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The Chase [Elisa-bête]

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MessageSujet: The Chase [Elisa-bête] Sam 5 Oct - 22:12

Dans la nuit aux tons bleutés, où dansent milles lumières, des étoiles dont les messages proviennent de millions d’années, le serpent était assis. Sur le toit d’une maison, il observait, pensif, les oscillations des lumières nocturnes. Dans cette infinité, il aimait se plonger. Voir que le monde s’étendait au-delà des frontières qu’il connaissait lui donnait une agréable sensation de n’être pas seul.

Peut-être que, quelqu’un, quelque part, pourrait un jour donner à sa vie un autre sens. Etait-il autre chose qu’une arme au service de la Marine ? L’était-il vraiment ? Une dernière pensée quant à ces trois semaines. Entre expériences et missions, il se sentait comme un nouveau-né. Un nouveau-né qui savait déjà tant de choses, sans les savoir.

Quelques légères clameurs montèrent depuis les quais de la ville. Pourquoi donc tout ce vacarme ? C’est ce que se demandait Cobra, immobile, observant de son œil aguerri en direction des docks. Il se trouvait un peu trop loin pour que même son œil de cyborg ne puisse clairement lui apprendre les évènements de la jetée. Le commandement avait donc eut raison, quelque chose se préparait sur cette île.

Cobra avait été dépêché sur les lieux pour parer à une éventuelle situation de crise, comme le stipulait ses ordres de mission. Mais il n’avait reçu aucun détail, et voilà maintenant deux jours qu’il errait dans la ville sans constater la moindre petite anomalie qui pourrait justifier sa venue. On ne déplace pas un coûteux cyborg du gouvernement pour rien, et il en venait à se demander si de simples clameurs venues du port étaient vraiment tout ce qu’il recherchait.

Mais c’était la seule piste qui daignait se présenter à lui, depuis tout ce temps. Alors il entreprit de faire son chemin, sautant de toit en toit jusqu’à arriver en haut du grand entrepôt des docks. La nuit prenait de l’âge, et le ciel bleu virait plus proche du noir à chaque minute, nuancé uniquement par les astres luisants. Clignant une fois des yeux, le COBRA activa sa vision infrarouge.

Nombre de badauds s’étaient rassemblés sur les quais pour assister à l’arrivée d’un bateau estampillé du sceau de la marine. Le gouvernemental ne put s’empêcher d’hausser un sourcil. Dans la nuit noire, essayant vainement d’être discret, un bateau Marine venait d’accoster ? Un petit clipper, qui devait contenir une trentaine d’hommes, tout au plus. Effectuant un rapide saut avec ses roquettes, le cyborg rejoignit le quai principal. Arrivé devant un homme habillé d’une tenue marine et affublés de gallons de Commandant, Cobra hocha la tête et déclina son identité.

« Unité C.O.B.R.A, en mission de reconnaissance sur cette île. Que puis-je faire pour vous aider ? » Demanda-t-il en tendant sa main vers le commandant.

Observant un instant le cyborg, comme pour le jauger, le marine se décida alors à lui répondre, d’une poignée de main très solennelle. Cobra n’appréciait pas les marines, il les haïssait presque, à vrai dire. Leurs airs condescendants et leur manque fréquent de respect au gouvernement insupportait le fidèle cyborg. Mais il avait ordre d’obéir à tout individu affublé d’un rang égal ou supérieur à celui de Commandant, et se retrouvait donc incapable de jouer de sarcasmes avec le marin.

Le type était relativement grand, un peu plus de six pieds de haut. Sa silhouette était celle d’un homme qui avait autrefois été, sans doute possible, très sportif. Entre larges épaules, poignets épais et torse volumineux, le quadragénaire aux cheveux noirs gominé donnait l’impression d’être sorti de sa gloire depuis quelques temps déjà. Ses formes masculines étaient désormais couvertes de graisse, ainsi que l’on devinait sa peau pendante, là où les muscles l’avaient quitté.

« Commandant Harold, chargé des surveillances de trafics en tous genre dans ce secteur, je venais justement vous voir pour vous informer de vos nouveaux ordres de mission. » Annonça le vieux marine d’un ton sérieux et d’un air neutre.

La façon dont avait parlé le fameux commandant arracha au cyborg un léger froncement de sourcil. Il n’aimait pas que des marines le traitent comme un subordonné. Après tout, il était au service du gouvernement, et uniquement du gouvernement. Et si la marine devait répondre à l’ordre mondial, alors aucun de ces misérables soldats ne devrait pouvoir lui donner d’ordre. Ravalant tout de même sa fierté, comprenant qu’il œuvrait pour un bien supérieur à ses propres valeurs, il hocha la tête en signe d’approbation, attendant la suite.

« Il s’avère donc que vous allez devoir enquêter sur quelques navires venant des îles au Sud de ce Blue. Nous avons en effet eu vent de rumeurs affirmant la présence de trafiquants de drogues et d’autres substances illégales, passant toutes par ce port. » Expliqua Harold.

Certes, il était un fait officieusement reconnu, à Boreguo, que la ville servait de gigantesque plaque tournante de narcotiques. A ce sujet, Cobra ne pensait pas qu’il avait été envoyé pour se préoccuper de divers petits trafics. Il était courant de laisser ces gens entre les mains de quelques sergents de la marine royale. On ne dépêchait pas les vrais gouvernementaux pour si peu. Mais peut-être la politique allait-elle changer ? En organisant une bonne rafle couverte de succès, les marines pourraient surement repousser les contrebandiers sur une autre île, voir tous les tuer ou décourager. La question demeurait néanmoins.

« Boreguo n’a jusqu’à présent jamais fait preuve de fermeté et d’agressivité envers les multitudes de trafiquants qui envahissent continuellement le port et enrichissent la ville, alors pourquoi envoyer la Marine Royale maintenant ? A plus forte raison un commandant régional. » Demanda Cobra, les bras croisés, le regard défiant.

Le franc grognement qu’émit Harold ne traduisait qu’une infime parcelle de son mécontentement, il n’aimait pas qu’on le traite de cette façon. Paradoxalement, le cyborg adorait se montrer aussi condescendant face à un marine. Il savait bien qu’il devrait obéir, quoiqu’il arrive, alors autant en tirer une petite satisfaction, en se montrant hautain au possible. Pourtant, il n’eut droit à aucune réponse. Le commandant se tourna simplement pour saluer une jeune femme qui descendait du navire, rejoignant le quai principal.

« Voici Madame Elisabeth Walker… » Commença le marine.

« Texas Ranger ? » Coupa Cobra, dont la brillante intervention ne fut pas retenue.

« Elle sera chargée de vous aider dans cette entreprise, elle possède le nom des quatre navires à inspecter et les détails sur le signalement des trafiquants que nous recherchons. Si nous nous intéressons plus particulièrement à ces suspects, c’est parce qu’ils appartiennent sûrement à une organisation que j’essaie de démanteler depuis des années, il me FAUT les renseignements sur leur trajet et leur planque dans West Blue, pour que je puisse intervenir. Votre mission est de les infiltrer ou de les traquer, mais RIEN d’autre. » Débriefa rapidement Harold, s’assurant que les badauds retenus par les marines aux alentours n’entendaient rien. « C’est un travail de discrétion, nous nous sommes déjà fait remarquer inutilement par votre faute. Je vais donc vous demander de faire attention à l’avenir, et d’obéir à Madame Walker. » Termina-t-il en saluant, pour ensuite se diriger vers son bateau, prêt à quitter le port.

Les yeux de Cobra s’écarquillèrent, puis son regard glissa lentement vers les yeux d’Elisabeth. Pas question d’obéir à quelqu’un de la marine. Ne lui serrant pas la main, il lui fit un bref signe de l’index, qui signifiait en gros : Suis moi.

« Bon, tu me dis par où on commence. » Dit-il d’un ton sec.
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MessageSujet: Re: The Chase [Elisa-bête] Dim 6 Oct - 20:54

« C’est une mission importante qui vous est délivrée là Caporale Walker. Je n’accepterai aucun débordement concernant votre comportement et surtout aucun ECHEC. »


Ses lèvres ne purent que s'étirer en repensant aux paroles du commandant. Il semblait que lui et les plus hauts gradés voulaient la tester, voir si elle avait réellement sa place au sein de la marine. Après tout, beaucoup avait eu vent de son tempérament des plus saugrenus. Néanmoins, son travail n'en pâtissait en rien ce qu’ils avaient, sans doute, omis de noter. Bien que la tester signifiait douter de ses capacités, du moins selon elle, Elisabeth restait sereine. La caporale paraissait même plutôt ravie. Depuis son entrée à la marine, c'était sans doute une des missions les plus importantes qu'on lui avait confiés. Étrange, mais elle ressentait un sentiment de satisfaction d'en être arrivée jusque là.

La mission était à première vue simple, dénicher des informations sur quatre navires en particulier pour par la suite trouver des données permettant de connaître leur cachette. Bien, il suffisait en résumé de les infiltrer et le tour était joué, sauf que dit comme ça, cela paraissait beaucoup trop simple. Du moins, encore une fois, selon elle. Ce type de mission elle n'en avait jamais réellement eu et elle se demandait, l'espace d'un instant, si elle  avait les capacités requises pour. Très vite elle balaya cette pensée de sa tête se trouvant ridicule. Après tout, n'avait-on pas les missions que l'on mérite ? Sur cette pensée, elle se remit à lire plus en profondeur les renseignements essayant de savoir comment débuter... Elle et son camarade. Eh oui, ses supérieurs avaient trouvé bon d'envoyer avec elle un agent du gouvernement. En soi cela ne la dérangeait aucunement. Mais, d'après les rumeurs il paraissait que ces gens dégageaient un certain... Mépris ? Enfin, cela n'était que des préjugés. De toute façon elle se ferait bien assez tôt une idée sur la question.

Après avoir relue une énième fois les pages du dossier Elisabeth le rangea dans un sac. La jeune femme se leva et changea de tenue. Elle enleva l'uniforme standard de la marine pour revêtir une simple robe et une paire d'escarpin. En somme une tenue lambda parfaite pour se fondre dans la masse. Quelques minutes plus tard, un soldat entra dans sa cabine l'informant qu'elle était arrivée à destination. La jeune femme hocha de la tête et prit son sac. Pour finir elle rangea machinalement sa dague sur sa cuisse droite. Une fois prête, la jeune femme sortie. Descendant du navire Elisabeth put voir son supérieur discuter avec l'homme qui serait visiblement son coéquipier lors de cette mission. Elle délaissa son regard sur eux deux pour observer les alentours. Plusieurs civils traînaient par là curieux de savoir ce que faisait la marine ici. Il paraissait presque évident que la marine était là pour le trafique de narcotine. Après tout, l'île était réputée pour ça.

Enfin bref, après être descendue du navire le commandant la présenta en bonne et due forme bien que le « Madame » aurait pu être largement remplacé par un « Mademoiselle ». Toutefois, elle préféra s'abstenir du moindre commentaire. Elisabeth retenue par ailleurs que l'agent du gouvernement avait un certain sens de l'humour ce qui lui décocha un sourire des plus amusés. Par la suite, le vieil homme exposa à son futur partenaire les détails de la mission et termina encore une fois par un « Madame » qu'Elisabeth reprit, cette fois, à voix basse. Aussi, la jeune femme fut aussi surprise intérieurement d'être pour cette mission, soit disant la « supérieure» de son coéquipier. Il semblait que le commandant, qui venait juste de partir, avait négligé de lui faire part de cet infime détail.

Après quoi, Elisabeth rejoignit son coéquipier qui remplit d'amabilité lui fit signe de la suivre sans même une poignée de main. Elle s'exécuta avec le doux pressentiment que la mission allait être plus longue qu'elle ne le pensait. Ainsi, c'est d'une voix remplie de bonhomie qu'il lui dit ces paroles :

-« Bon, tu me dis par où on commence. »

Trop aimable. Décidément, cela commençait bien. Pour toute réponse la Caporale fit son plus beau sourire ignorant sa question. Elle avança en silence observant les alentours voir si les curieux étaient enfin partis. Une fois qu'elle eue la conviction qu'aucune oreille malveillante  traînait dans les parages Elisabeth daigna enfin à ouvrir la bouche.

-Tout d'abord, je suis tout aussi ravie de vous rencontrer, si j'ai bien compris, Monsieur C.O.B.R.A. Je m'abstiendrai de dire quoi que ce soit sur votre nom de code si particulier... Puis de toute façon je ne pense pas que ce soit le moment de tergiverser là-dessus. ~ Fit la jeune femme avec son sourire pouvant paraître si exécrable par moment. Après une brève pause elle reprit : Bref, quelle était là question déjà ? Ah oui par où commencer, c'est ça ? Demanda-t-elle d'un air faussement innocent.

Oui Elisabeth peut se révéler par moment être une personne imbuvable à qui on a envie de foutre des baffes. Mais passons, dès qu'elle eusse finit sa phrase elle s'empressa de sortir de son sac le dossier contenant ce qu'il y avait à savoir. Elle le tendit à C.O.B.R.A et finit par reprendre la parole.

-Bien, comme le commandant l'a si bien dit il y a quatre navires que nous devons inspecter : le Baladar, le Siryus, le Rob'ann et pour finir le Parea. En théorie, le Siryus et le Baladar devrait déjà avoir accostés l'île. Nous devrions donc commencer par l'un de ces deux-là. Mais, avant cela je pense qu'il serait préférable de faire des recherches sur les principaux contrebandiers à la tête des navires. Comme vous pouvez le constater la marine royale n'a que très peu d'informations les concernant.

Une fois cette phrase achevée la jeune femme retourna dans ses pensées. La priorité était avant tout de connaître bien mieux les personnes à qui ils avaient à faire plutôt que d'essayer quoi que ce soit avant. Mais, où chercher le moindre renseignement à cette heure-ci de la soirée ? Il ne lui fallut pas un grand temps de réflexion qu'une idée, certes simple, avait germé dans sa petite tête. Souriant à l'agent du gouvernement elle lui demanda d'un ton des plus enjoués.

-Dites, vous qui avait côtoyé l'île plus longtemps que moi, ça vous dirait de m'emmener dans l'un des bars du coin ? J'ai besoin de me désaltérer puis il paraît que les hommes sont beaucoup plus enclins à parler la nuit. Du moins, lorsqu'ils sont soûls.

Il fallait bien commencer quelque part de toute façon, non ? Alors, autant allier travail et plaisir. Surtout qu'un petit saké la tentait bien.
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MessageSujet: Re: The Chase [Elisa-bête] Lun 7 Oct - 7:45

Le cyborg toisa un moment la jeune femme de son mètre quatre-vingt-quatorze, avant de ne se tourner simplement. Pas de poignée de main, pas de salutations, elle était hors de la catégorie face à laquelle Cobra devait se forcer à être respectueux. Il n’aimait pas jouer de fausses salutations, tout ce qu’il voulait, en ce moment, c’était régler cette mission au plus vite.

Enfin, l’échange s’annonçait des plus singuliers. La jeune femme avait les bons reflexes, elle cherchait à éviter les humeurs de son coéquipier, redirigeant leur attention à tous deux sur la mission. C’était, après tout, la seule chose qui motivait les actions du gouvernemental. Boucler la mission rapidement, il ne souhaitait que ça.

D’ailleurs, le sentiment de n’être pas fait pour les missions d’infiltration tiraillait l’agent. A quoi bon envoyer quelqu’un comme lui dans un travail de reconnaissance ou d’infiltration ? Son truc, c’était plutôt de jouer des coudes, le combat en ligne rapprochée. Et puis, il n’aimait toujours pas l’idée de s’associer à des marines. Leur manque de sérieux le répugnait.

Un sourire vint orner les lèvres du cybernétique, lorsque la petite pique eut quitté les lèvres d’Elisabeth. Oh, une petite phrase, une plaisanterie sur son nom, qui raviva pourtant de jeunes souvenirs chez le Royal Snake. Nom de code ? C’était plutôt les seules lettres qui signifiaient quelque chose, sur un passé auquel il n’avait pas accès. Mais Cobra ne se souciait pas de son passé, quel qu’il soit. Il était heureux dans sa vie au service du gouvernement.

Alors, presque comme si la réaction de cette jeune femme lui avait donné un peu de respect pour elle, il daigna se retourner. D’un hochement de tête, il approuva ses paroles en récupérant le dossier. Et puis, peu importaient les paroles de la jeune femme, tant qu’elle se montrait efficace et professionnelle. Tout en écoutant ce qu’avait à lui dire la marine, le cyborg se mit à feuilleter le dossier.

« J’ai eu accès aux registres du port lors de mon arrivée. Le Baladar et le Syrius ont effectivement l’air de venir assez fréquemment dans cette ville, et avec un équipage qui change de façon régulière, sous la couverture d’une île différente à chaque fois mais toujours le même capitaine. » Dit-il, l’index et le majeur posés contre la tempe.

Il revoyait les images que ses yeux avaient enregistrées lorsqu’il avait observé le registre du port pour la toute première fois. Ceci l’aidait déjà à identifier deux navires comme plus suspects que les autres, ou tout du moins ceux qu’ils auraient le plus de facilités à infiltrer. Pour tout navire transportant des denrées, il était nécessaire de fournir trois choses à l’arrivée au port.

Premièrement, le nom du navire et du capitaine. Cela afin de s’assurer que le bateau n’était pas volé, ou n’appartenait pas à des pirates. Deuxièmement, le nom du second d’équipage et des hauts gradés, afin de savoir qui avait autorité à pénétrer sur le navire une fois ce dernier à quai. Pour finir, la couverture. Le tampon du dernier port où avait accosté le navire.

« Les deux navires suspects ont accosté régulièrement ici ces deux derniers mois, et en provenance d’îles différentes à chaque fois. Soit leurs tampons sont falsifiés, soit ils prennent des chemins variables. En combinant ça avec un équipage qui n’a que le capitaine comme régulier, c’est suspect. » Expliqua le cyborg, l’air perplexe.

Ce n’était pas grand-chose, mais c’était tout de même mieux que rien. Si un équipage change régulièrement, c’est que les membres le quittent ou meurent. Et il est rare qu’un simple vaisseau transportant des denrées alimentaires soit la cible régulière d’attaques. Alors, autant se concentrer sur ces deux navires. Les autres étaient certainement aussi suspects, mais l’équipage était plus régulier, difficile donc de s’y infiltrer.

Le gouvernemental hocha la tête en signe d’approbation aux paroles d’Elisabeth. Evidemment, les recrutements se faisaient de toute manière dans les bars et tavernes du port. Mais le ton de la jeune femme laissait deviner qu’elle ne cherchait pas qu’à s’y rendre pour infiltrer un équipage. Loin de là. Haussant un sourcil en signe d’étonnement, le gouvernemental hocha la tête, dans un geste qui mêlait approbation et hésitation.

« Tant que tu n’utilises pas ce déplacement dans le cadre d’une investigation pour boire de l’alcool, cela me convient. » Répondit le cyborg, procédural et rabat-joie comme à son habitude. « Allons-y. »

Et bien vite, les deux officiers se retrouvèrent dans le bar le plus en vogue du coin. Il était connu pour être particulièrement mal famé, rempli de contrebandiers et autres hors-la-loi. Paradoxalement, il était aussi un lieu très agréable, où régnaient en seules maîtresses la camaraderie et la bonne entente. Les bagarres étaient rares, et cela même quand des équipages rivaux se croisaient.

Pourquoi ? Eh bien il semblait que des criminels qui passaient leurs journées à se battre et à fuir la marine préféraient profiter de la nuit, au lieu de s’écharper entre eux. Dans la seule ville où ils n’avaient que peu à craindre du gouvernement et de sa flotte, les hors-la-loi étaient relativement agréables à vivre. Sans doute était-ce une des raisons pour laquelle le port de Boguero était aussi peu surveillé malgré sa part importante de vaisseaux pirates.

Néanmoins, la marine et le gouvernemental se démarquaient largement de la foule, en ces lieux. Lui, ne portant que sa combinaison étrange sur lui, et elle, vêtue comme pour se rendre à un grand évènement privé. Quelques yeux se portèrent d’ailleurs sur la jeune femme lorsqu’elle entra dans le bar. C’était un bon point, si elle attirait l’œil du capitaine du Syrius, cela ne pourrait que jouer en leur faveur.

« Le chef du Syrius s’appelle Lewis Longus. Il est assez connu dans ces eaux, si l’on en croit le rapport. La quarantaine, cheveux noirs, barbe hirsute, habillé en rouge. Signe distinctif : tricorne bordeaux. » Enonça le cyborg, les yeux rivés sur le dossier.

Photographiant brièvement toutes les pages du dossier, le gouvernemental jeta ce dernier dans le feu de la cheminée proche. Il valait mieux ne rien garder d’incriminant sur eux. On vint bien vite les trouver, une serveuse souhaitant les conduire à une table proche. Les deux s’assirent, non sans que l’agent ait demandé à voir le porte parole des « Marchands de la route d’orient », comme se faisait appeler l’équipage de Lewis Longus. Malgré ses remontrances précédentes, Cobra n’avait rien contre le fait que la jeune femme à ses cotés boive un peu. Il commanda lui-même un peu de Whisky. Oh non, il ne buvait pas, mais cela faisait un excellent combustible lorsque ses batteries tombaient à plat.

« Bon, il ne devrait pas tarder à arriver. Je te laisserai t’occuper de discuter avec lui, le charme ça risque de ne pas passer venant de moi. Et puis la diplomatie c’est pas mon truc. » Avoua-t-il.
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MessageSujet: Re: The Chase [Elisa-bête]

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The Chase [Elisa-bête]

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