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[fb] Tigre et dragon (pv: Ayami Fuki, Byakko no kogenta)

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MessageSujet: [fb] Tigre et dragon (pv: Ayami Fuki, Byakko no kogenta) Ven 18 Oct - 21:31


Une escale imprévue






Avant même qu'Ayami et moi avions quitté Mari-Joa. J'avais prévu que notre première destination serait le royaume de Yuki à North Blue puisque c'est de là que ma douce Ayami est originaire. Nous avions embarqué sur divers navires pour sortir de Grand Line. Je nous ai ensuite acheté une barque avec une voile pour nous permettre de pratiquer la navigation sur les eaux relativement calmes des blues. Après tout le célèbre Monkey D Luffy avait bien pris la mer seul quand il avait dix-sept ans. Ce même Luffy dont nous avions entendu un message diffusé à la radio appelant au renouveau de la piraterie. J'avais laissé Ayami diriger le navire, pensant qu'elle saurait retrouver la route de sa patrie d'origine. Malheureusement tout ce ne passa pas comme prévu. Je le compris en prenant une carte et en voyant que le climat ne correspondait pas à ce qu'on pouvait s'attendre à North Blue.

-BAKAYAMI! Tu nous as conduites à South Blue au lieu de North Blue! En plus nos vivres sont presque à secs. On va devoir faire une halte sur la prochaine ile qu'on croise.

Il faut dire que nous avions également mal géré notre rationnement. Je gardai l'habitude de manger à satiété et il fallait bien nourrir Ayami qui en avait bien besoin avec son corps.
L'ile où nous nous arrêtâmes paraissait en majorité  composée de jungle. Il y avait également une ville qui paraissait malfamée. Je remarquai unQqg de la marine mais celui-ci était à l'abandon,envahi de plantes grimpantes. A l'évidence, cette ile n'était plus contrôle gouvernementale. Si on avait eu le choix, j'aurais préféré qu'on débarque sur une ile qui paraît moins inhospitalière mais ce genre de défi faisait partie de mon voyage initiatique. Je préférai voir ça comme une expérience enrichissante dans ma découverte du monde

Je fis signe à ma fidèle Ayami et nous débarquâmes au port. Il y avait quelques individus peu recommandables à proximité.

-Prenons nos bagages avec nous! Je redoute qu'on se les fasse voler si on les laisse sans surveillance. Chuchotai-je à Ayami.

D'après notre carte et mes estimations cette ile se nommait Monpracem Bizarrement, elle me paraissait familiére. Se pourrait-il que je sois déjà venue ici? Je me rappelai le safari avec Saint Boris quand j'avais sept ans.

*De toute façon, je n'ai pas intérêt à ce qu'on découvre qui je suis*

D'ailleurs des graffitis sur les bâtiments abondaient dans ce sens « mort a tous les tenryuubito,gouvernementaux et marines » et d'autres choses fort irrespectueuses à notre égard et à ceux de nos serviteurs. D'autres disaient « le libérateur veille sur Monpracem ». Cela ne m'empêcha pas de rester sereine malgré l'ambiance et l'air vicié a mon goût qui me ferait presque approuver les scaphandres ridicules que nous autres tenryuubito portions lors de nos visites.

-Ayami, j'ai soif! Trouvons un endroit ou nous arrêter pour boire. De toute façon, je serai bien obliger d'entrer en contact avec ces inférieurs quand nos ferons nos courses! Déclarai-je alors que nous avions parcouru à peine cinq cents mètres.

Je me demandai de quoi avait l'air ce « libérateur » qui paraissait être le boss de l'ile et responsable de son état actuel. Nous au moins, quand on règne, ce n'est pas le bazar comme ça.

*Décidément les inférieurs sont pathétiques*




Dernière édition par Fuyumi Itoe le Dim 3 Nov - 13:14, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [fb] Tigre et dragon (pv: Ayami Fuki, Byakko no kogenta) Lun 21 Oct - 19:40

Alors que nous avions quitter l'île d'origine de Fuyumi, elle me laissa alors diriger le bateau pour nous mener vers mon îole d'origine, j'avais beau dire que je ne savais pas du tout où elle était, Fuyu semblait tellement enthousiaste qu'elle ne semblait rien vouloir entendre, elle se rendit compte que s'était une très mauvaise idée après quand elle vit quel'on était non pas a northblue, mais à south blue.

-BAKAYAMI! Tu nous as conduites à South Blue au lieu de North Blue! En plus nos vivres sont presque à secs. On va devoir faire une halte sur la prochaine ile qu'on croise.

-Je te l'avais dit que je ne savait pas où elle était....

Néanmoins, je pris la direction de l'île et dés l'arriver, je vis que les habitant était assez....peu accueillant...

-Prenons nos bagages avec nous! Je redoute qu'on se les fasse voler si on les laisse sans surveillance.


Je crois aussi, mais....

Je montra que les bagages était quelque peu.... mal réparti, en effet, je portait presque la partie totalité des bagages.

je crois que le mieux serait que tu porte quelques bagages en plus pour que l'on ne te soupçonne pas.

Je lui donna alors quelques bagages et continua de marcher pendant peu de temps, Fuyu me stoppa.

-Ayami, j'ai soif! Trouvons un endroit ou nous arrêter pour boire. De toute façon, je serai bien obliger d'entrer en contact avec ces inférieurs quand nos ferons nos courses!

Heu.... si tu veux, il y a un bar là justement, par contre, je pense qu'il faudrait éviter de les traiter d'inférieur, j'ai pas envie de me retrouver à courir.....

Nous rentrons alors dans le bar , moi la première pour prévoir quelques actions de mauvaises personnes et avança jusqu'au comptoir .

"salut les fillettes, votre mère vous envoie chercher les courses?"

les habitant qui était déjà là commencèrent à rire, mais je gardais mon calme.

Non, peut être la prochaine fois, en tout cas, je veux un verre d'eau!

je me tourna alors vers fuyu et lui demanda ce qu'elle voulait.
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MessageSujet: Re: [fb] Tigre et dragon (pv: Ayami Fuki, Byakko no kogenta) Lun 28 Oct - 21:25

La prison, cette énorme cage faite de barreaux en métal aussi froid que la justice, où on emprisonnait les criminels même les plus inoffensifs. Kogenta avait passé une nuit dans cette cellule, et il se disait que si ça continuait, elle finirait par devenir sa résidence secondaire, et il n’y aurait pas toujours un utilisateur du fruit du démon. Shinosuke, c’était son prénom, il s’était lui aussi fait emprisonner à la suite d’un crime qu’il avait commis, il ne se souvenait plus vraiment lequel, mais ça semblait quelque chose de pas mal violent. Il fallait qu’il change non seulement d’attitude, mais aussi de vie, avant qu’il ne connaisse Impel Down, ce pénitencier duquel peu de gens se sont échappés, tellement petit pourcentage des criminels, qu’il vaut mieux le mettre à zéro. Certes il ne faisait rien de vraiment mal, pour l’instant, et pourtant il se faisait quand même enfermer, c’était soit de la malchance, soit une justice excessive. En plus il n’était pas pirate, ni rien du tout en fait, il ne savait même pas ce qu’il allait manger le lendemain, comment prévoir la suite de sa vie ? Pour commencer, le plus important était de cogiter quelques minutes, mais cela semblait être déjà fait. Kogenta savait maintenant ce qu’il allait faire et comment il allait procéder.

Le pouce sur le premier de couverture, les quatre autres doigts sur le quatrième, le livre se referma en un bruit étouffé et sec à la fois. Le tigre baissa alors la tête un instant et ferma les yeux afin de réfléchir un peu à ce qu’il venait de lire dans ce livre. L’avantage d’avoir mangé le fruit de l’humain, c’était que lire le langage des humains était aussi aisé que de marcher, une fois qu’on était un tant soit peu entrainé, comme lui. Certes il n’avait pas la passion de la lecture en lui, et il lisait surtout en diagonale, mais il lisait bel et bien un livre d’humain ! Pour la première fois il l’avait fini, il y était enfin parvenu, malgré les nombreuses tentatives ! Soit il avait subitement faim et allait manger, soit il s’endormait en voulant le lire, soit ça le saoulait tellement qu’il le jetait contre un mur et allait écouter un peu de musique. Là il se trouvait dans un endroit calme, et en plus il avait lu un livre en entier, deux choses insurmontable que sa volonté avait réussi à lui faire faire ! En fait la musique ça le déconcentrait quand il lisait, car il pensait aux paroles et aux écrits, et ce n’était pas le plus idéal. Ce n’était pas une femme après tout, il ne savait pas faire plusieurs choses à la fois, mais au moins il s’en fichait, du moment qu’il ne se voit pas changé en tigresse dans la semaine, il ne risquait pas d’avoir envie de faire ces deux choses à la fois. L’ouvrage en question parlait d’un grand homme, un criminel tellement haï par la marine qu’il en était devenu l’ennemi public numéro un. C’était ni plus ni moins que le fils d’un ancien haut gradé de la marine et le père d’un des plus grands criminels que la Grande Ère de la piraterie ait connu, alias Monkey D. Dragon, ou Dragon le Révolutionnaire, pour les habitués.


-Si seulement j’pouvais devenir le millième de c’type-là, ce s’rait vraiment grisant, pouvoir orchestrer des assassinats depuis son fauteuil et ne jamais connaître le fer froid de la prison, ce serait tellement le pied…

Un long soupir s’échappa alors de sa bouche, avant qu’il ne rouvre les yeux pour  ranger le livre d’une pression du doigt dans le bon rayon derrière lui. Il aspirait tant à devenir un grand révolutionnaire tel que cet homme qui était devenu son ambition principale depuis dix minutes et quarante-deux centièmes. Après tout, c’était normal d’avoir un but, et il en avait un ! Il sentit alors tout son cœur se chauffer, comme si il venait d’apprendre qu’il était père, ce qui est souvent une bonne nouvelle chez les humains. Il avait enfin l’impression d’avancer dans sa vie plus que ces dix dernières années depuis qu’il avait mangé ce fruit du démon. C’était décidé, pour lui c’était lé révolution ou rien, être derrière des coups d’état et des accidents tragiques, rien que cette idée de semer l’insécurité sur une île lui paraissait déjà jouissive. Certes il devait encore tout apprendre, et surtout trouver un mini-Monkey D. Dragon qu’il pourrait prendre comme mentor afin de gravir le début de cette immense montagne dont ce dernier est le sommet. Pour l’instant il n’avait pas encore commencé à la franchir, ce n’était même pas envisageable il y a une heure, mais maintenant il savait déjà quel obstacle dépasser afin de devenir quelqu’un.

Dans la discrétion la plus totale, afin de ne pas déranger les autres lecteurs de la bibliothèque, il sortit rapidement, les pensées allant dans tous les sens. Tout d’abord il devait avoir l’attitude d’un révolutionnaire, les pensées d’un révolutionnaire, la stratégie d’un révolutionnaire, il fallait tout avoir ! Pour commencer il se dirigea vers la ville principale où se trouvaient un tas de commerces, afin de s’acheter l’attirail du parfait révolutionnaire. Certes ce genre de kit n’existait pas, et il devrait sans doute trouver sa marchandise sur d’autres mers, voire Grandline ou encore la Route de tous les Périls, mais il était convaincu de trouver la plus grande partie sur n’importe quelle île. Pour commencer, il fallait des habits de révolutionnaire, comme sur cette image en page vingt-neuf, où on aperçoit un croquis très bien réalisé, lequel représente LE criminel dans une sorte de longue veste qui serait à la taille et dont la capuche voilait une partie de son visage. Seule sa cicatrice écarlate ressortait de l’ombre de son visage, c’était la tenue idéale pour passer inaperçu et se fondre dans l’obscurité. Il alla alors dans le plus proche des magasins de vêtements et demanda directement à la caisse si ils vendaient ce genre de choses. Malheureusement il fallait en faire sur-mesure, et ça coûtait assez cher, mais l’argent n’était pas un problème, par chance. Dans ses dix ans de piraterie, il avait déjà volé plusieurs navires pirates et avait gardé un maximum pour les dépenses permanentes comme une veste à capuche. La caissière le redirigea vers une porte dans le fond, derrière lequel se trouvaient un atelier de confection, dont quelques machines à coudre, une ou deux étagères avec des bobines de fil, et des tas d’outils à l’utilisation mystérieuse. Un homme s’approcha alors de lui et se courba une seconde avant de l’aborder avec le sourire, et un mètre ruban sur la nuque qui pendait des deux côtés sur son torse.


-Puis-je aider monsieur ?

-Ouaip. Voyez-vous j’ai mangé un Zoan, comme vous pouvez le constater, et j’ai besoin d’un truc pour masquer mon apparence, je tiens pas vraiment à provoquer un torticolis chez tous les gens qui tourneront la tête pour me dévisager…

-Oh je vois, Rosie vous a conduit ici. Et vous voulez une tenue spéciale ? Ou alors un t-shirt-pantalon de couleur sombre ?

-En effet, j’avais pensé à une veste à capuche, du genre qui m’arrive plus bas qu’aux pieds mais qui traine pas sur le sol, m’voyez.

-Oui je vois, donc ce sera une veste à capuche, et comme vous semblez un peu hésitant, je vous conseille cette matière-là, c’est lisse, légèrement imperméable et un tantinet étirable, idéal si vous voulez la rabattre sur votre corps sans risquer de déchirer une partie en forçant, vu votre carrure imposante.

-Mmh, comme vous dites, je m’y connais pas du tout, je vous fais confiance. Et ça me coûterait combien environ, si je vous le demande pour hier ?

-Pour hier, je vois que vous êtes pressé, ha ha ! Si je m’y mets maintenant, je devrais avoir terminé ce soir un peu avant la fermeture. Et pour le prix, si j’estime ça à vue de nez, je dirais dans les alentours de quinze-milles berrys, mais on va dire seize pour que vous incluiez une marge d’erreur.

Sur ces mots, le tigre haussa les épaules et lui montra une liasse de billets de mille berrys chacun, en faisant bien exprès de passer sa griffe sur l’épaisseur en faisant rafler les billets un à un en une douce mélodie qui lui envoya le doux parfum en pleine figure. Le vendeur, visiblement amusé par l’attitude pour le moins cocace de ce tigre humain, il entoura sa taille de son mètre ruban, ainsi que ses épaules et même sa tête, afin de posséder les bonnes mesures. Après cela, il se mit directement au travail, laissant au tigre le temps de vaquer un peu à ses occupations pendant qu’il finissait la tenue. Ce qu’il avait bien l’intention de faire, sur cette immense île il y avait des tas de choses à faire ! Pour commencer, il vit un artisan et sa boutique, un peu plus loin, dans l’idée que celui-ci puisse lui forger une arme bien pratique. Malheureusement ce n’était pas un forgeron mais un artisan du verre, il ne risquait pas de trouver grand chose de solide. Bien qu’il fusse déçu par la nouvelle, il eut une brève idée et lui demanda si il pouvait fabriquer dix petites boules de verre pour lui, lesquelles seraient évidemment payées par le reste. L’homme haussa alors les épaules en acquiesçant bien entendu à la demande, et se mit au boulot sans plus attendre, vu le nombre restreint de clients qui le forçait à vendre ses propres créations qu’il faisait durant ses heures perdues. Encore une fois il devait attendre quelques heures avant que ce ne soit prêt, surtout que la sphère était de loin la plus facile des formes à réaliser en chauffant du sable dans son énorme four, il suffisait de souffler et de créer une bulle pour alors la refroidir et passer à la suivante. Kogenta ne connaissait rien de cet art mystérieux, mais il lui faisait confiance pour les construire de façon à faire le boulot correctement. Il avait les bonnes dimensions, il ne lui restait plus qu’à faire chauffer le sable !

Pendant ce temps, le tigre se dirigea vers le port à la recherche d’un navire pour le transporter, et justement il y avait plusieurs embarcations assez imposantes pour assurer un voyage sans encombre et rapide. Il fouilla rapidement l’intérieur du bateau, qui était assez petit, vu de l’intérieur, et y déposa ses affaires avant de dormir un instant dans un des lits fournis avec le navire. Inutile de dire que c’était la meilleure façon qu’il avait de passer le temps et ainsi d’arriver directement au soir sans passer par l’après-midi, qui heureusement avait déjà commencé. Evidemment, il ne fallait pas s’attendre à un équipage pirate absent toute la journée, il y avait toujours un marin d’eau douce pour oublier quelque chose dans son navire. Le cri qu’il poussa dans toute l’embarcation réveilla l’invité surprise apparemment découvert, lequel paniqua un peu, alors que le jeune homme alertait ses comparses. Il fallait le faire taire avant qu’il n’ameute la marine, en plus de son capitaine, il se leva alors d’un bond et enfonça son poing dans l’estomac du pirate avant de le prendre par le dos du crâne et enfoncer sa tête dans le mur en bois. Un peu de sang coulait le long de la paroi, signe que le tigre y était allé un peu fort, sans doute avait-il maintenant de nombreux morceaux de bois plantés dans le visage. Quoiqu’il en soit, il fallait se débarrasser de ces ennuis, alors il sauta simplement du navire et prit son sac sur le dos en prenant un air normal. Peu après, les compagnons du jeune homme arrivèrent près du tigre qui pointa le bateau en leur annonçant bien gentiment que le bruit venait de là. Bizarrement, ils ne se sont même pas demandé qui avait pu le faire s’affoler ainsi, et accoururent immédiatement vers lui, pendant que le pauvre pirate restait inconscient, la tête encastrée dans le mur.

Le soir était déjà venu, bien assez d’ailleurs, il était temps de mettre les voiles vers un meilleur avenir ! Mais avant, Kogenta devait récupérer ses commandes chez les deux hommes, et il craignait que ce ne soit trop tard. Par chance les deux étaient ouverts, alors il s’empressa de parler au personnel du premier magasin qui le dirigea vers le preneur de mesure de tout à l’heure, qui lui aussi le dirigea vers la veste à capuche fraichement fabriquée. Il avait presque l’impression que la tenue scintillait de mille feux, mais c’était surtout ses yeux qui étaient pleins d’étoiles. Il sortit alors rapidement et courut vers le lieu où l’artisan se tenait, et où il avait sa petite boutique. L’homme prit alors une de ses créations réservées pour lui, et la fit tourner sur son petit doigt comme le ferait un basketteur avec un ballon, avant de le placer entre leurs quatre yeux pour que tous deux admirent la forme et la transparence. Il le remercia chaleureusement et prit les dix sphères qu’il mit dans son sac sans plus de précaution. L’argent déposé vite fait à la place de la veste et dans la main de l’artisan, Kogenta pouvait partir l’esprit tranquille en se disant que dans cet accoutrement typique de la révolution il ressemblait vraiment à ce qu’il voulait être : un révolutionnaire !

De retour sur son (le) navire, il entra en trombe dans les cabines et balança violemment tous les pirates un à un dans la mer, avant de lever l’ancre. Vite expédiée à cause de leur force clairement inférieure à la sienne, leur éjection fut presque aussi facile que de virer des emballages de yahourt sous le divan. Une fois le navire vide et totalement vide, notamment de présence humaine, il déplia la grand voile et prit le cap vers l’île la plus proche. Selon la carte qui se trouvait dans la cabine, il s’agissait de Monpracem, une minuscule île assez ronde dans laquelle il y avait de nombreuses zones sauvages, comme des forêts et des rocheuses, selon la légende sur la carte. Heureusement elle n’était pas loin du tout, à peine une demie journée de voyage, selon ses estimations. Par chance le navire avançait vite, surtout depuis que Kogenta s’était cramponné au grand mat et qu’il soufflait de toutes ses forces dans la grand voile. Il avait l’impression d’y être déjà, mais malheureusement ce n’était pas aussi rapide que ça dans la vraie vie. Au bout de cinq bonnes minutes, il sentit soudainement un puissant étourdissement le submerger, ce qui le fit tomber sur le sol, un peu groggy. Il fallait qu’il reprenne son souffle, ce n’était pas bien grave, il en profita même pour se reposer tout le corps entier en dormant sur place.

A son réveil, il constata que Monpracem se trouvait enfin à portée de vue, il allait pouvoir enfin accoster sur cette petite île. Après quelques kilomètres, il rabattit la grand voile sur la barre perpendiculaire au mât, ce qui freina assez le bateau pour qu’il arrive doucement au port. Kogenta jeta alors l’ancre et attendit que le port se rapproche assez pour enrouler l’énorme corde autour de la borne en métal afin qu’il ne file pas. Le tigre respira alors un grand coup l’air frais de l’aventure, et observa les alentours afin de cerner le style d’île dans laquelle il avait mis les pieds. Au loin se faisait voir un immense bâtiment recouvert de plantes grimpantes, sans doute un commerce en faillite. Piqué par la curiosité, il se dépêcha de s’y rendre en courant, et ne put ignorer le gigantesque symbole de la marine sous le lierre, ce qui le surprit beaucoup. Ce qui le troubla un peu, ce fut les revendications inscrites sur les murs, lesquelles rendaient gloire au libérateur, sans doute un révolutionnaire ou un pirate fortement primé capable de chasser toute une population marine des lieux. Il devait bien reconnaître que c’était un tour de force impressionnant de la part de ce libérateur, et ce qui le frustrait, était que si il était venu un an plus tôt, il aurait pu être ce libérateur. Malheureusement c’était trop tard, mais ce n’était pas comme si il n’aurait jamais d’occasion de prouver sa force et sa volonté. Il était persuadé qu’un jour lui aussi chasserait la marine d’une grande île comme Logue Town, même si c’était de la folie. Sans attendre de découvrir plus sur ce fameux sauveur, Kogenta ouvra la grande grille en arrachant les plantes grimpantes, et entra dans la base. Il monta au dernier étage et entra dans le bureau de l’officier, facilement reconnaissable comparé aux autres, et s’installa sur sa grande chaise. Il était toujours intact, par chance, alors il en profita pour mettre ses pieds sous le bureau et croiser les bras sous sa veste à capuche, de telle sorte qu’on ne puisse pas voir le moindre morceau de sa vraie apparence. Il avait tellement envie d’un jour s’asseoir dans un tel endroit, un endroit qui aspire tant et tant de respect, et qui est maintenant à l’abandon, livré aux fesses criminelles des pirates et révolutionnaires qui passeraient par là. Du moment que personne ne vienne le déranger, il risquait bien de rester dans cette pièce un long moment. Le fait de pouvoir profiter de ce moment était tellement agréable qu’il se voyait déjà s’asseoir dans le siège d’un amiral, tué évidemment de ses propres mains. Après tout c’était le rêve de beaucoup de pirates, cela ne faisait aucun doute, et c’était le sien, à présent. Tuer un amiral et siéger sur la marine, voire en tuer deux et siéger sur le monde, un trône de qualité pour un révolutionnaire de qualité. Certes il avait encore beaucoup à apprendre mais pour l’instant il avait juste envie de profiter d’un siège d’officier abandonné, c’était très plaisant de respirer l’odeur du pouvoir à travers la pièce. Finalement il avait trouvé sa vocation, il avait maintenant la certitude d’être fait pour être révolutionnaire.
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MessageSujet: Re: [fb] Tigre et dragon (pv: Ayami Fuki, Byakko no kogenta) Dim 3 Nov - 21:54


Un bar plein de tocards






Je suivis Ayami dans le bar et il s'avéra que mes craintes se vérifiaient. Ça paraissait encore plus malfamé qu'a l'extérieur. On se moqua de nous dès notre entrée. Je devais supporter ça comme le fait d'avoir été obligée de porter moi-même des bagages a cause desquels je faillis trébucher en entrant dans le bar. L'établissement était bien rempli avec environ une trentaine de personnes. Quand Ayami demanda un verre d'eau, il y eut de nouveaux rires dans la salle barman qui était en train d'essuyer un verre répondit:

-10 berrys!
-10 berrys pour un verre d'eau? Demandai-je avant de chuchoter à Ayami « Ce type tente de nous arnaquer »
-Ouais, mais c'est un verre bien rempli.

Je m'assis devant le bar a coté d'Ayami et vis alors que le barman avait posé un verre devant elle. En l'observant, j'eus les yeux qui s'étrécirent. L'eau dans le verre était jaune. Cela me rappelait la façon dont Saint Boris souhaiter la bienvenue à ses nouveaux esclaves en leur offrant un verre de...

-de l'urine?
-Non, c'est l'eau de notre secteur qui est comme ça. Dit le barman avec un gros sourire obséquieux.
-Ouais, elle est comme ça après que tu laves dedans. Commenta quelqu'un.

Des rires gras retentirent de la quasi-unanimité des clients.

Mon instinct commença à reprendre le dessus alors que je menaçai le barman.

-Vous voulez que je dise aux marines que vous faites payez un prix exorbitant et que vous servez de l'urine dans votre bar?

Le silence tomba dans la salle. Voilà qui les avait calmé... Du moins le cru-je jusqu'à ce qu'ils se mettent tous à frapper sur leur table en criant « Marine! Marine! Marine » de façon moqueuse.
Je me remémorai à ce moment le qg abandonné que j'avais aperçu quand on avait débarqué tout a l'heure.

-Vous n'avez plus de marine sur cette ile?

- Juste deux qui patrouillent par ci, par-là... ça fait longtemps qu'on les a plus vu d'ailleurs .Eh les gars vous pensez qu'ils sont encore en vie?

Cela déclencha une nouvelle série de rires. Je voulus faire signe à Ayami pour qu'on s'en aille discrètement en laissant cette bande de rigolards entre eux.

-Eh, qu'est-ce que vous êtes venu faire dans notre bar, les minettes? Dites ce qui vous amène sur notre ile? Et c'est quoi vos noms ?

Trois types a l'air dégoutant et pas digne de confiance s'étaient postés à côté d'ayami.





Celui qui avait parlé était une armoire de deux mètres de haut tandis que ses complices avaient respectivement l'air d'une fouine et d'un rat.

- A vrai dire nous nous sommes perdus, nous débutons en matière de navigation. Nous ne cherchons de problèmes à personnes. Je m'appelle Fuyumi et mon amie c'est Ayami. Répondis-je avec diplomatie.

Le grand gars et ses deux potes éclatèrent de rire.

-Eh bien voyez-vous, je suis un problème ambulant. Je m'appelle John. Ici on n'aime ni les étrangers, ni le gouvernement, ni les marines, ni les gros durs. Vous n'êtes rien de cela, n'est ce pas?
-Non.

Derrière lui ses compagnons acquiescèrent. J'eus envie de lui répondre qu'il ne devait pas s'aimer par conséquent mais fallait éviter les vagues.

Je voulus me pencher pour tapoter l'épaule d'Ayami pour qu'on écourte la conversation et se barre mais je manquai de tomber de ma chaise. Je me rattrapai d'une main au bar .Seulement en faisant ça, je repoussai malencontreusement, a moins que ce soit mon désir inconscient, le verre d'urine qui tomba du comptoir en se vidant sur John. Le barman se retint difficilement d'éclater de rire mais y  parvint, désirant éviter d'avoir des problèmes avec John.Cependant, d'autres habitués ne s'en privèrent pas

-ça va barder! Commenta quelqu'un.

John était entièrement recouvert d'urine et puait vraiment, déjà qu'il ne sentait pas bon à l'origine. Ses traits se contractèrent de rage et il dégaina son arme en la pointant dans ma direction, bientôt imité par ses deux comparses. Et par d'autres clients du bar

-Tu vas mourir.
-Pourquoi en  arriver à de tels extrémités? Minaudai-je en souriant avant d'ajouter
-Ayami, il est temps que tu montres ce que tu sais faire.

L'instant d'après, elle braquait un mousquet en direction de la tête du barman qui blêmit et un autre au direction de John qui écarquilla les yeux. Je n'avais jamais eu l'occasion de discuter du sujet avec elle mais il paraissait évident qu'elle n'aimait pas qu'on veuille lui faire boire de l'urine.

-Bon sang! D'où ça sort ça?.
-Je l'ai vu!Ils sont sorti... de son corps! Déclara quelqu'un  d'un ton hystérique.

D'autres acquiescèrent tandis que d'autres déclarèrent qu' Ayami était une pro capable de dégainer un mousquet de chaque main plus vite que son ombre.

Cependant personne n'avait baissé son arme. En fait, à part moi et le barman, tout le monde l'avait dégainé. John me visait, ses deux acolytes visaient Ayami. Les autres clients visaient le bar en étant assez partagé sur qui cibler entre le groupe de John ou moi et Ayami. J'avais baissé une main au niveau de ma jupe, prête à dégainer mon pistolet. La tension était à son comble et pouvait s'embraser à la moindre étincelle. Si quelqu'un entrait à ce moment-là, il s'enfuirait certainement sans demander sans reste à moins d'être complètement cinglé.

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MessageSujet: Re: [fb] Tigre et dragon (pv: Ayami Fuki, Byakko no kogenta) Mer 27 Nov - 16:36

Un long soupir s’échappa de la bouche de Kogenta, alors qu’il était peinard, assis dans un fauteuil dont la solidité était quelque peu relative, les pieds croisés sur le bureau d’un officier de la marine, sans nul doute le plus gradé de l’île. Heureusement toute présence d’uniforme bleu et blanc avait été banni de ces lieux il y avait quelques temps déjà, il n’avait plus rien à faire ici à part profiter un peu de sa vie de futur révolutionnaire. Il lui manquait cependant un petit quelque chose pour en faire vraiment partie, devenir un vrai membre de la révolution comme Dragon, le seul, l’unique et le plus grand de tous ! Il pensait bêtement qu’en siégeant dans ce minable fauteuil qui ne valait plus rien, à présent. Le tissu était déchiré à plusieurs endroits à cause de l’usure, le sol était recouvert de plantes qui avaient creusé la roche pour pousser, il se serait cru dans un temple en ruine, si il n’avait pas aisément reconnu la forme du bâtiment au loin. En y repensant, cela ne servait vraiment à rien de continuer à rester dans cet endroit délabré, ce n’était pas lui le libérateur, et il ne semblait même pas avoir envie de venir s’asseoir à sa place pour faire de ce fauteuil un trône de roi. Il était sans doute du genre à vouloir déblayer la marine juste parce qu’elle lui gâche la vue sur son bar préféré. Ce n’était vraiment pas ça un révolutionnaire, mais sans doute voulait-il seulement détruire l’autorité, et non pas tout ce qui appartient à la marine.

Kogenta leva alors ses pieds d’un seul coup avant de pivoter sur le fauteuil tournant et de se mettre debout en croisant les bras. Il ne procédait pas de la bonne façon, pas du tout même, siéger sur des ruines n’avait aucune utilité, sauf se souvenir de l’invasion dont il n’a même pas été témoin. Il marcha alors d’un pas assez lent vers l’escalier, et prit la peine de descendre jusqu’à la porte principale qu’il franchit après à peine une poignée de minutes. Bizarrement, un vent différent soufflait, cette fois, il pouvait sentir l’odeur de l’alcool depuis la taverne, sans doute une tournée générale, ou un abruti ayant vomi contre le mur de la base. Quoiqu’il en soit, le tigre avait envie de prendre un peu de vacances sur cette île, ce petit village de Monpracem, bien plus calme qu’il ne l’imaginait. Sa veste à capuche comme d’habitude rabattue sur son corps remarquable, et plus particulièrement sur son visage tout sauf humain, il se dirigeait lentement vers l’endroit où la plupart des gens se rassemblaient pour une raison inconnue. Plus loin il y avait quelques commerces, dont une forge, un cordonnier, un magasin semblant vendre pas mal de choses variées, ou encore un casino assez bien entretenu, compte tenu de l’état général des autres bâtiments. Il ne comptait pas rester ici indéfiniment, mais au moins après quelques bières il se disait qu’il irait mieux. Heureusement pas n’importe quelle bière, du bon whisky ou du rhum selon ce qu’ils ont, mais il ne doutait pas de la diversité des produits servis, les tavernes avaient bonne réputation en ce monde.

Une fois arrivé dans le bâtiment en question, ou du moins devant la porte, il entendit plusieurs voix qui sortaient de l’ordinaire, notamment deux filles en plein affrontement vocal avec ce qui semblait être un malabar à la mine patibulaire. C’était quand même malheureux de devoir se contenter des bras pour boire la moindre chose, il n’y avait même pas de restaurant à proximité, il fallait acheter ça dans la superette plus loin, mais elles ne devaient sans doute pas avoir envie de se taper cinq maisons pour y parvenir. Sans attendre plus longtemps, il franchit la double porte battante, avant de laisser les deux morceaux de bois se rejoindre derrière lui à intervalles de plus en plus longs jusqu’à ce qu’elles se figent totalement. Un regard balayant la pièce, il s’avançait vers le bar apparemment sans personnel, alors qu’un silence de mort planait sur l’assemblée. Il savait d’expérience qu’en général quand on entrait dans une taverne, il fallait avoir vraiment envie de s’y attarder, pas juste demander son chemin. La plupart étaient infestées de pirates aussi puants qu’irascibles, de la vermine quoi. Mais après tout il fallait bien se fondre dans la masse si il ne voulait pas attirer l’attention.

D’un pas décidé, il prit la direction du barman qui était pris d’assaut par une gamine de loin plus compétente que tout le monde s’imaginait. Une poitrine des plus opulentes, un petit air sadique, elle semblait sûre d’elle dans son action, alors que sa partenaire présumée la regardait faire, limite en se limant les ongles. Elle ne semblait même pas impressionnée par tout ça, le mastard qui la dévorerait bien d’un seul coup de dents si il le pouvait, et ses sbires qui voyaient le danger planer. Alors que Kogenta s’asseyait sur un haut tabouret tournant et cylindrique, en métal évidemment, mais très confortable, il tendit son bras vers le barman et le prit par le col. Il lui colla deux baffes gentilles, une sur chaque joue, destinées à le réveiller un peu, afin de passer commande, alors que le mousquet de la jeune fille était à présent braqué vers sa tête. Il ne s’en préoccupait guère, une jeune enfant comme elle n’avait envie que de se défendre, mais comme il ne l’agressait pas, inutile qu’elle ne gaspille son unique balle pour abattre le seul individu ayant une envie de boire, et non pas de chercher des crosses.


-Debout là-dedans, je vais pas prendre un escargophone pour passer commande, alors magne-toi de me servir ton meilleur whisky avant que ton joli miroir n’imprime la forme de ta tête.

-Ok ok, c’est vous le visé après tout, si ça peut être votre dernière boisson, alors tenez, c’est gratuit !

-Sympa, merci, je te promets que je t’en demanderai pas plus gratuitement.

Quelques secondes plus tard, un grand verre tapa sèchement contre la main du tigre tendue sur le côté, le barman ayant pris l’habitude de faire glisser les pintes sur son comptoir poli et lustré. Kogenta but alors ce qu’il renifla être du whisky, comme il l’avait demandé, et du bon en plus. Un des compagnons de l’homme devant le canon du mousquet s’avançait vers lui avec lui aussi un mousquet à la main, sans doute afin de lui faire ouvrir les yeux et prendre conscience de la situation tendue. Malheureusement il appuya trop fort sur la tête de Kogenta, ce qui lui fit renverser une lampée d’alcool sur le comptoir. Un soupir franchit alors les lèvres de ce dernier, il voyait son reflet dans le miroir, il n’avait même pas à tourner la tête pour viser. Il agrippa alors son poignet, plus rapide que l’éclair, en faisant attention à presser les tendons de son membre afin qu’il ne soit pas capable de presser la détente. Une fois l’individu immobile, Kogenta tourna la tête assez pour que son œil droit le regarde, le reste étant ombragé par sa capuche. Un regard qui n’était clairement pas humain mais plutôt celui d’une bête qu’on venait de mettre en colère, ce lui qu’il adressait justement à son agresseur qui lâcha son arme comme geste de soumission, réflexe humain. Une fois levé, il tordit son bras gauche, son dominant sans nul doute, dans le sens anti-horloger, ce qui, à cause de sa force largement supérieure à celle de ce pirate d’eau douce, amena ce même quidam à se tourner dos à lui, le bras horizontalement plaqué dans son dos. Une clé de bras efficace, mais qui n’était pas suffisant pour Kogenta, il ne voulait pas le soumettre mais lui faire payer la lampée de whisky renversée, même si la pinte était gratuite, à la base. Il prit alors un verre, mais qui était en réalité celui commandé par une des deux gamines derrière lui, et le versa sur sa tête, avant de le prendre de son autre main par l’occiput. Une fois cela fait, il envoya son crâne sur le comptoir, face la première, lequel heureusement ne souffrit même pas d’un seul coup. Par contre l’homme avait le nez qui saignait, mais il ne pouvait pas s’empêcher de l’insulter pour prouver sa supériorité, même soumis efficacement. Le tigre prit alors la même pinte et la brisa avec fracas sur le rebord de ce même comptoir, laissant alors apparaître à la place de la paroi lisse et ondulée, des morceaux de verre pointus. Il posa alors la tête du pirate présumé sur le comptoir comme un bourreau poserait celle du condamné sur le billot, et brandit la pinte au-dessus de sa tête afin de la planter dans celle de l’impoli, avec un peu de chance il le clouerait sur le bois, si son geste était assez puissant.

-Plus jamais tu ne gaspilleras le whisky, désormais, ni quoi que ce soit d’autre !!

Alors que le tigre abattit résolument sa pinte transformée en arme mortelle sur le bandit, il sentit comme un énorme courant d’air le traverser, ainsi qu’une ombre voiler ses yeux. En une seconde, Kogenta décolla de son tabouret et traversa la paroi du local où le barman entreposait ses outils de nettoyage, et alla s’encastrer dans le mur en bois donnant sur l’extérieur, avant de finalement le transpercer de moitié. L’individu mit alors un pied à terre, ainsi que le second, avant de soupirer tellement son entrée était avec un timing impeccable. Le tigre, les yeux blancs, la corps voûté vers l’extérieur, saignait à cause des planches de bois plantées dans son dos, alors que ses bras dépassaient dehors, s’étalant sur le sol terreux. Toute l’assemblée du bar se leva alors en un énorme cri de victoire, alors que l’inconnu remettait la pinte sur le comptoir et évacuait rapidement le gaspilleur hors de l’établissement. Tous criaient son nom, tous acclamaient sa force et son geste héroïque, et ils avaient raison, l’étranger était dans les cordes du ring, alors que les deux plus jeunes n’avaient pas souffert le moins du monde de son assaut soudain.

-JUMA-SENSEI !!!
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MessageSujet: Re: [fb] Tigre et dragon (pv: Ayami Fuki, Byakko no kogenta) Dim 15 Déc - 11:17


Un patron poisson







La situation était explosive. Malgré tout un curieux personnage. Il s'agissait d'un anthro-tigre a l'air rusé et avec une épée. Je fis mine de ne pas lui prêter attention mais me tenais toujours prête à dégainer mon révolver. Tigrou se fit servir à boire puis maitrisa l'un des compagnons de John qui l'importuna avec un mousquet. A ce moment quelqu'un rappliqua et avec une vitesse incroyable, il expédia violemment le tigre dans un mur. Je vis qu'il s'agissait d'un homme-poisson. Derrière lui, je vis qu'un passage s'était ouvert dans l'un des murs du bar. J'y distinguai un escalier.

Ce Juma-Sensei ne paraissait pas spécialement musclé pour un homme-poisson mais il devait avoir une bonne maitrise du gyojin karaté vu comment il avait envoyé balader le tigre. Il était athlétique.



Je devais reconnaître qu'il était vêtu de façon plutôt élégante pour un inférieur. Il portait un gant a l'une de ses mains. Il attrapa l'individu qui s'était fait malmener par le tigre et le jeta dehors.

-Je vais faire pareil à tout ceux qui continue à semer la pagaille ici.


Je regardai Ayami et lui fit signe de baisser ses armes. Tout les autres avait baissé ses armes déjà après avoir vu l'homme-poisson qu'ils avaient appelé Juma-Sensei. Ce dernier devait être leur boss. Le fait qu'un de ces sous êtres soit appelé sensei par des humains, si insignifiant soient-ils, provoquait en moi du dégout. Pour nous les humains supérieurs, la place légitime de ces poiscailles était d'être des esclaves pour nous servir et nous distraire. Même si, il y a une vingtaine d'année,cette pauvre idiote de reine Otohime a fichu la pagaille en parvenant a influer sur les couards qui nous représentait il ya et a obtenir un accord sur les droits de son peuple.

Il se retourna ensuite vers le bar et s'adressa à la cantonade d'une voix sage et forte.

-Qui est à l'origine de ce bazar?
- C'est Sanchez! Il a encore voulu faire boire de sa spécialité à des étrangers!

Le barman, qui devait être le fameux Sanchez, se recroquevilla derrière son comptoir

-J'aurais du m'en douter!SANCHEZ!
S'exclama-t-il en frappant sur le bar puis en attrapant par le col le barman qui devait être le fameux Sanchez.

Le barman paniqué, tendit les mains dans un geste de supplique. Il  transpirait abondamment.

-Pardon patron mais je voulais donner une leçon à ces étrangers, pour leur montrer qui fait la loi ici.
-Bien. Et qui fait la loi ici ?
- Toi Juma-sensei! Répondit le barman en souriant.
-Et en quoi leur servir ta propre pisse contribue à cela?
-Euh, ben s'est marrant!
-IDIOT! Rugit Juma.

L'homme poisson laissa tomber le barman sans ménagement sur les fesses. Il jeta ensuite un regard glacial à John. Ce dernier et ses amis  n'en menaient pas large. Juma se tourna enfin vers Ayami et moi. Il s'inclina pour nous saluer.

- Enchanté, jeunes filles. Je m'appelle Juma et je suis en charge de cette ile. Veuillez pardonner mes hommes pour leurs comportements. Inutile de sortir votre arme.

Il s'adressa plus particulièrement à moi qui avais toujours une main prête à saisir mon pistolet
Ce poiscaille était-il extralucide pour devenir que j'en avais un? Peut-être était-il un dauphin avec un sonar? Ou possédait-il le haki de l'observation? En tout cas, je mis mes deux mains en évidence pour montrer que je n'avais pas de mauvaises intentions. Juma eut l'air de me sourire. Au même moment les mousquets invoqués par Ayami disparurent. L'homme-poisson se pencha vers elle.

- Oh une utilisatrice de fruit de démon! On n'en voit pas souvent par ici. Ton pouvoir a l'air intéressant!

Il s'écarta de nous et nous demanda ce qui nous amenait ici.

-Nous nous entrainons à la navigation et nous baladons pour découvrir le monde. Initialement, on voulait aller au royaume de Yuki qui est l'ile natale de mon amie. Répondis je calmement.
-Ah! Et d'où venez-vous?

Je marquai un bref arrêt avant de répondre. Juma quant à lui s'était tourné vers Sanchez et lui avait demandé quelque chose. Le gros barman parti dans la cuisine.

-Du royaume de Goa. J'ai fugué avec ma servante. Déclarai-je

C'était le meilleur choix à dire. Si il était aussi futé que j'en avais l'impression, ce poiscaille se douterait que je n'étais pas une roturière. A l'inverse il ne soupçonnerait pas qu'une humaine supérieure mette les pieds dans cette ile de débauché sans une escorte complète.

Juma me regarda suspicieusement puis acquiesça.

- Cela fait un bout de temps qu'un noble n'avait pas mis les pieds sur cette ile. Il faut dire qu'ils sont encore plus malvenus que les autres étrangers. Nous n'aimons pas les gens qui croient que le monde  leur appartient de droit. Cependant tu sembles bien traiter ta servante et ne pas avoir de mauvaises attentions. Et comme je l'ai dit, je n'approuve pas le comportement de Sanchez et John. Je suppose que vous aurez besoin d'un endroit où vous reposez et ou mangez. Accepterez-vous d'êtres mes invitées ?

Des exclamations retentirent au sein du public. Cette proposition  me surprit d'autant que ça ne semblait pas être un piège. S'il aurait voulu nous arrêter il aurait pu le faire sur le champs avec l'aide de ses sbires. J'interrogeais Ayami du regard et vis qu'elle aussi était dubitative.

- Nous pensions repartir demain. Ce sera avec plaisir que nous acceptons l'invitation. C'est un honneur.
- Bien sur que non! Il n'y a rien d'honorifique là-dedans! Considérez simplement cela comme une réparation pour la mauvaise blague de Sanchez.

Si quelqu'un m'avait dit que je serais un jour l'hôte d'un homme-poisson, je me serai certainement moqué de lui. Et mes gardes l'aurait châtié. A présent, Cela me paraissait une expérience intéressante. Il fallait bien que je reconnaisse ce Juma-poiscaille avait à l'évidence un certain vécu et un prestige plus légitime que pas mal de mes pairs tenryuubito. Et puis je pense que certains de ses gros bras n'auraient pas apprécié qu'on dise non à leur patron.

-Merci de votre hospitalité et de nous offrir de partager votre repas.
-Ah ah! Rassurez-vous! Vous aurez à manger mais je ne pense pas que vous apprécierez de partager mon repas.

Au même moment, Sanchez revenait en portant un bol qu'il posa devant son boss. Le barman avait l'air incommodé. Je vis Ayami grimacé et s'éloignait du bar.

- Qu'est ce qui te prends, Aya...eh, c'est quoi cette odeur? Ça pue!

Je sortis un mouchoir et tentai de me boucher le nez avec. Ayami désigna le bol. Je vis Juma sourire en nous regardant et en sortir ...un œuf pourri. Il le mangea

*Quel horreur! C'est bien un sauvage!*
- Je vous avais prévenu.C'est ça que je préfère mais on a aussi de la nourriture humaine.
L'homme-poisson fit comme si de rien n'était et reprit la conversation comme si rien ne s'était passé.

-Dites-moi, mesdemoiselles! Il est avec vous l'autre gugusse bizarre? Demanda-t-il en désignant le tigre qu'il avait rétamé.

Je fus vexée qu'il me lie à ce voyou homme-bête.

-Non je n'ai jamais vu cet anthro-tigre. Répondis-je sèchement

Juma acquiesça et souris.

- Je vois. En fait je me posais la question car c'est lui aussi un utilisateur de fruit du démon. Je pensais qu'il aurait pu être aussi avec toi mais ta réponse montre que ce n'est pas le cas. Regardes.

Avec Ayami, on s'approcha de là ou le resquilleur s'était fait envoyer valser et on vit qu'il était devenu un tigre normal. Enfin un tigre avec des vêtements et une épée mais un vrai tigre. Ce n'était pas un anthro comme je l'avais pensé de prime abord.

-Comme il est mignon! Commenta Ayami.
- Le fruit de l'humain. Dis-je pour ma part alors que je rangeai mon mouchoir..

Juma acquiesça.

- A vrai dire, je pensais l'inviter même s'il a autant de manière que le restes de mes hommes. J'aimerai bien connaître son histoire. Pas vous?
- Eh bien c'est toi qui décide. Je pense qu'on a tous une histoire et que certaine sont plus intéressantes que d'autres*La mienne étant destinée a arrivé largement en première position bien entendu.* mais pourquoi l'avoir frappé si c'est pour l'inviter ensuite?
- Je considère que tout le monde à le droit à une deuxième chance dans la vie. Sanchez apportes une bouteille!

On se retourna et vit que le barman avait anticipé la demande. Il tenait une bouteille de whisky. Ayami se précipita pour aller la chercher. J'entendis Juma grogner et le vit froncer les sourcils alors qu'il s'avançait. Je compris alors.

-PAS TA FICHUE BOUTEILLE D'URINE, CRÉTIN!

Il rattrapa en vol la bouteille qu'Ayami laissa tomber de stupeur. Sanchez retourna se planquer en rampant derrière son comptoir comme un cafard. L'homme-poisson parut sur le point de lui lancer la bouteille mais se contenta de la poser sur une table et fit signe à John et ses amis.

-Vous, transportez le tigre à la planque et tirez-vous ensuite! Que quelqu'un prenne un seau d'eau glacée. Pour réveiller cet hurluberlu.
-Mais il est gros. Il doit peser une tonne. Et s' il est enragé en se réveillant...
- Eh bien vous vous ferez manger et je le rendormirai à nouveau!

Nous partîmes donc pour la planque du groupe où le tigre allait certainement un réveil humide vu le seau d'eau. Alors qu'on descendait l'escalier, l 'homme poisson était en tête suivi par moi et Ayami puis par les autres. Je me tenais à une certaine distance derrière Juma qui était en train de finir son odorant encas. En l'observant je remarquai une particularité. Cela fit apparaître un rictus sur mon visage. Rictus que je me hâtais d'ôter avant que quelqu'un ne le remarque.

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MessageSujet: Re: [fb] Tigre et dragon (pv: Ayami Fuki, Byakko no kogenta) Ven 27 Déc - 21:03

Alors que des morceaux de planche en bois tombaient sur le sol, dehors, le corps de Kogenta retrouvait rapidement son apparence animale. Le manque d’énergie avait fait que par défaut, celui-ci avait opté pour la forme la moins fatigante afin d’optimiser la récupération physique. C’était certes peu avantageux et clairement moins intimidant, mais au moins comme ça il était certain de récupérer rapidement son énergie. Son corps à l’intérieur, le dos blessé, et quelques vêtements déchirés, le tigre restait au sol sans le moindre signe de conscience. Cet individu avait frappé vraiment très fort, et lié à l’effet de surprise, Kogenta n’avait pu lutter contre une projection aussi violente et soudaine. Heureusement, l’ambiance de la taverne s’était calmée, alors que la foule passait de l’appréhension hostile aux acclamations. C’était beaucoup moins tendu, le moins qu’on puisse dire c’est que son entrée fut plus que libératrice pour tout le monde, même les deux jeunes filles aux allures si innocentes. Le tigre n’avait plus rien d’intimidant, il avait même un peu rétréci, lui ainsi que ses vêtements, aussi étrangement que cela pouvait paraître. Son sabre évidemment gardait la même taille, et son sac aussi, mais ce qu’il portait à même le corps était devenu adapté à sa taille ; selon lui, quand on portait quelque chose sur le corps plus de vingt-quatre heures, en cas de modification de taille, cette chose s’adaptait au corps, comme si ils étaient imprégnés du même pouvoir de par le simple contact.

Alors que Juma était en train de discuter avec les deux fillettes, Kogenta restait toujours inconscient, personne ne semblait vraiment l’avoir remarqué. Ses oreilles se parcouraient d’un ou deux spasmes lorsqu’on faisait allusion à lui, mais à part ce réflexe auditif du corps, il ne captait pas un seul moment de tout ça. D’après ce qu’il venait e dire, ce Juma était ce fameux libérateur, ce qui expliquait qu’il ne soit pas un manche en combat rapproché, à part le fait que c’était aussi un hybride plus fort qu’un humain de la même carrure. La jeune fille aux grand airs s’était donc échappée de sa terre natale avec sa servante, d’après ce qu’elle avait bien voulu dévoiler comme information, ce n’était donc pas une personne ordinaire, ni même sa servante à la forte poitrine. Le tigre les avait vues comme de simples gamines dont une avec un pouvoir, mais la réalité faisait d’elles bien plus que les apparences semblaient les montrer. Alors que le barman dont tout était la faute amenait un plat fort odorant à son patron, celui-ci les invita toutes les deux dans sa demeure où il leur promettait la nourriture et tout le confort qu’il disposait.

Une fois qu’il eut fini de parler, il se leva et ordonna qu’on amène l’étranger dans son repaire, avec eux trois évidemment. Son plat tout juste terminé avec la marche, il laissa ses hommes de main transporter le tigre à l’endroit prévu. Bien qu’ils semblaient très craintifs de sa réaction et de son poids, ils ne tardèrent pas à s’exécuter et à commencer la marche. Ils étaient à deux pour le porter, alors que son sabre était dans d’autres mains. Peu après, le groupe arriva sur la plage, un peu isolée du reste du village, c’est à cet endroit que se trouvait une immense grotte littorale dont l’entrée menait sous terre par de longs escaliers grossiers. On voyait que le travail était soigneux, même si il n’était pas vraiment digne d’un professionnel. Malgré tout, tous se dirigeaient vers le fond, et traversèrent un épais manteau de ténèbres avant d’apercevoir au loin des lumières. Bien que l’endroit ne soit pas très éclairé, on pouvait aisément voir où on mettait les pieds, notamment parce que plusieurs vitres avaient été installées sur le dessus de la grotte. En réalité c’étaient des points un peu plus fragiles que Juma avait consolidés avec d’épaisses couches de verre par balle, et ça laissait passer la lumière du jour couplée avec l’ondulation et la lueur de l’eau. Même si, d’un point de vue géographique, ils se trouvaient sous la mer, on s’y sentait bien, surtout avec un homme-poisson tout près. Une créature capable de remonter à une vitesse impressionnante les possesseurs de fruit du démon avant qu’ils ne voient le bout du tunnel. Rien que sa présence pouvait faire oublier à quiconque détenant un pouvoir qu’il suffisait de presque rien pour tous les immerger pour de bon.

Le groupe arriva alors dans une grande salle où il y avait un lit un peu basique, et une ou deux tables. Un des individus prit le seau d’eau que Juma avait demandé d’apporter, et en jeta le contenu sur le tigre, une fois allongé. De l’eau douce, évidemment, il ne fallait pas provoquer de panique, surtout dans un endroit pareil. D’un réveil brutal, Kogenta se réveilla et se redressa de nonante degrés pour apercevoir le monde qui l’entourait. Tombant des nues, il se demandait où il était, en plus de haleter beaucoup à cause du sursaut. Il avait reconnu le duo des jeunes filles, mais il ne savait pas qui étaient tous les autres, notamment cet homme qui accompagnait les gamines et qui semblait être un homme-poisson, à en juger par ses branchies et sa couleur bleue. Il se trouvait dans une grotte, mais bizarrement il pouvait voir la mer, c’était une sensation bizarre mais à la fois étrangement familière, comme si c’était normal. Il reprit alors sa forme hybride et se leva avant de s’apercevoir que sa blessure n’était pas soignée, ce qui le fit grimacer. Il avait perdu la notion du temps, mais heureusement le jour semblait toujours présent, il n’avait pas dû rester évanoui bien longtemps. C’est alors qu’il se tourna vers le plus étrange de tous les individus présents autour de lui.


-Eh, où je suis, là ? J’aimerais bien savoir qui est le sombre idiot qui a osé m’envoyer dans le décor alors que je corrigeais un gaspilleur de rhum ! Et qui m’a blessé autant, aussi, accessoirement, que je puisse lui faire payer cet affront !

Au fond de lui, Kogenta se doutait bien que c’était cet homme-poisson dont il ne connaissait même pas le nom, mais ce serait une erreur de s’attaquer à la mauvaise personne, alors il attendait simplement que le coupable se trahisse. Des gouttes de sueur, un comportement soudainement angoissé, une absence subite, ou même le moindre avalement bruyant de salive, n’importe quoi le mènerait à celui qu’il cherche. Malheureusement il avait bien peur que ce ne soit personne d’autre que cet hybride qu’il savait déjà plus fort que ceux qui l’entouraient. C’était évident, une telle force ne pouvait pas venir de n’importe qui, il fallait être rapide et efficace, et sans vouloir les vexer de par sa pensée, il doutait fortement que ce soit l’un d’entre les poules mouillées qui l’avaient amené dans ce repaire sous-marin. Il avait bien l’intention de savoir pourquoi on l’avait empêché de tuer le gaspilleur, et aussi de rencontrer ce fameux libérateur dont parlaient les murs de la base de la marine désaffectée.
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[fb] Tigre et dragon (pv: Ayami Fuki, Byakko no kogenta)

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