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Le remboursement ou la vie. [Pv : Kurt Callahan]

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Flynn Montgomery
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MessageSujet: Le remboursement ou la vie. [Pv : Kurt Callahan] Mar 23 Sep - 8:32

La richesse, source de motivation ô combien inépuisable pour l'humanité, ainsi que toutes autres espèces ayant connaissance de sa valeur réelle. Mère de chacun, elle berce le fortuné dans son lit, le soir, et nargue le pauvre au matin, lors du réveil. Redoutable tentatrice, elle joue de ses charmes face aux criminels les plus avides, ou les hommes les plus endettés. Ces derniers n'ont alors d'autres choix que de se jeter dans la gueule du loup pour espérer se sortir du pétrin dans lequel ils se noient depuis plusieurs mois. Elle convertit les âmes pures, les hommes bons, en de véritables monstres obsédés par son pouvoir attractif et contribue à la chute aux enfers des âmes déjà condamnées. Quand vient l'heure de faire les comptes, elle est toujours gagnante. Flynn Montgomery aime l'argent, l'odeur des billets de berrys et le fait d'en avoir une montagne à lui seul. Depuis sa destitution de la noblesse, la hantise de ne plus jamais connaître la richesse le ronge chaque jours.

Pour y remédier, il vole. Les pauvres comme les riches, les auberges comme les casinos, les restaurants comme les banques. Seulement, la somme amassée n'est jamais à la hauteur de ses attentes. Seul, il ne peut pas grand-chose avec sa force actuelle. Alors il s'attaque à de petits établissements, faible surveillance, moindre résistance pour un maigre butin. Lorsqu'il trouve des partenaires pour faire le coup, il accroît la taille de la cible et celle du pactole, mais il y a le partage. Frustrant de devoir se séparer d'une part de l'argent dérobée pour la filer à de parfaits inconnus, des types en qui il n'a pas confiance et dont il n'apprécie pas la tronche. Alors il trompe, trahi les cambrioleurs, quitte à se coller à vie une cible dans le dos. Cela reste rare pour autant, et le gain total ne vaut pas une fois encore, la dangerosité de la manœuvre. Il songe, nuits et jours, à comment gagner plus et avec le moins de risque de se retrouver avec une balle dans la cervelle. Change régulièrement de ville, d'île, se renseigne et cherche dans quel coup rentrer.

L'île Crézus, nommé ainsi en hommage à l'homme qui la découvrit, Roberto Berrys de la Crézus, autrefois explorateur à la solde de nobles, désormais l'un des plus fortunés d'entre eux sur les Blues. L'expression être riche comme Crésus aurait été inventé pour lui, suite à la découverte de l'île qui la rendu aussi célèbre qu'elle a décuplée sa fortune. Deux ans après cela, une unique île verra le jour, Laz Végaz, ville du jeu et du pari, des emprunts irréfléchis et des taux de remboursements démesurés. Tout cela étant l'idée d'un seul homme, que les berrys aurait rendu complètement fous et accrocs. Le principe est simple, attirer les pigeons en manque d'argent ou rêvant de changer leur vie, les dépouiller en leu donnant espoir, puis les endettés jusqu'au cou avec des taux de remboursements exorbitants. Ainsi, ils ne quittent plus jamais l'île et travaille pour lui, contraint également de payer ce qu'ils ont perdu en quelques jours jusqu'au restant de leur vie.

Que fait la marine ? Elle ferme les yeux, Monsieur Crézus versant de gros pots de vins à des officiers véreux pour qu'ils s'assurent qu'aucune forme d'autorité ne vienne interrompre son arnaque monumentale. Il s'est lui-même constitué sa propre petite armée, ne sort jamais sans ses gardes du corps, ses fringues en fourrures d'animaux rares, ses dents et ses bijoux en or, son cigare hors de prix en bouche et sa canne de noble. Il est ce qu'il se fait de plus influent sur l'île. Notre protagoniste maudit des flots aurait atterrit ici il y a deux semaines, attiré par le gain. Des escrocs lui en auraient parlé, une nuit, lui assurant la richesse en quelques heures s'il jouait bien son jeu. Cupide comme pas deux, le pirate a foncé droit dans le piège, sans se douter de quoique ce soit. Aujourd'hui, il est ruiné. Endetté, démoralisé, au fond du trou. Trois fois, des types sont venus lui casser la gueule, réclamant l'argent de leur patron.

Une chance que ce maudit fruit lui assure de ne pas crever des mains des premiers abrutis qui passent. Pour autant, il continue de traîner dans les nombreuses maisons de jeux qui parsèment les rues de Laz Végaz. Proposant toutes sortes de jeux à paris, comme le janken restreint, la roulette nordique des berrys, ou même la machine de la honte. L'homme-loup s'y retrouve une fois de plus, n'osant plus vraiment croire en ses chances de victoire, mais n'ayant d’autre solution pour rembourser sa série d'emprunts à taux élevés. Dépité, il s'approche de la porte d'entrée d'une salle de jeu, ses yeux ne se lèvent même plus jusqu'à l'écriteau annonçant le jeu auquel il va se livrer à l'intérieur...

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MessageSujet: Re: Le remboursement ou la vie. [Pv : Kurt Callahan] Mar 23 Sep - 20:14



Putain c’est quoi c’t’endroit. Fait tout noir. Pièce de neuf mètres carrés. Sol façon béton. Pas d’fenêtre, pas d’meuble, pas d’tapisserie, quedal. La misère. Y’a quand même une porte. Normal. Car t’aurais eu du mal à entrer dans c’te pièce sinon. Et si y’avait pas d’porte, c’aurait voulu dire qu’t’étais condamné à crever dans c’trou. T’as évité l’pire. Fais tout noir mais pas complètement. Y’a bien un filet d’lumière qui passe en dessous d’la porte. Tu t’tâtes un peu. Pas t’tâter genre t’sais pas quoi faire, t’hésites. Nan. Tu t’tâtes le corps pour t’faire une idée d’l’état dans l’quel t’es. Bien belle douleur dans les côtes et au niveau d’l’abdomen. Ca y’est ça t’revient. Ah non. Mais t’sais d’jà qu’t’es pas en taule. C’est cool ? Tu t’tâtes. Façon hésitation cette fois. L’endroit où t’es est surement pire que l’cachot. La prison t’l’as d’jà à moitié testé. C’tait pas terrible. Pas hardcore quoi. Certes t’étais pas à Impel Down avec les plus grands criminels du monde mais ça restait une prison quoi. Là-bas y’avait une demi-fenêtre au moins.

Tu t’touches la tête. Ca piquotte. Et piquotte c’t’un faible mot pour décrire la douleur. Voilà pourquoi t’as oublié le pourquoi du comment. Ca va t’revenir d’une minute à l’autre mais d’ici-là c’est l’néant. Tu t’repasses vite fait l’film de ces derniers jours pour voir où t’as merdé. T’essayes quoi car l’coup d’batte t’as fait sauter des neurones. T’dis coup d’batte par exemple. C’peut très bien être un coup de chaise, d’table ou d’billard. On sait jamais. En presque vingt ans d’carrière, fallait bien qu’un bon gros truc de merde t’arrive. T’es pas béni des Dieux. Mais t’façon t’vas t’en sortir. Comme d’hab. T’as pas envie d’mourir aujourd’hui. L’endroit où t’es … ? La porte s’ouvre. Trois gusses.

- Sortez moi le d’là.

Sortez le moi d’là qu’on dit. Tout dans les muscles, rien dans la tête. Bah finalement t’vas pas faire des suppositions sur l’endroit où t’es tombé. T’vas l’découvrir bien assez tôt. T’as bien une p’tite idée queque part dans ta tête mais t’vas pas la divulguer. Pas maintenant en tout cas. Les gorilles t’amènent à une nouvelle pièce. Où c’qu’y’a des chaises, des armoires, du carrelage et plein d’truc qui font qu’ça ressemble pas à un cachot. Il t’assoit, comme si t’étais pas capable de l’faire tout seul. Un type en pingouin s’invite à la partie. Pingouin c’t’un synonyme de costard. Pas qu’j’ai un gusse en déguisement d’pingouin d’vant moi. T’imagines un peu l’bazar. Pas sérieux pour un sou. L’a l’air content. Ca pue pour toi. T’as pas l’odorat d’un clebs mais tu sens quand même la merde quand elle arrive. C’a une forte odeur la merde.

- Mr Cotchery je présume ?

Surement ouais. T’as eu tellement d’nom que Cotchery doit faire partie d’toi. Cotchery. Ah ouais ça fait tilt. C’est récent comme nom. Très. Ta dernière arnaque. Ta dernière tentative d’arnaque. Qu’a pas dû très bien marcher. Qu’a pas DU TOUT bien marché même.

- Alors comme ça vous avez essayé de nous arnaquer ? Vous avez choisi la mauvaise victime Mr Cotchery. Mais comme nous sommes gentils, p’tit sourire machiavélique, nous allons vous donner une chance de vous en sortir. Voici ce que je vous prop…
- Hé Cobblepot, t’aurais pas une clope ?

Sourire du gars. T’lui plais. Ca s’voit. Pis comme c’est pas lui l’boss et qu’il t’as d’jà proposé un truc, ça veut dire que rien d’mal peut t’arriver. Normalement. T’aimes pas les phrases qui s’terminent par normalement. Une fois sur deux c’est justement l’contraire du truc normal qui s’passe. Espère juste qu’la pièce va tomber du bon côté. Mais comme t’utilises une pièce à double-face, t’es sûr d’être gagnant. A moins d’parier pile. Auquel cas c’est plus deux neurones que t’as perdu avec le coup mais carrément quatre-vingt-quatre millions. Bien qu’t’aies aucune idée du nombre de neurones que t’as dans l’crâne. Mais quatre-vingt-quatre millions c’t’un bon chiffre. C’est beaucoup. Tu r’viens sur le fait qu’c’est pas le patron devant toi. Un subordonné avec une place importante ça ouais. Pas l’bras droit. Mais p’tet l’avant-bras gauche. Tu l’sais parce que les gorilles ont pas forcément marqué l’respect envers l’zigue. Quand l’seigneur entre queque part, tout l’monde s’agenouille, signe de croix et tout l’baratin. Ici quedal, juste un air décontracté des singes.

Et l’avant-bras gauche est gentil. Un p’tit claquement d’doigt et on t’apporte gentiment une clope. Et avec ça ? Un scotch. Tu déconnes. Faut pas pousser. L’mec te met la clope en bouche et t’l’allume. T’aurais pu l’faire tout seul si on t’avait pas attaché les mains derrière l’dos d’la chaise. T’tires un coup puis l’mec la r’tire, la jette et l’écrase. C’pas sérieux. Pour faire ça, autant t’dire d’aller t’faire foutre. Ca t’fait pas espérer.

- Pour une demande prochaine, vous pourrez vous la carrer là où je pense.
Si c’est dans la gueule, t’peux toujours d’mander un poulet rôti. Ca fait longtemps qu’t’as pas bouffé d’poulet rôti. Faut pas exagérer. Faut pas exagérer.
- Je disais donc, le patron ne souhaite pas vous éliminer …
T’l’avais bien dit qu’ce gars-là était pas l’boss. A moins qu’il parle de lui à la troisième personne. C’qui s’rait pas étonnant non plus. Et pour compléter sa phrase, t’ajouterais un « encore ». Le patron ne souhaite pas vous éliminer « encore ». Ca sonne mieux dans ta tête. Parce que l’odeur de merde elle s’accentue. Parie pas sur pile. Parie pas sur pile.
- Le survival hebdomadaire aura lieu demain et il nous manque deux ou trois participants. Le patron vous offre donc une invitation pour ce jeu.
- Et j’peux savoir en quoi ça consiste ?
Gorille A d’la guérilla t’met une droite pleine mâchoire. C’tait bien la gueule. T’aurais dû d’mander un poulet.
- Toutes les règles du jeu vous seront expliquées demain. Saisissez cette fleur que vous fait le patron Mr. Cotchery car elles sont rares. Messieurs, raccompagnez notre invité à sa chambre.

Si c’est pas mignon. L’big boss qui t’offre un bouquet d’roses. D’roses empoisonnées mais roses quand même. L’type se r’tourne et sort de par où il était entré. Tes réclamations, tes questions, tes opinions, t’les garde pour toi. Ca tape fort un gorille. Concernant c’jeu, y’a pas eu b’soin d’te faire un dessin. Survival ça sonne un peu comme survie. Vivre ou mourir, blablabla. T’aimes pas vraiment l’concept. Mourir c’est nul. C’qu’y’a d’bien c’est qu’avant d’tourner les Talons, l’zigue a dit chambre. T’as pas besoin d’une suite, juste un plumard pour pas t’casser l’dos sur l’béton. Les deux gorilles t’choppent et t’amènent à ta chambre. T’as eu vite fait l’compte quand t’as vu l’chemin emprunté. Il sonnait un peu comme l’chemin qu’t’avais pris à peine dix minutes plus tôt. Rude définition du mot chambre. Mais t’vas pas t’plaindre. Pas tout d’suite en tout cas. Pis pas à eux. Pourrait t’refaire le portrait. Les zigues te jettent comme un malpropre dans ta chambre. On s’les gèle là-dedans. A croire qu’on a laissé un freezer ouvert pour j’ter un froid. Les gorilles r’ferment la porte et t’entends l’bruit d’leur pas s’éloigner. Il fait maintenant plus noir que dans le cul d'un taureau par une nuit sans lune. Hein Dude ? T’es maintenant là à t’morfondre. T’t’étais dit qu’tu penserais pas au fameux jeu mais pas moyen d’faire autrement. Ca cogite dans ta tête. Mais t’façon comme t’as pas les règles du dit jeu, inutile de s’manger l’crâne. L’endroit. L’île. T’la r’connu. Laz Vegaz. T’as d’jà eu des échos. Seulement des brèves informations. Mais assez pour rassembler les pièces. Bien sûr toi tu connais qu’la partie émergée de l’iceberg. Pas comme Cobblepot. Tout c’qu’est underground, t’as aucun renseignement d’ssus. T’avais bien décidé d’passer par ici un de ces quatre mais t’croyais pas qu’les touristes créchaient dans un trou à rat. Ah mais c’est vrai, t’es pas un touriste. T’es un vip. Haha. Bref. Time to sleep. Essayer du moins. L’béton c’est pas bon. Et surtout pas s’poser d’énigmes. Alea jacta est.

***

T’es au milieu d’une grande salle. Des gens autour de toi. Ta tête te fait encore tiquer un peu. Coup d’batte, ou d’autre chose, plus la prune par gorille, plus une nuit d’malade dans un matelas double et oreiller d’plumes font pas une belle addition. T’sers d’tes yeux pour voir un peu le niveau des adversaires. T’aimes bien juger l’intelligence, l’caractère d’une personne d’après son look. T’aimes bien les préjugés. ‘Sont pas toujours vrais mais sont toujours faux non plus. Y’a bien quelques mecs lambda. Juste des mecs. Puis deux trois quatre cinq autres qu’attirent ton attention. Des gens un peu trop malin à ton goût. Pas aussi malin qu’toi bien évidemment. Toi t’es trop intelligent. Tellement intelligent qu’tu t’es fait prendre la main dans l’sac. A arnaquer la mauvaise personne. Mais ça c’est pas question d’intelligence. C’est question d’malchance. Ou pas.

T’as pas eu l’temps d’te faire un vrai avis sur les deux trois quatre cinq gens, voire plus, qu’Cobblepot fais son speech.

- Mesdames et Messieurs. Bienvenue dans la première manche du Survival de cette semaine.

Ca y’est. Ca r’commence à puer la merde.
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Flynn Montgomery
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MessageSujet: Re: Le remboursement ou la vie. [Pv : Kurt Callahan] Ven 26 Sep - 16:56


Il entre, l'air résigné, tête basse, mains dans les poches de son pantalon. Encore une nuit de plus dans cet enfer du jeu. Dans la pièce, les participants sont nombreux. Très peu sont ici de leur plein gré, beaucoup aimeraient ne pas avoir à traîner dans le coin. Flynn sent la colère gronder, grandissante, lui murmure des mots qui attisent son désir de cogner. Se défouler, évacuer la frustration accumulée ses derniers jours. Depuis qu'il a posé le pied sur cette île, il n'est plus rien. Il a perdu ce qu'il avait amassé jusqu'ici et compte bien le récupérer. S'il doit éventer chaque participant de cette salle, peu lui importe, mais il récupérera chaque berry qu'on lui a soutiré. Il ne prête aucune attention aux gens, pas même à l'organisateur du jeu. Seule sa voix nasillarde lui vrille les tympans, annonçant l’intitulé de l'épreuve à laquelle ils vont se livrer. Parce que Laz Végaz, ce n'est pas que les jeux à pari. C'est aussi une bonne grosse boucherie inhumaine.

Une surprise tout de même, pour notre homme obnubilé par l'argent, qui n'imaginait pas la ville aussi pourrie, aussi sale. Ils ne se contentent pas de piéger les parieurs, de les déplumer, ils jouent aussi avec leur vie. Et les escargovidéos qui retransmettent l'image dans des pièces privés de la maison du divertissement. L'Iceberg D'Or, qu'elle se nomme. Il grimace, se crispe, retient un juron. Il n'aime pas qu'on se moque de lui. Et ce minable en costume est la pire des crapules qu'il ai pu croiser jusqu'ici. Il rie, tandis que des hommes de mains habillé comme des pingouins envahissent les lieux, distribuant un carte à chacun des concurrents. Le pirate a la face brûlée note la présence d'un numéro au dos de l'objet, ainsi qu'un symbole à son recto. Cobblepot laisse le soin à tous ses prisonniers d'examiner les cartes, avant de procéder aux explications. Tandis qu'il cause, une dizaine d'autres employés remplissent la pièce, transportant des chariots remplis d'objets en tout genre.

Mesdames et messieurs, laissez-moi vous éclairer quant à l'utilité de ces fameuses cartes dans vos mains. Le numéro au dos correspond au chiffre qui orne l'une des six boites présentes, référencez-vous à celui présent sur votre carte pour savoir vers quelle caisse vous avancer. Suite à quoi, vous donnerez votre carte à l'un de mes employés qui vous l'échangera contre ce qui sera votre arme durant toute la durée de cette première manche. Le symbole détermine la catégorie de votre arme. Il existe cinq catégories : Hardcore, Joker, Random, Kawaii, Useless. Je vous laisse découvrir par vos soins à quoi correspond chacune des catégories. Il n'y a pas de règle, seuls vingt d'entre vous accéderont à la seconde manche de ce Survival. Offrez-nous un beau spectacle.

Et il ricane tel un dindon, se retirant sous les contestations et les acclamations des malheureux pris au piège, prenant conscience de la barbarie à laquelle ils vont devoir se livrer. Contraint d'obéir aux conditions de leur hôte, tous s'avancent vers les caisses, se rangeant en colonne les uns derrière les autres, dans l'attente. Lorsque vient le tour de Flynn, à la caisse numéro deux, la femme lui prend sa carte avec un sourire malsain et lui confit un...

Vous vous foutez de moi là ? Je vais pas combattre avec ça.
C'est pourtant ce sur quoi vous êtes tombé, cela ne changera pas. Au suivant.


Un savon. Rectangulaire, tout neuf, inutile. Il n'en revient pas, il es tombé sur la catégorie useless. Il s'est fait couillonner, une fois encore. Dépité, il n'ose même pas s'avancer parmi les autres colonnes pour distinguer ce que les autres ont reçu. Il sait parfaitement que quoi que ce soit, ce sera plus efficace qu'un vulgaire savon. Utilisé contre un passionné de la crasse et des bains de boue, à la limite... Il soupire, et s'en va dans un coin de la pièce, pour patienter que tous soient en position. A la sixième caisse, il y a de l'agitation qu'il remarque. Les personnes vont et repartent en hurlant leur mécontentement, certaines s'effondrent en larmes. Toutes repartent les mains vides. Une autre arnaque, n'ayant que cinq catégories, une caisse était vide. Il y a une soixantaine d'endettés, une dizaine n'a rien reçu pour se défendre, ceux de la caisse six. Une autre dizaine n'aura que des objets jugés inutiles, celle de la caisse deux.

En supposant que seulement deux caisses parmi les cinq soient réellement équipés d'armes pour la lutte, il y aura probablement une quarantaine de combattants qui n'auront que leurs corps pour assurer leur survie. Certains n'ont jamais mis de coup de poing, d'autres refusent la violence, la craigne. Et avec la veine qu'ils ont, les plus cruels et sanguinaires d'entre tous recevront certainement l'instrument parfait pour la démolition de corps humains... Il aperçoit déjà une grosse brute de deux mètres armé d'un marteau de fer plus gros que lui. Un autre aux balafres affreuses s'amuse à tailler l'air de son katana. Y'a même un type qui a reçu des gantelets parsemé de piques, histoire d'assurer plus de douleur. Comme il l'avait prédit, une grande majorité n'avait pas eu autant de chance. Un ourson en peluche rose, un plumeau, poireau, une poupée, une bougie, une pomme... Le pire étant ceux qui arboraient une mine incrédule devant l'engin de mort qu'ils détenaient.

Jerry Rainkemayer par exemple, tout juste la majorité, les boutons au visage, les lunettes d'intello et le calclul de probabilité de chances de survie bien en tête. Une faux gigantesque en mains, mais tout juste la force pour la retenir de tomber. Le loup-garou observa une dernière fois son savon, ne sachant pas trop s'il avait le droit de le jeter ou s'il serait compté comme disqualifié. Dans le doute, il conserva dans sa main droite. Sa stratégie serait d'attendre qu'il n'en reste plus que vingt, en évitant d'avoir à se salir les mains. Il ferait tout ce qui était en son pouvoir pour ne pas participer au show. Cette bataille royale, il en avait décelé l'objectif premier depuis les premiers instants. Une simple épuration des candidats, ne garder que le meilleur pour le reste du Survival. Un classique. Du moins, s'il était à la tête d'un tel business, c'est ainsi qu'il aurait procédé. Une voix à travers un den-den mushi annonça le début des hostilités...

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Le remboursement ou la vie. [Pv : Kurt Callahan]

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