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[Terminé] Désillusion et Renouveau

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Nathanael Rackham
Moussaillon
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MessageSujet: [Terminé] Désillusion et Renouveau Jeu 19 Juin - 19:14


Vous m'excuserez, je suis une brelle en codage. Je ferais donc des RP sans fioriture graphique pour l'heure. Merci de votre aimable compréhension.


Cela faisait presque un mois que j'avais pris le gouvernail du navire. Trois semaines peut être. Je ne m'en souviens pas vraiment, et c'est pas ce qui compte le plus. Le plus important à l'heure actuelle c'est que nous n'avions pratiquement plus rien à dépenser. La dernière rapine, sur ce vieux rafiot à moitié délabré où Erick avait prit la décision contre son grès de passer le pouvoir à plus compétent que lui, n'avait pas rapporté autant que nous l'espérions. Au final, l'élément ayant le plus de valeur était sans conteste le fruit que j'avais mangé. Pas de chance.

D'ailleurs, il portait bien le nom de malédiction ce fruit. Il n'avait eu absolument aucun effet sur moi. Quelle saloperie ce truc. Voilà que je me tape tous les effets néfastes sans pour autant profiter des pouvoirs qu'il était censé me procurer. Et si je suis si sûr de moi c'est que j'ai bien essayé de nager, en vain. Autant vous dire qu'en ce moment, j'ai la rage au ventre. Une bonne tuerie, voilà ce qu'il faudrait pour me passer les nerfs.

Depuis quelques temps déjà j'avais remarqué des murmures sur le pont, des murmures qui avaient pour habitude de disparaitre à mon arrivée. Ces chiens étaient en train de préparer une mutinerie ! Et le respect du capitaine dans tout cela? Les valeurs de la piraterie ne valaient donc rien pour ces hommes que j'avais sauvé d'une vie de misère et d'escapades sans envergures dans South Blue. Que faisaient-ils donc de notre projet de Grand Line ? Voilà qui n'arrangeait en rien la folie meurtrière qui s'immisçait encore et encore et encore depuis plusieurs jours.  Par chance pour eux, nous arrivions à notre prochaine destination, une petite île sur laquelle nous prenions de temps de nous ravitailler quand le besoin s'en faisait sentir. Pour l'heure, j'étais plutôt à l'affut de rumeurs à exploiter et de navires marchands à piller.

Comme à l'accoutumée, l'équipage avait quartier libre pour la nuit et à ma grande surprise personne ne se pressa pour mettre pied à terre. Encore une fois des murmures sur mon passage ! C'était décidé, lorsque nous lèveront l'encre demain matin j'en exécuterai un ou deux pour l'exemple. Ils doivent comprendre qui est le seul maître à bord. Ils sont libres de quitter le navire à tout moment, personne ne les retient, seulement dans ce cas cela se fera les pieds devant ! Je n'ai que faire de déserteurs, de faibles, d'indécis et de chiens galeux infidèles près à bouffer à tous moments la main qui les nourrit. Quelle équipage de larves. Comment avons nous pu arriver si loin ? Bref, l'heure était à tout autre chose, la terre ferme.

Ce que Nathanael ne savait pas, c'est que l'équipage remettait en question la fiabilité de leur capitaine. Il possédait une force certaine certes, mais il était aujourd'hui incapable de maitriser son fruit du démon. Alors pourquoi suivre un homme qui paraissait d'un coup si faible  qui ne connaissait pas les capacités de son fruit ou même simplement son nom. Ce que le Démon Ecarlate avait oublié également c'est que ce qui faisait la force de l'équipage à sa grande époque était le quartet composé de sa propre personne, des deux lieutenants et de l'ex-capitaine, les trois derniers éliminés par le premier. En prenant du recul ce fut une bien belle erreur de sa part. Malheureusement Nathanael ne prit jamais le temps d'évaluer la portée de son geste.

Lorsque je débarquais, avec Nozarashi sur me dos, j'avais pour habitude de prendre quelques instants afin de m'imprégner de l'atmosphère de la ville. Nous étions arrivés au crépuscule de cette journée. Les navires de pêche désertés avaient délaissés sur les quais les restes invendables de leurs escapades maritimes. Plusieurs chats s'en donnaient d'ailleurs à cœur joie à s'activer autour de ces carcasses de poissons en décomposition.  A l'entrée du ponton, un groupe de chien miteux aboyait, dans ma direction, ou celle des chats, peut importe. Ils étaient comme incapables d'avancer sur les planches presque vermoulues, comme si un passé douloureux les en empêchait. Outre cette étrangeté animalière, le port dégageait une odeur forte de poissons, pas forcément frais soit dit en passant. Par chance, le petit vent marin apportait une certaine fraicheur et balayait doucement la puanteur des docks.

Alors que je m'éloignais de là, la nuit elle commençait à arriver. Les rues étaient mal éclairées et seuls les pécheurs de retour chez eux étaient dehors. Déambulant sur l'avenue principal mon œil fut attiré par un homme avachi par terre, adossé à quelques vielles caisses vides défoncées lui servant d'humble demeure.  Je ne sais pas pourquoi mais la curiosité l'emporta sur le désintérêt habituel que je portais aux mendiants en général. Accroupis face à lui, je pouvais le détailler à loisir. C'était un homme d'âge mûr, difficile de donner un chiffre précis, le soleil avait buriné son visage, la mendicité tracée ses rides et la famine  creusée ses joues. Les cheveux ébouriffés, la barbe en broussaille, des yeux à moitié perdus dans le vide, des dents en moins et c'était sans vous parler de l'odeur corporelle et de l'haleine qui pouvaient tous deux entrer en concurrence sévère avec le parfum fétide du port. Autant dire qu'il n'était plus que l'ombre d'un homme, une loque, un déchet qu'on laisse trainer dans la rue. Ce serait lui rendre service que d'en finir. Je lui ferais peut être ce plaisir d'ailleurs. Mais pour l'heure ma curiosité étaient toujours présente.

- Eh le vieux, comment t'es arrivé là ?
- En quoi mon histoire vous intéresse ?
- T'as beaucoup de types qui viennent te causer ? Alors accouche et la version courte !
- Si vous voulez. J'étais un marchand avant. J'habitais un petit village tranquille sur une petite île tranquille. Mais les pirates sont apparus et m'ont pillés. Une fois, puis deux, et ainsi de suite. En l'espace de deux ans j'ai été ruiné. Ma femme et mes enfants m'ont quittés et je me suis retrouvé là à mendier avec ma pauvre coupelle. C'est tout ce qu'il me reste aujourd'hui.

Je m'approchais d'avantage de l'homme, je pouvais désormais voir pleinement les veines rougeâtres du jaune de ses yeux.

- Mais c'est que t'as pas de chance avec les pirates alors mon ami !

Sans autre mots, c'est avec un malin plaisir et un sourire malsain sur le visage que j'attrapais sa coupelle, récupérais les quelques berrys présents et lui assenais un sympathique coup de poing dans les côtes. C'était un coup pas assez puissant pour qu'il perde connaissance mais suffisant pour le sonner afin qu'il puisse encore m'entendre partir en rigolant.

- Nozahahahahahah, je suis un pirate mon ami !

Sa coupelle gisait à ses pieds, repliée sur elle même, écrasée par ma poigne.

Il était temps pour moi de rejoindre enfin la taverne, j'avais le gosier tout sec. Elle était facile à trouver, c'était l'endroit qui semblait être le plus animé de la ville. Et comme d'habitude, rien n'était prévu pour satisfaire les personnes comme moi. Avec un pincement au cœur je laissait dehors Nozarashi que je posais sur la façade de ce lieux de beuverie.  L'immense pièce métallique brisa d'ailleurs une fenêtre de la façade au passage quand je la posais sans la moindre délicatesse.

Et voilà, comme d'habitude les portes étaient trop petites ... et comme d'habitude je jetais un froid en entrant dans la pièce. Silence. Je m'installais tranquillement au comptoir.

- Faut se servir soit même ou tu te décides à m'apporter du rhum ?
- Tou...toutes mes excuses monseigneur ...
- Eh ! Oh ! Reviens là toi ... T'es sérieux avec ta pinte ? T'as vu le gabarit ? Si tu veux pas que je me serve de ta colonne vertébrale comme pour faire un balais va vite chercher un tonneau et pose le à côté !

L'assistance était bien trop calme, je me retournais lentement pour profiter enfin de mes camarades de beuverie, les yeux écarquillés, emplis de crainte, et la bouche grande ouverte. Voilà, j'avais en face de moi une bande de poissons sur l'étal de leur revendeur.

- Un problème les amis ? ... et les yeux se baissèrent.
- Hep vous là, les trois musicos sur la scène, c'est trop morbide comme ambiance ici et quand c'est morbide, le sang coule rapidement ... alors jouez, et bien.
- Et toi là-bas, oui toi avec les dents de travers et le gros nez ... t'aime pas que je sois là ? Alors assis vermine, tu te casseras quand je le dirais.


Confortablement installé, je profitais de l'ambiance joyeuse assis sur mes deux tabourets, tout en plongeant ma pinte dans le tonneau qui venait enfin d'arriver.

- Voilà qui est mieux !


Dernière édition par Nathanael Rackham le Dim 27 Juil - 17:09, édité 1 fois
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Jett
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MessageSujet: Re: [Terminé] Désillusion et Renouveau Sam 21 Juin - 21:57


~ Douce soirée ~ 



Cette journée c'était déclaré des plus calme, j'avais distribué quelque tract pour je ne sais quels explications du gouvernement et je venais tout juste d'avoir ma permission pour aller me balader. Bizarrement, cette vie de marine me correspondait, je m'y sentais bien j'avais un sentiment de tranquillité et je m'assurais que tous étaient en sécurité sur cette île.

D'ailleurs cette île, parlons-en ! C'était un petit coin paumé de South Blue qui vivait de la pèche, le gouvernement y était présent, mais peu de personnes y allait seul un petit groupe de marine s'en occupais de temps en temps quand ils y venaient. Il y avait pas mal de navire qui venait s'accoster pour se ravitailler, mais à part ça, il y avait pas grand monde, une centaine de personnes tout au plus sur le village portuaire. Mais avec les allez et venue des bateaux elle était toujours plus ou moins animé.

Nous, nous sommes arrivés avant-hier, je trouve que les bâtiments de la marine sont vraiment immenses... enfin, je n'avais pas vraiment vue de bateau avant de quitter mon île, mais seul ceux du gouvernement atteignait de telle taille pour pouvoir vivre plusieurs mois sur les mers.

Bref donc je reprends j'avais passé pas mal de temps sur les mers ces derniers temps et nous avions accosté pour quelques jours ici, même si le village n'était pas très accueillant le soir, il en restait pas moins très sympathique dans la journée lorsque le soleil brillait bien fort dans le ciel. Le marché du port ou s'étalait les marchant de poisson regorgeait de ces trésors de la mer dont la fraîcheur était assurée par le frétillement des crustacés et autres présenté sur les comptoirs.

J'en avais d'ailleurs goûté pour le repas du midi, car notre cuistot en chef en avait pris pour le repas, une espèce de poisson a chair blanche avec une crème légèrement épicé, c'était vraiment bon. Bon je n'arrivais pas encore à m'intégrer véritablement à l'équipage, car nous ne nous connaissions que depuis peu et j'étais aussi la seule représentante du genre féminin sur ce bateau. Du fait de mon pouvoir de fruit du démon, j'avais eu le grade de caporale sans avoir rien demandé, ce qui faisait que j'étais en plus d'être LA fille, aussi l'une des supérieures du navire. Bien sûr que je ne commandais pas le navire, mais j'avais sous mes ordres un petit groupe de 5 personnes à commander et c'était largement suffisant.

Pour la journée nous avions eu un peu de boulot sans plus, car tout était vraiment très calme mis à part le port. Puis le soir était venu avec un léger vent frais. J'avais eu une petite permission, enfin on avait tous eu la permission de sortir pour se balader, du coup j'étais habillée de manière plus traditionnelle (enfin pour moi), avec juste l'obligation de garder cette horrible casquette de la marine sur la tête.

Me promener dans les rues désertes ne m'intéressait pas véritablement, marché seule entre ses habitations c'était beaucoup moins grisant que de se balader sur les toits en sautant de maisons en maisons. Je serais bien allé faire un tour dans les bois, mais la forêt ici était toute petite et il valait mieux rester aux alentours du poste marine au cas où on était appelé. Je croisais dans une rue, un vieux vagabond qui pleurait, le pauvre il devait avoir eu pas mal de merdes dans sa vie. Je m'arrêtais quelque seconde pour le regarder et jeta une petite pièce depuis le toit ou j'étais. Avant de repartir en courant sur les tuiles. Je ne savais pas vraiment trop quoi faire, du coup j'observais ce qu'il y avait comme animation dans le quartier. Mis a par les tavernes, il y avait peu de choses d'allumer sur le coup, je me rendis compte que j'avais une petite soif.

D'un mouvement fluide, je m'accrochai à une gouttière pour me réceptionner en bas de la rue sur mes deux jambes. J'étais devant la taverne à une rue à peine de là ou j'avais vu le vagabond. Bizarrement on n'entendait pas grand-chose dedans et j'entrai. Par politesse, je retirai mon horrible casquette et l'accrocha à ma ceinture nonchalamment. J'avais vraiment soif, du coup je me dirigeai directement vers le tavernier.


-Je pourrais avoir un grand verre de lait s’il vous plait ?

J’observais l’homme me servir et posa quelque berry sur le comptoir, il semblait vraiment mal à l’aise, peut être que je lui faisais peur ? Ou alors un verre de lait était-ce une insulte à sa bière ? Je ne sais pas, dans tous les cas je n’allais pas commander de la bière c’était vraiment trop amer pour moi. Je me retournais vers la salle. Tout le monde était amassé d’un côté et je m’asseyais tranquillement sur la table de libre ou seul quelqu’un buvait.

-Bonjour !

Je souriais le verre sur les lèvres lorsque je vis le visage de l’inconnue qui me faisait face. En fait je n’avais vraiment pas regardé en entrant, mais il avait une tête de méchant ! Un SUPER GROS méchant ! Sur le coup je reposais mon verre doucement sur la table et l’observa en reniflant rapidement. Ça sentait le poisson et la peur. Le poisson je pouvais comprendre vu que la plupart des clients était des pécheurs du coin, mais la peur ? C’était que cette montagne faisait si peur que ça ? Il ne semblait pas très rapide et agile pourtant avec son corps de pachyderme. Je lançais un regard autours de moi pour voir la salle pour voir l’énorme hache qui était poser sur le coté.. enfin poser peut être c'étais tellement gros qu'on pouvait s’étonner que le mur tienne avec une telle masse contre lui. Il fallait que je me méfie, quelque chose me disais qu'elle appartenais au gros mec laid devant moi.  

-Vous savez, vous devriez éviter de faire peur au client comme ça, nous n’apprécions pas les fauteurs de trouble ici. Déjà que vous êtes moche en plus.

J’accompagnais cette phrase d’un joli sourire pour essayer de montrer avenante et sympathique.



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On peut aimer quelqu'un en détestant ce qu'il a fait...


Dernière édition par Jett le Lun 28 Juil - 17:34, édité 3 fois
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Nathanael Rackham
Moussaillon
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MessageSujet: Re: [Terminé] Désillusion et Renouveau Dim 22 Juin - 9:38


L'ambiance était à la fête. Les gens riaient, dansaient, se haranguaient les uns les autres leurs pintes à la main s'envoyant boutades et plaisanteries, renversant à moitié leurs choppes à chaque fois qu'il trinquaient pour l'amitié. Quand à la musique, c'était un régal pour les oreilles. C'était une musique réjouissante, entrainante, invitant à giguer jusqu'au bout de la nuit. Enfin ça c'est la théorie. La réalité, la vraie, elle, était tout autre. Les musiciens jouaient sans la moindre once d'entrain une musique plate sans mesure et au rythme délicieusement monotone. Quand à l'ambiance générale elle est aussi animée qu'un cadavre putréfié gisant au fond de l'eau. Les pécheurs affichaient une mine déconfite, les yeux tombant au fond de leur verre, pas un mot sur les lèvres. Les seuls bruits déchirant le silence de plomb était justement cette musique lourde qui commençait sérieusement à me gonfler et mes rires enjoués jubilant devant une telle situation. Et encore les pauvres n'avaient encore tout vu. Je réservait le meilleur pour la fin, l'addition, celle où il allaient raquer et m'offrir avec grande générosité les berrys trainant au fond de leurs poches de pantalon élimés et puant le poisson.

J'avais quitté le comptoir et pris une table vide dans un coin. Bon, j'avais viré les ploucs et pris leurs place. Tranquillement installé sur deux chaises, dos au mur, mon tonneau de rhum à proximité, déjà bien entamé soit dit en passant, j'observais à loisir l'intégralité de la pièce attentif au moindre changement. Et à ma surprise c'était une jeune femme d'une vingtaine d'année qui vint interrompre cette théâtralité platonique. Relativement petite pour quelqu'un de ma stature, elle ressemblait à une petite brindille, un simple fétu de paille blond, certes athlétique mais qui n'en restait pas moins fragile à mes yeux. Alors qu'elle se dirigeait vers le comptoir, après avoir attentivement observé la salle en arrivant, tout comme j'avais pu le faire moi même, j'en profitais pour la dévisager de haut en bas tout en passant doucement ma lange sur mes lèvres. Après son visage fin au grands yeux bleus je m'attardais sur son cou lisse et fragile que je m'imaginais assez bien enserrer de ma poigne avant de me délecter de sa poitrine appétissante. De dos à attendre que mon ami le tavernier qui semblait s'être remis de ses émotions la serve elle m'offrait la superbe vu de sa croupe à l'apparence ferme et croquante se prolongeant par des jambes élégantes. Elle avait l'air succulente, parfaitement à mon goût cette petite.

Et que demander de plus au final ? Je n'avais même pas eu à la sommer de s'installer à ma table, elle le fit d'elle même. Assise en face de moi, j'avais cette fois une vue imprenable sur ses yeux tantôt semblable au bleu de la mer, tantôt à celui du ciel en fonction des différents jeux de lumière. Quand à ses seins, je m'étais fais une bonne image de loin, je m'imaginais déjà m'amuser avec eux. Et autant vous dire, je ne me cachais pas, je continuais sans la moindre gène le passage en revue corporel de mon invitée. Cependant un point de ce spectacle me surpris l'espace d'un instant. Avais-je affaire à une gamine qu'elle se sente obligée de commander un verre de lait ? Ba peut importe, ça ne serait pas la première fois après tout et n'oublions pas que les pirates prennent ce qu'ils veulent.

Installée, elle entama la conversation, de la manière la plus basique qu'il soit. Quelle emmerdeuse. C'est pas sa conversation qui m'intéressait. Et voilà qu'elle commençait à déblatérer et à m'insulter. Très drôle, mais il en faudrait plus pour me faire sortir de mes gonds. Je ne dis pas que j'appréciais la chose ou que je n'avais pas envie de lui ouvrir le ventre en deux, mais si je me devais d'étriper toutes les personnes qui me manquaient de respect je laisserais un chemin de cadavres à chacun de mes passages dans les ports, villes et autres hameaux.

La musique s'étaient arrêtée. Les gens avaient levé le nez de leur verre. Ils semblaient comme suspendus à cette atmosphère délétère qui régnait à la table, comme attendant quelque chose. C'était une lueur d'espoir. Sérieux ? Il voyaient en elle une justicière ? Si ces gueux reposaient toute leur confiance dans une gamine sortie de nul part c'est qu'ils ne méritaient pas de vivre plus longtemps. Je gardais cette idée en tête. Mais pour l'heure la moindre des choses voulait que je réponde à mon invitée, de marque à priori.

- Bonjour ? T'as pas vu qu'il fait nuit ? T'as de la merde dans les yeux ou t'es simplement débile ?

Je me penchais d'avantage sur la table, rapprochant mon visage du sien, un sourire vicieux sur les lèvres.

- Et puis gamine, si je veux que tu ouvres la bouche c'est pas pour parler. Tu piges ? Alors finis ton lait qu'on aille s'amuser un peu.

Me pencher ainsi m'avais permis d'apercevoir un détail important que je n'avais pas eu le loisir d'observer avant. Je comprenais maintenant la réaction absurde de ces abrutis. Rien de plus normal mais tout aussi stupide. Cela me donnait encore plus envie de m'occuper sauvagement de leur cas. Tout en me reculant à nouveau, posant mon dos sur les deux dossiers, plongeant ma pinte dans le tonneau et buvant une longue gorgée de ce prodigieux nectar j'interpellais à nouveau la mignonne.

- Alors "Blondinette", t'as beau le cacher, assez mal d'ailleurs, mais que viens foutre une putain de la Marine dans un trou paumé comme celui ci ? T'as refusé de passé sous le bureau du commandant et te voilà dans la plus belle des affectation ? Un trou puant et perdu au milieu de nul part ? Ah et puis une dernière chose, c'est pas bien d'insulter les gens, ils pourraient mal le prendre et devenir violent. Tes parents t'on rien appris ? C'était surement des rats misérables qui n'avaient rien à foutre de leur marmot. Bref, tout cela pour dire que certaines personnes pourraient s'en prendre à des innocents dans ce genre de cas. T'imagines tous ces orphelins que cela ferait, ces familles déchirées, sans revenus, promises à une vie dans la rue. C'est triste je trouve ... pas toi ? Alors mesure tes paroles "Blondinette".


HRP : Jett, si tu trouves ça "too much" dis le, je réduirais le niveau salace d'un cran ^^


Dernière édition par Nathanael Rackham le Jeu 3 Juil - 20:00, édité 1 fois
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Jett
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MessageSujet: Re: [Terminé] Désillusion et Renouveau Mer 2 Juil - 21:28


~ Le lait ça rafraîchit ~ 



J’entamais à peine mon verre de lait posé devant moi. Juste une petite gorgé pour hydraté ma gorge. Le bruit avait stoppé dans toute la salle, comme quoi ma phrase avait fait mouche, c’était bien lui le problème, rien d’étonnant avec son énorme carrure et cette hache. La première chose qu’il me fit remarquer c’est mon bonjour…. Soit il est vrai que ce n’était pas vraiment l’horaire approprié, mais peu importe…  Qu’il m’insulte ensuite par contre, ne n’appréciait pas spécialement, mais il faut faire avec, après tout le pauvre avait été traité de moche, mais rajouter le fais que je le sentais m’observer comme un chien en manque m’horripilait.

Il s’approcha de moi d’un air des plus malsains son haleine empestait, je me retins de me boucher le nez. Hors de question qu’il se passe quoique ce soit comme le pouvais supposer cette phrase des plus douteuses. Mais avec cette position, il remarqua aussi l’insigne inscrit sur ma casquette montrant ainsi mon appartenance à la marine. Il recula doucement dans son siège et je retins le sourire carnassier qui souhaitait pointer sur mon visage.  Si ça ne lui plaisait pas, cela prouvait bien qu’il n’était pas quelqu’un de très… fréquentable.

Par contre ce qu’il dit après faillit me faire rire. J’avais essayé de cacher que j’étais de la marine ? Ah bon ? Il avait vu ça ou ? Je suis rentré avec ma casquette sur la tête. Pour mon affectation, on pouvait en reparler par contre puisque j’étais ici uniquement pour un ravitaillement de base. Bon… ne rien dire et se calmer. Et Bim mes parents maintenant, ils n’ont pas assez souffert eux ? Quoique je ne les connaissais pas donc bon, j’en sais rien. Cet homme aimait parler sans savoir, et je n’apprécie pas ça. Surtout si ça part pour menacer des innocents derrière.

Je jetai une petite pièce au barman pour le remercier du service et surtout le récompenser pour la patience qu’il avait face à cet homme des plus désagréables. Je posai mes deux mains autours de mon verre et retourna à mon sourire amicale.


-Cacher que je suis une marine ? Tu ne m’as pas vu entrée avec ma casquette sur la tête ? On pourrait se demander si tu as de la merde dans les yeux ou si tu es tout simplement débile.

J’étais absolument calme… ou presque j’avais envie de lui balancer mon verre a la figure… oserais-je le faire ? Je soupira et sans m’en rendre compte, mon bras tel un ressort avec projeter le liquide vers cet homme.  Ça y est je souriais pleinement lorsque je vis les gouttes perler sur son visage trempé. Fallait réfléchir vite je m’adressai aux personnes derrière moi en me redressant.

-Vous sortez… faudrait prévenir le poste de marine, a deux rue d’ici.

Je n’avais pas le temps de traverser la salle pour me mettre entre lui et la hache, du coup j’activais mon pouvoir. Le carbone recouvra mes mains prêtes au moindre souci. Mes yeux avait déjà dû prendre leur teinte noir du coup, mais peu importe, qu’il sache à qui il avait à faire c’était tout aussi bien, je n’allais pas laisser traîner une personne de son espèce ici. Et fallait que j'assure que ces mecs sortes d'ici sans embrouille



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Nathanael Rackham
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MessageSujet: Re: [Terminé] Désillusion et Renouveau Ven 4 Juil - 16:35


- Et Blondinette, t'as pas besoin de payer notre ami le tavernier, il a décidé que ce soir c'était sa tournée. Pas vrai ?

Je toisais du regard le barman qui attrapait la pièce envoyée par la jeune femme et la déposait sur son comptoir avec empressement, tétanisé par mon coup d'œil des plus noirs. Les mains tremblantes, il retourna à ses occupations, les yeux baissés dans ses chaussures. Dans sa précipitation, il laissa échapper quelques verres qu'il venait de nettoyer, déchirant le silence de plomb qui planait dans la pièce.

Blondie avait de l'humour. Elle me plaisait cette gamine. J'ai hâte d'entendre sa voix lorsqu'elle criera de plaisir et ses gémissements de bonheur quand le cyclope se mettrait en branle et rentrerait dans sa caverne humide. En revanche, même si elle avait de la répartie, qu'elle ne se laissait pas faire et qu'elle attisait ma vigueur sous-jacente, je n'avais pas vocation à me laisser insulter par une vendue à la Marine. Mais pas le temps d'agir. Voilà qu'elle venait de me vider son verre à la figure. Sérieusement ? A moi ? Pire que les insultes, c'était le manque de respect qui m'insupportait le plus et dans ce cas, il n'y avait qu'une seule chose à faire, lancer les représailles. La punir elle et tous les autres, tous les témoins de cet affront. Demain, personne ne sera en mesure de rire. Ma Blondie a réveillé ma cruauté, qu'importe mon courroux, qu'importe la ruine que je pourrais apporter dans cette ville,  demain  l'aube sera rouge, rouge du sang de tous ces gueux !

- T'es sérieuse gamine ? T'en a marre de la vie je vois que ça ? Et parce qu'en plus tu crois que je vais laisser tous ces abrutis partir comme ça ? Tu me prends pour qui ? Je suis Nathanael Rackham, je suis un PUTAIN DE PIRATE ET JE VAIS TOUS VOUS  DEBITER A LA HACHE BORDEL !

Prévenir les gens était louable, surtout pour quelqu'un de la Marine. Pour ma part maintenant, je n'avais qu'un seul objectif, réduire à néant la population de la taverne. D'un geste brusque j'écartais la table d'une main, l'envoyant valser sur le propriétaire des lieux. Dans la précipitation j'ai cru entendre quelques os se briser. Faudrait que j'aille vérifier ça si j'en avais l'occasion. Mais pour l'heure, direction mon arme. Une fois la table écartée, mon amour métallique n'était qu'à quelques mètres. Compte tenu de ma carrure bien au delà des normes, il ne me fallu qu'un instant pour tenir en main Nozarashi.

Dès lors, mon sourire changeait, c'était maintenant celui d'un prédateur avide de sang qui avait flairé sa proie et qui était sur le point de lui sauter dessus, de la déchiqueter, de la dépecer, de s'en repaitre. Si ce n'avait pas été moi, les pêcheurs auraient eu de la chance. Si ce n'avait pas été Nozarashi dans mes mains, ils auraient encore eu de la chance. Mais ces pauvres abrutis, ces morts en sursis n'avaient pas de chance. Mon allonge était telle qu'elle embrassait aisément une bonne partie de la pièce. D'un seul coup vif horizontal je balayais l'espace devant moi. La force donnée dans le coup fit qu'il n'y eut pratiquement aucune résistance quand les corps rencontrèrent le froid du métal.

Trois hommes venaient d'être coupés en deux, tranchés nets au milieu du torse. Deux autres étaient au sol à tenir leurs tripes. Finalement il n'en restait plus qu'un finalement, un unique survivant prostré dans un coin. Enfin, unique mis à part Blondinette. Dans l'élan de mon unique coup je me retrouvais face à elle. Et une petite surprise m'attendait là. Elle avait changé, elle avait quelque chose de noir qui lui couvrait les mains et les yeux. Bordel, avec un tronche pareil je n'avais plus la moindre envie quant à la basculer sur la table et l'empaler d'un coup sec de mon pieu. Tout en l'examinant attentivement, je me rapprochait du pleurnichard. Mon but pour lui, pousser le bout plat de ma hache sur son crâne, tout doucement, que ses hurlements se mêlent aux craquements de sa tête jusqu'à ce qu'il ne reste qu'une bouillie grise gélatineuse au sol et d'un coup de pied, je ferais valser son corps au pied de ma dernière cible. Ca serait le pied de faire cela, mais pas certain qu'elle ne me laisse agir à ma guise. Tout en me préparant à mettre cette petite action sanglante en place, je l'haranguais dans le but de la déstabiliser en lui faisant prendre conscience de faits des plus évidant.

- Alors faible femme, t'es fière de toi ? Elle est où la Marine maintenant ? C'est comme ça que tu fais ton boulot ? Et puis c'est quoi cette tronche que tu te tapes, c'est moi que tu trouves moche ? T'as vu ta face de charbon au moins ? Ca pue le fruit du démon à plein nez ça ... Alors gamine, tu comptes faire quoi maintenant ? Ressusciter ces abrutis ? Va expliquer à leurs famille comment tu n'as pas levé le moindre petit doigt lorsque j'ai pris un grand plaisir à les trucider. Aller le monstre, ramène ton petit cul dehors, on a un truc à régler tous les deux.

Sans un mot de plus, tout en gardant un œil attentif aux mouvements de ma future ennemie j'envoyais ma hache dans les fenêtres, les explosant sous l'impact et me créant une ouverture par laquelle je pouvais passer sans peine.

A l'extérieur le temps était doux, un petit vent apportait une certaine fraicheur au milieu de cette nuit. La lune éclairait partiellement la rue dans laquelle je m'étais positionné. Fièrement dressé du haut de mes deux mètres cinquante , j'attendais la petite, j'attendais de pouvoir lui faire découvrir les plaisirs de Nozarashi, j'attendais de pouvoir profiter de son corps chaud et sans vie. Encore fallait-il qu'elle vienne, qu'elle n'ait pas envie de fuir pas comme une lâche.

- VIENS BLONDINETTE, VIENS ICI, VIENS TE BATTRE BORDEL, VIENS LA, RAMENE TA SALE TRONCHE DE MONSTRE !
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Jett
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MessageSujet: Re: [Terminé] Désillusion et Renouveau Dim 27 Juil - 14:09


~ J'ai pas d'idée de nom ~ 



Après avoir renverser mon verre sur le visage de l'homme tout se passa très vite.
La table se souleva d'un coup et vint percuter l'aubergiste violemment pour l'écraser contre son comptoir. Quelques os avait craquer... ce pauvre hommes devait souffrir le martyr ainsi.. mais le coup de hache qui suivit directement causa bien plus de dommage que le reste. Ce pirate était bien plus rapide que je ne m'y attendais, un frisson parcouru mon dos alors que le son de la chaire retentit dans la pièce et cinq personnes tombèrent sur le sol coupé en deux ou a moitié. J'avais éviter le coup aisément, mais je n'avais pu protéger ces hommes qui, sur le sol lâchait des râle d'agonie. L'odeur de la chaire, des boyau empli la pièces et je remuais mon nez pour essayer d'en faire abstraction car l'odeur était de loin des plus insupportable.

Il se mit a hurler et je profitais du fait qu'il était trop occuper a déblatérer ses paroles pour donner pousser la table qui recouvrait l'aubergiste afin d’alléger son calvaire tout en surveillant le pirate. Il grogna faiblement mais sa volonté de ne pas montré sa douleur me surpris. Mais le bruit qu'avait fait tous ce bordel n'avait sûrement pas manquer d'avertir les personnes habitant au alentours ou dans la rue. Il était certain que quelqu'un était déjà parti prévenir la marine. Encore plus certain lorsque le bruit de la vitre qui se brise retentit dans tout le village, il était certain désormais que la marine se poserai des questions et viendrais voir en vitesse. Mais mon but actuellement c’était voir pour le dernier civile qui se recroquevillait dans un coin.


-VIENS BLONDINETTE, VIENS ICI, VIENS TE BATTRE BORDEL, VIENS LA, RAMENE TA SALE TRONCHE DE MONSTRE !

Oh... ma tronche de monstre ? Les yeux noir ça lui fait peur c'est ça ? Je choppais le survivant par le col de son haut. Pas le temps de faire dans la tendresse et le balança a travers le trou dans le mur de manière a ce qu'il se réceptionne de manière correct. J'avais puiser dans la force de mon fruit. Recouvrant du bas de ma jambe jusqu'au bras pour pousser le carbone en plus de mes muscle. Mais pas le temps de vérifié si il avait réussi son atterrissage, il fallait que je m'occupe de ce Rackham. D'un bond je fonçais sur lui dans le but de lui asséner un coup de pied en prenant appuis sur mes mains au sol. Il fallait le distraire le temps que l'autre gugus s'enfuit. Heureusement, celui-ci avait pris ses jambes a son coup alors que je refaisait un bond en poussant sur mes bras pour m’éloigner de la hache mortel du pirate afin d'évité une possible contre attaque. Ainsi je me retrouvais dans la rue.

J'avais pas besoin de dire quoique ce soit, ma position parlais d'elle même... légèrement accroupis, dans le but d'évité toute ouverture possible j’étais prêtes a me battre. J'attendais la réaction de cet  énergumène musclé prête a utiliser de ma vitesse pour contrer ses attaques. Mais déjà, le son de cri clamant des ordres commençait a s'entendre. Je reconnaissait la voix de mon chef, grave et forte. J’étais pas si fier que ça, quel idée j'avais de me battre alors que ma spécialité c’était les soins.
La troupe de marine sorti d'un des coins de rue a quelque mettre derrière moi... et s’arrêta en lignes, leur fusil pointé sur le pirates.


-Nathanael Rackham ! Vous êtes en état d'arrestation !

Je savais que ce ne serais pas une mince affaire de l'attraper, il aurai fallu qu'un autre groupe soit présent pour pouvoir le prendre en tenaille. Le capitaine m'indiqua la taverne !

-C'est toi le médecin va t'occuper de l'aubergiste ! Un homme que l'on a croiser nous a prévenue des dégâts !

Ah.. sûrement celui que j'avais balancer hors du bâtiments...  Mes collègues allait réussir a s'en occuper  je pense, ils étaient organiser et beaucoup plus nombreux . Il est vrai que l'aubergiste avait besoin d'aide et je fonçais dans la taverne m’occuper de l'homme sous la table.


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On peut aimer quelqu'un en détestant ce qu'il a fait...
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Nathanael Rackham
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MessageSujet: Re: [Terminé] Désillusion et Renouveau Dim 27 Juil - 17:09


La blondinette n'avait pas l'air de se bouger le cul. Elle espérait quoi ? Que j'en ai raz le cul d'attendre et que je me décide à me barrer de là ? Foutu Marines, tous des branleurs. Si elle ne venait pas dans la rue c'est moi qui irait la chercher. Au final c'était peut être ça la meilleure des solutions. A l'intérieur il ne restait qu'un pauvre type qui s'était pissé et chié dessus de frayeur et peut être l'aubergiste qui avait prit l'une de ses propres tables dans la tronche. Ouais c'est ça, je pourrais être tranquille du coup pour la prendre de force sur le comptoir. J'en salivais déjà de la sentir se débattre en vain avec son petit corps frêle, sentir la chaleur de son fourreau pendant que je serrerais mes mains autour de son petit cou jusqu'à le sentir se briser sous ma poigne, sentir sa vie la quitter, admirer ce regard vide.

Mais alors que je m'apprêtais à essayer de mettre en route ce plan destiné d'une part à me débarrasser de cette garce et d'autre part à prendre du plaisir avec elle, le merdeux qui avait une grosse tâche marron sur les fesses passa par la fenêtre. Il avait été projeté à dire vrai et venait d'atterrir sur le mur d'en face à quelques mètres de moi. D'habitude j'aurais profité de cette situation pour achever une proie blessée mais mon regard se portait à nouveau sur le théâtre du carnage que j'avais perpétré. Si pour quelqu'un comme moi avec une carrure si imposante et une musculature si développée il ne faisait aucun doute que faire voler sur une courte distance une personne normale était aussi facile que jeter une balle à un chien, j'étais intrigué par l'acteur de ce fait actuel. Et oui, mon interrogation était légitime. Il ne restait que deux personnes dans la pièce. La première l'aubergiste qui si il était encore en vie ne devrait pas être en mesure de bouger compte tenu du nombre important de fractures supposées. La deuxième personne, la blondinette. Mais avec son corps de gamine comment pouvait-elle développer autant de force. Je ne voyais qu'une explication, un pouvoir particulier, quelque chose en lien avec ses yeux de monstre de foire.

Le temps que j'avais passé à observer la situation à travers la pièce dévastée par les coups ravageurs de Nozarashi, le chieur s'était enfui, s'enfonçant d'avantage dans la ville. Je ne m'était pas trompé, cette fille n'était pas normale. En plus de ses yeux ses bras étaient devenus noirs, recouverts d'une couche de "je sais pas quoi". Inexplicablement je fus subjugué par sa nouvelle apparence. J'en étais désormais certain, elle devait obligatoirement posséder les pouvoirs d'un fruit du démon. J'étais à des lieux de m'imaginer tomber sur un bouffeur maudit perdu sur une petite île minable dans une taverne miteuse. Comme quoi le monde était à la fois étrange et petit. Perdu dans mes pensées pendant quelques secondes, je me pris de plein fouet son coup de pied dans le thorax. La puissance de l'attaque était loin d'être normale pour un simple soldat. L'impact m'obligea à reculer de quelques pas, laissant une trace rouge sur mon torse à moitié nu. Par chance la nuit était fraiche. La brise marine venant du port faisait virevolter mes cheveux et fouettait ma nuque. J'aurais préféré que le zéphyr vienne se perdre directement sur cette légère blessure mais bon, hors de question de tourner le dos à celle que je considérais désormais comme une adversaire de choix, et ce même si je n'avais pas abandonné mon idée de prendre du plaisir avec son petit corps.

Alors que j'allais attaquer à mon tour, ne pouvant me décider à en rester là à me prendre des coups dans la tronche sans broncher, la petite fille reçu une aide providentielle. Un peloton de soldats sous les ordres de ce qui semblait être un sergent fit son apparition. J'adorais, la situation se corsait. Elle avait quelque chose de stimulant. Affronter des types en mesure de vous dévivantiser était en soit toujours plus grisant que de seulement aplatir le crâne d'un simple marchand. Par contre je n'étais pas d'accord sur un point. La blondinette retourna à l'intérieur s'occuper du blessé. Ainsi mon pote qui m'offrait des verres était toujours en vie. C'était une bonne chose ça, je pourrais revenir boire un coup dans quelques temps, je ne doute pas un seul instant qu'il n'ait une fois de plus envie de m'accueillir et de m'offrir à boire. Après tout grâce à moi la soirée avait été animée. Mais pour en revenir à la situation présente je m'adressais à celui qui dirigeait maintenant les opérations.

- Eh trouduc d'où tu lui donnes des ordres ? C'est moi qui dit quoi faire ici t'as pigé ? ET J'AI DÉCIDÉ QUE VOUS ALLIEZ CREVER BANDE DE MERDES !

Sans d'autres formes de politesses je me précipitais vers les soldats aux fusils pointés dans ma direction qui ne tardèrent pas à faire feu. Je m'attendais à cette évidente réponse. Fort heureusement Nozarashi mise en avant m'avait servi de bouclier. Malheureusement sur la dizaine de tirs deux avaient fait mouche. Le premier se planta dans mon bras gauche, le second dans la cuisse droite. Ralenti par les impacts la puissance normalement dévastatrice de ma douce chérie métallique, celle qui avait fauché autant de pêcheurs dans la taverne ne pu emporter dans les méandres du Grand Vide Éternel seulement deux soldats tout en blessant un dernier type en blanc l'obligeant à lâcher son arme et à s'écrouler à terre. Même si il n'avait pas passé de vie à trépas il ne serait plus pour l'heure une menace.  Il restait désormais sept soldats, j'étais au corps à corps, ils venaient de tirer avec leurs mousquets, l'avantage était donc pour moi désormais. Si ces blaireaux voulaient à nouveau tirer ils seraient obligé de recharger avant tout, ce qui serait pour moi une superbe opportunité pour les trancher en deux.

Alors que je m'apprêtais à jouer la Grande Faucheuse, un coup de fusil retentit, une balle me frôlant l'oreille.  C'était d'autres renforts qui pointaient le bout de leur nez. Cette fois c'était trop. J'étais joueur mais pas à ce point. J'aimais la mort mais pas la mienne et justement c'est ce qui m'attendait si je continuais à trainer dans le coin qui puait de plus en plus l'ordre et l'obéissance. Fuir était une honte, je préférais en général mourir. Par malchance c'était aussi ce qui aller m'arriver cette fois si je restais là. Cruel dilemme qui fut rapidement résolu. Bien que physiquement supérieur à tous mes adversaires je prenais mes jambes à mon cou en direction du port. Dans ma fuite je donnais un dernier coup de taille espérant toucher quelqu'un mais d'avantage destiné à couvrir ma fuite.  Tenant fermement ma hache dans le dos j'entendis quelques balles ricocher sur le métal froid. L'une d'elle en revanche vint se ficher dans un de mes mollets. Par chance la petite bille resta coincés dans le muscle. Avec une nouvelle blessure ma course allait être ralentie. Je devais tout faire pour retarder mes poursuivants qui n'avaient plus la possibilité de faire feu.  Je les entendais sur mes talons à une vingtaine de mètres. Une solution, vite.

Avec un tel vacarme dans la ville les habitants étaient sortis pour être témoins de ce qui se tramait. Je n'ai jamais compris pourquoi dans une telle situation ces abrutis faisaient d'eux mêmes des proies faciles au lieu de rester cloitrer chez eux. Pas de chance pour eux, ils étaient ma bouée de secours. Leurs morts allaient permettre de me sauver la vie. Je comptais fortement sur la bonté de ces soldats pour préférer aider la population agonisante plutôt que de me poursuivre.  Ainsi en passant dans la rue principale j'en profitais pour faucher allègrement les passants. Un couple de vieux, un groupe d'amis en train de boire, deux pêcheurs ramenant leurs filets chez eux et comble de la cruauté une mère et sa petite fille. Aucun remord, aucun scrupule n'était en mesure de me barrer la route.

J'avais vu juste, j'étais désormais pratiquement seul. Il ne restait qu'environ cinq soldats sur mes trousses. Fort heureusement témoins de mes horreurs les derniers badauds étaient enfin rentrés dans leurs baraques. Fort heureusement j'arrivais également au port. Tout se goupillait bien au final je n'avais plus qu'à reprendre mon navire et mettre les voiles avec mon équipage ... qui avait disparu ... ainsi que mon navire.

- AAAAAAH ... ! BORDEL DE MERDE ! NON ... ! FAIT CHIER PUTAIN ! BANDE D'ENFOIRÉS ! JE VAIS VOUS TUER ! JE VAIS VOUS RETROUVER ET VOUS ETRIPER !

Mon équipage venait de me laisser sur cette île, repartant en mer avec mon navire. J'étais sidéré. Il est vrai que tous ces blaireaux étaient bizarres tout à l'heure mais jamais je n'aurais songé à cette traitrise. Debout comme un con sur le ponton vide, j'entendais derrière moi un soldat qui me hurlait quelque chose comme "tu vas mourir". Mais quelle buse, si il voulait me tuer il fallait qu'il la boucle déjà au lieu de charger dans le dos de quelqu'un en hurlant. Empli d'une rage incommensurable je me déchainais sur les cinq derniers soldats utilisant "Psithyros tis Kolasis" une technique que j'avais mise au point avec Nozarashi qui consistait globalement à marteler la zone devant moi à grands coups de lames. Au terme de dix secondes intenses il ne restait que des membres tranchés, du sang et des tripes.

Je devais désormais quitter l'île au plus vite avant que d'autres hommes ne se décident à pointer leurs nez par ici. Par chance, après toutes les merdes que j'avais eu sur le dos ces derniers temps, un navire était sur le départ. Il venait de lever l'ancre et de détacher ses cordages du ponton. Vu la tronche du rafiot et les caisses sur le pont il ne faisait nul doute que c'était là un navire marchand. Arrivant à la fin du quai je me décidais à sauter sur le bastingage. C'était là un pari risqué, le jeu de la mort. Si je perdais je tombais à la flotte. Si je tombais à la flotte je me noierais. Si je me noyais je mourrais. L'autre solution était de rester et de mourir. Second dilemme de la soirée. Je sautais.

J'étais désormais à bord, le navire quittant la ville. Une tempête approchais, les premières pluies faisant leur apparition. Pour ma part j'avançais sur le pont sous le regard médusé de l'équipage qui n'avaient d'yeux que pour le sang sur moi et les bouts de chair qui étaient restés accrochés sur ma douce moitié de métal.

Bon, occupons nous de ces marins à deux balles maintenant.
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[Terminé] Désillusion et Renouveau

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