même temps.

Nous mîmes pied à terre. Juza pouvait bien tarder, je n'étais pas pressé. Au contraire. J'admirais cette chose de métal et de bois qui était juste incroyable. Je pensais avoir affaire à une créature mythique. Voici donc l'atout de Cervantès sur Tequila Wolf. Sa carte maitresse qui lui permettait de diriger cet immense bagne d'une main de fer. Et une fois que Juza serait arrivé, nous devrions alors rentrer à l'intérieur du Galion des Montagnes, et assister à cette fameuse réunion secrète.





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MessageSujet: Re: Enchaînés au Bagne (avec Juza) Dim 27 Juil - 18:13








“ Tequila Wolf ! „




C l u b _ D e _ L' o m b r e !



Les retrouvailles entre les deux hommes se déroulaient à merveille. Pour une fois, Goyah et Juza pouvait respirer un peu. Oui, un peu de bonne humeur au sein de cette prison de glace était comme un vent d’air frais dans une vaste prairie agréable à la vue. Après avoir questionné Goyah, celui-ci n’avait pas perdu un instant. Tout d’abord la joie se dessina sur son visage lorsqu’il avait vu Juza prendre place juste en face de lui. A première vue cette réaction de soulagement ne pouvait que souligner d’avantage le fait que Goyah ai lui aussi souffert au sein de cette folle prison. Puis l’ami du téton expliqua qu’il n’aurait pas beaucoup de temps pour discuter du fait que la décontamination des box était en cours. Juza en avait entendu parler juste avant de venir dans le réfectoire, cette saloperie de tuberculose se propageait à vitesse grand « V ». Et bien entendu les kapos ne voulaient pas perdre de prisonnier. La mort de ces derniers signifiait, une main d’œuvre en moins et beaucoup d’argent et d’énergie à dépenser pour se débarrasser des cadavres sans compter le risque critique du taux d’infection au sein de l’île. Bref, on ne plaisantait pas ici avec ce genre de chose et tout était sous contrôle pour le moment.




Puis l’homme originaire de l’empire Ming expliqua également qu’il avait été affecté au District 06 dans l’unité 125. Le district 06 s’occuper à casser la roche afin de les faire livrer au district 07 qui eux avaient la tâche de transformer cette roche cassé en parpaing. Les parpaings étaient ensuite envoyés au district 08 pour assemblement des blocs qui devait constituer la paroi du pont sur les côtés mais aussi au niveau du sol. Tout était vachement bien huilé et organisé. Pas étonnant après 1000 ans de travaux passés sur cette connerie d’édifices totalement utopique. Goyah expliqua ensuite que le travail était rude même pour un costaud comme lui mais qu’il s’en sortait assez bien puisqu’il était animé par l’envie de survivre à toute cette merde. Et puis lui aussi il avait entendu parler de la rumeur folle qui s ‘était propagé au sein de Tequila Wolf. L’affront qu’il avait fait au Directeur « Assoï » de son vrai nom « Caligula Abraham Cervantès ». Cet affront ici était vu comme une vraie performance et s’était ce qui lui avait valu une notoriété au sein de Tequila Wolf. Cela soulignait d’autant plus le caractère rebelle et révolutionnaire de Juza. Pour lui toute forme d’autorité l’exaspérait, même au sein du mouvement révolutionnaire il pouvait parfois faire preuve d’insolence.




Juza écoutait attentivement son camarade sans jamais l’interrompre. Entre temps un des kapos qui s’affairait à la surveillance au sein du réfectoire, rappela à l’ordre Goyah afin que celui-ci baisse d’un ton sous peine de sanction. Goyah s’excusa tout en expliquant qu’il ferait attention dorénavant. Juza voyait son sang bouillonner, il avait une folle envie d’en découdre. Son côté nerveux du slip pouvait parfois lui jouait des tours, mais il avait gardé son calme et se rapprocha de Goyah afin de pouvoir l’écouter plus attentivement sans que celui-ci n’ai à lever la voix. Goyah avait fait de même et se lança dans un nouveau monologue. Contrairement à Juza qui était dans l’excès de zèle, Goyah lui faisait profil bas, il restait en dehors des ennuies, pas de bagarres, ni de trafic. Et dieu seul sait au combien ici les gangs sont nombreux au sein des prisons. Pour survivre il fallait parfois appartenir à un gang. D’ailleurs Juza était très courtisé et on lui avait fait souvent des propositions au cours de sa détention. Proposition qu’il rejeta à mainte reprise. Il était un solitaire et puis surtout il était fidèle à son ami qui devait partager le même sort que lui. Et puis il fallait avouer que les autres prisonniers n’étaient pas du tout fiable comme le disait si bien Goyah.




Puis c’est alors l’homme aux supers tétons entra dans le vif du sujet en parlant de ce directeur complètement fou. Même Goyah avait vraisemblablement peur de lui. Décidément cet homme avait un tel charisme qu’il pouvait effrayer n’importe qui sans aucun doute. Bref, Juza écouta les conseils de son ami tétonique sur le fait qu’il fallait apprendre à s’adapter ici sans faire de vague. En se fiant au code de la prison sans jamais outrepasser les limites au sein de ces murs. D’autant plus que comme l’avait souligné Goyah, très vite les deux jeunes gens seraient amenés à être convoqué par le directeur dans ce fameux « club de l’ombre ». Un des seuls et uniques moyens d’avoir quelques privilèges qui pouvaient faciliter la vie au sein de cette prison démoniaque. Pour terminer ce fut au tour de Goyah de questionner Juza au sujet de son arrivée ici, mais aussi au sujet de son district. Il restait encore du temps, Juza avala d’une traite son repas plus que dégueulasse, ignorant le gout amère il avait tout de même besoin de se restaurer afin de donner de l’énergie à son corps. Buvant coup sec son verre d’eau afin d’enlever au mieux le gout de cette bouillasse fadasse, celui se redressa légèrement pour roter discrètement. Il rétorqua alors aussi discrètement que l’avait fait Goyah :



« Ce directeur me fou les jetons aussi. C’est d’ailleurs bien la première fois que je suis autant effrayé par quelqu’un. La dernière fois ça remontait à quand je n’étais qu’un simple gosse. Il va falloir qu’on fasse attention, il semble être animé par quelque chose de démoniaque. On dirait qu’il est presque possédé ou un truc dans le genre. J’ai descellé quelque chose d’étrange dans son regard, comme-ci une autre entité avait pris sa place au sein de son corps. Peut être Satan ? Haha…Dans tous les cas j’ai décidé moi aussi de faire profil bas. Sinon en arrivant ici, j’ai subis un interrogatoire plutôt musclé. On m’a pris en photo, on a crée une saloperie de dossier. Toi aussi je suppose ? Ça risque de nous coller à la peau toute notre vie. Entre temps j’ai reçu des soins. Puis j’ai été affecté au District 03 dans l’unité 313. On se charge essentiellement d’assembler les piliers et de les soulever pour le chargement afin qu’ils soient emmenés jusqu’au District 14. J’ai appris ici que les Districts, 01, 02 et 03 étaient les districts les plus importants du fait que la construction des piliers est vitale pour maintenir un tel pont. Mais tiens toi bien j’ai appris un truc encore plus intéressant. Le District 14 et le tout dernier district de l’île et c’est le seul district qui donne accès à la mer puisque cette partie est en cours de construction du fait que le pont continue d’être formé continuellement par les travaux.  »



« Au départ je me demandais comment est ce qu’il serait possible de l’atteindre sans risque et sans être repéré du fait que le district 14 et l’endroit le plus surveillé de l’île. Mais rien je ne trouvais aucune solution potable. Jusqu’à ce que j’entende parler de ce « club de l’ombre » ou certains prisonniers de marque seraient sélectionnés par ce psychopathe de directeur selon ses critères de « collectionneur ». Don j’ai eu une idée. Un plan ! Si on arrive à se démerder pour faire sensation dans ce club de merde on pourra peut être obtenir des privilèges qui nous permettrons en premier lieux déjà d’être ensemble dans le même box. Puis par la suite en étant des « ouvriers » modèles et « des pièces de collections » dociles, on demandera à ce que tous les deux on soit transférer au District 14 en prétextant que le travail est trop difficile pour nous. Et une fois qu’on sera tous les deux affectés au District 14 on trouvera ensemble un moyen de se tirer d’ici par la voie des mers. Je pense qu’on peut le faire. Je sais que dernièrement mes plans de stratège nous ont valu notre emprisonnement dans cet enfer de glace et je tiens sincèrement à m’en excuser mon ami, mais cette fois-ci crois moi j’ai eu le temps d’y réfléchir et c’est le seul moyen de se tirer d’ici vivant. »


Tandis que Juza avait terminé son petit monologue, Goyah avait eu le temps de manger aussi et d’écouter les paroles de son camarade tétonique. Tout avait été dit de la part du jeune révolutionnaire et il avait même peut être fait naître Goyah la graine de l’espoir en expliquant le plan imaginé par les soins de stratèges de Juza. Ce dernier s’était même excusé auprès de Goyah pour son erreur commise sur Logue Town ce qui leurs avaient valu tous les deux l’emprisonnement ici. Malheureusement Goyah n’aurait pas le temps de réagir aux derniers mots de Juza puisque les kapos venaient dans le réfectoire afin de faire évacuer les lieux. L’heure de la pause et du repas étaient déjà terminé. Les sifflements stridents des surveillants venaient encore une fois séparer les deux tétons de l’amitié. Avant de partir Juza esquissa un sourire d’espoir et leva le pouce en direction de Goyah afin de lui faire comprendre qu’ils se reverront forcément ironiquement grâce à la folie de ce directeur. D’ailleurs sans le savoir le directeur commettait une grave erreur en réunissant Goyah et Juza dans ce club de l’ombre, il signait sa propre perte en quelque sorte sur le long terme. Même si il était vrai que pour le moment les deux hommes ne pouvaient rien faire de spécial pour l’instant.




Juza et Goyah regagneraient leur district respectif. Le rebelle devait maintenant une fois de plus se replonger dans son travail, un quotidien épuisant. Mais maintenant qu’il avait revue Goyah, des ailes semblaient lui avoir poussé dans le dos. Il ne rechignait pas à la tâche, il agissait avec sérieux et beaucoup d’entrain. Il n’hésitait pas à aider ses codétenues, le rendant ainsi de plus en plus aimé de tous. D’ailleurs Juza était l’un des rare à ne pas subir des brimades ou des emmerdements de la part des autres. Plus Juza sympathisait, plus il se faisait d’allié et plus il pourrait obtenir de l’aide des autres afin de pouvoir quitter cet endroit en tentant une évasion spectaculaire. Il aurait donc besoin de soutiens d’où son comportement de sympathie et amicale envers chacun ici au sein du district 03. S’était déjà une bonne chose il avait eu tout le soutien de son unité, la 313. Mais il est vrai que l’affront contre le directeur l’avait énormément aidé à se forger une réputation au sein de ces murs. Deux semaines s’étaient déjà écoulés entre le temps ou Juza et Goyah s’étaient revues. Aujourd’hui Juza venait de terminer son travail. Il était tard aux alentours de 22h. Tout le monde dormait déjà profondément.




Juza lui n’arrivait pas à trouver le sommeil, non pas à cause des lits inconfortable et répugnant mais parce qu’il pensait trop. Entre temps, l’un des autres détenues quitta sa couche pour se rapprocher de Juza. Il s’agissait de « Bakar Kadi » surnommait ici le « loup garou » du fait de sa ressemble étrange à cette créature mythique mais du fait aussi qu’il possédait une force prodigieuse. Un des plus anciens prisonniers du district 03 le premier d’ailleurs de l’unité 313. Depuis quasiment ses 15 ans il avait été enfermé au sein de Tequila Wolf du fait que le royaume duquel il était originaire avait refusé l’affiliation avec le gouvernement mondial. Il avait été arrêté lui et son père lors d’une rafle et envoyé ici après cela. Il avait grandit entre les murs sombre de la prison et son père était même mort devant ses yeux alors qu’il se tuait à la tâche. On dit qu’un pilier serait tombé sur lui suite à un défaut technique. Un des rares accidents tragiques qui était survenue sur Tequila Wolf. Une fois assez proche de la couche du révolutionnaire l’homme à la carrure impressionnante s’adressa en chuchotant à Juza afin de ne pas réveiller les autres détenues. Personne n’entendrait rien et les kapos s’étaient réunis dans le réfectoire pendant quelques heures pour se reposer également.



« Juza je vois que t’es réveillé ça tombe bien ! »

« Qu’est ce que tu me veux Bakar, tu ne vois pas qu’il est tard ? »


« Je suis ton parrain ! »

« Quoi ? Hahahahaha ! Encore un peu et tu m’aurais sortit le fameux «  Je suis ton père ». Arrête de déconner ça fait un bail que j’ai plus aucune famille. Si je ris trop fort tout le monde risque de se réveiller. Va te coucher mon vieux on a du travail demain t’as oublié ? »


« Non écoute moi Juza c’est sérieux. Je ne suis pas ton parrain dans le sens familial du terme. Je suis celui qui va te parrainer et te faire rentrer dans ce qu’on appel ici le « club de l’ombre » ! »

« Quoi t’es sérieux ? Alors ce psychopathe se décide enfin à réunir ses poupées humaines pour prendre le thé ? C’est pour quand ? »


« C’est prévu pour demain soir. Mais fait gaffe, en ce moment il à l’air encore plus étrange qu’il ne l’est en temps normal. Depuis que toi et ton pote êtes venus ici sur Tequila Wolf il est devenu encore plus instable que la normal. La nuit dernière j’ai pu discrètement entendre la conversation entre deux kapos. On dit qu’il prépare quelque chose d’énorme…Quelque chose qui va bouleverser ce que tout le monde appel le « club de l’ombre ». Il ne faut surtout pas l’irriter tant qu’on en saura pas plus. Et puis un conseil le directeur à horreur du terme « club de l’ombre ». La dernière fois que quelqu’un à prononcer ce terme il a été jeté au trou pour 2 ans. Il préfère employé le terme « réunion secrète ». Qu’est ce que tu veux il est cinglé et c’est ce qui le rend aussi effrayant. »



« Ok je comprends mieux, donc à l’heure qu’il est Goyah a du sûrement être lui aussi convié par un type comme toi ? Un parrain ? C’est la première fois que tu fais ça ? »


« Oui sûrement. Pour ma part ça fait la troisième fois que je suis parrain. Tous ceux que j’avais parrainés sont morts mystérieusement au cours de ces « réunions secrètes ». Je n’ai jamais su ce qu’il s’était passé. Mais j’ai ma petite idée, il a sûrement du les faire combattre dans un combat à mort. »

« Quel fou…. »


« C’est bien pour ça qu’il ne faut surtout pas le provoquer. La dernière fois tu as eu une chance inouïe, il aurait très bien te tuer de n’importe quelle manière. En plus d’être un psychopathe, il est d’une puissance hors norme. Impossible de le battre dans un duel. Mais pour une raison que j’ignore il voue un vrai culte à ta lignée et à celle de ton ami Goyah. C’est pour ça  qu’il ne t’a pas tué la dernière fois. D’ailleurs cette clémence à surpris tous les prisonniers d’où ta réputation aujourd’hui. D’autant plus que si tu fais une connerie j’en paierais le prix aussi. Autrement dit si tu manque de respect au directeur, si tu l’irrite ou quoi que se soit d’autre, je tombe avec toi. Et crois moi je n’ai pas envie de crever de la main de ce fourbe. D’autant plus que les parrains comme nous on d’énorme privilège tu comprends. Donc ne ruine pas tout et essaie de garder ton sang froid ok ? J’ai remarqué que t’étais du genre nerveux et tête brûlée, ça va te demander un self contrôle énorme, tu peux le faire ? Ici les têtes brûlées ne durent pas très longtemps tu sais. »

« T’inquiète pas, je ne ferais pas de frasque comme au début. J’ai compris les règles du jeu et les rouages de cette prison merdique, je saurais me contrôler même si je te cache pas que ça me démange un peu. On sera combien en faite ? »


« Je ne sais pas encore, le nombre change constamment, mais c’est généralement entre 10 et 20 personnes maximum. Le directeur est du genre à préféré les petits comités, de la même manière que ceux qui tiennent des sociétés secrètes ce qui souligne encore plus son côté psychopathe. »

« Ok, bon je vais me préparer psychologiquement alors.  Je vais aller me coucher je suis crevé. Tu devrais faire pareil, demain ça va être quelque chose je le sens. »


Bakar acquiesça d’un geste de la tête et rejoignait sa couche aussitôt après cette entrevue express par chuchotement. Il regardait l’ensemble du dortoir macabre pour voir s’il n’y avait pas un des prisonniers qui s’étaient réveillés et qui avait pu entendre la discrète conversation. Tout le monde dormait profondément il n’y avait donc pas d’inquiétude à se faire. Juza se rallongea dans ce qui lui servait de lit. Il était tout excité, enfin une bonne nouvelle. L’espoir se rapprochait de plus en plus. Et puis il allait pouvoir enfin revoir son ami Goyah et aussi voir enfin les coulisses de ce club de l’ombre. Bref celui-ci avait finit par s’endormir. Le lendemain comme à l’accoutumée Juza avait du travailler la journée. Puis au coucher du soleil comme il l’avait été convenu avec Bakar la vieille celui-ci l’avait rejoint près des dépôts de piliers avec en main un bout de papier blanc teinté d’une couleur jaune. Il le présenta discrètement à un kapo qui par la suite lui murmura quelque chose à l'oreille en retour. En attendant le jeune homme avait eu le temps d’enfiler un tee-shirt et une veste afin d’être présentable au minimum. Bakar se dirigea ensuite vers Juza en souriant sans rien dire, pas un seul mot, seulement un sourire. Apparemment Bakar semblait attendre quelque chose, il regardait à l’horizon en positionnant sa main droite au niveau de son front. Juza tentait à son tour de regarder dans la direction que Bakar scrutait mais il ne voyait rien de spéciale. C’est alors que quelque chose d’extraordinaire venait d’apparaître à grande vitesse. Non Juza ne rêvait pas, il s’agissait d’un bus sur patte ou plutôt un chat énorme qui ressemblait à un bus. Quel était cette créature abracadabrantesque ? Du corps du chat-bus deux kapos jailliraient pour ensuite pousser Juza à l’intérieur suivit de près par Bakar. Ils entreraient tous littéralement ensuite à l’intérieur de la « bête » qui immédiatement s’était mis à courir à une allure extraordinaire. La vitesse était tout bonnement monstrueuse.


« Surpris ? Ne le soit pas Juza, cette créature n’est autre que le chat adoré du directeur. Il a mangé le fruit de type paramécia du « Siège Siège No Mi ». C’est un animal transporteur qui est capable d’aménager dans son corps des sièges afin de transporter ce qu’il veut à l’intérieur de son corps. Rare sont ceux qui ont put voir cette créature, il n’y a seulement que les membres des « réunions secrètes » et quelques rares kapos comme ceux qui nous accompagne ce soir. C’est aussi un chat extrêmement rapide. Il nous servira de moyen de transport pour atteindre les lieux des différentes réunions. »

« Quoi ? Il y a différent lieu pour se réunir ? Je pensais plutôt que ça se passait dans un endroit précis, une sorte de base secrète un truc dans le genre quoi. »


« Pas du tout, Il nous faudra parfois traverser toute l'île pour rejoindre les lieux de réunion. Car ils ne sont jamais au même endroit. »

« Oui mais soit plus clair, je veux tout savoir avant d’arriver là bas. »




« Le directeur vit dans une demeure répondant au nom de « Galion des Montagnes ». Il s'agit d’une espèce de navire-château. Mais contrairement au navire conventionnel il ne flotte pas sur l'eau. C’est une merveille mécanique et technologique qui possèdent quatre pattes motrices qui sont pilotées depuis l'intérieur de la structure lui permettent de gravir les montagnes et de descendre les vallées. On ignore qui est le créateur de ce petit bijoux, certain pense qu’il s’agirait d’une relique du légendaire Docteur Vegapunk qui a vécu durant l’ère de Monkey D. Luff mais rien est sur il s’agit d’une supposition puisque  le Galion des Montagnes se trouvait déjà à Tequila Wolf avant même la construction du pont, du temps où l'île n'était pas encore devenu un pénitencier. C’est dire à quel point ce truc est vieux. Et pourtant il est toujours en état de marche. »

« J’ai du mal à te croire Bakar, ça me paraît un peu tiré par les cheveux cette histoire non ? »


« Tu verra bien par toi-même en arrivant sur place. Mais tu dois comprendre une chose. S’évader de Tequila Wolf est une chose quasi impossible. Le seul homme à avoir réussit cette prouesse n’est autre que le pirate Grimm Lock primé pour 17 millions de Berry. Mais il a eu de la chance ce jour là car le directeur était absent, il avait été convié à une visite privée au sein de la prison d’Impel Down par le directeur en personne. C’est d’ailleurs pour cette raison que Grimm Lock en avait profité pour se faire la malle puisque en tant normal, aussitôt que l'alerte est donnée, le directeur prend les commandes du galion et se met à la recherche du fugitif. Grâce à la vitesse de déplacement et d'escalade de ce véhicule, il est retrouvé en un temps record. »

« Super….. »


En apprenant cela de la bouche de Bakar, Juza pensait maintenant que son plan serait encore plus difficile à mettre au point. Si le directeur possédait ce genre de merveille technologique alors cela remettait en question le plan de Juza. Le révolutionnaire ne s’y attendait vraiment pas, il rageait en son for intérieur. Bref très vite l’animal particulier avait enfin atteint la position du « Galion des Montagnes ». Et d’après les autres carrosses déjà stationné tout le monde était déjà arrivé. Il ne restait plus que Juza, d’ailleurs le seul à avoir eu comme moyen de transport cet animal puisque tous les autres carrosses avaient été réquisitionnés pour les autres prisonniers conviés eux aussi à cette soirée secrété. En arrivant Les kapos sortaient du corps de l’animal suivit de près par Juza et Bakar. C’est alors que le jeune révolutionnaire pour voir de ces yeux cette immense construction. Voilà enfin le « Galion des Montagnes ». Bakar n’avait pas mentit, une telle chose existait réellement alors. Le jeune homme était tellement bouche bée qu’il n’avait même pas encore remarqué la présence de Goyah. Après avoir observé le navire-château Juza apercevait enfin en bas Goyah accompagné de son parrain. Bakar et Juza les rejoindraient. Bakar reconnu immédiatement un vieil ami qu’il n’avait pas revue depuis bien longtemps :


« Par mes cheveux crépus ! Vieil canaille tu es encore vie ? Qu’est ce que c’est bon de te revoir Kamoniji, tu n’as pas changé. »



Juza à son tour se rapprocha de Goyah pour lui tapoter l’épaule amicalement et lui dire :


« My friend, mon cochon, mon absinthe, mon poto te revoilà enfin ! Nous y somme nous allons enfin assister à cette réunion. Restons sur nos gardes. »



A peine que tout le monde s’était retrouvé que l’un des kapos sur les lieux étaient intervenues pour briser toute cette bonne ambiance. Il semblait grognon et plutôt de mauvaise humeur. Il venait chercher les derniers retardataires sa voir Goyah et Juza. Bien évidemment les deux hommes ou plutôt les « deux pièces de collections » les plus attendues du directeur.


« Fermer vos gueules ! Le directeur vous attend à l’intérieur. Dépêchez-vous ! J’en profite en même temps pour vous rappelez quelques règles importantes et vitales pour le bon déroulement de cette réunion secrète. »



« Règle numéro 1 : Il ne faut jamais prendre la parole, c’est le directeur qui vous autorisera à parler ou non. Règle numéro 2 : Ne jamais croiser le regard du directeur sous peine de sanction. Règle numéro 3 : Pas de familiarité avec les autres prisonniers. Règle numéro 4 : Lorsque le directeur ordonne, vous obéissez immédiatement. Et la dernière règle, la plus sacré : Ne jamais rien divulguer de ce qui se passera ou se dira au sein de la réunion sous peine de mourir.  J’espère que c’est clair ? Allez ! On entre maintenant et que ça saute ! »


Sans tarder, les deux parrains accompagnés de Goyah et de Juza entreraient dans le cœur du « Galion des Montagnes ». En entrant on pouvait s’apercevoir que tout était d’une extrême luxure. Tout scintillait de toute part, les parois avaient été faite avec du marbre finement sculptait. Il avait des parures d’or et de diamant. Sur grand nombre d’endroit il y avait des portraits d’innombrables prisonniers et au plafond une immense fresque du directeur venait surplomber le tout. Juza n’en revenait pas, il lui semblait avoir atterrit dans un lieu paradisiaque. Il y avait également toute sorte d’appareil technologique qui avait une utilité dans la vie de tous les jours. Pour la cuisine, pour le bien être et ce genre de chose matérielle qui venait faciliter grandement la vie. Le directeur avait la belle vie il n’y avait pas à dire. Bref, le kapo traversa un couloir pour enfin débouché dans une sorte de mini « vestiaire ». Le kapo demanda à Juza et Goyah d’enfiler une cape noire à capuche. Il s’agissait de l’accoutrement « cérémonial » pour pouvoir participer à la réunion. On aurait dit un rassemblement de l’occulte semblable au groupe satanique. Juza enfila la longue cape qui venait recouvrir tout son corps et il enfila sa capuche, on pouvait tout de même clairement distinguer son visage. Goyah ferait de même.




Le kapo indiqua ensuite aux deux hommes de continuer tout droit tandis que ce dernier rebroussa chemin afin de raccompagner à la sortie les deux parrains de Goyah et Juza. Chose incroyable, maintenant Juza et Goyah étaient seul en tête à tête. Mais pas la peine de s’extasier, tout était parfaitement sous le contrôle du directeur qui pouvait assister à l’entrée des deux hommes via une surveillance vidéo. Une fois que le directeur aperçu que les deux derniers retardataires étaient enfin là il quitta la salle de surveillance pour se diriger dans la « salle de bord » principale là ou tous les autres prisonniers attendaient assit sur d’immense chaise très confortable qui ressemblait à des trônes. Ils étaient tous silencieux et personne n’osait l’ouvrir ou même bouger. Eux aussi ils avaient enfilé cette inquiétante cape noire. On aurait dit une véritable messe noire organisé. Tout était lugubre et inquiétant dans cette réunion. Bref Une fois que Goyah aurait enfilé sa cape lui aussi, les deux tétons se dirigeraient alors tout droit en direction de la « salle de bord » principale. En entrant dans la salle le directeur avait déjà pris place sur un immense trône de fer sublime qui surplombait tous les autres petits trônes sur lesquels les prisonniers avaient pris place. Il se trouvait donc légèrement en hauteur par rapport à tous les autres. Cela soulignait d’avantage à quel point son égo était énorme.



« Bouar Ar Ar Ar Ar Ar Ar Ar Ar Ar Ar Ar Ar Ar !! Vous voilà enfin mes deux chouchous ! Prenez-place que l’on commence enfin cette réunion mémorable ! »



Et voilà le rire effrayant du directeur, voilà ce visage si inquiétant. Ce sourire qui en faisait froid dans le dos. Il avait levé sa main pour faire signe à Goyah et Juza de prendre place sur les deux trônes restants. Une lueur étrange émanait du directeur, une sorte d’aura quasi électrifiant. Il libéra son « Saki » dévastateur, cette fameuse aura meurtrière que certaine personne dans ce monde pouvait posséder. Une aura terrifiant qui venait ébranler les autres. Juza avait une peur réel et profonde de cet homme. Pas de toute il semblait être habité par quelque chose de profondément démoniaque et sombre. Mais qui était-il réellement ? Pourquoi dégageait-il quelque chose d’aussi puissant et effrayant. Avait-il un pouvoir spécial ? Impossible de le savoir il était bien trop mystérieux. Juza et Goyah prendrait place sur leur trône respectif. Ils seraient assit côte à côte. Les prisonniers tous présents et assit formait un cercle au milieu de la pièce luxueuse. Un silence macabre et presque religieux régnait au sein de la pièce. Le directeur allait maintenant débuter la réunion en grand maître de cérémonie qu’il était à présent. Que se passerait-il ? A suivre….















Codage fait par Byby. Ne pas recopier. Merci !

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Goyah Adams Jr.
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MessageSujet: Re: Enchaînés au Bagne (avec Juza) Lun 28 Juil - 10:51




L'Arcane Interdite
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Enfin, Juza arriva. Son véhicule était d'ailleurs tout aussi surprenant que cette bâtisse mobile qui servait de logis pour Cervantès. Un énorme chat dont le corps était fichu comme un grand bus déboula, et déchargea son contenu sous mes yeux : c'est à dire mon ami, des kapos, ainsi qu'un autre prisonnier assez intimidant, certainement son parrain. Kamoniji me glissa à l'oreill que l'animal avait un mangé un fruit du démon. Ce qui expliquait sa morphologie si particulière. Sans plus attendre, les deux derniers arrivants arrivèrent jusqu'à nous pour nous saluer. Kamoniji salua chaleureusement le parrain de Juza qui répondait au nom de Bakar. Quant à mon camarade, il fit de même. Je répondais par un simple hochement et un léger sourire. J'étais rassuré de le voir avec moi, mais j'étais terriblement angoissé. Rien qu'à la simple idée de revoir le directeur, mes tripes se nouaient. Un kapo nous rejoignit et nous invita à le suivre. La réunion n'allait pas tarder à commencer.

Il nous énonça alors les quatre règles à respecter si nous tenions à nos futurs privilèges et surtout si nous ne voulions pas perdre la vie. Puis, nous montâmes tous les quatre (Juza, moi, Kamoniji et Bakar) à bord du Galion des Montagnes. Je remarquai que ma main ne cessait de trembler. Pourquoi cette horrible impression ? Pourquoi étais-je à ce point terrifié de rejoindre l'antre du démon ? Le vieux Kamoniji posa sa main sur mon épaule et me sourit. C'était quelque peu rassurant. Lui il supportait Cervantès depuis des lustres. Il en était de même pour Bakar. Tout l'intérieur était d'un luxe sans nom. Il n'y avait pas à dire, le directeur vivait dans un palace des plus raffinés, digne des plus belles constructions de l'Empire Ming. On nous demanda d'enfiler des capes noires et de nous encapuchonner. A croire qu'il s'agissait d'une secte satanique vu les rites imposés par le grand Cervantès. Les deux parrains ouvrirent la marche pour nous mener à ladite salle de réunion. Lorsque nous entrâmes, le rire transperçant du directeur nous irradia littéralement. Comme un monarque, il était assit sur un énorme trone de fer, alors que les autres prisonniers étaient placés sur des répliques moins grandiloquantes. Le tout formait un cercle parfait, quatre de ces fameux sièges étaient vides. Cervantès nous invita à nous assoir à notre tour, la réunion pouvait alors enfin commencer.




- Bien ! Je suis heureux de voir que nous sommes tous réunis pour passer une bonne soirée, mes amis ! Kamoniji, Bakar, je vois que vous avez endossé le rôle de parrain à merveille. Continuez comme cela jusqu'à ce que nos deux poulains volent de leurs propres ailes et comprennent les rouages de nos réunions secrètes, bouar ar ar ... Et vous me connaissez bien, je ne suis pas un ingrat, je vous ferai parvenir du poulet pour vous deux jusqu'à vos couchettes. C'est cadeau, comme on dit. Vous pouvez me remercier, ça vous arrachera pas la langue !
- Merci infiniement, Monsieur le Directeur.
- Vous êtes trop bon, Monsieur le Directeur.
- Brrrrr !! Ar ar ! J'adore ça ! Et dire qu'il y a quinze ans, ce bon Bakar était encore un petit prince insouciant de son funeste destin. Je suis en quelque sorte le sauveur de cet enfer, pas vrai ? Mais n'oublie pas que ton père y est un peu pour quelque chose. Bouar Ar Ar Ar !!! Mon cher Juza ! Je parie qu'il ne t'a rien dit pas vrai ? Sous ses airs rudes et sous ce tempérament angélique se cache un monstre sans nom. Car il tenait plus que jamais à accéder à nos réunions quand il était gosse. Alors je lui ai posé une unique condition : qu'il tue son propre père qui logeait avec lui dans le même district, dans la même unité ! Et il n'a pas hésité une seule seconde. Trahir son père, personne n'est assez lâche pour faire une chose pareille. Il a donc mérité notre place parmi nous, pas vrai ?

A cet instant, un majordome entra dans la pièce, portant un plateau sur lequel était posé un grand verre de rhum, la boisson préférée des pirates. Sans attendre, le directeur saisit le verre à plein main et le but d'un trait sans broncher. Puis il fit un geste pour faire partir son serviteur.

- Et toi Adams, ton vieux Kamoniji n'était qu'une crapule de pirate réputé pour ses kidnappings d'enfants. Il en demandait des rançons élevées. Et à chaque jour qui passait, il mutilait les gosses-otages. Autant dire qu'il ne fallait pas trainer pour rassembler la somme si on ne voulait pas retrouver son rejeton sans bras et sans jambes, Bouar Ar Ar Ar !! Un vrai psychopathe celui-là ! Dis-le, Kamoniji.
- Je suis un psychopathe.
- Plus fort, on entend pas !
- Je suis un psychopathe !
- Bouar Ar Ar Ar !!! C'est fascinant. Tous des détraqués sexuels, des criminels sans pitié, des pirates sans foi ni loi. Les pires monstres des blues sont devant moi. Et je peux leur demander de lécher le carelage si je veux, aucun d'eux ne bronchera. Tiens d'ailleurs c'est ce que je vais faire. Grégoris, lèche le sol jusqu'à la fin de la réunion, s'il te plait. Je n'ai aucune envie de t'entendre ce soir. Tu recevras une gourde de rhum dans ta piaule.

C'est alors que le prisonnier situé juste en face de moi se jeta par terre et se mit à lécher le sol avec une ferveur quasi-religieuse. Désormais le silencé n'était plus de mise, on entendait les bruits de la langue du pauvre Grégoris frotter le carrelage luisant de la pièce. C'était donc sa façon de tenir tout le monde sous son autorité. D'un côté il les terrifiait, et de l'autre il leur offrait tout et n'importe quoi à chaque ordre donné. Il continua de ricaner bêtement et repris la parole.




- Mes amis, vous l'aurez compris, ce soir nous avons deux nouveaux adhérents. J'espère que vous vous entendrez bien, car même s'ils n'ont aucune prime, qu'ils ne sont pas connus par delà les océans ou qu'ils ne constituent aucune réelle menace, leur valeur est inconstestable. Juza Zenzaburô, descendant de Jurô Zenzaburô mais pas que ! Son ancêtre le plus impressionnant reste Sayuki le " Dieu Noir ". Ce dernier n'était autre que le rival de Goyah Amadéus l'aïeul de notre second nouveau-venu, Adams. De plus, ces deux là possèdent des pouvoirs démoniaques. Un de type logia, et l'autre de type zoan mythique. Vous comprenez tous, je gage. Il s'agit certainement de mes meilleurs pièces ... Hin hin ...

L'atmosphère devint électrique. Car je le sentais bien, tous les regards étaient braqués vers nous. Je commençait à comprendre la véritable nature de ces réunions. En vérité Cervantès cherchait à pousser la concurrence entre prisonniers. De là germaient automatiquement des jalousies, ce qui signifiait que les anciens membres pouvaient perdre leur place au profit des nouveaux. Il ne fallait pas être un demeuré pour comprendre que tous les autres membres du club nous haïssaient. Leur plus grande peur était de perdre les faveurs de leur maitre adoré. Cervantès claqua des doigts et sourit de toutes ses dents.

- Il est temps de passer aux choses sérieuses. Comme vous vous en doutez, Juza, Adams, on est pas admis à nos réunions gratuitement. Je tiens à voir ce que vous valez en combat singulier. A tour de rôle vous irez au centre du cercle pour un combat à mains nues. Il est évident que jamais je ne retirerai vos chaines de Granit Marin. C'est histoire de démontrer à vos camarades ce dont vous êtes capables sans vos pouvoirs en quelque sorte, hin hin hin ... Nous commencerons doc par Adams. Lève-toi et retire ta cape. Qui veut se frotter à notre cher citoyen de l'Empire Ming ?




- Ce sera avec plaisir, Monsieur le Directeur. C'est à moi de démontrer que les détenteurs de pouvoirs ne valent rien sans leurs facultés surhumaines. Je demande donc un combat à mort.
- Tu ne demanderas rien du tout, Lexodus !! C'est moi qui décide, n'oublie pas ! Les combats à mort c'est seulement pour les occasions exceptionnelles ou pour les punitions exemplaires. Je ne tiens pas à perdre mes meilleurs pièces de collection. Adams, es-tu d'accord pour combattre Lexodus ?
- Ca me convient. Même sans mes pouvoirs je serai en mesure de le mettre au sol. Car mes tétons me montrent la voie. Et ils me disent que ses mamelles ne sont point aptes à remporter une telle rixe. C'est tout ce que j'ai à dire, mettons-nous en piste qu'on en finisse.

Lexodus retira entièrement sa cape. Ce gars était lui aussi impressionnant. Il semblait être le plus serein du monde. Et chose étrange, il semblait lui aussi dégager l'espèce de même aura que Cervantès, mais moins intensive. Je devais rester sur mes gardes. J'avançai au centre du cercle pour me retrouver en face de mon adversaire qui affichait un sourire paisible, ce qui était extrêmement agaçant. Lexodus avait un regard figé, complètement imobile dans le temps. Lorsque Cervantès cria  " Allez ! ",  je frémis sur place. Car tout le corps du prisonnier se mit à luir d'une lumière brumeuse sombre. J'étais tétanisé. C'était bien la même aura que dégageait le directeur. Je devais garder mon sang-froid et ne pas comettre d'imbécilités. Etre exclu du club signifiait faire une croix sur les privilèges, et donc je ne pourrais pas rejoindre Juza dans son district ou inversement. Lexodus gloussa.




- Keuf, keuf ! Je ressens ta peur, Goyah ! Tu ne sais pas à quoi tu as affaire, n'est-ce pas ? Ce que tu vois devant toi, c'est le " Saki ", une aura meurtrière qui a le don de terrifier son entourage. Mes ses propriétés peuvent évoluer suivant la maitrise d'une telle énergie. Car c'est de l'énergie corporelle dont nous parlons. Dans certaines cultures ou dans d'autres mangas on appelle ça le " chakra ", la " pression spirituelle ", le " cosmos ", le " mana " ect ... En apprenant à maitriser le " Saki ", nous devenons maitre de notre corps. Mais pour avoir accès à cette puissance enfouie en chacun de nous, il faut que certaines conditions soient réunies, hin hin ... Mais mettons-nous à combattre, maintenant !

Je ne me fis pas prier. Pas question de me laisser intimider par le Saki de Lexodus, d'autant plus qu'il était beaucoup moins puissant que celui de Cervantès. Je me ruai sur lui, pour lui asséner un Genkô (coup de poing), suivit d'un Zhoû (coup de coude) et enfin d'un Genkô Tenohira (coup de la paume de la main en plein visage). Mais rien n'y faisait. Mes coups ne faisaient absolument rien à Lexodus. Il ne broncha même pas, c'était comme si je frappais un armure d'acier trempé avec un brin d'herbe. Je n'y croyais même pas. Je tentais toutes sortes de techniques traditionnelles, mais le prisonnier resta de marbre. Il jubilait de savoir qu'il démontrait sa toute puissance sous les yeux de Cervantès.

- Continue autant que tu le veux ! Mon Saki ne cèdera pas ! Il est inébranlable !
- Inébranlable ... ha ha ... Eh bien je crois que je vais devoir briser l'interdit pour une fois. Par la Voie des Tétons, prépare-toi à recevoir des bobos !

Lexodus continuait de rire bêtement alors que ma dernière réplique avait semblé attiré l'attention de Cervantès. Il ne comptait pas attaquer, juste frimer et c'était ce qui allait causer sa perte. Je me mis alors à joindre les mains à me concentrer. Cette technique devait être utilisée en cas d'ultime recours car sa puissance était sans égale dans l'univers. Enfin, une fois que j'eus finis ma préparation mentale je passai à l'action et exécutai les mudras à la manière des ninjas de l'ancien temps, ceux qui parvenaient à se transformer en maman de l'ermite Rikûdo, ce qui était complètement absurde, mais très puissant.






- Je t'invoque Bahamut, brûle mon cosmos, kaméhaméha, kage bushin no jutsu, à l'attaque Carapuce, abracadabra, par la puissance du Haut Téton de Cuisine ... Je libère le Cinquième Sceau et j'ouvre la Porte de la Contemplation ... Première et Ultime Arcane Tétonesque des Mamelles Divines ... YAHAAA !!

Arcane Secrête : Teton Fire !!

Littéralement : " le Téton de Feu ". Certainement la technique la plus puissante que je connaissais. Longtemps elle avait été interdite car son potentiel de destruction n'avait aucune limite. Une légende disait qu'un maitre chinois était parvenu à détruire une planète en lui infligeant un " Teton Fire ". Ceux qui avaient entendu l'existence de cette technique n'hésitaient pas à dire qu'elle rivalisait avec les armes antiques. Avec une rapidité sans égale, mes mains se mirent à pincer les tétons de Lexodus qui se mit alors à grimacer. Puis je les tournais dans le sens des aiguilles d'une montre. Il se mit alors à suffoquer, et pour finir je tirai le tout vers moi tout en maintenant ce pincement insupportable. La technique durait très exactement deux secondes en tout, les trois mouvements confondus mais suffisait à vaincre n'importe quel être vivant. Lexodus se mit à baver de l'écume, et lorsque je relâchai l'étreinte, il s'effondra sur le sol, inanimé, plongé dans le coma. Cervantès traissaillait sur son trône. On pouvait lire sur son visage toute sa folie.




- Bouar Ar Ar Ar !! Je n'y crois pas ... Les légendes disent donc vrai ?! Le " Teton Fire " existe réellement ... BOUAR AR AR AR ! Voici un savoir-faire que je convoite ! Plus encore que le " Saki " que je maitrise désormais, plus encore qu'un fruit de démon de type logia, plus que tout l'or du monde. Celui qui maitrise cette arcane peut prétendre devenir le maitre du monde !! Adams !! Tôt ou tard je saurai aussi maitriser le " Teton Fire ", et ce jour-là le monde que vous connaissez tel quel en sera boulversé !! BOUAR AR AR AR !! Que le combat suivant commence ! Qui veut se frotter à Juza ?

Je regagnai ma place sans ajouter un mot. Ce n'était pas le moment de contre-dire le directeur, il était capable de tout dans de tels moments d'extase. Alors qu'on replaça Lexodus sur son trône le temps qu'il reprenne ses esprits, je m'installai confortablement. Je venais de prouver ma valeur aux yeux du directeur, à Juza de faire de même. Kamoniji ne cessa de me regarder bouche bée, visiblement surpris de voir devant ses yeux un practicien du " Teton Fire " encore en vie ...



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MessageSujet: Re: Enchaînés au Bagne (avec Juza) Mar 29 Juil - 16:39








“ Tequila Wolf ! „




T r o i s _ M i n u t e s !



La réunion secrète avait enfin débuté. Il s’avérait que ce club de l’ombre était encore plus effrayant et étrange que ce que Juza avait imaginé jusqu’ici. S’était simple, tout le monde au sein de cette pièce était la marionnette du terrible et effrayant directeur qui avait dans le creux de sa main la vie que chacun des taulards présent. Un tel pouvoir de domination était unique, du fait que sans doute le milieu carcéral était propice à ce genre d’abus de la part d’un représentant du gouvernement mondial. Kamoniji et Bakar avaient même été obligé de remercier le directeur suite à la remarque de ce dernier quant à leur rôle de parrain. Mais le plus étonnant allez venir. Bakar cet homme qui semblait si bon et si doux malgré son physique imposant et impressionnant avait un passé démoniaque. Il était à l’époque un prince d’un certains pays et il avait été en détention avec son père il y a jadis. Mais celui-ci n’avait pas hésité à tuer son propre père juste pour faire partit de ce club de l’ombre. Juza ne pu s’empêcher de lancer un regard en direction de Bakar. Celui-ci avait d’ailleurs sentit que Juza le regardait et lui avait retourné la pareille. Bakar affichait un sourire effrayant, il était comme métamorphosé au sein de cette réunion. Juza ne le reconnaissait plus, comme-ci une entité démoniaque s’était soudainement emparée de son corps en quelques instants.




Juza ne pu s’empêcher de baisser les yeux et de se redresser sur son petit trône. Juza venait de comprendre que le directeur n’était pas dominant que sur le plan physique. Il l’était aussi sur le plan mental. Il arrivait à dominer l’esprit des prisonniers sans aucun problème sans doute en profitant de leur faiblesse et du fait qu’il soit enfermé. Le directeur agissait de manière à ce qu’il représente un unique espoir d’une « meilleure vie » pour les prisonniers. Et bien évidemment tout homme s’accroche à tout espoir, même si cet espoir à l’apparence de la laideur et de l’hypocrisie. Le jeune révolutionnaire était encore plus effrayé par le directeur. Goyah et Juza avaient à faire là à un véritable manipulateur par la domination sur tous les plans. La leçon à retenir était simple : Ne faire confiance à aucun prisonnier et ne se lier d’amitié avec personne sous peine de le regretter par une trahison. La preuve parfaite et vivante était Bakar. Lui qui paraissait si sympathique au début. D’autant plus que le directeur avait de sérieuse vue sur Goyah et Juza et cela impliquait forcément que les autres détenues deviendraient jaloux de l’intérêt soudain du directeur qu’il apportait aux deux « nouveaux ». Ils n’étaient plus en sécurité, la seule chose qui les aiderait se résumé en un mot : « Privilège ». Oui seul le privilège octroyé par le directeur pourrait les aider à survivre ici.




Suite à cet échange, un majordome entra au cœur de la salle de la réunion avec un plateau sur lequel un énorme verre de rhum y avait été soigneusement déposé. D’une seule traite, en une seule gorgée, le directeur avait bu cul-sec le liquide sans broncher. On pouvait voir quelques goutes d’alcool dégouliner sur le coin de ses lèvres. Une fois cela fait d’un geste presque méprisable le directeur avait fit signe au majordome de quitter la pièce. Il était vraiment du genre mégalomane pas de doute et cela renforçait encore plus son côté « fou ». Le directeur s’en était pris ensuite au cas de Kamoniji le parrain de Goyah. On pouvait apprendre que ce dernier était un pirate kidnappeur d’enfant demandant des sommes astronomiques en échange. Et à chaque jour qu’il passait, il mutilait les corps des enfants comme d’un compte à rebours macabre et sanglant. Juza ravala sa salive et ne pensait pas que ce type pouvait avoir fait ce genre d’acte. Il était de la même trempe que ces pirates qui voyageaient jusqu’à Jaya. Et d’ailleurs le directeur demanda à ce dernier qu’il répète à deux reprises qu’il était un psychopathe. On réalité le comble dans tout cela c’est que tout le monde avait l’air plus ou moins dérangé sauf Goyah et Juza qui était saint d’esprit. Peut être pour pas longtemps, et si eux aussi ils devenaient aussi fou qu’eux ? L’enfermement pouvait parfois produire ce genre d’effet.




La réunion devenait de plus en plus glauque. Le directeur maintenant demanda à ce que l’un des convives répondant au nom de Grégoris lèche le sol jusqu’à la fin de la réunion sous prétexte qu’il ne voulait pas l’entendre pour ce soir et en contrepartie ce dernier aurait une gourde de rhum. Juza n’en revenait pas, ses poings se resserraient, sa mâchoire se crispait au point qu’on pouvait entendre ses dents grinçaient les unes contre les autres. Il ne comprenait pas comment est ce qu’un homme pouvait accepter ce genre d’humiliation. Malheureusement il ne pouvait rien faire, il devait se contenter de regarder, d’écouter et de ne pas bouger. On pouvait entendre le prisonnier déglutiné à la limite du vomissement, pourtant il léchait le sol avec une ferveur aveuglante. Et il était comme envahit d’une frénésie absurde, sa langue commençait à saigner tellement il léchait le sol avec passion et dévouement. Juza déposa le dos de sa main contre sa bouche de peur de vomir à son tour. Tout cela était réellement absurde et le rebelle de la révolution comprenait mieux pourquoi est ce qu’on surnommait ces réunions le « club de l’ombre ». Le directeur jouait sur deux facteurs : la peur et l’espoir. Il agissait en grand bourreau et de l’autre côté il était généreux en cas d’obéissance. Il est clair que même les animaux n’avaient pas ce genre de traitement. La vie carcérale était inhumaine.




Après cette longue introduction, le directeur venait enfin au vif du sujet en parlant des deux nouveaux « adhérant ». Comme-ci Juza et Goyah avaient eu le choix d’adhérer à toute cette saloperie. Le directeur venait souligner la valeur unique des deux hommes en mettant en avant leur arbre généalogique et leur pouvoir respectif comme-ci il s’agissait de deux trophées uniques pour lui dans sa collection. En faisant cela le directeur était parfaitement conscient que cela allait attiser la jalousie et la convoitise des autres et c’est ce qu’il recherchait justement. Il voulait que les réunions soit encore plus distrayante et plus chaotique. Il devait donc créer de la jalousie et de la tension entre les détenues tout cela pour son bon vouloir et pour son propre amusement. Tous les regards étaient maintenant dirigés vers Juza et Goyah. L’atmosphère s’était alourdit, certain d’entre eux se sentait même obligé de délivrer leur « saki » comme avertissement envers les deux nouveaux. Une haine venait de naître et les deux cibles à partir de ce moment étaient Goyah et Juza. Voyant que son plan de manipulation avait parfaitement marché, le directeur claqua des doigts en esquissant un large sourire, ce sourire si inquiétant qui le caractérisait tant. Il était l’heure pour les deux nouveaux membres du club privé de faire leur preuve au sein de cette fratrie et secte satanique.




A tour de rôle, Juza et Goyah devrait combattre au centre du cercle formait par les places. Ils devraient garder leur menotte en granit marin et montrer de quoi ils étaient capables sans leur pouvoir. Goyah avait été le premier à être désigné et appelé pour se rendre à l’intérieur du cercle. Le directeur n’avait pas désigné d’adversaire, il allait laisser le libre arbitre aux autres et sans tarder l’un d’eux avait pris de vitesse tous les autres. Il répondait au nom de Lexodus et son gabarit était assez impressionnant il fallait l’avouer. Ce dernier voulait démontrer que les détenteurs de pouvoirs ne valaient rien sans leurs facultés surhumaines, allant même jusqu’à demander un combat à mort. Les combats à mort étaient uniquement réservés aux punitions ou lors de réunions exceptionnelles. Le must du must quoi dans ce club de dégénéré. Le directeur fort heureusement recadra l’excès de zèle de Lexodus en le remettant à sa place avec autorité parce qu’il ne voulait pas perdre ses précieux joujoux. Goyah accepta le duel sans rechigner, montrant qu’il ne craignait personne. Il adoptait un comportement de vrai guerrier et en agissant de la sorte il prouvait sa détermination. Juza reconnaissait bien là son ami tétonique. Les tétons de Goyah ferait la différence dans ce match en un contre un. Juza devait d’ailleurs penser à une stratégie.




Bref le combat allait commencer. Juza se tenait crispé à son petit trône, il stressait pour son ami Goyah mais il avait confiance en ces capacités. Lexodus retira sa cape noire entièrement. Et sa carrure était encore plus impressionnante maintenant. Le plus étonnant était la mine qu’affichait son visage qui ne semblait exprimer aucune émotion hormis une étrange sensation de quiétude et de calme. Le directeur impatient donna le top départ en criant avec autorité « Allez ! ». Soudainement Lexodus libéra une aura puissante, lui aussi il avait la capacité de faire surgir son « saki », cette aura meurtrière qui était capable de figé son adversaire grâce à la peur. Toute personne était capable de réussir ce genre de chose, mais il fallait énormément d’entraînement et surtout avoir une maîtrise de sa rage et de sapeur irréprochable. Juza regardait attentivement de la manière dont s’y prenait Lexodus qui devenait encore plus impressionnant qu’il y a quelques secondes. Juza en avait même la chair de poule et il écoutait attentivement les paroles de Lexodus qui s’était lancé dans une petite leçon improvisée du Saki. Le directeur commençait à s’impatienter quant alors le combat débuta enfin par l’initiative de Goyah qui s’élança corps et âme en infligeant une série de coups divers qui n’avait eu strictement aucun effet sur Lexodus qui ne bougeait pas d’un poil.




Juza stressait de plus en plus, sa jambe qui bougeait toute seule pouvait en témoigner. Il pensait que Goyah n’allait pas s’en sortir. Il était presque même à deux doigts d’intervenir en faveur de son ami. Mais le directeur était là, ce type si effrayant…Le révolutionnaire ne voulait pas subir l’une des folles punitions de ce fourbe alors le jeune homme s’était retenue de toute intervention intempestif qui pourrait ruiner tous ses plans. Reprenant son calme il observait chaque seconde de ce duel sans en perdre une seule miette. Pour le moment les assauts de Goyah étaient vains face à ce colosse qui restait de marbre en narguant continuellement l’homme aux tétons par sa passivité. Même le directeur qui trônait semblait sérieusement s’ennuyer. Avec son index il frappait l’accoudoir de son trône à la limite de l’agacement. Juza craignait le pire. Lexodus continua de narguer Goyah en riant et en bavardant inutilement. Voilà maintenant qu’un miracle allait se produire. Goyah avait décidé de puiser dans son savoir ancestral et millénaire du « Téton Du Haut Mamelon De Planche A Pain ». Juza n’en revenait pas Goyah était en pleine préparation, une lumière semblait jaillir des tétons de Goyah, et à présent chaque prisonnier avaient les yeux rivés sur les mudras et mouvements du bouddha humain. La pression s’était comme accentué au cœur du cercle.




On pouvait même entendre certains prisonniers qui chuchotaient discrètement « Il va vraiment le faire !? ». Juza ne perdait pas une miette du spectacle et voilà que le coup final avait été enfin porté. Invoquant chaque pouvoir qui pouvait être recueillit dans l’univers par une prière solennel. Goyah exécuta le légendaire savoir perdu de l’arcane secret du « Téton Fire ». On dit que cette technique était tellement secrète et puissante que tous les millénaires un seul homme avait le droit de maîtriser cette arcane. Selon les légendes, même bouddha n’aurait pas maîtrisé cet arcane du fait qu’il n’était pas en mesure de porter le savoir du « Téton Du Haut Mamelon Des Pecs » à cause de sa pureté immaculé et de la rondeur excessif des statues qui le représentait au fil des époques. Oui car un téton embourbé dans un tas de graisse ne pouvait s’épanouir à l’exécution d’une technique aussi mystique et presque religieuse. Les seuls à avoir pu maîtrisé cette technique disait même qu’elle pouvait rivaliser avec les armes antiques. Juza n’en revenait pas il avait pu enfin voir cette légende à l’œuvre. S’était de toute beauté que de voir Goyah avec une rapidité sans égale, se jeter en avant, les mains se projeter tel des pinces exquises pour ensuite pincer les tétons de ce vantard de Lexodus qui se mit alors à grimacer. Il ne faisait plus le malin et son « Saki » s’effondra en un instant.




En deux secondes la technique avait été parfaitement exécuté et les prisonniers tous autant qu’ils étaient, Juza y comprit ne purent s’empêcher de laisser échapper un « OOOOHH » du fait de leur surprise et de leur émerveillement quant à l’exécution de cette technique magistrale. Lexodus se mit à baver de l'écume, et lorsque Goyah relâcha l'étreinte, il s'effondra sur le sol, inanimé, plongé dans le coma pour une durée indéterminé. Oui il avait provoquait ce qu’on appelait dans le jargon du téton un « CDI », un coma à durée indéterminée. Le directeur frémissait, non pire il jouissait littéralement depuis son trône en ayant vu à l’action cette technique légendaire. Personne ne s’y attendait et cette réunion prenait une tournure tétonesque. Le directeur voulait à tout prix détenir ce savoir exquis afin de conquérir le monde. Il était vraiment fou. Bref, ce fut au tour de Juza de se rendre dans le cercle. En passant le jeune révolutionnaire tapota l’épaule de Goyah discrètement pour le féliciter de sa prouesse. Une fois Juza au centre, le directeur demanda à l’assistance qui voulait bien le combattre. Et sans tarder plus longtemps, profitant de l’excitation du combat provoqué précédemment par l’ardeur de Goyah l’un de se leva immédiatement en enleva sa capuche tout en se rendant au centre également :



« Moi votre excellence ! Silver Fox à votre service pour l’éternité, l’infinie et l’au-delà. »



« Je comprends mieux maintenant pourquoi est ce que notre « Dieu » Cervantes-Sama vous privilégies à ce point. Si ton copain est le détenteur officiel du savoir millénaire du « Téton Fire Du Téton Du Haut Mamelon Des Pecs » alors toi aussi tu dois avoir ta petite spécificité n’est ce pas ? Prend garde jeune homme je ne serais pas aussi idiot que Lexodus ! »


L’adversaire de Juza était un pirate répondant au nom de Silver Fox avec une ancienne prime de 15 millions de Berry. Dans le groupe des vingt prisonniers, il était sans aucun doute celui qui était en quelque sorte le plus « lèche-cul » de tous. Mais proportionnellement il était celui qui avait le plus de privilège également du fait qu’il voyait le directeur comme un vrai « Dieu » qu’il adorait sincèrement. Encore un autre psychopathe. Un des kapos retira le corps de Lexodus inanimé pour le ramener à l’extérieur de la « Galion Des Montagnes » afin d’être ramené à sa cellule. Il ne recevrait aucun soin à cause de sa piètre performance. Telle était sa punition pour son échec. Puis, le directeur siégeant fièrement sur son trône s’écria alors d’une voix rauque « Allez ! ». Une fois que le top départ avait été donné, sans attendre Silver Fox se rua en direction de Juza pour exécuter une série de coup de poing. Juza avait été pris de vitesse et se contenta de se protéger de la même manière que les boxeurs pouvaient le faire en tenant leur garde. Le révolutionnaire était rué de coup, il avait été touché à de nombreuses reprises au niveau de l’estomac et de l’avant bras. Sa tête n’avait subit aucun dégât grâce à sa protection mais il n’allait pas tenir très longtemps puisque les coups de son adversaire gagnait en puissance et en vitesse à chaque assaut. Finalement Juza avait finit par faiblir et il s’était prit de plein fouet une dizaine de coups de poings lancé à grande vitesse au niveau du bas du visage principalement à la mâchoire et au menton puisque sa garde avait cédé. Il tomba lourdement au sol tandis que son adversaire pris la parole :


« Quoi et c’est tout ? Tu es vraiment lamentable…Et dire qu’une merde Hizamonesque comme toi descend de Sayuki le « Dieu Noir »…Mon cul oui ! Tu ne descendrais pas de « Oui-Oui » plutôt ? HAHAHA »



« Allez chante avec moi. Un, deux : « Oui vas-y, Oui-Oui !! Avec ton beau taxiiiii Pouet Pouet Pouet ! En avant Oui-Oui ! Oui-Ouiiiiii C'est toi qui conduis ! POM POM POM ! Oui vas-y, Oui-Oui ! HAHAHAHAHAHAHA !! Allez abandonne mauviette ! Je vois bien que tu n’en peux plus. »


Silver Fox avait agis avec la pire des méprises. Et il avait commis l’erreur suprême à ne pas commettre. Il avait osé comparer Juza à cette merde antique d’Hizamo, il avait osé mettre en doute la noblesse de sa lignée en la comparant à celle de cette baltringue de « Oui-Oui ». Juza avait atteint sa limite dans l’acceptation de la moquerie et de l’humiliation il se releva soudainement avec force et panache et il était entouré d’une aura mystérieuse qui s’était comme « éveillé » à l’instant. Comme-ci une énergie sommeillait en lui depuis sa naissance. Il était entouré d’un surpuissant « Saki ». Oui son aura meurtrière venait de surgir en un instant et à ce moment précis son regard devenait terrifiant. En l’espace de quelque seconde on pouvait revoir le regard effrayant de « Sayuki » renaître dans les yeux de Juza :




« TU VAS ME LE PAYER !!!!!! »



« ZAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA !!! »



« JE T’INVOQUE L’OREAL !!! DONNE-MOI LA FORCE ! OUI DONNE MOI LA FORCE COMME TU L’AS DONNE JADIS DANS LES TEMPS ANCIENS A SAMSON !!! »


Le niveau de « Saki » de Juza avait atteint son paroxysme en une fraction de seconde. Sa rage et sa colère étaient maintenant tellement élevées que son aura avait pris la forme d’une très longue et épaisse couche de cheveux qui avait pris la forme d’un visage effrayant censé représenté « L’Oréal parce que je le vaux bien ». Cette aura meurtrière était tellement palpable dans l’air que le directeur se leva soudainement de son trône en bavant tel un illuminé excité prêt à voir un autre miracle. L’aura meurtrière de Juza avait maintenant paralysé Silver Fox en lui infligeant al plus grosse peur de sa vie. Il ne bougeait plus et était effrayé de voir ce visage illusoire qui s’était matérialisé par la rage de Juza. La même rage qui jadis caractérisé tant la violence de Sayuki. S’était comme-ci pendant quelques secondes le « Dieu Noir » avait ressuscité en prenant possession du corps de Juza devant les yeux ébahis des autres prisonniers comme il l’avait été avec la prestation extraordinaire de Goyah. Maintenant que Juza avait fait jaillir son pouvoir secret lui aussi il allait passer à l’action. Une fois prêt il se jeta corps et âme sur Silver Fox pour lui asséner un surpuissant coup de poing. Toute sa rage, toute sa colère, toute sa hargne et toute sa force avait été concentré un seul point pour faire le maximum de dégât :




« UUUURRRRRRIAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA !!!! »



Le coup de poing surpuissant avait littéralement enfoncé la tête de Silver Fox dans le sol. Le carrelage avait explosé et les débris s’envolaient dans toute la pièce. Le directeur s’étaient mit à rire à perte d’haleine en applaudissant comme un fou. Il s’était même mordu la lèvre tellement son excitation était grande. Et malheureusement pour SIlver Fox cette rage presque inhumaine l’avait anéantit sur le coup. Il ne bougeait plus. La force et la résistance physique de Juza avait considérablement augmenté ces derniers mois grâce aux travaux effectué tous les jours dans le district 03. Et oui soulevé tous les jours des piliers s’avéraient être finalement un excellent entraînement pour renforcer et pour augmenter la puissance des muscles de ses bras. Peu à après ce fut ensuite le silence total dans la pièce. Même le directeur avait cessé de rire et d’applaudir en voyant qu’après coup, Silver Fox ne réagissait plus. Le directeur d’un geste de la main avait fait signe à un kapo d’aller voir ce qu’il en était. Le kapo entra dans le cercle en évitant de tomber dans le petit cratère qui avait été formé par le choc du coup tout en évitant les débris au sol. Il déposa l’index et le majeur contre la nuque de Silver Fox au niveau de la veine jugulaire. Il ne sentait plus son poul et cela signifiait qu’il était mort. Le kapo redressa légèrement le corps, mais il avait eu du mal puisque la tête avait été encastrée très durement dans le carrelage. En déplaçant le corps légèrement le kapo s’aperçut que la nuque avait été brisée par le choc au sol et par le coup de Juza. Il était donc mort. Le kapo se releva et regarda en direction du directeur pour lui faire un signe explicatif de la situation en passant sa main d’un geste vif au niveau de la gorge pour lui faire comprendre que Silver Fox était mort. Et sans attendre le directeur descendait de son trône, le regard animé d’une passion folle, animé d’une folie encore plus effrayante que la normal. Il avait rejoint le cercle et il s’écria alors avec une frénésie démoniaque et satanique :




« Je n’arrive pas à y croire…Est-ce que je viens de voir à l’instant l’art du cheveu du « L’Oréal du Manteau de Fourure » ? Seigneur….Je suis l’homme le plus heureux de l’univers….Mon rêve est à porté de main, là juste devant mes yeux…Je…Je…Vous ! BOUAAAAAAAAAAARRRRRRR !! C’est la première fois que je suis autant excité ! OUI LA PREMIERE FOIS !! Je suis bénis par les dieux, le destin me voue un culte j’en suis certains. Car c’est la première fois depuis des siècles que le savoir du « Téton Fire Du Téton Du Haut Mamelon Des Pecs » et le savoir du « L’Oréal Du Manteau De Fourrure Arizona » sont réunis dans une même vie et concentré dans un même endroit ! La prophétie de ma mère était donc vraie ! Lorsque les deux élus de ces deux savoirs perdus seront réunis j’obtiendrais le plus grand pouvoir de l’humanité ! ET CE JOUR EST ARRIVE !! BOU AR AR AR AR !! BOU AR AR AR AR !! ENFIN !! Je vais vous honorer ! Vous allez tous les deux me combattre à l’extérieur du « Galion Des Montagnes », je veux savourer votre savoir, je veux savourer les deux pièces les plus précieuses et les plus uniques de ma collection, je veux savourer toute la pleine mesure de mon EXISTENCE !! »



« KAPOS !! Ramenez les autres prisonniers dans leur cellule, la réunion est terminée pour eux. Et n’oubliez pas de donner à Gregoris sa récompense en rhum. Veuillez retirer les chaines d’Adams et de Zenzaburô. Je veux les combattre avec leur plus grand potentiel ! Fermer la zone sur cinq kilomètres. Nous allons faire joujou dans un plus grand bac à sable que dans ce tas de ferraille. Je ne veux être dérangé sous aucun prétexte. Prisonnier Adams, Prisonnier Zenzaburô, si vous réussissez à tenir ne serait-ce que trois minutes face à moi, j’accorderais à chacun de vous un souhait, n’importe lequel hormis la liberté bien sur BOU AR AR AR AR AR AR AR ! »


Dit-il en essuyant le sang qu’il avait sur sa lèvre avec un mouchoir qu’il avait soigneusement sortit de sa poche. Il avait atteint un tel niveau d’excitation qu’il s’était carrément enlevé un bout de chair de sa lèvre supérieur, d’où le fait qu’il saignait. Quelques goutes de sang s’étaient même imprégné sur son poing ce qui le rendait encore plus effrayant. La situation devenait de plus en plus folle et le directeur était encore plus effrayant, oui il avait une lueur démoniaque qui semblait surgir de son regard. On aurait dit qu’il était hypnotisé par Satan en personne. La mort de Silver Fox l’avait complètement fait rentrer en état de transe. Immédiatement les kapos qui eux aussi étaient effrayés, tremblotant plus que jamais avaient ramené Goyah et Juza en les poussant pressement vers la sortie pour revenir à l’extérieur quittant ainsi le « Galion Des montagnes ». Une fois dehors les kapos avaient retirés les chaines qui entravaient les mouvements mais surtout les pouvoirs de Goyah et de Juza. Pour la première fois depuis des mois, ils allaient pouvoir user de leur capacité pleinement. Ensuite les kapos ramèneraient les autres prisonniers dans leur district, leur unité et leur « box » respectif.




Le directeur à son tour sortait du « Galion Des Montagnes », tel un ogre assoiffé de sang qui sortirait de sa grotte. Il n’y avait plus personne maintenant. Ils étaient trois. Juza frémissait terriblement au point que ses jambes tremblaient. Il regardait le directeur avec effrayamment et stupéfaction. Cet homme n’était pas humain sans nul doute, il dégageait quelque chose qui semblait d’un autre monde, un véritable démon de la folie. Les bras croisés et le sourire carnassier du directeur invitait Goyah et Juza à commencer les hostilités. Mais Juza ne pouvait même pas bouger tant la frayeur qui s’était emparé de lui était grande. Le niveau de « Saki » de Cervantes l’avait figé sur place, rendant ainsi son corps complètement paralysé. Mais il devait bouger, il devait tenir au moins trois minutes. Il espérait que son ami tétonique pourrait faire quelque chose pour débloquer cette situation tétonesquement folle. Le directeur activa un chronomètre réglé sur trois minutes chrono. Oui trois petites minutes à tenir et les deux hommes pourraient demander ce qu’il voudrait. Allaient-ils réussir ? En tout cas une chose était sûr, au niveau actuel des deux hommes ils leur étaient impossible de battre le directeur même en pleine possession de leur moyen et même si ils étaient deux.
















Codage fait par Byby. Ne pas recopier. Merci !

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Goyah Adams Jr.
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MessageSujet: Re: Enchaînés au Bagne (avec Juza) Mer 30 Juil - 18:00






Evasion !
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La suite des évènements prit une tournure intéressante. En effet, le prisonnier qui se désigna pour affronter Juza en combat singulier était le dernier des fayots de Tequila Wolf. Certainement le détenu le plus lèche-couille et suce-semelles du directeur. Silver Fox vouait un véritable culte au directeur, au point de le qualifier de " Dieu ". La chose prenait des proportions plutôt démentielles. Juza se rendit à son tour au centre du cercle et c'était à mon tour de le soutenir, même si je n'avais pas le droit de crier les encouragements qu'il méritait. Lorsque l'affrontement avait débuté, mes doutes commencèrent à germer dans mon esprit. Le jeune révolutionnaire était principalement sur la défensive alors que les coups de son adversaire pleuvaient sur sa garde fragile. Cette dernière finit par céder, et le descendant du Dieu Noir se fit littéralement exploser la tronche. Ce qui eut au moins le mérite de le réveiller à défaut de l'avoir salement amoché. Enfin, l'esprit du nanto Arizona s'éveilla.

A l'instar du " Teton Fire ", Juza entra dans une transe. Ses cheveux semblaient donner l'illusion qu'ils formaient un espèce démon maléfique. Une aura aussi meurtrière que celle du directeur venait de se manifester. S'agissait-il du " Saki " ? Peu importait, car lorsque la voie de L'oréal s'éveilla, une nouvelle puissance resurgit du corps de mon camarade. Je le savais, il était devenu inébranlable. D'un unique coup de poing, il réduit au silence ce fanfaron de Silver Fox. Le carrelage du sol se brisa en entier, et la tête du prisonnier-fayot n'était plus qu'un tas informe de chair et d'os. La bagarre était terminé car Juza avait fait un gros bobo à son ennemi. De nouveau, le directeur démontra toute l'étendue de sa folie en se levant de son somptueux trône de fer et en descendant une à une les marches. Tel un fou furieux, il éclata de rire et expliqua que jamais il n'avait atteint un tel dégré d'excitation. Il était au comble de la folie. Tous les membres de la réunion tremblaient sur leurs fauteuils. Car dans ces moments-là, Cervantès était capable de tout. Et il prit alors une décision complètement dénuée de sens. Il souhaitait nous combattre moi et Juza. Mais pas seulement. Comme il nous voulait au top de nos capacités, il exigea qu'on ôte nos chaînes de granit marin pour que nous soyons au meilleur de notre forme. Une folie pure. La zone était bouclée sur cinq kilomètres aux alentours pour permettre aux trois combattants de jouir d'un espace gigantesque.

Immédiatement après cet ordre abracadabrant, nous descendîmes tous du Galion des Montagnes. Le problème était que je n'étais pas du tout prêt pour un tel affrontement. Certes Juza et moi bénéficions de nos pouvoirs, mais ce directeur ... Son aura chargée de " Saki " maléfique me terrorisait. C'était une puissance capable de nous briser en mille morceaux, fruits du démon ou pas. Alors il fallait en profiter. C'était de la folie peut-être. Mais il fallait tenter la chose. Tequila Wolf était une grande île, même si toute une partie était un bagne, l'autre était encore à l'état sauvage. Et le lieu de cette réunion nocturne avait justement lieu dans un endroit non grillagé et non maitrisé. Il était temps de réfléchir et de calculer tous les risques. C'était une aubaine. L'occasion était beaucoup trop belle car nos chances de nous voir retirer les chaines de granit marins étaient nulles pour l'avenir. Si nous devions fuir, c'était bien évidemment maintenant. Car grâce à nos pouvoirs nous pouvions forcer avec discrétion la mise en quarantaine de cinq kilomètres carré que le directeur venait d'imposer pour son jeu. J'avais pris ma décision. Le temps que toute l'assistance quitte l'immense véhicule, je glissai ses quelques mots à Juza :

- Dès que nous aurons tous les deux poignets et chevilles libres, nous partons. Prenons des directions différentes pour séparer les forces en présence. Nous aurons de bonne chances de trouver une cachette sur cette partie de l'île une fois débarrassés du cordon sanitaire que vient d'ordonner Cortès. Attention.

Nous étions tous dehors. J'examinai attentivement le terrain autour de nous. Et il était clairement avantageux car nous étions au sommet d'une colline aux versants très raides qui prenaient racine aux pieds d'une fortêt dense et immense. C'était l'idéal pour faire une glissage et fondre dans le paysage forestier. Ensuite il n'y avait plus qu'à parourir cinq kilomètres et briser la quarantaine. Et puis le directeur ne semblait se douter de rien. Il était trop confiant en son influence sur ses prisonniers. Mais ce qui l'aveuglait le plus était son excitation. Pris dans une sorte de délire, il piétinnait sur place en agitant les doigts. Il voulait en découdre de manière sérieuse. C'était un combat ou nous risquions de perdre la vie si le pauvre diable ne se retenait pas. Et pour courronner le tout, il faisait nuit noire. Idéal pour une cavale et chercher refuge parmi branchages et terriers. Toutes les conditions étaient réunies. Un kapo s'approcha de moi pour retirer mes chaînes. Lorsque leur étreinte se défit, un grand soulagement m'envahit. Il fallait que j'attende que Juza soit libre à son tour pour détaler. Lorsque le déclic retentit et que les menottes tombèrent au sol, le point de départ était lancé.

Immédiatement, je m'élançai droit vers le versant pentu de la colline, et me jetai dans le vide sans regarder derrière moi si Juza en faisait de même. J'étais désormais concentré sur la suite des évènements, sur ce que je comptais faire. J'entendis deux coups de feu retentir (certainement les kapos), puis un rugissement terrible.

- RAAAAAAAAH !!! Ne tirez pas, idiots !! Je les veux vivants !! Allez les chercher, vous !!!

C'est alors que trois prisonniers se mirent à me suivre. J'étais en train de glisser ou plutôt de rouler-bouler sur cette pente abrupte, non sans me prendre de violents coups sur tout le corps. Mes poursuivants faisaient de même, et leur seul souhait était de satisfaire l'ordre de leur maitre. Je me retournai alors subitement pour prendre pendant quelques secondes l'apparence du bouddha géant. D'un revers du bras droit, je balayai hors de mon chemin ces resquilleurs qui cherchaient à me ramener dans cette prison infâme. Quelques secondes plus tard, j'avais repris forme humaine, et j'entreprenais de m'enfoncer dans le labyrinthe forestier qui s'étendait à perte de vue. C'est alors que quelque chose me vint subitement à l'esprit. Le Galion des Montagnes !! J'avais complètement oublié cette maudite machine. Elle était capable de retrouver au moins l'un de nous si ce n'était pas les deux. En tout cas, jamais la sensation de liberté n'avait pris un tel sens dans ma vie. Je me sentais totalement invincible et prêt à affronter une nouvelle vie. Une fois la zone de quarantaine passée je n'avais plus qu'à retrouver Juza si tout se passait bien. Du moins c'est ce que j'espèrais. Car à peine avais-je pénétré la forêt qu'un terrible miaulement se fit entendre dans mon dos.


- MIAAAAAAAAAAAAAAAAAAAOWWWW !!

Le bus-chat qui avait emmené Juza jusqu'au galion avait emprunté la pente douce de la colline pour rejoindre la prairie qui bordait la forêt. Et à présent il me fonçait dessus à tout allure, prêt à me déchiqueter. Lui aussi venait probablement de recevoir les ordres de son maitre, et il était certainement de loin l'adversaire le plus redoutable des environs si on excluait Cervantès. Car même si ce fruit du démon paraissait être anodin, il pouvait se révéler être dangereux. Déjà, la taille du chat était devenue celle d'un grand bus. De plus, sa vitesse de déplacement équivalait aussi à celle d'un véhicule capable de parcourir une immense île en moins d'une heure. Combinez tout ceci avec son agilité de chat, sa rapidité, sa férocité, ses crocs, ses griffes et les trois paires de pattes qu'il avait obtenues également en mangeant le fruit, vous obteniez un véritable monstre. Je n'avais pas le temps de combattre, je poursuivais ma course dans les bois. Un fracas se fit entendre, le félin était en train de détruire la forêt sur son passage. Lancé en pleine vitesse, dans son sprint il déboisait tout ce que son imposant corps rencontrait. Et pire encore, il me rattrapait. L'affrontement était donc devenu inévitable. Je me retournai et pris mon apparence complète de daibutsu doré.


- Qu'il en soit ainsi, chat de gouttière.

C'est alors qu'un affrontement de titan venait de se produire. Tels des kaijus faits de caoutchouc dégueulasse, Bouddhaman et Turbocat combattaient. Je martelais le corps de l'animal qui s'agrippait à moi, me mordant jusqu'au sang et m'infligeant de profondes griffures. C'était comme si un humain affrontait un jaguar, mais à une échelle beaucoup plus importante. Rapidement, tout l'environnement fut complètement détruit. Le bus-chat me jettait au sol, me déchiquetant la gorge, je le prenai par la peau du cou et le lançait dans les airs. Mais aucun de nous ne faiblissait. Les assauts répétés de la bête qui prenait un malin plaisir à me charger à une vitesse de 50 km/h, portaient leurs fruits. Rapidement, j'étais pris d'étourdissements, en plus des multiples entailles et morsures qui recouvraient mon corps. Quant au chat, je lui avais cassé deux pattes sur six, fracturé la truffe, arraché ses moustaches, ouvert le front et tordu la queue. Mais la violence du combat ne déclinait pourtant pas. Aucun des deux ne voulait faillir. L'un désirant la liberté, et l'autre désirant ses croquettes kwiskas ainsi qu'une autorisation de ne plus subir les coups de fouets de son maitre. Deux idéaux radicalement opposés dans les tréfonds de leurs origines tels le marxisme et le capitalisme. Le libertisme et le kwiskassancoudefouetisme avaient trouvé leur terrain de guerre ici-même. Ici se manifestait l'incarnation même d'un débat politique qui ne faisait plus du tout écho au sein du peuple. Même au sein du kwiskassancoudefouetisme il y avait des divergences. Devait-on privilégier les croquettes ou la pâtée ? Le débat était lancé mais était sans fin. Certains mettaient en avant le côté croquant de la croquette, et d'autres mettaient en évidence le côté pâteux de la pâtée. Deux arguments aussi solide l'un que l'autre, mais officiellement, la question n'avait toujours pas été tranché.

Le combat ne semblait pas tourner en faveur de l'un ou de l'autre. Mais d'un coup, je perdis toutes mes forces. Et contre ma volonté, je me vis rétrécir jusqu'à retrouver ma forme humaine sans le décider par moi-même. Cette sensation. J'étais au sol, avec un des prisonniers de la réunion derrière moi. Il venait d'enchainer ma cheville avec les maillons de ce qui semblait être du granit marin. Pour ainsi dire, les mêmes chaines que je portais il y avait encore quelques minutes. Je gisais au sol, pris d'une fatigue intense et levai les yeux vers l'inconnu en question. Il portait la cape sombre du club de l'ombre ainsi qu'un masque.


- Quelle grossière erreur de t'être enfui. Sache que notre bien-aimé directeur te le fera payer cher, que tu sois son nouveau joujou ou non. Car l'essentiel est que tu restes en vie. Lui qui avait bien voulu t'accorder des privilèges en échange d'une obéissance ... Tu nous as sous-estimé en nous envoyant valdinguer dans les airs tout à l'heure en descendant de la colline. Sache que les membres du club sont les prisonniers les plus puissants du pénitencier. Et nous sommes sous les ordres directs de Cervantès. Jamais tu ne pourras t'enfuir de Tequila Wolf, Adams Goyah Junior. Il en va de même pour ton ami. Tu pensais avoir découvert l'enfer en venant ici ? Eh bien sache qu'à ton réveil ce sera bien pire. Car tu n'as rien vu.
- D'où ... tu sors ?
- J'en ai simplement profité pour entrer dans le bus-chat lors de votre combat. Je suis sorti au bon moment car le directeur m'avait confié tes chaines ... Maintenant bonne nuit. Tu vas regretter toute ton existence cette nuit pendant laquelle tu as essayé de t'enfuir. Mais n'oublie pas le nom de celui qui t'a rattrapé : Ogrin Von Richt.

Le prisonnier masqué, ou plutôt Ogrin Von Richt, leva une pierre, et l'abattit sur ma nuque. J'étais impuissant à cause du pouvoir du granit marin. Immédiatement, je tombai dans les pommes et j'étais une fois de plus à la merci des geôliers de Tequila Wolf. Le réveil allait être terrible.




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MessageSujet: Re: Enchaînés au Bagne (avec Juza) Jeu 31 Juil - 22:05








“ Tequila Wolf ! „




C h a o s !



Sur ce coup là Goyah avait été audacieux ou plutôt les deux hommes n’avaient pas eu le choix car dans un affrontement contre le directeur, lui-même déjà surexcité, il était certains que la mort était bien proche. Très rapidement en se rapprochant discrètement de Juza, Goyah adressa quelques mots furtifs et discrets au jeune rebelle de la révolution. Lui expliquant qu’une fois libre de tout mouvement il fallait fuir en prenant des directions différentes pour séparer les forces de surveillance et ainsi avoir une meilleur chance de fuir et de se cacher quelque part dans la zone non exploité de Tequila Wolf. Le plan était audacieux et très risqué mais il n’était pas plus dangereux que le fait d’affronter dans un duel le directeur. S’était de la pure folie, aucun homme présent sur cette île ne pouvait le vaincre. Goyah et Juza le savait pertinemment d’où cette fuite désespéré. Bref, une fois les chaînes en granit marin retiré, immédiatement le premier à avoir réagit quasi instantanément fut Goyah. Tout de suite après Juza avait suivit le mouvement en quittant des yeux le directeur qui n’en revenait pas. Il ne s’attendait pas à ce genre de situation, restant ainsi sur le cul sans bouger, lui qui pensait s’amuser bien tranquillement avec ses nouveaux « joujoux ». Sa déception n’allait pas tarder à surgir quand il verrait les dégâts de sa propre décision de délivrer les deux hommes de leur entrave.




Goyah s’était dirigé vers le versant de la colline et se jeta dans le vide sans aucune hésitation. Quant à Juza il avait tout simplement pris l’autre direction en entrant profondément dans le cœur de la forêt tandis que deux coups de feu avaient retentit juste après. Deux kapos avaient tenté de toucher les deux hommes avant qu’il ne soit trop loin, mais s’était déjà trop tard pour réagir. Ils avaient pris de vitesse l’ensemble de l’assistance y comprit le directeur. D’ailleurs ce dernier avait rappelez à l’ordre les deux kapos en leur expliquant qu’il les voulait vivant. Oui pas étonnant puisqu’il voyait Goyah et Juza comme des vraies œuvres d’arts humaines. Le directeur n’allait pas prendre de risque et laissa quatre prisonniers prendre en chasse Goyah et Juza. Trois d’entre eux avaient pris en chasse Goyah tandis que le quatrième s’était lancé à la poursuite de Juza en entrant à son tour dans le cœur de la forêt. Les autres avaient été ramenés à leur district respectif afin d’éviter toute tentative d’évasion. Les quatre que le directeur avait laissés sur le terrain étaient les quatre prisonniers les plus dévoués au directeur à l’image de Silver Fox. Ils adoraient littéralement celui qu’ils appelaient leur « Dieu ». Quelle folie…Ils auraient pu très bien aider Goyah et Juza à fuir pour ensuite s’évader tous ensemble de cet enfer.




Mais non ces idiots étaient beaucoup trop aveuglés par leur petit privilège au sein de la prison alors qu’ils pourraient avoir la liberté, le meilleur privilège au monde. Bref en évoluant dans ce terrain sinueux, les arbres ralentissaient grandement la course du révolutionnaire qui tentait tant bien que mal d’éviter les branches. A de nombreuses reprises il avait été fouetté par ces dernières, rendant ainsi cette course poursuite encore plus désagréable et éreintante. Puis peu à peu Juza pouvait entendre d’autres pas de bruissement qui venait de derrière. Il se retourna quelques secondes et avait aperçu un homme avec une cape et une capuche noire revêtu. Le révolutionnaire redressa sa tête vers l’avant et accéléra le pas en voyant que l’un des prisonniers du club de l’ombre le poursuivait ardemment. Finalement Juza déboucha dans une vaste clairière et il avait été finalement rattrapé par le prisonnier qui était d’une taille assez impressionnante. Le révolutionnaire décida de stopper sa course et de s’occuper du cas de cette vermine sinon il ne pourrait pas trouver un endroit ou il pourrait se cacher. Juza avait une chance unique de s’en sortir et il n’allait pas laissé passer cette chance inouïe. Il ne voulait pas retourner dans cet enfer. Les deux hommes se faisaient maintenant face et nul doute qu’un duel allait débuter. D’ailleurs le prisonnier allait agir de manière étrange. Celui-ci s’était mit à genoux, les deux mains reliés et fermés l’une contre l’autre et sur un ton solennel et religieux il s’écria alors avec fougue et passion :



« Je t’en supplie ! Rend toi et repentit toi de ton odieux pêché que tu viens de commettre à l’encontre de notre Dieu Cervantes…Si tu le fais là maintenant devant moi, je demanderais à ce qu’il soit plus clément avec toi. Allez, Confesse-toi ! »



«Va te faire foutre ! Cervantes est certes effrayant et très puissant mais il n’a rien d’un Dieu ! Je ne retournerais pas dans cet enfer, surement pas. Je me battrais jusqu’à mon dernier souffle ! »


La réponse de Juza avait été claire et limpide. Le révolutionnaire n’avait nullement l’attention de se rendre. Il ne voulait pas revivre des heures interminables dans ces ignobles box et dans ces districts sombre et lugubre. Il devait saisir cette chance car plus jamais quelque chose de semblable se produirait à l’avenir. Et Juza ne voulait pas imaginer le courroux qui se déverserait sur eux une fois que le directeur aurait mit la main sur les deux présumés évadés. Le prisonnier constatant l’agressivité de Juza n’avait pas perdu un instant. Celui-ci se releva soudainement en délivrant sa puissante charge de « Saki », cette fameuse aura meurtrière qui avait pour principale but d’intimider un ennemi par la rage et la colère brute. Juza commençait à se familiariser avec cette chose et il n’était plus aussi impressionné par ce petit tour de passe-passe. Restant sur ses gardes en position de combat le jeune révolutionnaire voyait maintenant son adversaire se dévêtir de sa cape et de sa capuche noire. De là, un véritable colosse impressionnant se dévoilait sous ses yeux. Il avait saisit les chaînes en granit marin qui entravait plus tôt Juza et enroula le tout au niveau de son bras. Il savait que Juza était de type logia et que le granit marin serait sa seule arme pour le toucher. Après avoir enroulé son énorme bras et poing du précieux métal il se lancerait à l’attaque :




« Tu l’auras voulu. Moi « Jesus Burger », je vais t’absoudre de tous tes pêchés et te donner en offrande à notre Dieu Cervantes ! »



« Va te faire soigner ! »


Le prisonnier répondait donc au nom de « Jesus Burger », il était l’un des plus fidèles prisonniers de Cervantes, il adorait littéralement ce dernier avec une ferveur religieuse intense comme-ci il Cervantes était un véritable dieu vivant sur terre. Pas de doute le directeur avait formaté le cerveau des membres du club de l’ombre pour son plus grand plaisir. Sa manipulation était effrayante au point qu’il avait fait passer à tous ses hommes un véritable lavage de cerveau à un tel point que les prisonniers n’avaient plus envie de quitter Tequila Wolf, mais de servir corps et âme Cervantes dans la plus grande humiliation et le plus grand asservissement. Le prisonnier avait tenté d’exécuté un « Lariat » surpuissant sur Juza qui lui avait évité in extrémis en s’abaissant rapidement. Le lariat était un type d’attaque consistant à courir pour frapper l'adversaire en écartant son bras sur le côté pour le fouetter. Une technique typique des catcheurs. Cet homme devait sans doute être un catcheur et son physique ne faisait que conforter cette idée dans la tête de Juza qui avait déjà examiné les mouvements de ce dernier en bon stratège qu’il était. Mais ce n’était pas terminé, à peine que Juza avait eu le temps d’esquivé et de s’abaissé que Jesus Burger en profiterait pour enchaîner avec une autre technique propre au catch qui n’était autre qu’un dévastateur « Atemi ».




Il s’agissait d’une lourde frappe à bout portant qui s’exécutait principalement sur la poitrine en utilisant les doigts de la main. Ce simple geste combiné à la force herculéenne de Jesus Burger avait lourdement écrasé Juza au sol qui s’encastra littéralement et profondément dans la terre. La nuit s’était maintenant complètement installée et au cœur de la forêt. Et au sein de cette clairière, l’éclaircissement de la lune n’était pas suffisant pour permettre à Juza de voir convenablement son adversaire. Heureusement pour lui que Jesus Burger était énorme en poids et en taille et donc assez imposant pour être remarqué ne serait-ce que par sa silhouette. Etant donné que l’attaque avait été lancée avec le bras entouré de la chaine en granit marin, Juza avait été très lourdement touché au niveau du torse. Mais ce n’était pas finit, profitant du fait que le révolutionnaire était cloué au sol, le prisonnier enchaina avec un autre coup. Il s’agissait d’un « Spear ». Cette technique de catch signifiant aussi « coup de la lance » nommé également Shoulder block takedown, est un plaquage frontal consistant à foncer vers l'adversaire tête baissée au niveau de l'abdomen pour infliger un choc violent obligeant l'adversaire à s'écrouler vers l'arrière au moment de l'impact. Et encore une fois Juza avait lourdement trinqué en s’enfonçant d’avantage dans le sol dans un petit cratère qui avait été  formé suite au choc.




Juza n’en pouvait plus, il s’était mi à cracher du sang. Il tentait de reprendre son souffle tant bien que mal tandis que l’immense Jesus Burger le regardait avec arrogance. Le rebelle ne devait pas abandonné, il ne voulait pas retourner dans cet enfer et subir en plus de ca l’une des punitions de ce psychopate de directeur. Juza allait agir encore une fois avec l’un de ses stratagèmes dont il en avait le secret. Tout en restant allongé, il souleva légèrement sa tête et de ses deux mains il saisirait les deux jambes de son adversaire pour lancer son fameux « Winter Sleep ». Technique qui consistait à enlacer sa victime pour le congeler entièrement afin de le mettre dans un état d'hibernation. Mais à son niveau actuel, il ne pouvait que congeler deux membres seulement. Et bien évidemment il avait congelé la totalité des deux jambes de Jesus Burger qui était maintenant paralysé et incapable de bouger. Hormis le tronc de son corps et ses deux bras. Puis d’un effort surhumain, le jeune révolutionnaire utilisa toutes ses forces pour sortir hors du mini-cratère et distancer de quelques mètres le prisonnier. Une fois assez loin, il tentait de rester debout, mais ses blessures étaient trop importantes et son corps menaçait de s’écrouler à tout moment. Mais pas le moment de faiblir, il déposa son genou gauche au sol et sa main gauche également et congela sa propre main et tout son avant bras afin de rester stable pour ne pas s’écrouler. Une fois bien sur ses appuies il lancerait le coup de grâce :



« Ice Punch !! »



Juza venait de déverser son « Ice Punch », technique consistant à envoyer un laser de glace avec son poing qui avait pour faculté de tout congeler sur son passage mais pas seulement il pouvait transpercer la cible. Le rayon de glace avait tout congelé tout autour sur un rayon de un mètre et le laser avait transpercé directement le cœur du prisonnier qui n’avait pas pu bouger à cause de la glace qui avait paralysé ses deux jambes. Jesus Burger était mort debout, seulement son tronc s’était écroulé de l’avant retenue par ses jambes congelé. Juza tenta de se relever tant bien que mal. Il était maintenant aux environs de 22H45, presque 23H. La lune s’élevait de plus en plus dans le ciel, saisissant ainsi de recouvrir de son éclat la clairière comme également l’annonce de la fin de ce combat court mais tellement intense et difficile pour Juza. Il était plongé dans le noir total à présent au milieu de la broussaille jusqu’à ce que le révolutionnaire entende des pas venant vers lui. Quoi ? Encore quelqu’un ? Un prisonnier ? Un kapo ? Ou peut être pire, le directeur en personne ? Juza tenait à peine debout et son sang s’écouler de manière abondante. Déposant une main sur sa blessure afin de stopper un début d’hémorragie au niveau de son abdomen le rebelle s’écria avec agressivité en direction des bruits de pas :


« Qui est là ? N’avance pas si tu ne veux pas finir comme ton copain qui a eu très bobo ! »



Les bruits de pas s’étaient soudainement arrêtés. Puis un petit rire inquiétant retentit dans la clairière. Finalement l’homme mystérieux avait repris sa marche pour se montrer au grand jour devant les yeux de Juza. Il s’agissait d’un jeune homme, approximativement du même âge que Juza. Il ne semblait ni être un prisonnier, ni même un kapo ou quoi que se soit d’autre. Mais qui était-il ? Juza ne l’avait jamais vu jusqu’à maintenant. Le jeune révolutionnaire restait tout de même sur ses gardes tant bien que mal en essayant de ne pas sombrer dans l’inconscience. Ses blessures lui affligeaient une douleur désagréable et intense. L’inconnu avait remarqué les sérieuses blessures de Juza et ne tarda pas à s’adresser à lui afin de ne pas perdre d’avantage de temps.


« Calme-toi Juzette ! Je ne suis pas ton ennemi, on est du même camp. Je suis moi aussi de la révolution et je suis venu pour toi. Le mouvement révolutionnaire à eu vent de ton escapade sur Logue Town avec ton ami… »



« Bref, on a pas le temps de papoter ici, les kapos ont resserrés la zone de surveillance et il ne vont pas tarder à atteindre cet endroit. D’autant plus que ton pote s’est fait attrapé il y a une heure de cela. Autrement dit il ne reste que toi à attraper et le directeur ne vas pas tarder non plus. Et puis tes blessures ont l’air sérieuse aussi. Allez suit moi je connais un endroit sûr ou on pourra se cacher. »


Juza ne savait pas quoi penser de ce type mais il n’avait pas vraiment le choix, il devait lui faire confiance. Le jeune révolutionnaire fut aussi très peiné d’apprendre que Goyah avait été attrapé. Pour lui donc la tentative d’évasion avait échoué. Resserrant les dents et les poings il contenait sa colère et sa rage. Il reviendrait pour Goyah coute que coute sans aucun doute. Juza se contenterait donc suivre cet inconnu tout en essayant de ne pas sombrer et de ne pas tomber. Chancelant de gauche à droite finalement l’autre jeune homme faisant partit également de la révolution porta sur son dos l’homme de glace en direction de la cachette au cœur de la forêt. Pendant ce temps à l’extérieur de la zone, les kapos bien évidemment n’avaient toujours pas retrouvé la trace de Juza et Jesus Burger avait été le seul à ne pas être revenu lui non plus. Quant aux trois autres prisonniers qui avaient pris en chasse Goyah, eux étaient saint et sauf et recevraient une récompense. Pour le moment le directeur était fou de rage lorsqu’il avait appris que Juza n’avait toujours pas été retrouvé. Sa colère semblait même faire frémir l’environnement tout autour de lui. Les kapos pouvaient à leur tour recevoir une punition exactement comme les prisonniers.




« RETROUVEZ LEEEEEEEEEEE !!! RETROUVEZ LEEEEEEEEEEEEEEEE !!! IMMEDIATEMENT !!! RETROUVEZ LEEEEEEEEEEEEEEEE !!!! RETROUVEZ LEEEEEEEEEEEEEEEE !!! RETROUVEZ LEEEEEEEEEEEEEEEE !!! RETROUVEZ LEEEEEEEEEEEEEEEE !!! »



« C’est comme ça Juza ? D’ACCORD ! A partir de maintenant fermez tous les districts, on stop les travaux du pont, plus aucun prisonnier de cette île ne doit être nourri jusqu’à nouvel ordre. Qu’ils ne sortent plus de leur cellule, si il y a des malades ne les soignaient plus. Plus aucun navire n’a le droit d’accéder à l’île, plus aucun navire n’a le droit de quitter l’île. A partir de maintenant je déclare que Tequila Wolf est en zone de quarantaine. Que tous les kapos bouclent immédiatement l’ensemble de l’île maintenant. Je vais partir personnellement à la recherche de cette vermine avec mon « Galion des montagnes » ! On va voir jusqu’ou tu peux aller Juza ! »


Le directeur avait comme qui dirait perdu la tête. Il avait tout simplement stoppé toute activité sur cette île juste à cause de Juza. Jamais il n’était allé aussi loin pour retrouver un évadé sur l’île. Il ne voulait pas qu’un autre cas « Grimm Lock » lui soit incombé. Et puis Juza était l’un de ses deux pièces de collection extrêmement rare qu’il ne voulait perdre sous aucun prétexte. Immédiatement le Directeur monta à bord de son « Galion Des Montagnes » pour partir à la recherche de Juza dans le périmètre. Pendant ce temps là de son côté le jeune révolutionnaire avait été emmené dans un lieu sur et caché au côté du mystérieux inconnu révolutionnaire lui aussi. Un début de chaos s’annonçait à l’horizon. A suivre…















Codage fait par Byby. Ne pas recopier. Merci !

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Goyah Adams Jr.
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MessageSujet: Re: Enchaînés au Bagne (avec Juza) Sam 2 Aoû - 14:41




District 00
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Un coup de tonnerre. Deux coups de tonnerre. Le troisième me réveilla. Un cauchemar ? Non, encore cette réalité effrayante. Je tentai de bouger, mais cétait impossible. J'avais le corps tout entier enchainé à une table d'acier. Je tentai de me remémorer les épisodes précédents. Oui, j'y étais. L'évasion foireuse. Comme un bleu, je m'étais fait serré par un de ces fichus prisonniers du club de l'ombre. Ce bon vieux Cervantès n'avait même pas eu besoin de monter à bord de son Galion des Montagnes pour me mettre la main dessus. Même son fichu chat avait tenté de me rattraper dans ma désastreuse entreprise. Et Juza ? Avait-il réussi ? Aucun moyen de le savoir pour l'instant. Et impossible de savoir également où j'avais posé les pieds, car la pièce dans laquelle j'étais enchainé était dans le noir complet. Visiblement, on avait encore soigné mes blessures. Cervantès tenait toujours à moi. Mais ce bruit de tonnerre grondait encore dans ma tête. Ca venait du sol, des murs et du plafond à la fois. Et il était toujours impossible de me défaire de ces liens de granit marin. Un fracas retentit, et la lumière fut.

Quelqu'un entra dans la pièce, équipé d'une torche de feu, illuminant ainsi l'endroit où je me trouvais. J'étais bel et bien sur une table d'acier, situé dans une cellule de pierre, sans fenêtre, juste avec une épaisse porte de bois. C'était un kapo qui venait de pénétrer dans cette sinistre geôle humide, et une fois qu'il fut à mes côtés, une seconde personne entre à son tour. Je reconnus alors immédiatement cet homme masqué qui m'avait repris ma liberté après mon escapade : Ogrin Von Richt.




- Cela fait plus de 24 heures que tu te reposais, Adams. Inutile que l'on refasse les présentations, tu sais qui je suis désormais. Comme je te l'ai promis, je t'ai emmené dans un lieu bien pire que le district 06 et de tout ce que tu as vu jusqu'à présent. Sache que tu vas être muni d'une ceinture faite d'un alliage de granit-marin et d'acier trempé. Et grâce à un mécanisme ingénieux, il sera impossible de la retirer à moins d'en utiliser la clé qui sera en possession du directeur lui-même. Ta tentative d'évasion lors de la dernière réunion du directeur a coûté cher à tout le pénitencier. Tous les kapos ont été puni pour leur échec, les prisonniers sont privés de nourriture jusqu'à nouvel ordre. Les soins sont également suspendu. Du moins jusqu'à ce que Zenzaburô se rende ou soit retrouvé.
- Alors il a réussi ?
- Imbécile ! N'oublie pas où tu es ! Tequila Wolf, le bagne dont on ne peut s'échapper ! Tous les accès à la mer sont étroitement surveillés, et crois-moi, Cervantès a les moyens de tout contrôler. Et tu oublies également le Galion des Montagnes. A l'heure où nous parlons, cette antique machine sillonne toute l'île pour mettre la main sur ce pauvre prisonnier. Mais passons. Tu devrais davantage te préocuper de ton sort plutôt de celui de ton camarade. Mais chaque chose en son temps. A présent suis-moi.

Les kapos me détachèrent après m'avoir effetivement fait enfilé cette saleté de ceinture. Bien trop serrée, il m'était impossible de la retirer. Et plus j'insistais, plus je perdais mes forces. Lorsque je sortis de ma cellule, je me retrouvai dans un spèce de boyau de roc, un tunnel sombre où seules quelques torches assuraient un faible éclairage. L'endroit était un mystère. Puis nous arrivâmes devant une grande porte de pierre que les kapos ouvrirent pour nous faire passer. Von Richt glissa quelques mots à l'un d'eux et entra à son tour. Les portes se refermèrent derrière nous, nous n'étions plus que deux. Les kapos eux, étaient resté dans le tunnel.

- Ils ne viennent pas, eux ?
- Non, car ce n'est par leur place. Continuons, veux-tu ?

Il n'y avait ni lampes torches, ni lumière du jour. Seuls quelques roches phosforescentes diffusaient une lumière bleutée suffisant à peine à discerner les couleurs. Et à première vue nous étions sous terre. J'appercevais par delà les murs de rocs, et les étroits passages, d'autres galeries, ponts et chemins de fers par delà cet espace minéral. Tout avait été méticuleusement creusé, et de nombreux outils rouillés et autres machines abandonnées jonchaient le sol ça et là.




- Il s'agit d'une mine abandonnée, pas vrai ?
- C'est exact. Une mine qui faisait le prestige de Tequila Wolf autrefois. En grande partie grâce à son charbon. Mais les ressoucres ont vite été épuisées après 500 ans d'exploitation intensive. Maintenant c'est ce que nous appelons le District 00. Ici, il n'y a pas de travail, il n'y a rien. Chaque jour est un combat pour la survie. Il n'y a qu'une centaine de prisonniers ici, et il s'agit des fortes-têtes. Certains ont été jugés trop violents pour travailler là-haut, d'autres sont les anciens membres du club de l'ombre. Sache que le site est immense, et qu'il s'étale sous toute l'île. Mais il n'ya aucune issue, car la cavité dans laquelle nous nous trouvons se trouve sous le niveau de la mer. En fait il n'y a qu'une entrée et sortie possible. C'est le tunnel par lequel nous sommes arrivés. Il relie la surface et la mine. C'est pour cela que les prisonniers ne cherhent même pas à creuser le plafond pour s'échapper.
- Ils risqueraient de faire innonder toute la mine.
- Absolument. Et puis même s'ils le voulaient, ils ne pourraient pas. Ici, il n'y a pas de lumière. Comme je te l'ai dit, chacun se bat pour sa propre survie. Le seul moyen de manger est de chasser du rat ou trouver des racines. Et certains groupes de prisonniers se forment pour chasser les autres et les manger. C'est pour cela que l'idéal est de trouver une bonne cachette et de n'y sortir que rarement. Tu n'as pas idée de l'immensité de la mine.

Nous avançâmes encore quelque peu pour finalement déboucher dans une espèce de dépôt où des quantités de matériaux pour creuser étaient entreposés. Ces gros tas de rouilles évoquaient une apparence quelque peu monstrueuse. Il y avait une dizaine de galeries qui se présentaient face à nous, qui conduisaient probablement aux quatre coins de cette immense mine. Von Richt abaissa sa capuche et s'approcha des différents conduits pour humer l'air. Une fois que cet étrange rituel fut executé, il se retourna et déclara :

- C'est ici que nos routes se séparent. Je vais rejoindre mon abri, et tu ferais mieux de t'en trouver un. Car les prisonniers anthropophages ne sont pas le danger principal dans le district 00. Ce sera la faim et la soif qui t'épuiseront, se sera le manque de sommeil, se sera la solitude, la peur, le manque de lumière ainsi que les monstres qui peuplent les tréfonds de la mine, et qui de temps à autres remontent pour se repaître de chair humaine ... Tu croyais avoir vu l'enfer au district 06 ? J'espère que tu comprends à quel point tu es dans l'erreur.
- Pourquoi ne pas me tuer immédiatement, Von Richt ? Pourquoi ne pas te débarasser de moi ? Il se pourrait bien qu'à notre prochaine rencontre nous soyons ennemis. Il est possible que je te tue de mes propres mains.
- Tu es un specimen très intéressant à étudier. Tu as eu l'audace de tenter de fuir sous les yeux de notre directeur. Même si je suis forcé de lui obéir et que je lui dois tout, je n'en suis pas moins lucide contrairement aux autres prisonniers du club de l'ombre. Sais-tu pourquoi je porte ce masque ?
- J'avoue que ça m'intrigue.
- Je suis le seul à être un privilégié de Cervantès dans le district 00. Il est donc fréquent que je fasse des va-et-vient entre mon abri et la sortie. Et au cas où on me repère, je ne veux pas que les autres prisonniers me reconnaissent. Je deviendrais alors l'ennemi public numéro un. On me fait parvenir énormément de provisions jusqu'à ma cachette. Ce sont les avantages des membres du club. Mais ce n'est pas la seule raison, Adams. Depuis mon arrivée ici j'ai directement été intégré au district 00 car c'est celui qui me correspond le mieux. Je suis ce qu'on appelle un " Enfant de la Lune ". Ma maladie fait de moi un homme allegique à la lumière du soleil. J'étais donc un travailleur inutile. Mais de part ma renommée dans les blues, le directeur a tenu à m'intégrer dans son club immédiatement. Ainsi j'ai échappé à la mort et j'ai pu intégrer cet environnement sans lumière. Je lui dois la vie. Et je ferai tout le défendre et exécuter ses ordres.
- Mais qui es-tu exactement ?




- Hm hm, je te l'ai dit. Ogrin Von Richt. Etonnant que tu n'aies pas entendu parler de moi. A South Blue, je suis une véritable vedette. On me surnomme " l'Alchimiste " et ma tête a été mise à prix pour 10 000 000 de Berrys. Tout ça pour avoir mis la main sur cette maudite formule ... J'ai découvert l'équation permettant la transformation du plomb en or. Je ne suis pas un grand guerrier ... Mais cette prime est parvenue à m'attirer l'hostilité des chasseurs de prime de cette région du globe sans pour autant médiatiser ma trouvaille qui ne devait en aucun cas se trouver entre de mauvaises mains.
- C'est compéhensible. Je suppose que nous nous reverrons, Von Richt. Et ce n'est pas parce que tu n'es pas un fanatique ou un ancien scientifique lambda et non un criminel que j'aurais pitié de toi. Un fois dans cette mine, si je recroise ta route je te tuerai de mes propres mains. Je n'ai oublié que c'est à cause de toi que j'ai été enfermé ici. Je ne te remercie pas, tête de naze.
- Tsss ! Nous verrons bien, pirate. Essaie de survivre les trois premiers jours pour commencer.

Cet homme était radicalement différent de ses semblables du club de l'ombre. Même sous son aspect d'intello candide et victimisé, il paraissait étrangement charismatique et puissant. Je ne l'avais pas cru quand il avait déclaré ne pas être guerrier. Après tout il avait résisté d'une manière incroyable à un coup de poing géant, et était parvenu à s'infiltrer dans le corps du bus-chat avec une discrétion sans pareille. Non, ce type était très fort. Je retrouvais alors seul dans cette partie de la mine, à la merci de n'importe qui. Et autant dire que j'étais inquiet pour la suite. La mine était immense, quasiment de la même surperficie que Tequila Wolf, un vrai labyrinthe. Et il fallait trouver sa nourriture, son eau, un abri, tenter d'échapper aux escouades de prisonniers cannibales et aux monstres des profondeurs. Alors sans plus attendre, j'entrai dans un des tunnels et suivai son cours jusqu'à sa sortie. Il débouchait sur une sorte de grande fosse dont les paroies avaient été aménagées en grands escaliers de colimaçon. Ces esacaliers permettaient d'accéder à d'autres galeries, à de grandes salles adjacentes ou à de simples tunnels inachevés. Je parcourai ainsi cette immense mine ténèbreuse pendant près d'une heure en passant par un chemin de fer abandonné, une immense grotte de stalagtites, une cavité dans laquelle se trouvait un gouffre sans fond ect ... A croire qu'il n'y avait pas âme qui vive. Mais j'ignorais encore que depuis près de dix minutes, j'étais suivi par une créature étrange.




- Momph !

Mais je poursuivis quand même. L'idée de passer le restant de ma vie dans cette mine me lessivait le coeur. A cette seule pensée, je frémis. Impossible de faire demi-tour, j'étais déjà perdu. L'espoir s'envolait. Juza allait-il sincèrement revenir me chercher ? Par quel moyen allait-il savoir que j'étais ici ? Kamoniji me l'avait bien dit, ce district n'était connu que du directeur et de quelques kapos. Et puis quand bien même il l'apprendrait, se risquerait-il à s'aventurer dans un pareil dédale ? Je me retenais de ne pas verser de larmes. Après tout j'étais condamné à Tequila Wolf. Ma ceinture qui m'enserrait m'empêchait d'utiliser mes pouvoirs. Le mécanisme était ingénieux car cette entrave s'adaptait parfaitement à ma slilhouette. Même si je maigrissais, elle suivrait le contour de ma taille quoi qu'il advienne. Je saisis une pierre au sol et tentai de la casser en frappant de toutes mes forces. Rien à faire, même pas une éraflure. Aucune roche ne pouvait venir à bout d'une telle matière. Et ce n'était même pas la peine de songer aux divers outils que l'on trouvait ça et là dans la mine. Ils étaient tous rouillés et hors d'usage. Von Richt avait raison. Cette endroit était le pire de Tequila Wolf. Soudainement, une odeur de moisi embauma l'air. Je me retournais immédiatement et fis face à un véritable monstre.




Il faisait facilement deux têtes de plus que moi. Son corps était recouvert de poils blancs ainsi que deux chaines qui s'enlaçaient. Sa tête était en réalité une sorte de bec, et on ne distinguais pas les yeux de la bestiole, probablement dissimulés dans son pelage dense. Malgré cette apparence très absurde, le monstre dégageait aussi une once de Saki. Très peu, mais juste assez pour impressionner quiconque. C'était certainement un de ces monstres dont m'avait parlé Von Richt. Il n'était pas question que je me fasse tuer par un tel animal dès mes premiers pas dans cet enfer souterrain. La bête se précipita sur moi sans émettre un seul sol. J'avais l'impression d'être face à un espèce de yéti à visage de toucan pour ainsi dire. Le monstre exécuta des mouvements hasardeux avec ses bras. Ils étaient facile à esquiver. Ma contre-attaque ne se fit pas attendre, avec un habile croche-pattes je le mis au sol, et avec l'aide d'une grosse pierre, je l'assommai avant de lui réduire la tête en bouillie. J'avais déjà mon repas. Finalement ce espèce de singe-oiseau était beaucoup moins impressionnant qu'il n'en avait l'air ... A moins que j'avais progressé ? Impossible de le savoir. Un petite sonnerie se fit entendre. En cherchant dans ses poils, je mis la main sur un petit escargophone. Je décidai de décrocher prudemment.

- Allô ?
- Tink, j'attends ton rapport. Tu en es où de ta traque ? Elle est capturée ? Faudrait te dépêcher parce qu'on a faim nous et les autres.
- Qui est à l'appareil ?
- Tu te fous de moi ou quoi ? C'est Veltel ! Dépêche-toi de te répondre avant que je vienne pour te tirer les oreilles à ma façon ... On crève de faim alors grouille-toi !
- Il semblerait que ce soit moi qui vais dîner ce soir. Tink, c'est cet espèce de primate à tronche de bec que j'ai tué à mains nues ?
- Qu ... Hin hin, voilà enfin un challenge digne de nous. Je crois que nous ne nous sommes pas présentés. Je suis Veltel, le chef des blackgoris. Je suis certain que tu as entendu parler des blugoris d'Impel Down, proie. Eh bien nous, nous sommes les blackgoris, une espèce très proche. Certes nous ne sommes pas aussi forts que nos cousins, mais nous en revanche nous sommes beaucoup plus intelligents. Nous apprenons beaucoup plus vite que n'importe quelle espèce animale et nous pouvons nous adapter à n'importe quel environnement. Ce qui explique pourquoi je te parle à cet instant précis avec un escargophone.
- Tu es en train de me dire que tu es une de ces saletés à poils longs ?
- Exactement. " Blackgori " vient de " Black Gorillas ", qui fait référence à notre surnom  " Gorille des Tréfonds ". Notre espèce vit essentiellement sous terre dans des cavernes. Les prisonniers qui travaillaient dans cette mine ont regretté amèrement d'avoir découvert notre nid. Nous les avons massacrés avec les propres armes de leurs geôliers après les avoir observés et étudiés pendant trois ans. Enfin, quand je dis " on " je parle de nos ancêtres. Il nous ont légués leur savoir et depuis nous sommes de nouveau maitres de notre territoire. Il y a bien encore quelques cafards qui se terrent et parviennent à survivre mais ... De temps à temps on s'autorise à manger de la chair humaine. Ca nous change des insectes et des champignons.
- Très intéressant, mais moi j'ai autre chose à faire. Je vais raccrocher et te saluer.
- Profites-en bien, proie. Nous nous mettons en chasse dès maintenant pour te rattraper et te faire couiner. Nous allons venger la mort de notre frère. Sois sur tes ga...

Trop tard. J'avais raccroché le combiné. Immédiatement je me mis à dépecer celui qui s'était proclamé mon " prédateur ". Après lui avoir enlevé la peau, je passai au découpage de la viande. Il ne me restait plus qu'à faire un peu de feu pour cuire tout ça. C'était une véritable épreuve de survie, et jamais je n'avais eu autant de mal pour faire un feu. Je ne me souciai guère de l'appel de ce dénommé Veltel, mais j'aurais dû. Car quelque part dans les sous-sols encore inexplorés de la mine abandonné du District 00 de Tequila Wolf, la meute des blackgoris se préparaient pour la chasse. Pour me chasser moi.




- Rassemblez toute la horde, nous partons ...




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MessageSujet: Re: Enchaînés au Bagne (avec Juza) Dim 10 Aoû - 22:27








“ Tequila Wolf ! „




O p é r a t i o n _ S a u v e t a g e _ G o y a h !



Les événements s’étaient tellement enchaîné que la nuit avait finit par passer en laissant maintenant place à l’aube. Le petit matin avait été rude pour les kapos qui n’avait pas encore retrouvé Juza le seul présumé « évadée ». Le mot évadé était encore un trop grand mot puisque ce dernier n’avait pas pu quitter l’île de Tequila Wolf. Un véritable blocus avait été ordonné de la part du directeur qui avait interdit tout accès à l’île ainsi que tout départ de l’île qui était maintenant sous quarantaine juste à cause de Juza. Le directeur ne jouait plus tout d’un coup, il ne voulait pas voir sa réputation ternis et surtout il ne voulait pas voir l’une de ses pièces de collections quitter le bercail. Malheureusement Goyah n’avait pas pu réchapper à ses poursuivants et avaient été rattrapé pour être déporté dans le district secret « 00 ». Juza ne le savait pas encore. Il avait suivit ce mystérieux révolutionnaire qui était là apparemment pour l’aider à s’évader saint et sauf de ce trou à rat. Sans doute une directive du mouvement révolutionnaire venant d’en haut. Les cadres de la révolution avaient sûrement du voir dans la presse et les journaux les dégâts causés par Juza, Goyah et Grimm Lock sur Logue Town durant le festival annuel de l’anniversaire de la mort de Gold Roger. Le directeur de son côté devait faire face à un problème technique qui l’avait rendu encore plus en colère. Sa prestigieuse et précieuse machine venait de tomber en panne. Ou plutôt quelqu’un s’était amusé à saboter d’une manière ou d’une autre cette machine redoutable : le « Galion Des Montagnes ».


« C’EST PAS VRAIIIIII !!!! MAIS QU’EST-CE QUI SE PASSE ??? C’EST UN COMPLOT C’EST CA ? ALLEZ AVANCE SALOPERIE !!!! »



« RAAAAAAAAAAH !!! MON PRECIEUUUUUX !!!! CA NE MARCHE PLUS !!!! NOOOOOON !!! »


On pouvait constater que le directeur avait mis les gaz en marche maximal de leur capacité afin de faire avancer tout ce tas de ferraille, mais rien à y faire. La machine faisait des vas et viens répétitif sans jamais aller de l’avant, comme bloqué par quelque chose. Quelqu’un avait fait en sorte de paralyser la machine pour qu’elle ne puisse plus fonctionner au niveau des fonctions motrices. Celui qui avait du saboter la machine devait être un allié de Juza et de Goyah. Sans doute le révolutionnaire en question qui était venue guider Juza dans la forêt ? Impossible de le savoir dans l’immédiat. En tout cas s’était une bonne chose, le directeur ne pouvait pas partir à la recherche de Juza mais par contre sa colère montait jusqu’à atteindre son paroxysme, il était maintenant mentalement instable, encore plus que la normal sans aucun doute. Bref, du côté du jeune rebelle de la révolution, ce dernier avait été emmené dans un lieu sur, un lieu qu’aucun kapo n’avait trouvé jusqu’à maintenant sur Tewuila Wolf. L’île était tellement immense qu’il était quelque peu facile de s’y trouver une cachette le temps de mettre au moins un plan en action. Juza se trouvait au sol, il s’était endormit tout le reste de la nuit jusqu’à ce matin. Il se réveilla en un sursaut, constatant que ses blessures avaient été parfaitement soignées. Tout de suite après s’être relevé avec une certaine difficulté, Juza aperçu celui qui l’avait sauvé de ce sale pétrin. Ce dernier ne manqua pas de saluer le jeune homme dès son réveil :


« Ah Juzette ! Te voilà déjà réveillé. Ta capacité de régénération est plutôt surprenante. »



« Je n’ai pas eu le temps de me présenter hier soir. Je suis Toze Roy, un révolutionnaire qui a été chargé de te tirer d’affaire. Ma mission vient d’en haut si tu veux tout savoir. Il semblerait que les cadres du mouvement de notre chère révolution s’intéressent à ton potentiel. Non seulement tes capacités seront utiles au mouvement, mais ta lignée aussi est intrigante. Comment je sais tout ça ? Et bien sache que le mouvement révolutionnaire dispose d’un large réseau d’information. On a des infiltrés un peu partout. Bon dans l’immédiat on s’en fou de tout ça ! Et puis je ne suis pas venu seul, j’attends notre camarde révo qui est partit hier soir sur le terrain pour saboter le petit joujou du directeur et on se casse d’ici illico-presto ! »


Le révolutionnaire qui était venue en aide à Juza semblait confiant et sur de lui-même et on pouvait dire qu’il savait tout un tas de chose sur Juza alors que les deux ne s’étaient jamais rencontré auparavant. S’était dire à quel point le mouvement révolutionnaire était organisé et très bien structuré. Et puis ce gars, il était sûrement une sorte de haut gradé lui aussi au sein du mouvement révolutionnaire. Il avait un tel sang froid et une telle aisance en ce moment critique que tout paraissait être facile pour lui. Comme-ci s’enfuir de Tequila Wolf serait une mince affaire selon ses dires. Mais quelque chose gênait Juza, il ne voulait absolument pas partir sans Goyah. Son ami ne pouvait pas rester ici seul indéfiniment. Juza était formellement déterminé à tirer d’affaire son ami tétonique. Auquel cas il ne partirait pas d’ici. Quelques minutes après, l’autre camarade de la révolution avait enfin pointé le bout de son nez. Apparemment il avait été sur le terrain la nuit passé avec pour unique but de saboter le « Galion Des Montagnes », l’un des véritables dangers pour une fuite efficace. Celui qui avait donc réussit ce coup de maître n’était autre que cet homme. Grâce à lui, un souci majeur en moins pouvait être soustrait de l’équation de cette évasion qui n’avait que trop duré. Il semblait également très fier de son coup de sabotage.


« SHASHASHAHSHASHASHA !! »



« Si vous pouviez voir la gueule du directeur, on aurait dit qu’il était prit d’une diarrhée aigüe ! Il est fou de rage le dirlo ! Sa machine est en ruine à présent j’ai retiré l’un des batteries de la machine, sans elle, aucune autre batterie ne peut fonctionner et pour remplacer ce genre de pièce il faut au moins se rendre dans le « Shin Sekaï » ou a défaut sur la première partie de Grand Line ! On peut donc se tirer d’ici bien tranquillement. »


L’autre révolutionnaire qui s’approchait se dandiner dans tous les sens, il exultait littéralement. Son corps était très étrange, il avait l’air « mou », semblable à une éponge ou quelque chose dans le genre du « chewing-gum ». Ce dernier lorsque celui-ci se rapprocha d’avantage, Juza pu constaté que cet homme n’était autre qu’un membre de la race des « Hommes-Poissons ». Un homme-poisson de type « mollusque » sans doute. Le révolutionnaire n’était pas étonné de voir un homme-poisson, il avait déjà eu l’occasion d’en voir à Jaya lorsqu’il était encore un enfant. Puisque dans ce monde il pouvait arriver que certains pirates soient des hommes-poissons. Jusqu’à maintenant Juza depuis son réveil n’avait pas dit un mot, il se contentait d’évaluer la situation sans rien dire, pensif, il allait devoir maintenant exposer le souhait de vouloir aider Goyah. Il ne pouvait pas partir d’ici sans lui. Même si ce dernier était un pirate et lui un révolutionnaire et que leurs buts et leurs engagements à tous deux étaient diamétralement opposés, Juza ne pouvait pas se résigner un laissé son ami ici. Tout d’abord parce que tout était de sa faute à cause de son jugement faussé sur Logue Town en ayant voulu aider Grimm Lock et secundo parce que outre le fait de leur différence de camp, Juza appréciait énormément son ami. Il allait donc faire passer le côté humain, avant le côté « intérêt » quitte à prendre des risques et à faire foirer son évasion qui paraissait maintenant confortable et facile.


« Oï ! Que ca soit clair, je ne partirais pas d’ici sans Goyah. Je ne peux pas m’enfuir d’ici et laisser derrière moi un « nakama » ! Peu importe ce que vous direz, je ne vous en voudrai pas si vous me laissez seul ici à cause de cette condition. »



« Et puis je me demandais…Comment est ce que vous avez pu trouver une cachette à l’abris des regards des kapos et du directeur ? Une telle chose est possible sur Tequila Wolf ? Passer inaperçu ? Et puis c’est quoi votre plan pour quitter l’île ? Et puis qui me dit que vous n’êtes pas des prisonniers de ce « Club de l’Ombre » et que vous tentez de me piéger ? »


Face à cette réplique et aux questions inattendues de Juza, les deux révolutionnaires s’étaient mis tout simplement à rire aux éclats. Trouvant que Juza était méfiant pour un oui ou pour un non sans doute. Après tout la prison rendait méfiant, voir même paranoïaque, surtout sur Tequila Wolf. Les deux révolutionnaires s’étaient arrêtés de rire pour maintenant répondre à Juza sans rien cacher des détails de cette opération. Ils avaient également trouvé noble et honorable que le jeune révolutionnaire veuille aider Goyah qui n’était même pas un membre de la révolution. Ils allaient donc accéder à la demande de Juza par des réponses claires et simples.


« Nous sommes actuellement dans les ruines d’un ancien pont qui servait à l’époque de « maquette grandeur nature » du véritable pont qui est en cours de construction afin de présenter le projet à ces foutues « Tenryuubito ». On se trouve en dessous dans l’une des cases du pont. Aucun kapos, ni même le directeur ne penserait à chercher ici, puisque pour nous trouver, les recherches de fond en comble prendraient plusieurs mois tellement cette maquette du pont est immense. »

« Ouais. Concernant le sauvetage de ton pote, on est ok parce qu’on n’a tout simplement pas le choix. Les ordres sont les ordres et ont doit te tirer de là coûte que coûte sinon ca nous retomberaient sur la gueule après. Mais il y a un hic…Hier je me suis aperçu que les kapos avaient emmené ton pote dans le « District 00 ». Et ça c’est la merde ! »

« Quoi !? Il y a un « District 00 » ? Je pensais que les districts se comptaient de 1 à 14 et pas plus ni moins…Qu’est ce que ca veut dire ? Et puis je n’ai pas vu un tel district sur l’île…Et d’ailleurs jamais personne n’en a parlé auparavant dans nos « box ». »


« Normal. Le « District 00 » est un district secret. A l’époque où Tequila Wolf n’était pas encore une prison, l’actuel District 00 n’était en faite qu’une mine de charbon qui a fait les beaux jours de cette île. Les ressources ont finit par s’épuiser après des siècles d’exploitations. Puis lorsque Tequila Wolf est devenu une prison, la mine à servit de « District 00 » afin d’y enfermer les plus violents criminels qui en pouvaient pas coexister et travailler normalement dans les autres district à l’extérieur. Je sais tout ça puisque j’ai été moi-même l’un de ces prisonniers il y a de cela 20 ans déjà. C’est d’ailleurs pour ça qu’on m’a demandé de te tirer de Tequila Wolf. »

« Comment est ce qu’on fait pour atteindre ce trou à rat ? »


« Le « District 00 » ne connait qu’une seule entrée et qu’une seule sortie. Impossible d’y accéder autrement. Et même si on arrivait à entrer, à l’heure actuelle ton pote doit être déjà loin au fin fond de cette mine profondément installé en scrutant le moindre danger. Cet endroit est truffé de bête sauvage. Et puis les pires prisonniers y vivent, guettant la moindre proie. Autant te dire que le cannibalisme est d’usage dans cet endroit. A l’époque j’ai pu m’en tirer grâce à l’aide de l’actuel chef de la révolution. Et puis surtout à l’époque le directeur n’était pas quelqu’un d’aussi puissant que Cervantes. Ce type possède une puissance hors du commun. Même si on s’unissait tous contre lui on ne pourrait strictement rien lui faire. La fuite est la seule solution camarade. »

« Nous fuirons tous avec Goyah alors. »


« Tu as l’air déterminé alors que ce gars n’est même pas un révolutionnaire. »



« Peu importe, il est mon ami ! Si être révolutionnaire signifie laisser ses camarades derrière, alors autant devenir un pirate tout comme lui ! »


« Pffff…Tu soûle avec ta logique sur l’amitié…. »

« Bon ok, on va t’aider. J’ai ramené la « Moto-Bike » qui devait nous servir à atteindre en un temps record la bordure de l’île, mais on va devoir s’en servir pour rouler au cœur de la mine. Le plan à donc légèrement changé. Je vais m’infiltrer avec toi à l’intérieur de la mine afin de t’aider à retrouver Goyah. Une fois qu’on l’aura retrouvé on se casse de la mine et on rejoindra « Blue James » sur la cote de l’île au sud. Le plan est simple, on va se servir de la capacité de nage d’homme-poisson de « Blue James ». Il nagera jusqu’à la prochaine île qui se trouve à quatre kilomètre d’ici. Il nous tirera là bas avec sa force surhumaine. On a déjà construit une petite embarcation de fortune qui résistera assez jusqu’à la prochaine île. Une fois qu’on aura atteint l’autre île on embarquera sur un navire de la révolution qui a déjà été préparé pour cette occasion afin de quitter définitivement East Blue et d’être hors de portée de la main mise du directeur sur son secteur. Voilà le plan, tu es ok Juzette ?»

« Ca marche, mais « Blue James » tu pense vraiment pouvoir nous tirer sur une distance aussi longue ? »


« Baka ! Ne sous-estime pas la force et l’endurance des hommes-poissons ! Et puis n’oublie que Toze et moi somme d’un autre niveau que le tiens. »

« Ok ! Mais j’y pense, si Goyah à des menottes en Granit Marin, comment fera-t-il pour s’en débarrasser ? »


« Aucune idée, je ne suis pas non plus le père noël, faut pas déconner. »

« Ouais, crois moi Juzette si on se tire d’ici vivant déjà, ça sera pas mal. Et puis on trouvera une solution une fois qu’on aura atteint l’autre île de toute façon. Pour l’instant il faut déjà sauver ton pote de ce trou à chiotte. Bon c’est partit on part immédiatement pour le « District 00 » on a plus de temps à perdre ! »


Sans perdre un instant, Toze activa cette étrange « Moto-Bike » qu’il avait ramené avec lui. Sans doute un matériel qui appartenait au mouvement révolutionnaire. Toze prit le guidon et monta devant, quant à Juza, il monta au milieu et pour finir l’homme poisson répondant au nom de Blue James monta derrière. Une fois tous à bord, la « Moto-Bike » se mit en marche par un mécanisme qui échappait totalement à Juza. Il pouvait distinguer des sortes de coquillages qu’il avait déjà vus auparavant sur son île natale Jaya. Il ne savait pas et n’avait d’ailleurs jamais su de ce qu’il en était. Mais une chose dont il était sur, c’est que ces mystérieux coquillages servaient d’éléments d’énergies. Ne s’attardant plus sur ce détail, Juza regardait maintenant de la manière dont Toze utilisait l’étrange moto. Ils avaient emprunté le chemin qui menait au cœur de la forêt. Malheureusement le bruit de la moto était assez puissant pour être entendu dans les alentours et certains Kapos alerté par ce bruit étrange ne tarderaient pas à atteindre l’emplacement du bruit. Après quinze minutes de routes sur cette moto rapide, les trois révolutionnaires arriveraient enfin à la mine abandonnée ou plutôt le fameux « District 00 ». L’entrée était un immense gouffre impressionnant. L’idée de plonger là dedans était assez stressant et effrayant. Blue James avait été le premier à descendre de la « Moto-Bike ». S’allumant une cigarette il s’adressa alors à Toze et à Juza sur un ton plutôt détendue. Malgré qu’il revoie son ancienne « prison », ce gouffre, cet enfer sombre, il gardait un calme olympien.


« Bon voilà on y est. Je dois vous le dire, il faut vraiment être timbré pour s’engager de soi même dans ce trou à fion. Une fois que vous serez entré, vous devrez immédiatement prendre garde à toute menace. Il y a des créatures étranges qui y vivent. Et surtout, les prisonniers les plus dangereux de l’île se trouvent là dedans. Je sais que pour toi Toze ca ira, puisque nous avons tous les deux le grade de « Soldat de la révolution » et nous avons déjà acquis une certaine expérience du terrain. »



« Mais pour toi Juza, tu n’es encore qu’un Rookie sur ces mers, il va falloir que tu fasses preuve de vigilance et ne perds pas des yeux Toze ou tu te perdras à jamais dans ce gouffre. A première vue on peut penser que tomber dans un gouffre est une chose qui relève du fatalisme mais il n’en est rien. Vous n’avez qu’à vous laissez glisser le long de la rampe et ca sera comme sur un toboggan géant. Pour retrouver la sortie c’est assez simple aussi. Il suffit de longer les parois marbré de cuivre et de charbon. Si vous ne voyez que de la roche pure, alors sachez que vous êtes dans la mauvaise direction pour revenir à la sortie. C’est ok les gars !? N’en faite pas trop et évitez les combats inutile. Vous recherchez Goyah et vous le ramenez, point barre. »


Blue James donna quelques conseils et quelques instructions afin d’aiguiller au mieux ses deux autres compagnons d’armes. Cependant l’homme-poisson paraissait tout de même inquiet. Il savait que tenter de retrouver Goyah était une chose complètement folle et inutile, puisqu’il était lui-même un ancien prisonnier de ce terrible « District 00 ». Son inquiétude avait même fait douter Juza quelques instants, surtout depuis qu’il avait vu cet immense gouffre. Mais il s’était vite ressaisit, ne pensant maintenant qu’à sauver Goyah de cet enfer sombre. L’inquiétude de Blue James serait même perçue très clairement par son camarade Toze qui n’allait pas manquer de lui faire remarquer puisque en temps normal ce dernier n’avait jamais été aussi sérieux et défaitiste.


« Wouaaah. C’est bien la première fois que je te vois aussi sérieux. Ca doit vraiment être quelque chose ce « District 00 ». Mais t’inquiète, on s’en sortira et on sera les premiers à avoir quitté Tequila Wolf sous les yeux de ce psychopathe de directeur. Si ca se trouve on sera même promu lorsque le chef apprendra la réussite de notre mission. Hé, hé ! »



Blue James, comprenait la surprise et l’étonnement de son camarade Toze. Mais ce dernier n’avait pas l’air de réellement saisir la difficulté de rechercher quelqu’un et de sortir vivant de ce gouffre. Toze était semblable à Juza dans le sens ou il se foutait royalement des conséquences et de ce qui pouvait lui arriver. Blue James lui était quelqu’un de méthodique, il ne mettait pas sa vie inutilement en jeu et il allait vite le faire comprendre à ses deux autres compagnons d’armes de la révolution. Il fallait qu’il mette en garde une dernière fois les deux têtes brûlés avant qu’ils ne s’engagent tous deux dans le District mortel « 00 ». Tirant sur sa cigarette et recrachant une légère fumée pour remettre cette dernière au bout de ses lèvres, il rétorqua de nouveau en gardant un air sérieux et solennel :


« Te la joue pas guerrier ou super héros ca ne t’aidera pas à ressortir vivant de ce trou crois moi. Vous devez rester prudent. J’espère juste que le directeur ne pensera pas à venir ici. Mais normalement il n’y a pas de raison qui pourrait expliquer sa venue dans le District 00 mise à part Goyah. »



« Si jamais ce type devait se pointer ici, tout serait terminé. Le combattre est impossible, sa force colossale dépasse très largement le niveau des Blues. En vérité il est d’un tout autre niveau. Donc faite vite, il doit sûrement être en train de s’occuper à réparer sa grosse machine. Je vous laisse 48H. Si d’ici là je ne vous vois pas revenir je quitterais Tequila Wolf seul et je demanderais de l’aide à notre mouvement. Je serais sur la cote sud et je vous y attendrai. De mon côté, je vais déjà préparer la petite barque et la fortifier au maximum avec ce que je trouverais dans le coin. Un homme-poisson à tendance à ne pas contrôler sa force une fois en mer. Bref, bonne chance les gars et surtout revenez vivant bande de sales humains ! »


Juza et Toze lèveraient le pouce tout en souriant. Blue James l’homme poisson fit de même et quitta immédiatement les lieux pour se rendre au sud. Juste après on pouvait entendre les voix de quelques kapos qui se rapprochaient du gouffre. Juza et Toze ne perdraient pas un instant se précipitant, ils monteraient tous les deux sur la « Moto-Bike » pour entamer la descente à dos de moto afin d’atteindre plus rapidement le fond du gouffre. Ils rouleraient sur le rempart du gouffre en cercle pour finalement atteindre le fond en un rien de temps. Les kapos qui venaient d’arriver à l’instant n’avait pas eu le temps de voir de quoi est ce qu’il en était. Ils pouvaient seulement entendre ce bruit de moteur étrange surgir du gouffre. Pensant qu’il s‘agissait peut être d’une des bêtes féroces de ce gouffre, ils ne s’attarderaient pas plus longtemps dans le coin pour reprendre leur recherche ailleurs. Toujours désespérément à la recherche de Juza qui venait de filer juste devant leur nez. S’était partit, le plan « Sauvetage de Goyah » avait débuté. Ils avaient 48H pour retrouver Goyah et le sortir d’ici vivant afin de pouvoir procéder à l’évasion de cette maudite prison à ciel ouverte « Tequila Wolf ». Réussiraient-ils ? Seul l’avenir pouvait le dire à présent. A suivre…















Codage fait par Byby. Ne pas recopier. Merci !

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MessageSujet: Re: Enchaînés au Bagne (avec Juza) Lun 11 Aoû - 10:42




Dans les ténèbres de Tequila Wolf
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Il était difficile de se faire à l'idée que j'allais passer une existence solitaire dans ce trou si sombre et si effrayant. Je n'avais même pas réussi à faire un feu correct, alors je m'étais décidé à manger la viande crue de ce blackgori. Lorsqu'il avait évoqué le nom des " blugoris ", mon échine s'était entièrement mise à traissaillir. N'importe quelle personne saine d'esprit ne souhaitait pas être confrontée à ces monstres surpuissants. Et dire que Impel Down était un péniticier infiniment plus terrible que Tequila Wolf. Pourtant, je me disais bien que si l'enfer existait, il ne pouvait pas être pire que le District 00. J'avais tort de ne pas me plaire dans le District 06. Et plus que jamais, je regrettais ma tentative d'évasion qui s'était soldée par un terrible échec. Peut-être que tout ceci n'était qu'un simple retour des choses ? Mon karma était ainsi. La voie des tétons ne m'était d'aucun secours désormais. Il me fallait affronter seul les ténèbres de Tequila Wolf.

Il était temps de partir pour ne pas attirer quelques bestioles ou charognards cannibales. J'avais refait le plein d'énergie, et je devais impérativement me trouver un petit coin pour m'installer. Je ne connaissais rien du milieu minéral, il allait donc être très difficile pour moi de survivre convenablement. La luminosité de l'endroit faisait peur au ventre. Quelques roches d'un blancheur éblouissante parvenait juste à fournir la lumière nécessaire pour voir le contour de certaines formes. J'avais l'impression de ne plus voir de couleurs. Mais ce n'était pas le moment de craquer, non. J'avais mieux à faire. Et ce maudit ceinturon de granit marin qui m'empêchait d'utiliser mes pouvoirs ... Tel était l'objectif. Trouver un coin, et chercher un moyen de briser la terrible entrave. Je continuai mon voyage hasardeux dans les dédales de rocs, les bords de précipices, les routes sinueuses, les chemins de fer rouillés et abandonnés ... Seul le silence pesant semblait vriller mes tympans. Je croyais avoir perdu l'usage de mon ouïe. Ce lieu semblait détruire l'individu de l'intérieur. Perdre mes sens petit à petit était une sensation terrible. Elle n'était qu'illusoire certes, mais ô combien douloureuse. Je parvins alors à une grande salle taillée dans la roche. Une succession de cris simiesque se fit entendre. Mon coeur s'accéléra. Ils m'avaient donc retrouvés. Si vite.




Les hurlements de ces macaques à tête d'oiseau foutaient définitivement les jetons. Les caquètements, les rires de hyène, les rugissement, je croyais entendre toute la bande sonore de la savane et de les jungle. Arrivés par dizaines, ils étaient tous aussi costauds que le précédent que j'avais en partie mangé. Il s'agrippaient ça et là sur les paroies en sautant de l'une à l'autre toujours en me narguant. Leurs capacités athlétiques étaient exceptionnelles. D'un coup, la bande de gorilles dégénérés se tut, et un autre se pointa, plus gros et plus impressionnant que ses congénères. Certainement le mâle alpha, celui que j'avais eu à l'escargophone : Veltel.




- Tiens, tiens ... Voici donc l'assassin de Tink. Non content de l'avoir tué, tu as dévoré une partie de ses cuisses et de ses flancs. J'espère que tu as bien savouré ce repas car il s'agit de ton dernier. Je vois que tu as un ceinturon de granit marin ... Un détenteur du fruit du démon, n'est-ce-pas ? Quel dommage que tu ne puisses pas t'en servir pour nous mettre tous au tapis ... Etre grignoté vivant, tu sais ce que ça fait ?
- Je n'ai pas l'intention de me laisser faire. On a jamais vu un chimpanzé menacer un humain comme cela. Notre espèce a toujours été supérieure à la vôtre. C'est dans l'ordre naturel des choses car l'Homme a su bâtir des nations et des empires ! Alors que vous vous terrez sous nos pieds à survivre comme des parasites. Acclamez-moi ! Acclamez l'animal qui domine cette planète ! Acclamez Goyah le Majestueux, babouins décérébrés !
- Le Majestueux ? C'est vraiment triste pour toi car personne n'entendra plus parler du Majestueux. Tu vas mourir dans cette mine comme un cafard et des mains des maitres des souterrains du monde. La surface vous appartient, la terre est nôtre, proie. Tu ne mérites pas un autre qualificatif que " proie " car c'est ainsi que tu mourras. Tu es encerclé par toute une famille de blackgori affamés. Mais je suis d'humeur taquine ces temps-ci et je ne vais pas ordonner à tous mes frères de se jeter sur toi comme une meute de loups affamés. Non, ton humiliation doit être bien plus humaine ... Comme un combat singulier contre moi.
- Je suis fatigué de tous ces combats ... Ordonne à tes gars de me sauter dessus ça ira beaucoup plus vite. Après Grogywood, Logue Town et le Club de l'Ombre, j'ai décidé d'arrêter les duels avant un bon moment.
- Soit. Allez-y mes frères ! Croquez donc sa chair !

Les dizaines de blackgoris quittèrent leurs perchoirs et fondirent sur moi. Ce n'était pas pour autant que j'avais jeté l'éponge. Comme un diable, je me préparais à cet assaut d'une force monumentale. En un rien de temps je fus au sol, et je sentis des griffures m'entailler le corps. Certains avaient déjà commencé à planter leurs crocs dans mes muscles. La douleur était horrible. Surtout que mes blessures étaient loin d'avoir cicatrisées. Je cognai mes assaillants sans retenue en tentant, je les jetai par terre, je puisais dans toutes mes réserves pour repousser l'assaut de ces animaux en furie. Mais ils étaient trop nombreux. Je tombai de nouveau et la vague sauvage déferla sur moi. J'étais cuit. C'est alors qu'une détonation retentit, et tous les blackgoris furent repoussés contre le plafond. Devant moi, une silhouette familière.




- Tu croyais que j'allais te laisser comme ça sans surveillance dans ce district, Goyah Adams Junior ? Le directeur tient à toi plus qu'à ses propres yeux. Et il veut que tu vives comme un rat dans cette mine, la mort serait un trop beau cadeau. Alors considère-moi comme ton ange gardien. Tu es sous ma protection. Personne ne pourra te tuer. Personne ne pourra t'arracher à Tequila Wolf. Tu fais partie de cette île, tu appartiens à Cervantès.
- Keuf ... Tu aurais pu arriver plus tôt alors ...
- Misérable humain ! Qu'as-tu donc fait à mes frères ? Tu vas regretter de t'être frotté à ma famille. Rares sont les humains qui ont survécu face à un mâle alpha blackgori. J'ai fondé ce clan par la force et par la terreur. Rien ne peut m'ébranler. J'incarne la toute-puissance de ma race toute entière !
- Imbécile ... Le temps que tu fasses ton beau discours avec mon ami ici présent, je me suis chargé de tendre mon " fil de roc ". Il s'agit d'un minéral très rare auquel on peut lui donner une forme aussi fine qu'un simple fil. Il y en a partout autour de nous et seul moi connait son exact emplacement. A ton avis comment ai-je pu me débarrasser de tes frères avec autant de facilité. Après avoir placé mon piège je n'avais plus qu'à tirer et le tour était joué. Les voici tranchés de part en part ... Et c'est ce qu'il va t'arriver dans peu de temps.

Ogrin Von Richt tira d'un coup sec dans le vide. En vérité son fil de roc était extrêmement fin et invisible à l'oeil nu. Sous nos yeux, Veltel le chef des blackgoris fut entaillé des pieds à la tête du sang jaillit de tous côtés et il tomba inerte au sol alors que peu à peu, sa tête se détachait de son cou. Je commençais d'ailleurs à comprendre un peu plus ce membre du club de l'ombre ... Il n'était pas forcément puissant ou habile avec les armes comme tous ceux que j'avais croisé jusqu'à présent ... Mais il était doté d'un intelligence incroyable et d'un esprit tactique sans pareil. Il connaissait les ressources de la mine par coeur et savait les exploiter pour constituer des pièges mortels. L'ex-alchimiste se tourna vers moi et me dévisagea d'un regard dément. Lui aussi était complètement fêlé visiblement.




- Je viens de recevoir un appareil escargophonique du directeur en personne ...
- Tu as un escargophone ?
- Ca fait partie d'un des nombreux privilèges que j'ai obtenu grâce aux réunions secrêtes ... Je peux converser avec le directeur quand ça lui chante. Inutile de te cacher que de par ma grande intelligence, Cervantès apprécie discuter avec moi de toutes sortes de sujets ... Alors que ses autres prisonniers sont bien souvent trop stupides et bagarreurs pour entretenir une conversation entre deux êtres civilisés. Je suis en quelque sorte son confident et c'est un honneur extrême ...
- Il disait quoi cet appel ?
- Eh bien il semblerait que le " Galion des Montagnes " ait été saboté. Et vu la constitution d'une telle machine il est impossible de le réparer avant un bon moment. Et dire que tout cela correspond avec votre fuite ... Sans oublier que Juza Zenzaburô, " l'Homme de Givre " est en liberté dans Tequila Wolf et que ses pouvoirs de type logia peuvent faire de gros dégâts. Le directeur craint une nouvelle tentative d'évasion. Après tout, Zenzaburô est un individu plutôt explosif dont les réaction sont parfois imprévisibles ... Et il pourrait avoir la lubie de venir te délivrer. Quoi qu'il en soit, le directeur ne tient pas à perdre son deuxième joyau. J'ai été chargé de te reconduire à la surface immédiatement. Ca fait peu de temps que tu es ici, mais le sabotage du Galion des Montagnes a changé les plans de mon maitre. D'ici quelques heures il arrivera à bord du bus-chat pour te cacher quelque part ailleurs. En endroit où il te surveillera en permanence et en personne. Tu dois être vraiment quelqu'un de prestigieux pour des telles considérations de la part du directeur ... Après tout tu détiens le secret du " Teton Fire " et ce n'est pas rien. Inutile de résister, je pourrais te briser les genoux pour mener à bien ma mission. Es-tu en état de marcher ?

Je hochai la tête hasardeusement. J'avais été blessé sur la totalité du corps mais heureusement que les griffures et morsures n'étaient que légères. Si Von Richt n'était pas venu à temps j'aurais fini en charpie tel une carcasse dévorée par une bande de vautour. Je regardais au sol les dizaines de cadavres des blackgoris et comprenait à quel point Ogrin n'était pas un adversaire à sous-estimer. Peut-être que sous ma forme complète j'avais une chance contre lui. Mais ce n'était que spéculations. Car désormais nous nous dirigions vers la sortie de la mine, qui était également l'entrée. Rien que l'idée de revoir Caligula Abraham Cervantès m'horrifiait. Et passer encore du temps rien qu'avec lui me dégoûtait. Je me dmandais sincèrement quand mon calvaire allait prendre fin. A Tequila Wolf, à chaque fois que je pensais avoir touché le fond, un évènement bouleversait tout. Le rendez-vous avec le directeur était imminent, et la sortie était proche. C'est alors qu'un grondement sourd se fit entendre et se rapprocha de nous ...





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MessageSujet: Re: Enchaînés au Bagne (avec Juza) Ven 22 Aoû - 12:30




Le Sacrifice de l'Homme de Givre
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Le grondement se rapprochait à grands pas. Je remarquai que les sourcils de Ogrin Von Richt se froncèrent soudainement. J'en conclus qu'il s'agissait certainement d'un imprévu. Et si il s'agissait bel et bien d'un imprévu, il était fort probable que Juza était dans le coin. Avec force, l'ex-alchimiste me tira dans une cavité de la roche pour nous cacher tous les deux. Une moto monstrueuse pilotée par un grand homme aux cheveux blancs et le jeune Zenzaburô déboula sous nos yeux. Juza. Il était donc bel et bien venu pour me libérer. Ma gratitude envers lui était désormais sans limites. Mais hélas, le bolide s'enfonça encore plus profondément dans les ténèbres de Tequila Wolf. L'arrivée intempestive de ce véhicule à l'intérieur même du District 00 semblait troubler Von Richt au plus haut point. Apparemment rien de tout cela n'avait été poteniellement improvisé par ce génie qui avait l'habitude de tout calculer. Nous continuâmes de nous diriger vers la sortie. Une sortie non salvatrice car j'allais désormais passer le reste de ma vie aux côtés de ce directeur fêlé. Petit à petit nous nous gravissions les nombeuses marches qui menaient à l'entrée de cette fosse-prison.

Les rayons lunaires diffusaient une lumière hésitante, et dans l'obscurité on devinait un peu plus loin la silhouette du bus-chat qui dévorait quelque chose. Visiblement un animal à forme vaguement humaine. Mais il était impossible de vérifier ce dont il s'agissait. Et devant moi se tenait l'imposant directeur Caligula Abraham Cervantès. Ses yeux blancs sondaient tout l'espace, et tout en me dévorant du regard, il savait que j'avais compris à quel point il convoitait le savoir interdit du " Teton Fire ". L'homme frissonnait de plaisir. Il s'approcha de nous et adressa la parole à Ogrin :




- Je suis fier de toi, mon fidèle Ogrin. Tu t'es acquitté de ta mission avec brio. A présent, l'héritier des Goyah va me suivre. Nous serons inséparables et tu deviendras mon trophée personnel ! Quand Juza Zenzaburô sera de retour, il subira le même châtiment que toi ! Bouah ah ah !! Il s'est jeté droit dans la gueule du loup ! Le type qui est en train de se faire dévorer par mon cher animal est un homme-poisson travaillant pour le mouvement révolutionnaire ... Et un ancien pansionnaire de notre Disctrict 00. Sa mission était de libérer Juza mais apparemment ce dernier a tenu à venir te libérer avant de mettre les voiles. Et le voilà qui s'est enfoncé avec un autre complice répondant au nom de Toze Roy à l'intérieur de cette ancienne mine à bord d'une moto. BOUAH AH AH AH !! Je vais récupérer ce soir-même mes précieuses pièces de collection !
- Les révolutionnaires n'ont rien à faire ici ... Pourqui s'intéressent-ils à Juza ? C'est absurde.
- Ce ne sont pas mes affaires. Mon rôle consiste à faire en sorte que vous restiez sur cette île, point barre. Et c'est ce qu'il va se passer. Avec une simple dose forte d'émission de Saki, le pauvre molusque s'est mis à tout balancer. Dès qu'ils seront remontés, je me chargerai personnellement de Toze Roy et je forcerai Juza à enfiler de nouvelles menottes en granit marin.




- Vous êtes génial, maitre. Si je puis me permettre, pour optimiser nos chances face aux révolutionnaires je suggère de nous servir de Goyah en tant qu'otage. Ainsi Juza n'osera pas vous attaquer, il sera plus docile et vous n'aurez même pas à vous fatiguer.
- Je sais bien, Ogrin. Comme d'habitude tu mets en place des plans machiavéliques. Mais hélas, je ne crois pas que Toze Roy jouera le jeu. Sa mission est uniquement de faire sortir vivant Zenzaburô de Tequila Wolf. Il se fiche du sort de Adams. Non, j'ai bien envie de me défouler sur ces eux énergumènes et ils ne tarderont pas à comprendre que je suis dehors. Ils sentiront mon aura de Saki et ça suffira à les attirer. Puis je les briserai, hé hé ...

Dès lors, le directeur croisa les bras sur sa poitrine avant de les déplier soudainement. Ce qui se produisit était alors indescriptible. Une sorte d'onde mystique de couleur indigo se déploya à une vitesse inimaginable sur plusieurs centaines de mètres à la ronde. Puis, une sensation de peur, de terreur et de dégoût m'envahit. Je détestais le Saki de Cervantès, mais là, il l'avait utilisé à haute dose. Je ne pus me contrôler et tombai lourdement sur le sol, pris de convulsions et de vomissements. Ma tête tournait, j'avais mes membres supérieurs engourdis, mon coeur batait à plus de cent à l'heure, et j'avais l'impression que tout mon corps s'était frigorifié et embrasé à la fois. J'étais comme un petit lapin terrorisé car il savait qu'il allait être dévoré par un lion gigantesque. Rien que par cette démonstration de puissance, je commençais à déterminer le fossé qui me séparait de ce surhomme venu d'une autre planète. Quelques minutes interminables passèrent et finalement, le vrombissement de la moto des révolutionnaires se fit entendre à nouveau. Elle surgit des ténèbres de la fosse dans un saut acrobatique pour atterrir non loin de nous trois. Nous étions désormais cinq à se faire face : Cervantès, moi, Vons Richt, Toze Roy et Juza. Toze Roy était un homme à la peau brune et aux cheveux blonds, vêtu d'un long manteau noir. Il semblait être sûr de lui et ne semblait pas être intimidé le moins du monde par le directeur.




- Je vois que tu as fait tué Blue James. Ca va se payer, Cervantès.
- BOUAH AH AH AH ! Tu comptes faire quoi ? Toze Roy, primé à 58 000 000 de Berrys, surnommé le " Python du Désert ". Voilà un nouveau prisonnier qui pourrait enrichir ma superbe collection. Tout espoir est désormais vain. Je vais récupérer Juza et tout rentrera dans l'ordre. Tu dois pourtant savoir que tu n'es pas de taille face à moi. Mais j'ai hâte de me frotter à quelqu'un qui en vaut le détour.
- Il parait que tu maitrises ce que tu appelles le " Saki ". Une forme de fluide maléfique que seule une poignée d'êtres aussi malfaisants que fous peuvent développer. Tu fais partie de cette clique, j'en déduis. Juza, il faudrait que tu te débarrasses de ce type avec des lunettes.

Ni une ni deux, sans un mot, Juza envoya une vague de glace en direction de Von Richt. Ce dernier l'avait déjà expliqué auparavant, il n'était pas un guerrier. Immédiatement le corps de l'ancien scientifique se gela instantanément, et devint une véritable statue de glace. S'en était fini, ce prisonnier du District 00 et confident du directeur Cervantès venait de rendre l'âme. Mais la perte de cet ami n'ébranla pas une seconde l'imposant manieur de " Saki ". Au contraire, cela ne faisait que l'amuser. Il avait perdu une pièce de collection, mais il allait en gagner une nouvelle en la personne de Toze Roy. Soudainement, le révolutionnaire se déplaça à une vitesse incroyable et se retrouva juste devant moi. A mains nues il brisa ma ceinture de granit marin. J'étais désormais libre. Toze Roy venait de prouver à quel point il était rapide et puissant. Il dévisagea le directeur du regard et se transforma. Ainsi il détenait les pouvoirs d'un fruit du démon de type zoan. Nous étions trois face à Cervantès. Toze Roy était désormais un serpent géant doté de cornes et de couleur violette.




- J'ai mangé le fruit du python-empereur, une espèce de python qui ne vit que sur Grand Line. Il s'agit du plus grand serpent du monde, on dit même qu'ils sont parvenus à tuer des géants. Ecarte-toi, Cervantès, c'est la mort qui est en face de toi ! Juza ! Goyah ! Fuyez tous les deux ! Je vais retenir ce fou pendant une poignée de minutes. Je vous en conjure, faites vite et soyez discrets. Juza, tu sais où aller.
- Pas question de partir sans toi !
- Dépêchez vous, bon sang !!




Gouken : école du Poing Irrésistible. Saturn punch !!

Juza m'entraina par mes vêtements et nous nous enfonçâmes tous les deux dans la forêt qui bordait le district 00 à bord de cette étrange moto. Derrière nous, une explosion formidable retentit, une nouvelle vague de Saki se dissippa dans l'air, et une plus de cailloux et de rochers s'abattit. Le combat qui allait se dérouler dans notre dos allait être d'une violence inouïe. Mais Juza restait impertubable, il savait où nous devions aller. Et le temps pressait. Heureusement, l'alarme n'avait pas encore sonnée, et le bus-chat était trop occupé à dévorer Blue James pour poursuivre quiconque. J'aurais aimé remercier Juza mais ce n'était pas le moment. Il fallait que nous sortions au plus vite de ce guêpier. Au loin, différentes détonations et grondements se faisaient entendre, l'affrontement était digne des plus puissants kaïjus. Nous fonçions vers le sud, car apparemment, se trouvait là-bas un moyen de quitter l'île de Tequila Wolf. Juza m'avait expliqué que là-bas nous attendait une barque et qu'avec un peu de chance nous pourrions rejoindre un autre îlot pour monter à bord d'un navire de la révolution. Notre porte de sortie. Dix minutes plus tard, la moto-bike s'arrêta et à l'abri des regards, dans une crique difficile d'accès, nous trouvâmes la petite barque. En fait c'était l'homme-poisson qui était supposé nous tirer jusqu'à l'îlot à grande vitesse pour passer le blocus qui s'était formé autour de l'île. Mais Juza avait plus d'un tour dans son sac.

Il érigea une espèce de grande piste de lancement sur plus de cinq mètres de haut en la sculptant grâce à ses pouvoirs de givre. Nous posâmes l'embarcation en son sommet et montâmes à son bord. Puis, avec une petite impulsion nous prîmes notre élan et comme un bobsleigh nous dévalâmes cette pente de glace. Puis, Juza généra tout le long du parcours un chemin de glace sur lequel la barque glissait et fusait comme une flèche. Sans un bruit, grâce à la rapidité du procédé et grâce à la pénombre de la nuit, nous passâmes le blocus sans encombre. Et enfin, l'ilôt était en vue, avec lui, un petit vaisseau de la flotte révolutionnaire. C'était un soulagement. Je soupirai de plaisir et m'apprêtai à serrer mon frère de téton dans les bras. Mais quelque chose auquel nous ne nous attendions pas se produisit.






Un rayon laser transperça la poitrine du jeune révolutionnaire. D'où venait-il ? Juza tomba contre le plancher de la barque, son sang commença à s'écouler trop rapidement. Alerté, je regardait partout autour de moi à la recherche de la provenance du tir laser. Et lorsque je levai les yeux, avec stupéfaction je vis que le directeur flottait dans les airs.




- Toi !!! Salaud !! Tu lui as tiré dessus !!
- Nous sommes hors de Tequila Wolf, Goyah. Ma mission a donc échoué et désormais mon seul objectif est de vous tuer BOUAH AH AH AH  ! Mais ce n'est pas grave, j'ai réussi à faire enfermer Toze Roy et je n'ai plus besoin de trophées comme vous. A présent il n'y aura plus de cadeau. Tu dois te demander pourquoi je flotte ainsi dans les airs. Et comment ai-je fait pour blesser ce pauvre Juza ... Eh bien la réponse est simple : non seulement je manie le Saki, mais en plus je suis un cyborg. Mon corps a été amélioré et est à la pointe de la technologie. Voilà ce qui explique ma puissance illimitée. Voilà ce qui fait de moi le plus puissant directeur que Tequila Wolf n'ait jamais connu ! J'ai craché un rayon laser que j'ai impregné de Saki pour pouvoir toucher le corps de glace de ton camarade. Rien de plus facile ! BOUAH AH AH AH ! MOURREZ, RATS DES MERS !!

Nouvelle explosion mais cette fois-ci sur le directeur. Le navire de la révolution venait de tirer une salve de boulets de canon. La pétarade dura quelques secondes au terme de laquelle le corps déchiqueté du directeur tomba à l'eau. Le navire se rapprocha un peu plus, mais de nouveau, Cervantès surgit de l'océan, plus en colère que jamais. Son corps se mit à irradier en Saki. Il voulait réellement en découdre. Malgré ses jambes arrachés, son visage méconnaissable et les brûlures qui lui recouvraient la totalité du corps, il n'allait pas abandonner. Sa future attaque était pour nous deux. Il chargea toute son énergie et ses dernières ressources. La mort arrivait à grands pas, et personne n'avait su venir à bout de ce véritable tyran. Dans un dernier élan de survit, Juza se releva et sauta dans les airs. Il tourna la tête légêrement vers moi et sourit. C'était la dernière fois que je le voyais. Car l'instant d'après, une lumière chargée de Saki illumina le ciel. Cervantès avait lui aussi utilisé ses dernières ressources et il allait être certainement cloué au lit pendant un bon bout de temps après ça. Juza avait fait le bouclier humain devant moi pour me protéger. Et sous mes yeux, je vis son corps se désintégrer sous mes yeux. Juza Zenzaburô, le frère que je n'avais jamais eu venait de rendre l'âme sous mes yeux.




- JUZAAAAAAAAAAAAAAAAA !!!! NOOOOON !!! IMPOSSIBLE !!! Je te croyais invincible !! Tu es un Chevalier Tétonique du Saint Ordre Divin et Sacré des Tétons de Sang, d'Or et de Diamant !! Mon Juza, mon Pierrot, mon frangin, mon poto, mon copain tu me tiens chaud ! Pas toi ! Tu ne peux pas mourir ainsi à cause des gros bobos ! Par mon sang et mes larmes, je te le jure ! Ce crime ne restera pas impuni ! Par notre lignée, j'en fais le serment ! Je vais te canoniser au nom des Saintes Paroles Tétoniques. Tu seras désormais Saint L'oréal, parce que tu le valais bien ... TU LE VALAIS BIEN, FILS DES TETONS !!!

Ainsi s'éteignit mon meilleur ami. Cet acte de bravoure resta ancré dans mon esprit jusqu'à la fin de ma vie. Epuisé, le cyborg Cervantès, lui, se laissa tomber dans les eaux glacées qui entouraient son pénitencier adoré. Le personnel de la prison n'allait pas tarder à venir le chercher pour le remettre en état de marche et lui permettre de continuer à mener sa dictature sur cette maudite île. Encore sous le choc, l'équipage révolutionnaire me ramena à son bord, et le capitaine déclara que la mission avait été un échec total. Blue James et Juza Zenzaburô avaient perdu la vie, quant à Toze Roy il avait été fait prisonnier à l'intérieur de la prison. Seul moi, Goyah Adams Junior avait réussi à échapper de cet enfer mais à quel prix. Le vaisseau révolutionnaire s'éloigna de la prison d'East Blue, vers de nouveaux horizons. Quant à moi, j'étais resté au fond de la cabine, sans parler ni manger quoi que ce soit. Juza était parti. Et c'était pour de bon.




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Enchaînés au Bagne (avec Juza)

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