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[Finie] Thomas "Humble" Aaron

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MessageSujet: [Finie] Thomas "Humble" Aaron Sam 4 Oct - 17:39



One Piece Héritage
Fiche de présentation



Aaron Thomas







Nom : Aaron
Prénom : Thomas
Surnom : "Humble"
Age : 27 ans
Race : Humain
Lieu de Naissance : North Blue
Camp : Autre (People)
Fruit du Démon ou Arme : Mera Mera no mi | Pyro-Fruit : Permet à son utilisateur d'obtenir un corps composé de feu. Contrôlant les températures ambiantes élevées, il peut donc lancer des déflagrations surpuissantes à différentes intensités qui carbonisent tout et quasiment n'importe qui sur leur passage. L'utilisateur peut se propulser à l'aide de sa chaleur donc se déplacer à une vitesse épatante.
Profession : Poète
But : Faire en sorte que ses écrits deviennent connus dans le monde entier, pour influencer la société.


Description physique


Comme tous ces poètes désespérés qui donnèrent à la plume de Thomas sa volonté, sa force et son inspiration, il est également un être d'une beauté singulière, mais éclatante. On pourrait croire d'un regard inattentif que c'est un être chaud et plein d'affection. Mais sa beauté est froide, il n'affiche que des sourires énigmatiques et pleins de mélancolie, ce qui peut dérouter ses potentiels interlocuteurs, qui n'auraient pas été déstabilises par les vers qu'il jette à tout bout de champ. Ainsi les traits harmonieux de son visage le rende également froid comme glace. Pour le décrire plus en détail, on commencera par le fait qu'il est de forme ovale. En son centre trône un nez fin et allongé, qui remonte peu au niveau des narines. Ses yeux étirés sont d'une couleur que l'on ne saura que remarquer. En effet, les pupilles orange ne sont pas courantes dans le genre humain. Bien entendu les médecins l'ont imputé à une malformation lors de la construction du gêne de la pigmentation des yeux, mais notre poète l'associe au flamboiement de son coeur quand il est étreint de passion pour une belle inconnue. Ses sourcils sont assez fins, presque invisibles, ce qui donne à son regard un côté distingué. Ensuite, dans le domaine de la capillaire, sa coupe de cheveux est très simple et ne bouge jamais. Ses cheveux sont soigneusement plaqués contre son crâne jusqu'à l'arrière de sa tête où ils sont attachés, projetant une magnifique queue de cheval non uniforme. On aura l'habitude de le voir avec une cigarette dans la bouche et c'est le seul travers qu'il s'autorise.
Passons maintenant à la description de ses vêtements. Ils ont été cousu d'une main experte et explicite le milieu social dont provient Thomas, soit la haute noblesse.
En premier lieu nous observons une magnifique veste d'un beige tirant vers le marron, complètement ouverte et sertie de boutons d'un or fin. Ensuite, il porte un magnifique costume, noir et aux boutons ciselés d'or de nouveau. Un foulard blanc se déploie sous sa gorge. Il ne faudra en aucun cas oublier ses gants blancs qui font de lui la personne distinguée qu'il demeure.
Si l'on regarde l'aspect physique de notre protagoniste, l'on remarquera qu'il ne manque pas d'entraînement sportif. On sent que ce poète tente de garder intact le faste de sa beauté éclatante qui lui permettra certainement de rencontrer son âme soeur un jour prochain, mais également d'affronter n'importe quel adversaire de sa trempe. S'il avait eu droit à tous les cours intellectuels possibles durant sa jeunesse, l'éducation sportive n'était pas en reste. Il était un noble dans l'âme, mais aussi dans le corps. Ses muscles solidement taillés, d'une façon incroyablement séductrice aurait décroché les coeurs des plus belles femmes de la terre, mais aurait aussi bien pu asséner de fatals coups à des ennemis farouches.
Pour achever cette description physique, on décrira les mensurations de ce cher Thomas Aaron. Il est d'une grande taille, large d'épaule, mais suffisamment pour ne pas être un monstre de muscles. Sa silhouette est à la fois imposante et apaisante, selon nos relations avec lui. Il dégage une aura mystique qui en poussera plus d'un à l'aborder pour faire sa connaissance, dialoguer avec lui et établir des relations. Mais cette prestance l'emmène souvent au-devant d'ennui qu'il ne recherche pourtant pas.




Description Morale


La description psychique de Thomas n'est pas chose aisée. On commencera par noter que son éducation est la plus haute qu'il puisse se faire de nos temps. Il fut d'ailleurs habitué à n'avoir jamais le même tuteur, pour développer son propre esprit critique, ses propres opinions et ses propres goûts. On ne voulait pas d'un formatage intellectuel, d'un martelage qui aurait fait de lui une personne seulement capable de discourir dans des discours mondains ou seule la culture compte pour afficher des connaissances plates, sans but véritable d'analyse. C'est ainsi, par le biais d'un tuteur qu'il découvrit les joies de la poésie, Classique dans un premier temps. L'on sentait la puissance, le charisme sortir de ses vers. Et l'expérience qu'il vécut, qui sera détaillée dans son histoire lui forgea un caractère tout nouveau.
En effet, d'un être enjoué, chaleureux et humaniste, il passa irrémédiablement à un sombre personnage sarcastique, froid et misanthrope. Aucune personne d'une trempe différente ne l'approcherai, car il s'était constitué bourreau des illusions et des préjugés.
Il est aussi très mélancolique et on remarquera souvent un regard lancé dans le vide, ou intensément posé sur des objets, des scènes anodines et banales de la vie de tous les jours. Jamais il ne laisse quelque chose au dépourvu, pas même le moindre détail, c'est un observateur né, doté d'une analyse très pertinente, ce qui fait de lui un combattant redoutable.
Mais là où il combat le mieux, c'est avec sa plume. Sombre poète, il s'attaque avec une violence et une pertinence remarquable aux travers de la société. Ses poèmes ne laissent pas de marbre, ils sont pleins d'images et de sous-entendus. Son but est avant tout de soulever les écrivains, de les inciter à utiliser leur plus grande arme, leur plume d'acier, pour conquérir ce monde dont les valeurs ont été piétinées. Il a une tendance quelque peu révolutionnaire, mais n'adhère pas à tout leurs principes.
Passons à son tempérament. L'on ne pourrait espérer se trouver en face d'un esprit plus tolérant et ouvert que le sien. Avec lui, point ne se pose la question de racisme ou d'esclavage, il exècre ces deux pratiques qui sont pourtant banales aux yeux de tous et c'est quelque chose qu'il veut absolument combattre, quel que soit le prix de ce combat. Il est également très calme et patient, pour lui le temps ne doit se gâcher en fulminations qui détruisent l'esprit. Tout doit venir en temps voulu.
Nous allons nous approcher de la fin de cette description psychique en abordant ses idées politiques. Il est un fervent adorateur d'un système politique fort, puisqu'il considère que le peuple n'est pas qualifié pour se diriger lui-même, il n'a pas l'objectivisme requis pour le faire, sans compter que la plupart des membres de ce peuple n'ont aucune espèce de spiritualité ou de cohésion intellectuelle. Comme l'avait dit un fameux Eoltairev : « Tout pour le peuple, rien par le peuple ». C'était une maxime fondamentale dans les idées politiques de notre vieil ami Thomas.
Et enfin, pour achever cette description, nous parlerons de son langage, qui est toujours riche et parfois ardu à comprendre. Il parle dans un registre soutenu la plupart du temps, mais il est tout à fait capable de discourir dans les autres registres, tout en sachant qu'il maîtrise la pratique de plusieurs langues.



Histoire


Avant de commencer le modeste récit de ma vie, je voudrais d'abord en expliquer le contexte. La famille Aaron faisait partie de l'élite aristocratique de North Blue. Elle était au contrôle même d'une île d'une assez grande taille, une île qu'elle gouvernait depuis des temps très anciens. L'aïeul le plus lointain avait été un farouche combattant, qui avait conquis l'île à la tête de colons exilés de leur pays d'origine. Ils avaient fondé en cette île vierge un grand empire. Ils avaient réussi à s'imposer sur cette Blue, notamment en misant sur le Gouvernement Mondial naissant. Au fil des années, les générations se succédant avaient toujours embelli davantage le pays, jusqu'à celle de mon père.

Homme trop modeste et sous-estimant ses capacités de ce fait, il n'avait su utiliser les outils politiques dont il disposait pour gouverner correctement l'île. Un beau jour, alors que ma conception n'était pas encore lancée, une invasion eut lieu. Un puissant équipage révolutionnaire décima les maigres troupes restantes, celles qui n'avaient pas encore déserté, et le pays tomba dans la soumission. Cependant, le peuple aimait ses dirigeants, et malgré l'incompétence de leur dirigeant, ils se rebellèrent. C'est alors qu'un déclic se fit dans l'esprit de William Aaron. Il guida cette armée rebelle contre l'équipage révolutionnaire. Quel beau paradoxe de voir les ennemis du gouvernement qu'ils considèrent comme tyranniques devenir les tyrans d'une île ralliée au gouvernement. Il n'empêcha qu'à la fin d'une guérilla de deux longues années, le pays était reconquis et à reconstruire. C'est alors que ma mère fit surface, rescapée civile de la guerre et ayant participé au combat, elle réussit à séduire mon vaillant père. Il l'épousa et quelques jours après leurs noces, la demoiselle tomba enceinte. Le procédé de procréation était lancé.

Ainsi commença ma vie, dans un cadre de reconstruction, de prospérité et de richesses. Le manoir familial devint vite un palais, avec sa cour, ou du moins ce qui y ressemblait le plus. Les plus grands guerriers, médecins et notables de l'île se réunissait régulièrement au palais, pour discuter entre eux et avec le couple gouvernant de l'île. J'étais au centre de l'attention, et tout le monde, dès la naissance, avait voulu devenir mon parrain et ma marraine. Mais tous ces prétendants avaient été diplomatiquement repoussés. Ces temps de faste et d'affluence eurent tôt fait de lasser tout ce petit monde, et seul un petit comité fut autorisé à se rendre au manoir quotidiennement. Des tensions montèrent parmi les nobles, jusqu'au point ou l'on stoppa ce jeu inutile. Les couloirs furent alors déserts, et ainsi je fus libre de circuler à ma guise. J'étais ainsi âgé de cinq ans, et mon tutorat allait commencer.

Les études furent de suite au centre de mon intérêt, tout comme l'entraînement au combat. J'avais une préférence pour le premier apprentissage, mais j'appréciais le second aussi. Les matières, pour ce dernier, étaient diverses et variées. On m'enseigna d'abord la maîtrise de mon corps, avec de l'endurance, pour faire de mon coeur et de mes poumons de solides organes. Les études de leur côté étaient centrées sur l'apprentissage et l'approfondissement des connaissances de la langue, l'apprentissage des mathématiques et de l'histoire. Ces matières m'intéressaient toutes au plus haut point et je me distinguais notamment dans la première d'entre elles. Les tuteurs qui se succédaient ne se disaient que du bien de moi, mais j'étais réticent quant à la teneur de leur propos. J'étais humble, comme l'avait été mon père, mais je ne savais pas encore si cela était un défaut ou si cela ne l'était pas. La formation continua, inlassablement. On m'avait non seulement appris les rudiments du combat à l'épée et le tir, mais l'on avait aussi incorporé à mon éducation des cours de navigation, mais je me revelais être cruellement mauvais pour les tâches marines. Je préférais passer mon temps à écrire des poèmes, sur la vie, l'amour, la beauté des choses, des animaux et de l'Homme.

Puis vint la grande famine, due au temps plus rude encore que d'habitude et à un hiver qui avait duré plus que prévu. Les récoltes en avaient pâti et ainsi les ventres de tous les sujets de l'île furent à remplir. Mon père passa un appel d'aide auprès du Gouvernement, mais ils ne répondirent jamais. L'île entière se figea, dans la terrible glace de l'hiver qui ne voulut en rien se retirer. Les gens mouraient dans la rue, les uns après les autres, lentement, dans des souffrances terribles. Des épidémies se déclarèrent et l'on coupa donc l'accès à certaines zones de l'île. Les villes tombaient les unes après les autres, subjuguées par les épidémies de dysenterie, la famine, mais aussi les pillages et actes en tout genre. L'armée insulaire reçu bien vite l'ordre de se replier sur la capitale, pour la défendre des attaques de pillards.

Un royaume autrefois resplendissant venait d'être transformé en une île pleine de désespoir, de combats et de morts. Mon adolescence s'acheva sur la chute de la dernière ville avant la capitale. J'étais alors devenu un jeune homme froid et distant, habitué aux horreurs de la vie. On avait à maintes reprises d'évincer la famille dirigeante et les tentatives d'assassinat étaient devenues mon simple quotidien. Ma propre mère s'y était essayé, après avoir appris que son second enfant était mort en couches.

Elle n'avait pu tenir plus longtemps le coup, tous les facteurs s'ajoutant les uns après les autres: stress, regrets, douleur et perte de son enfant. J'avais douze ans, quand la porte de ma chambre s'ouvrit. Elle grinça, comme à son habitude. Et le chien d'un revolver haut de gamme fut pressé, enfoncé vers le bas, pour faciliter le tir. Rien n'aurait pu me faire bouger, et le coup allait partir, comme les autres coups étaient partis, plus tôt dans le couloir. Je me levais sur son ordre et me rapprochait d'elle. Elle tenait son arme avec maladresse, mais la folie qui la rongeaie ne laissais aucun doute quant à sa détermination à en finir avec tous, y compris son enfant. Si le second n'avait pas eu le droit de vivre, pourquoi le premier l'aurait. J'avançais toujours, lentement, d'un pas assuré. Le coup parti, mais la tenue de l'arme était incorrecte et la balle passa loin au-dessus de sa cible. Alors, telle une valkyrie, elle s'élança vers moi. Elle n'avait plus conscience de ses actes, et aurait fait n'importe quoi pour éteindre sa colère.

Je n'eus aucune autre alternative que de sauter par la fenêtre. Ma chambre n'était qu'au premier et au vu de la quantité de neige, cela revenait à dire qu'il n'y avait aucune chance que je me brisasse quoi que ce fut. Une fois au sol, je me relevais sans attendre et je courus, aussi vite que je pus. Mais elle me rattrapa, au niveau du vieux pont. Elle me jeta au sol et commença à me battre, à tenter de m'arracher la peau, à éteindre ma vie. Je me protégeais le visage de telle sorte qu'elle ne pu l'atteindre. Le bois était friable, et en s'appuyant fort dessus nous n'allions sans aucun doute le briser. Je m'efforçais de trouver un endroit où le bois avait une solidité moindre qu'ailleurs, et quand je l'eus trouvé, je tentais de me relever et elle me poussa violemment. Je tombais derrière cette zone fragilisée. Elle y mit un pied, et ma mère ne fut plus, avalée par le torrent qui s'écoulait en dessous.

Personne ne la pleura et on ne vit plus jamais un sourire sur mon visage, qui s'était rembruni. La trahison venait de consumer les maigres restes de ma foi en l'Homme. Je devins soldat, pourvu d'un haut grade, dans l'armée de mon père à mes vingts ans. Mais ce titre resta honorifique, car j'étais bien trop occupé à chercher un moyen de stopper cette malédiction qui s'abattait sans relâche sur notre royaume. Un mythe racontait qu'un fruit du démon avait été placé sur cette île, et qu'il était la solution à tous les maux que l'on pouvait rencontrer. Il me fallait le trouver.

Selon les légendes, il se trouvait dans l'endroit le plus froid de toute l'île, gardé bien au chaud par un gardien éternel. L'endroit le plus froid de l'île était assurément le sommet du Mont Aaron. Il portait le nom de ma famille en l'honneur du premier homme qui l'avait escaladé, un de mes aïeuls. Par chance, il n'était qu'à un jour de marche par le Nord. Mon départ s'effectua de nuit, pour n'alarmer personne, excepté deux pauvres garde qui se souvinrent vaguement d'avoir vu un homme passer pendant la nuit, avant qu'il ne les assomme.

La route fut pénible, car il eut fallu, en théorie, traverser plusieurs villages occupés par des pillards. Je décidais de prendre le chemin le plus long. La marche fut longue et quand la nuit tomba, le jour suivant, je ne pus que m'arrêter, au pied de la colossale montagne. Il me faudrait la gravir après un long sommeil, mais je savais d'avance que ce serait une tâche ardue.


Pas après pas, j'avançais sur la pente douce qui ouvrait la montée. Ma nuit avait été paisible et j'étais frais pour l'ascension. Le sol était givré et à plusieurs reprises mes jambes se dérobèrent. Mais je continuais toujours, inlassablement à avancer. Puis vint le temps où je dus commencer à véritablement gravir cette montagne. Je n'avais avec moi qu'un simple piolet, aucune corde, rien pour m'assurer. Si je devais trouver ce fruit, je parviendrais au sommet, sinon j'abandonnerais. De longues heures passèrent tandis que je continuais d'avancer, de toujours gravir plus cette montagne d'une hauteur incroyable. Puis enfin vint le sommet, un plateau surmonté de couches de neige et de verglas, empilés les unes sur les autres. Et loin de moi, une grotte d'où s'envolait des senteurs de nourriture. J'essayais d'avancer vers ce paradis culinaire, mais je ne le pouvais, mon corps était tout engourdi, affaibli par l'ascension que je venais d'effectuer. Une journée entière m'avait été nécessaire pour gravir le roc. Je m'effondrais dans la neige, persuadé que je ne me réveillerais jamais.

Mais pourtant le réveil vint à moi. Un vieil ermite se tenait debout, face à moi. Tout portait à croire qu'il avait vécu ici toute sa vie, mais il n'en était rien, j'en étais persuadé. Il venait de me sauver la vie et, alors que j'allais le remercier, il ne trouva rien de mieux à faire que de m'anesthésier à la dure. Et je me réveillais une fois de plus, bien remis et en tenue de combat. Je n'eus pas le temps de m'interroger que l'assaut survint. Ce vieux devait être dément pour s'attaquer aux gens de la sorte. Je m'étais jeté en arrière en l'entendant arriver, mais cela n'avait pas suffi. Ses coups de poings m'avait atteint et autant dire que les coups de poings d'un alpiniste ne vous laisse pas de marbre.

Je m'élançais vers lui, armant mon poing avant de le lancer vers sa figure. Il l'intercepta et, d'un mouvement habile, m'envoya au sol. Je tentais de le balayer, mais en vain, il sauta au-dessus de mes jambes au moment même où elles auraient dû l'atteindre. Un coup de pied dans les côtes me remit à ma place, aussi je roulais sur le côté, avant de me relever promptement. Qui donc ce diable pouvait-il être ? Et comment un individu de son âge pouvait-il être doté d'autant de vigueur ? Je me relevais et après avoir craché le sang qui s'échappait de ma bouche, je fixais mon adversaire droit dans les yeux. Il me lança un fourreau, mais seule la poignée du sabre trouva son chemin, droit vers ma main, tandis que le fourreau non retenu tomba dans la poudreuse.

Un assaut vit les lames se croiser, puis s'entrechoquer avant de s'écarter vivement quelques secondes durant. Puis elles revinrent se frapper, inlassablement. Mais j'avais été défié au réveil, je n'étais pas au mieux de ma forme. Et je luttais toujours, non plus pour gagner, mais pour survivre. Mes compétences de soldat trouvaient bien vite leurs limites. Il n'y avait rien que je puisse faire contre un adversaire aussi aguerri tel que celui que j'affrontais. Mon sabre s'envola, je venais d'être désarmé. Je tombais à genou, attendant le coup fatal, sachant qu'il allait venir.

Mais au lieu de ça, un coffret venait de m'être tendu. Que contenait-il ? Était-je en présence du fameux gardien du fruit divin qui sauverait mon île ? Il paraissait si vieux, il avait au moins l'âge requis pour être mon grand-père. Un déclic se fit alors dans mon esprit. À ce jour, aucun des corps de mes ancêtre n'avaient été retrouvés et l'on avait prétexté diverses raisons de l'absence de corps. Aucun d'entre eux n'était mort, ils avaient simplement gardé le fruit, pendant chaque génération. J'ouvris le coffret et il s'offrit à ma vue un fruit rouge, flamboyant. Je croquais dedans à pleine dents malgré l'horrible goût, en me forçant à le finir. Pour la première fois, j'entendis la voix du vieillard :

"Très bien fils. Maintenant, je dois t'apprendre ses pouvoirs. Tu viens de manger le Mera Mera no Mi. Saches qu'en absorbant ce fruit, tu as choisi de vivre une vie solitaire, et le simple contact de l'eau de mer suffira à t'affaiblir. Mais il t'offrira la possibilité d'accomplir de grandes choses. Tu pourra devenir une grande personnalité grâce à lui."

"C'est tout ? Je me fais écraser par mon propre grand-père, et j'obtiens le droit d'avoir ce fruit ? C'est insensé !"

"Et pourtant tu l'as déjà mangé ! Qu'est-ce qui t'empêche de devenir ce que tu veux être ? Tu ne sauveras pas cette île, elle est déjà perdue. Mais tu peux encore te sauver toi-même. Écris tes poèmes, fais en sorte que le monde entier suive ton exemple. Mais ne prends pas la défense d'un parti ou d'un autre avant d'avoir pris ta véritable décision."

"Comment pouvez-vous.."

Ma phrase s'envola dans le vide, car il n'était plus là. Il avait disparu, comme par magie, me laissant seul sur ce plateau, doté de nouveaux pouvoirs. La descente s'effectua le lendemain, et comme l'avait précisé le vieil homme, l'île était perdue. J'avais aperçu les flammes qui s'élevaient depuis la capitale à une distance relativement élevée. Plus rien n'avait de sens, ni d'importance d'ailleurs. Il ne restait que moi sur cette maudite île. Et j'y restait sept années durant, à errer dans les rues désertes et détruites. Cinq années passées à simplement survivre. Jusqu'au jour où je décidais de faire enfin quelque chose. Jusqu'au jour où je montais dans ce navire qui me sert aujourd'hui de cabine d'écriture. Je n'ai plus qu'une seule chose à dire : Mon périple commence!


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