AccueilPortailFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez|

[Flash Back] Tribu Amghar

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
Invité
Invité
MessageSujet: [Flash Back] Tribu Amghar Mar 10 Sep - 15:15








“ Récit Du Passé ! „




T r i b u _ D e s _ A m g h a r


Assis, en tailleurs, les yeux fermés et l'esprit calme, Jurô avait suivi les conseils du Grand Chef de la tribu. Voilà deux ans après on départ du Royaume de Drum qu'il était là, et il avait appris à respecter ce vieil homme si étrange. Un doyen, plein de sagesse et de force, qui s’efforçait de partager avec lui les secrets d'un pouvoir oublié que l’on appel plus communément la « Volonté ». En vérité, l'ancien prince de Drum qu’il était n'avait jamais abandonné l'idée de devenir pirate, et ce qu'il lui manquait, c'était la puissance. Et s'il avait put cacher à son ami Shiro, et au reste des Amghar , qu'il désirait ardemment reprendre la mer, rien n'avait été plus facile pour le Grand Chef que de lire en lui. Et c'est aussi pour ça qu'il suivait son enseignement. L'île, et particulièrement la forêt, était pleine de dangers. Méditer puis s'entraîner férocement dans la jungle, c'était là devenu le pain quotidien du jeune pirate en herbe.




Au calme parmi les arbres, c'était pour lui tout un combat mental que de rester des heures immobile, en quête de "paix intérieur". Des mots qui pour lui n'avaient aucun sens, mais qu'il louait volontiers car c'étaient ceux du Chef des Amghar, dont il avait déjà vu les terribles pouvoirs. Enfin, l'homme aux yeux de braise rubis ouvrit une première paupière, puis la seconde. L'envie de se dégourdir les jambes était plus fortes que tout. Après avoir vérifié que nul ne l'épiait, Jurô se leva, et attrapa sa gourde d’eau qui reposait à ses côtés pour s’hydrater avant de commencer sa marche quotidienne et spirituelle. Il était l'heure d'aller faire quelques passes dans la forêt. Les hurlements de la faune invitaient vivement tout humain - proie potentielle - à fuir le plus vite possible. Et pourtant, plein de fougue et d'inconscience, Zenzaburô D. Jurô s'enfonça sans trembler vers le cœur de la jungle.




Il tentait, sans grande réussite, de percevoir toute présence en ces lieux : c'était une chose dont le Grand Chef était capable lui. Il n'en parlait jamais, car soit disant Jurô n'était pas du tout prêt à ce genre de prouesses. Sans même le regarder, le vieil Amghar était capable de deviner un assaut le visant. Même attaqué dans le dos, il esquivait sans aucune difficulté les coups lui étant portés. Et même si  Jurô n’était pas encore capable d’esquiver de la sorte il était tout de même capable de faire preuve d’agilité et de geste due aux réflexes. Il venait d’être prit pour cible à l’instant même et il n'eut aucun mal à éviter la charge d'un tigre à dents de sabre qui, surgissant de l'ombre. Fonçant sur le jeune homme, gueule grande ouverte. A peine le prédateur eut-il manqué son embuscade que, d'un mouvement éclair, Jurô aspergea la bête d’une salve de magma intense.




Un sourire satisfait apparu sur son visage, mais sa trop grande confiance le perdrait. Sans prévenir, la terre gronda, et un gargantuesque éléphant surgit des bambous, broyant tout sur son passage. Debout sur une branche, le forban posa d'abord un regard terrifié sur la bête, puis repris ses mauvaises manières. D'un saut gracieux et agile, il s'élança sur la créature, lui portant de multiples coups de poing imbibé de magma. Quelques filets de sang jaillir, mais bien maigres comparé aux attentes du combattant. Ce dernier eut la mauvaise surprise de découvrir que la peau de son adversaire était telle une armure. Perdant sa concentration, il se laissa attraper par la trompe de l'éléphant, qui l’étreint à la taille. Balancé au sol avec une extrême violence, Jurô gisait désormais, à la merci de ce colosse, qui arma sa titanesque patte pour écrabouiller ce qui ne lui paraissait être qu'un insecte...






Mais il n'en fut rien. Sans comprendre pourquoi ni comment, Jurô vit le coup surpuissant qui allait lui être porté, stoppé par une sorte de bouclier invisible. Tournant la tête, il vit alors un étrange personnage, caché dans une tunique tout aussi singulière, et qui semblait appliquer une force invisible, mais tangible, suffisante pour bloquer l'attaque de l'éléphant. Comment un si petit bonhomme pouvait-il faire cela. Puis, l'inconnu arma la lance qu'il tenait, et prononça quelque chose du genre "Busou-shoku". Il lança alors le projectile, qui traversa complètement le monstre comme s'il s'agissait d'une vulgaire cible en carton. Totalement bouche-bée, Jurô vit alors son adversaire s'effondrer en poussant un rugissement de douleur, puis provoquer à sa chute un tremblement sur toute l'île.



« Toujours aussi imprudent. Méditer te déplais tant que ça pour que tu t'en abstiennes au bout d'une heure à peine ? Si c’est comme ça je vais peut être te ramener à Drum…Toi l’ancien prince de ce royaume qui ta chassé sans vergogne. »



Le regard de Jurô devint las. Le garçon se dépoussiéra brièvement, puis il s'avança jusqu'à son sauveur. Celui-ci était bien le doyen de la tribu des « Amghar », vêtu comme le voulait la tradition chaque jour précédant la pleine lune, selon les rites et croyances de la tribu. L'aura qu'il dégageait écrasait lourdement son jeune apprenti, qui tentait de ne rien en faire paraître. Mais comme à son habitude, ce vieux guerrier devait sans doute s'amuser à lire dans ses pensées. Avec une pointe de jalousie, Jurô posa son derrière sur le sol, puis souffla, tentant d'être nonchalant pour ne pas faire paraître sa convoitise il s’écria alors.


« J'aurais très bien put m'en sortir sans votre aide et arrêtez de m’appeler prince, je suis maintenant un pirate ! Sinon faudrait vraiment que vous m'appreniez à faire tout ces trucs là... « Bouzeux Chaud Cul » ou je sais plus quoi là… »




« Baka ! C’est « Busou-Shoku » ! C'est le Haki de l’armement. Mais avant de vouloir courir, apprends déjà  à marcher : sinon tu te casseras la figure. Il faut y aller par étape, apprend à mieux maîtriser tes pouvoirs également. Bref Je ne suis pas venu te parler de ton entraînement, bien qu'il y ait fort à dire. Nous avons reçu la visite, inattendue je ne te le cache pas, d'étrangers. »

« Des étrangers sur l’île ? Qu’est ce qu’ils viennent foutre ici ? »


« Ils sont venus pour toi, Jurô ! »

« P... Pour moi ? »



Refroidit par ces paroles toujours sages mais directes, le jeune homme soupira, tandis que le vieillard lui tournait le dos en s'éloignant. Et puis des étrangers sur l'île ? Qu'est-ce qu'ils viennent faire ici ? C'est dans le silence le plus total que le retour au camp se fit. La forêt elle-même se tint calme, et Jurô savait que l'aura dégagée par le grand chef y était pour quelque chose. Mais plutôt que de penser à ça, le jeune homme s'obstinait à vouloir deviner qui pouvait bien être ces étrangers venant le rencontrer. Des Marines ? C'était peu probable, au vu de sa faible réputation et de son inexistence quasi-totale à leurs yeux. Des anciennes connaissances ou des amis d’enfances ? Là encore, le jeune pirate était sceptique : premièrement parce que ces traîtres de pirates qu’il avait côtoyé par le passé le croyaient mort. Deuxièmement parce qu’ils auraient fait beaucoup plus de boucan, et que visiblement, le Grand Chef les avait accueilli sans manières ni incivilités.




Au final, maître et élève arrivèrent aux abords du village, où comme d'habitude l'animation régnait. Les gosses couraient ça et là, les hommes s'entraînaient, et les femmes s’adonnaient aux tâches qui leurs incombaient. Pour le moment, pas d'intrus en vu, mais le doyen fit signe à Jurô que les visiteurs se trouvaient dans le tipi des voyageurs : aménagé et spacieux, il était réservé aux invités que la tribu estimait. La pression monta quelque peu lorsque le père Amghar et son « fils adoptif » arrivèrent à la dite tente, dans laquelle ils entrèrent. Quelle ne fut pas la surprise pour l’ancien prince de Drum d'y voir justement les protagonistes de son ancienne vie, assis au centre la pièce et impatients. A peine arrivé, Mamy lui lança déjà une pluie d'éclair à travers son regard sévère. C'était une vieille femme, à l'allure noble et gracieuse, comme si le temps n'avait pas épargné son charisme. Elle était austère et particulièrement intransigeante. Elle n'était nullement la véritable grand-mère de Jurô, juste une femme chargée de son éducation, à lui et tout un tas d'autres gosses de riches, qu'ils l'appelaient familièrement Mamy, bien qu'elle détestait cela, puisque ce surnom discréditait son statut.





« Jeune prince ! Il est temps de nous suivre… »


Avec elle, un homme âge lui aussi, avec un bandeau sur le haut du crâne, ainsi qu'une longue barbe et une longue moustache. A sa ceinture reposait un superbe katana. S'il y avait bien quelqu'un que l’ex-prince de Drum ne s'attendait pas à revoir, c'était ces gens là. Lorsqu'il avait claqué la porte et fugué pour devenir pirate, il avait été déshérité et même maudit par son propre père le Roi de l’époque du Royaume de Drum. Ce dernier n'avait d'ailleurs, comme à son habitude, pas fait le déplacement pour venir voir son fils. Il était bien trop fier pour cela, et préférait largement se débarrasser d'une telle tâche à la refilant à ses sous-fifres. D'un geste, le Grand Chef invita Jurô à s'assoir avec eux, et le jeune homme s’exécuta. Il perçu dans le regard de Mamy une incroyable haine envers le patriarche des Amghar. Pour elle, tout ceci était incompréhensible, et il lui était impossible de concevoir une vie autre que celle de château.




Un mutisme pesant s'installa. Hanzô, le sabreur expérimenté, homme de main de confiance de la famille des « Zenzaburô », n'était pas du genre bavard, et encore moins sensible aux histoires des riches familles. C'était un guerrier. Un guerrier très intelligent certes, mais aucunement apte à discuter ni mettre un mot sur ses émotions. En cela, il se rapprochait énormément de la tribu des « Amghar » à dos plumé, et même si Jurô ne l'avait jamais vraiment côtoyé dans un cadre privé, il éprouvait un certain respect pour cette personne qu'il jugeait humble et loyale. Après tout, que pouvait être un homme dont la famille à sacrifié sa vie pour celle d'une autre depuis plusieurs générations, si ce n'est loyal ?















Codage qui a été copié 10 000 fois Merci pour les plagieurs mais tranquille pas grave mdr !




Dernière édition par Zenzaburô D. Jurô le Sam 14 Sep - 10:27, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
MessageSujet: Re: [Flash Back] Tribu Amghar Mer 11 Sep - 10:37








“ Récit Du Passé ! „




T r i b u _ D e s _ A m g h a r



Mamy tira son jeune pousse de ses pensées en reposant sa coupelle de porcelaine sur le col. Elle venait de boire une tisane faite par les femmes de la tribu, aux vertus particulièrement apaisante, et pourtant, elle paraissait pareille que lorsqu'ils s'étaient quittés. La vieille enseignante avait toujours fondé beaucoup d'espoir en Jurô, et sa rancœur n'avait sans doute d'égal que sa peine et son désarroi. Mais elle n'en laissait rien paraître.


« Ton déclin s'achève ici Jurô-kun ! »


Pas de salut, pas de respect. Rien que le même ton méprisant que lorsqu'il avait onze ans. Le garçon au regard de braise ne s'attendait pas à de grandes embrassades ni à des larmes de joie, ni même à un peu de sympathie. Il savait parfaitement comment allaient se comporter ces gens, et c'est d'ailleurs pour cette raison qu'il les avait fuit. La phrase de Mamy voulait tout dire : même si l'Amghar attentif ne s'y attendait aucunement, Hanzo et cette sorcière étaient venus pour le ramener. Ses parents n'avaient donc put faire un autre enfant, et il se retrouvait fils unique, avec le poids de son blason sur les épaules. Le jeune homme resserra ses mains, crispées, sur son siège.


« Tu t'imagines peut-être que, parce que vous réapparaissez comme par enchantement, je vais vous suivre ? »



L'ancienne fronça les sourcils, courroucée par tant d'insolence. Son souvenir du garçon obéissant, bien qu'un peu rêveur, doivent être resté intacte dans son vieil esprit étriqué. Pourtant Jurô était passé par diverses épreuves, divers modes de vie, et elle allait bien devoir se plier à l'évidence et l'accepter : son élève avait grandi, mûri et changé. Elle n'avait plus aucune emprise sur lui. La tension grimpait, et le Grand Chef restait silencieux. Il n'interviendrait pas de toute façon. Ce n'était pas son rôle.


« Je ne m'imagines rien : c'est toi qui te fourvoie. Tu n'as que deux solutions. Nous suivre dans le respect et l'humilité, en acceptant l'extrême gratitude de ton père. Ou bien recommencer tes caprices de garnements, et dans ce cas, nous te forcerons à faire le bon choix. Tu veux être un grand ? Parfait. Mais alors nos méthodes seront un poil plus adulte. Me suis-je bien fait comprendre ? »


Son air hautain et sa voix haut perché n'était que des attributs de plus pour rabaisser le jeune futur pirate. Celui-ci grinça des dents, enrageant. Il aurait défoncé cette mégère de ses propres poings, mais il était plus raisonnable de se conduire d’une manière responsable. C'était sa seule carte à jouer, car Mamy n'hésiterait pas à retourner contre lui tout comportement impulsif, sauvage et enfantin. C'était là une bataille d'attitude : la seule façon de les décourager, c'était de leur montrer qu'il était un homme et qu'il n'avait plus rien à apprendre d'eux ni de leur monde. Mamy se releva d'un coup, et s'approcha du drap qui marquait l'entrée de la salle de bain. Salle de bain était un bien grand mot, puisqu'il ne s'agissait en fait que d'un coin avec une bassine en guise de baignoire. Comme si derrière s'y cachait la vérité, elle tira le drap, dévoilant ainsi la dite bassine dans laquelle une jeune femme blonde et particulièrement charmante se baignait. Un peu surprise, elle s'enfonça dans l'eau, puis souri lorsqu'elle aperçu Jurô :




« Oh... salut ! Jurô, tu as drôlement changé... oh mais je suis bête, tu ne te rappelles sans doute pas de moi... »


Elle paraissait gênée, mais pas par le fait qu’elle soit vue en train de prendre son bain, nue, mais plus par les sentiments provoqués par les retrouvailles du petit cancre qu'elle avait connue.


« Voici la Princesse Kana. » Coupa sèchement Mamy. « C'est la promesse de ton père si tu reviens : Kana deviendra ton épouse. Elle a accepté, tout autant que sa famille. Et croit moi, ce sont bien les seuls, car trouver un clan noble désireux de marier sa fille à un... pirate vivant comme un sauvage. Voilà qui n'est pas chose aisée. »


Elle en devenait aigrie. C'était là tout ce qu'avait à lui proposer ses propres parents pour son retour parmi eux ? Une épouse magnifique ? Enfin, pas seulement. De son manteau, luxueux bien que sobre, Mamy sortie alors une liasse de billets, qu'elle tendit à l’intéressé, reprenant d'une voix plus calme, mais non sans fermeté.




« Et ceci, est le nouveau départ que t'offre ton père, Jurô. Une famille, des richesses, du confort, un avenir... Il n'y a rien que l'on ne puisse t'offrir. D’autant plus que tu es l’hérité officiel pour le titre de « Roi Du Royaume De Drum » ! »


Tous les regards étaient rivés vers lui. Seul le Grand Chef, dont on devinait qu'il ne fixait pas Jurô même sous son étrange tenue, demeurait calme et indifférent au caractère solennel de l'instant. Kana semblait réellement épris de lui, ou au moins charmée. Et pour la première fois, on pouvait distinguer une once de bienveillance dans les yeux de Mamy. Même Hanzô, d'ordinaire impassible, était pendu aux lèvres du garçon. Tout ça était tentant. Avait-il fait le bon choix en partant ? Lentement, il tendit la main vers la liasse de Berrys, et lorsqu'il fut en mesure de les saisir... il referma la main de Mamy dessus pour finalement brûler le tout en rependant un léger filet de lave.


« Non Mamy. Il manque une chose à tout cela, que vous ne saurez payer par aucune monnaie : mon bonheur et mon honneur ! Vouloir m'acheter est déjà une insulte insupportable ! »



Le Grand Chef demeurait éternellement figé, tandis que Hanzô détournait ses yeux du jeune homme. Kana elle, grelottait dans son eau pourtant bouillante, terrassée par ses espoirs de couple princier qui venaient d'être balayés. Quand à Mamy, elle referma un peu plus sa main sur les billets, avant de les jeter sur le côté pour les laisser brûler, d'un mouvement ampli de frustration. A nouveau, son visage s'était durci, et ses yeux haineux affrontaient ceux, sincères, de Jurô. Elle se demandait bien de quel droit cet insolent se permettait de les ridiculiser de la sorte. Docilement, celui qui se prétendait maintenant Amghar se releva, poings serrés. Il paraissait étrangement calme, comme si les promesses de son ancienne vie ne l’atteindraient plus. Il avait fait son choix : désormais, il vivait parmi la tribu, et dès qu'il en serait capable, il redeviendrait pirate, peut-être même qu'il fondrait son propre équipage. Ses trésors, il voulait les chasser et les trouver par ses seuls moyens. Sa femme, il espérait bien qu'elle ne serait pas la première qu'il rencontrerait, et que d'aventures d'un soir, il en aurait plein. Et sa famille, c'était les Amghar maintenant, tout autant que le serait son futur équipage. Mais tout cela, il n'avait pas besoin de le dire. Car c'était inutile. Mamy et les autres ne le comprendraient pas.


« Nous en avons fini. Kana, Hanzô : au revoir, et bonne continuation. Quand à Mamy... embrasse mon père pour moi, si toutefois cela l’intéressé plus, ou au moins autant que sa descendance dorée. »



Et sur ces mots, alors que l'ancienne tremblait de frénésie, le garçon tourna les talons, et quitta le tipi. Il venait de faire une croix sur ce que bon nombre cherchaient toute leur vie sans jamais l'avoir : la richesse, une femme splendide... chacun naissait avec ses propres cartes, et chacun était libre d'en faire ce qu'il voulait. Pour Jurô, l'heure était venue de se coucher, de piocher de nouvelles cartes, et de commencer une nouvelle partie. Sans regret, mais plutôt avec le cœur léger, comme si cette mise au point avait clos une page de sa vie resté trop longtemps incomplète. Il allait pouvoir la tourner, cette page.




« De gré ou de force, nous te ramènerons. »



Presque blasé, le jeune combattant se retourna : Hanzô s'était levé, katana dégainé, et semblait enfiler ses gants. Ainsi, le patriarche du royaume de Drum avait donné carte blanche à son meilleur chien de garde pour ramener Jurô au bercail. Sachant cela, le garçon aux yeux d’un rouge rubis n'avait aucune envie d'affronter un tel adversaire, contre lequel il se savait définitivement perdu. Hanzô était issu d'une famille de guerrier, il avait été bercé dans l'art du combat et de la stratégie depuis son plus jeune âge, et au cours de sa vie, il avait mené plus de batailles qu'il n'y avait de forbans sur East Blue. Des pirates, il en avait combattu. Des brigands aussi. Mais pas seulement. Lorsqu'il était enfant, Jurô avait entendu dire que cet homme avait vaincu un Commandant de la Marine. Qu’allait-il se passer ? Le tumulte d’un combat à venir pouvait déjà résonner dans les cœurs des membres présents sur place…
















Codage qui a été copié 10 000 fois Merci pour les plagieurs mais tranquille pas grave mdr !


Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
MessageSujet: Re: [Flash Back] Tribu Amghar Sam 14 Sep - 10:19








“ Duel ! „




T r i b u _ D e s _ A m g h a r



Bien qu'il ne semblait pas y prendre le moindre plaisir, celui qu'on surnommait "Hanzô les Neufs Épées", en référence à sa technique de combat, paraissait bien déterminé à aller jusqu'au bout. Intègre, il ne contredirait jamais un ordre, et dans une telle situation, la seule échappatoire pour le pirate, c'était la victoire. Tendu, Jurô jetait quelques regards à droite et à gauche, observant les Amghar affluer pour se faire spectateurs. Son adversaire sorti alors de la tente, suivi par Mamy et le Grand Chef, et un peu après, par Kana qui venait de se rhabiller en vitesse. Quelques mètres seulement séparaient les deux duellistes, qui se jaugeaient par le regard. Le dit Neufs Épées tira sa lame du sol, dans lequel il venait de l'enfoncer le temps d'ajuster son équipement. Quand à Jurô celui-ci ne bougeait pas, il restait impassible, comme s'il se refusait à combattre. D'un coup, par un mouvement éclair, Hanzô fendit l'air, et une lame de vent pris le jeune homme pour cible à une vitesse dépassant l'entendement. Avec autant de vélocité, le garçon avait réagit immédiatement en esquivant l’attaque de justesse. Une légère détonation ébranla la forêt de bambous vers laquelle l'attaque avait été envoyée. Le bretteur vétéran paru sceptique un instant, puis se mis en garde, avant de prendre la parole pour la première fois.


« Ce n’est pas en esquivant mes coups que tu viendras à bout de ma lame Jurô ! Etant donné que tu maîtrise mal ton fruit du diable, tu tente de combler ta faiblesse par la vitesse et l’agilité, je me trompe ? »


Jurô réprima difficilement une grimace. En un assaut aussi simple qu'une lame de vent, Hanzô venait d’établir les bases et toutes les subtilités du style employé par le jeune combattant. C'était là la preuve de son talent, de son ingéniosité au combat, et surtout de son expérience. Il venait de mettre à nu son adversaire, par un geste aussi aisé pour lui qu'un battement de cil. Les chances de victoire de Jurô étaient quasiment nul. Mamy esquissait un sourire, satisfaite sans doute d'avoir à sa disposition un argument aussi convaincant que Hanzô les Neufs Épées.


« Et toi Hanzô ? Je suppose que même si on te surnomme les Neufs Epées, tu n'en n'utilises pas autant à la fois... d'ailleurs, je ne t'ai jamais vu qu'avec un seul sabre. »



Il marqua une pause, tandis que Jurô n'était pas plus rassuré de savoir d'où venait le titre de Hanzô.


« C'est vrai. Je ne me bats d'ailleurs qu'avec cette unique lame. Je vais t'expliquer mon surnom : les Neufs Épées est le nom de ma technique. Extrêmement rapide, ce style de combat donne l'impression à l'ennemi d'affronter neufs ennemis en même temps. C'est un peu vieux jeu de se dévoiler ainsi, mais que veux tu, je ne suis plus tout jeune... et puis j'ai descellé ton style, il faut bien que tu connaisses le miens, ce ne serait pas équitable sinon. Néanmoins tu possèdes d'excellentes capacités Jurô. Esquiver ma lame de vent n'était pas à la portée de n'importe qui. Si tu rentre chez toi, tu pourrais devenir mon élève... tu serais même seul héritier de la technique des Neufs Épées si tu le souhaite ! »


Zenzaburô D. Jurô  jeta alors un œil au Grand Chef, puis répliqua, bombant légèrement le torse.


« C'est une offre alléchante. J'en suis honoré... mais, j'ai ici le meilleur des maîtres pour ma formation. Et puis je ne suis pas attirer par l’art du sabre, je préfère me battre avec le langage des hommes : Les poings ! »



L'affrontement allait enfin débuter, et pour de bon.


« Bien. Je ne te forcerais pas à devenir mon élève. Cependant, et crois bien que je ne m'en réjouisse pas, je vais devoir te ramener de force auprès de ton père... »


Sans un mot de plus, Hanzô avait foncé sur son jeune vis-à-vis, qui à la seconde où un premier coup lui fut porté, dégaina son poing emprunt de magma. Dès lors, un premier échange de coups s’entama, et bien que Jurô parvienne difficilement  à parer chaque attaque, il comprit bien vite ce que signifiait ce titre de "Neufs Épées". Rien ne lui paru aussi net que les neuf bras qu'il voyait, chacun sabre en main, tentait de le submerger. Avec de la ruse, du talent et de la chance, Jurô parvint à se préserver de tout ces assauts, mais lorsque les deux adversaires se dégagèrent du corps-à-corps avec bond en arrière, le jeune combattant paru essoufflé, alors que Hanzô était indemne. Poing contre sabre, le combat était exténuant. Pas le temps de se reposer, que le vétéran revenait à la charge. Par réflexe, le pirate utilisa l'une de ses techniques, visant à frapper le sol avec son poing, pour projeter cailloux et poussière sur l'ennemi.




Mais pour un épéiste de la trempe de Hanzô, rien ne fut plus simple que de réduire à néant cette effort en tailladant chaque projectile avec une rafale de coups si rapides, qu'ils étaient impossibles à suivre à l’œil nu. Le vieux combattant arriva alors droit sur sa cible, et tenta de lui placer un unique coup : à cela, Jurô répondit à plaçant son poing de magma droit devant lui, de manière à ce que le sabre de Hanzô y rentre. Hanzô avait très vite comprit les intentions du jeune homme, il savait que si sa lame touché le magma celle-ci fondrait immédiatement sous la haute chaleur. Le sabreur au dernier moment dévia sa lame pour stopper le coup. Dès lors que son ennemi fut emprunt à reculer vers l’arrière, Jurô sauta sur l'occasion pour l'assaillir de coups de poings. Pourtant, Hanzô n'eut qu'à bouger son buste pour esquiver les coups de lave qui tentait de transpercer, puis, sans lâcher le manche de son katana, il frappa rapidement le jeune noble d'un coup de pied à l'estomac enduit du haki de l’armement d’un niveau faible mais assez pour toucher Jurô quelques secondes, l'envoyant valdinguer plusieurs mètres en arrière.




Ce dernier, au sol, avait soulevé un nuage de poussière à sa chute, et tentait de faire abstraction de la douleur qui lacérait son ventre après le coup qu'il venait de subir. Même s'il rivalisait d'inventivité pour réduire l’écart de puissance entre eux, le forban devait se rendre à l'évidence : la bataille était perdue d'avance. Et pas le temps de se lamenter, que d'un seul geste, Hanzô créait neuf lames de vents qui allaient découper le garçon. D'une pirouette née d'un réflexe hors du commun, Zenzaburô D. Jurô se releva et passa près d'une mort douloureuse. A l'endroit où il était allongé une seconde plus tôt, le sol était très nettement lacéré en neuf endroits, desquels de la fumée s'échappait encore. Pendant que le jeune reprenait son souffle, et que Kana et les Amghar retenaient un cri de peur, Mamy fronça les sourcils, faisant à nouveau entendre sa voix piétinante et désagréable.



« Vas-y doucement Hanzô ! On doit le ramener en un seul morceau... et en vie. »


Hanzô hocha seulement la tête en restant concentrer et montrant un regard sérieux, il allait passer aux choses sérieuses le bougre. Mamy paru encore se crisper, comme si elle s'apprêtait à voir son acolyte faire quelque chose qui allait l'irriter. Du reste, Jurô comme les spectateurs ne virent pas de suite où le puissant guerrier voulait en venir. Certes, se battre en bridant ses capacités étaient un manque de respect envers l'ennemi. Mais si Les Neufs Épées avait encore du coup de sabre à revendre dans l'arrière boutique, autant dire que c'était la fin pour le pirate de magma. Hanzô sembla rassembler et concentrer toute ses forces, et bientôt, une incroyable énergie se dégagea de lui. La seconde suivante, il entamait une métamorphose, jusqu'à devenir une créature incroyable. Une tête d'éléphant. Un corps de Buddha. Et surtout, neuf bras ! Hanzô n'était ni plus ni moins que le zoan de Ganesh, créature mythologique dont on ne pouvait qu'imaginer la puissance.






Jurô croyait faire face à un cauchemar : son ennemi avait en plus de toutes ces transformation, pris au moins deux ou trois mètres de hauteur, et la musculature qui allait avec. Bientôt, Mamy sorti du tipi un vieux tissu, duquel elle tira huit autre katana, et qu'elle apporta à son champion. Et visiblement, elle ne le faisait pas de gaieté de cœur. Désormais, Hanzô portait bel et bien neuf sabres. Et sa puissance était titanesque. Tous pouvaient le ressentir. Puis, à la vitesse du son (mdr Ryuuk dédicace je te kiff mec), il disparu et réapparu face au jeune homme, lui portant de multiples coups tous simplement imparables. Des dizaines d'égratignures apparurent sur le visage et sur le corps de Jurô qui ne maîtrisait pas encore totalement sa composition de logia à cette époque, le tout sous la complainte de la princesse et de la tribu, qui suppliaient le Zoan de cesser son assaut. Pourtant, s'il s'arrêta dans son effort, ce ne fut pas par pitié : un jet de sang, qui n'était pas celui de Jurô, vint tâcher la lame de ce dernier, jusque là immaculé. La plaie était si faible pour un tel monstre que Hanzô ne ressentit presque pas de douleur, mais sous son premier bras gauche, une blessure était apparue. Le pirate, au bord de l'épuisement, trouva la force de pointer du doigt l'unique défaut de la technique de son ennemi. Il avait planté son poing de magma à un endroit précis provoquant une brûlure qui en faisait pourtant pas frémir Hanzô.



« Sous... peuf peuf... ton bras supérieur gauche... peuf peuf... c'est là seule faiblesse... peuf... de ta garde... »



Tous furent stupéfaits. Et Hanzô le premier.


« Oh... tu t'es sacrifié en délaissant ta défense, pour parvenir à me porter un unique coup à mon seul point faible, que tu es parvenu à desceller malgré ta situation. C'est particulièrement noble de ta part, et la preuve de ton talent : mais tu as de la chance que j'utilise le plat de ma lame pour te toucher, sinon, tu n'aurais pas eut l'occasion de rester en vie suffisamment longtemps pour m'attaquer. Mais je te félicite malgré tout ! Ton père sera fier à tout retour. »
















Codage qui a été copié 10 000 fois Merci pour les plagieurs mais tranquille pas grave mdr !




Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
MessageSujet: Re: [Flash Back] Tribu Amghar Lun 16 Sep - 10:09








“ Gensui Makkura ! „




D o m a i n e _ Z e n z a b u r ô : D r u m


Le Ganesh se pencha alors pour ramasser, de l'une de ses neuf mains, le jeune vaincu. Pourtant, une force mystérieuse l'en empêcha, puis le projeta en arrière avec sauvagerie. Sans rien n'y comprendre, Hanzô se releva, et constata que le Grand Chef, toujours en costume, était l'instigateur de cette puissance invisible. Il n'y avait nul besoin de le demander, l'épéiste avait compris : c'était le Haki de l'Armement, et avec un incroyable niveau.


« Désolé mais aujourd'hui, Jurô ressort vainqueur ! »


Incrédules, tous fixèrent le doyen, qui dégageait maintenant une aura gargantuesque.


« Qu'est-ce que tu racontes espèce de sauvage, tu vois bien qu... »


Mais une onde, dont le Grand Chef était la source, traversa toutes les personnes présentes, ramenant le silence.


« Attention. Je tolère que l'on s'en prenne à Jurô , ou à l'un des miens, lorsqu'il s'agit du passé de chacun : nous faisons tous des erreurs, et il est de notre devoir de les réparer. C'est pourquoi jusqu'ici, je ne suis pas intervenu. Mais je n’accepterai pas une insulte de plus, sur notre île, chez nous, de la part d'une femme que la solitude, et la vieillesse, rendent aigrie. »


Ses paroles avaient fait mouches. Mamy restait clouée sur place, et plus personne n'osait s'élever contre le Grand Chef, pas même Hanzô.


« Jurô n'a certes pas vaincu un adversaire qui a le double de son talent, le quintuple de son âge, et le centuple de son expérience, et des pouvoirs qu'il n'aura jamais que dans ses rêves les plus fous. Mais Jurô a vaincu sa propre faiblesse, et il s'est vaincu lui-même : il est donc le grand gagnant. Et il a mérité, de rester parmi nous. »


Le Ganesh se leva alors, fixant sévèrement le Grand Chef. Un terrible affrontement allait sans doute s'engager : après tout, Hanzô avait une mission à accomplir.


« On s'en va. Et nous laissons Jurô ici...Mais nous reviendrons soyez-en sûr ! »


Finalement ils avaient finit par céder à la requête du chef du village très persuasive donc dans sa prestance et son charisme débordant les choses avaient finit par rentrer dans l’ordre. Du moins pendant quelques jours. Puis qu’en effet cinq jours plus tard, au domaine des Zenzaburô la retraite avait été sonnée, et ce par l'homme le plus redoutable de la famille. Aussi grand que soient ses pouvoirs, il savait : le samurai aux Neufs Épées, savait que même lui, face à chef de la tribu Amghar au terrible Haki, il serait impuissant. Être un bretteur d'exception était une chose. Posséder un zoan mythique en était une autre. Mais maîtriser le Kenbun-shoku et le Busou-shoku à un niveau comme celui du Grand Chef, s'en était encore une autre. Pour le moment, Jurô était intouchable, du moins, pas tant qu'il serait sous la protection de ce mystérieux sauvage. Ça ne plairait pas au patron, mais les faits étaient là : le dernier noble du clan Zenzaburô avait choisi son camp.






Mamy, tout comme Hanzô, craignait de devoir avouer leur échec à monsieur Zenzaburô Senior. Si cet homme fut invivable par le passé, autant dire qu'aujourd'hui, il était devenu angoissant. La moindre contrariété pouvait le conduire aux pires réactions. Si le guerrier, de son côté, s'apprêter à subir le courroux de son maître sans broncher, et quel qu'il soit, la vieille femme elle, si elle ne manquait pas de courage, était moins fanatique que son collègue. Dans les couloirs insondables du manoir, tout deux se dirigeaient vers le bureau du patriarche. Lentement, ils poussèrent la lourde porte en ébène, après avoir frappé pour annoncer leur entrée. Comme d'habitude, la pièce était plongée dans la pénombre, et monsieur Zenzaburô, méconnaissable car dans le noir le plus complet, avait un aspect encore plus sinistre. Visiblement, il allait se rendre compte du triste rapport de ses sbires, puisque son fils n'était pas à leurs côtés. Mamy, comme pour se donner de la force, s'éclairci la gorge, mais les mots peinaient à venir. Elle était tremblotante, et incapable de prononcer le moindre son. Finalement, elle prit ses responsabilités, mais alors qu'elle allait parler, on lui coupa l'herbe sous le pied.



« Eh bien Mamy... quelque chose ne va pas ? »


Mamy effrayé et tremblotante :


« M... monsieur Zenzaburô. On a fait tout notre possible, mais... »


Zenzaburô Senior calme et serein :


« Quelle tristesse que de te voir si fébrile... calme-toi... »


En effet, elle tremblait de tous ses membres. Finalement, l'homme tant craint trancha de sa voix forte, sur un ton ferme cette fois-ci.


« Je... déteste, quand on me parle avec faiblesse. »


Mamy tenta alors de se reprendre, mais c'était plus fort qu'elle. Zenzaburô Senior agacé reprit :


« Inutile de perdre plus de temps. Je sais bien que vous n'avez pas put ramener Jurô. J'ai été informé avant même que vous quittiez l'île où il se trouve. Mais j'ai déjà fait le nécessaire pour employer d'autres moyens... »


Mamy surprise tandis que Hanzô gardait le silence, honteux de ne pas avoir pu mener à bien sa mission :


« D'autres... moyens ? »


Des bruits de pas, accompagnés d'un glas de métal, résonnèrent alors comme une cloche. Dans les ténèbres de l'endroit, une présence s'approchait un peu plus à chaque pas. Un malaise certains s'installait au fil des secondes, et même Hanzô, qui était peu démonstratif, se révéla plutôt crispé. Une fine goutte de sueur perlait sur son front, et sans doute était-il encore sous le coup de sa première défaite depuis fort longtemps. Enfin, un homme, monstrueux de part son gabarit, s'extirpa de l'ombre. Il était effrayant, et quelque chose de particulièrement malsain se dégageait de lui. Mamy comme Hanzô étaient pétrifiés.






« Zenzaburô-Sama ! J'vous l'ramènerais votre marmot. Les pirates ça me connais... j'en suis un. D’autant plus que vous connaissez bien le nom de mon Boss : Gensui Makkura ! »



Une révélation des plus étonnantes ! Une légende venait de réapparaître au travers d’un nom qui venait de faire même frémir le Roi Zenzaburô  en personne. Gensui Makkura !


FIN…A suivre dans le présent…



















Codage qui a été copié 10 000 fois Merci pour les plagieurs mais tranquille pas grave mdr !








Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: [Flash Back] Tribu Amghar

Revenir en haut Aller en bas

[Flash Back] Tribu Amghar

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1
Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: Détente :: Les rps-