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[Terminé] On ne fait pas de blessés sans briser des os! (Feat~Nathanael)

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Kassidia Nadaho
Pirate Novice
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MessageSujet: [Terminé] On ne fait pas de blessés sans briser des os! (Feat~Nathanael) Sam 21 Juin - 20:49


    Quelle journée pouvait-on bien être? Je l’ignorais. C’est en ne voyant plus les jours défiler qu’on en oubliait la notion du temps. C’était mon cas. À force de fuir et ne jamais rester au même endroit plus de quelques jours, j’avais arrêté de compter les heures. Et puis à mon âge, quand on n’avait rien accompli d’extraordinaire, on évitait de compter les jours.Mon dernier voyage m’avait menée sur une île sur laquelle je n’avais pas mis les pieds depuis fort longtemps. Heureusement, cela me rappelait déjà de mauvais souvenirs. Non, il ne s’agissait pas de l’île où j’avais vu le jour il y a de cela 31 ans, mais bien l’une d’elle où j’avais passé bien des étés.  J'avais passé tous mes étés sur Baterilla avec les nounous qui me servaient de famille et d'amies à ce moment. Ma vie n'avait pas bien, bien changé. J'étais toujours seule depuis ma tendre enfance et laisser à moi-même. Il n'y avait jamais eu personne pour me dire ce qui était mal ou bien. Je n'en avais aucune notion. Bien que je savais que certains de mes actes étaient mal, mais avais-je la conscience pour m'en soucier? Absolument pas! Malgré ses souvenirs qui défilaient en moi, mes pas m'avaient guidée vers mon ancienne résidence d'été. Cela me prit tout au plus dix minutes m'y rendre, car elle se trouvait tout en haut du village un peu à l'écart des autres demeures. Dans mes souvenirs, cette île n’était plus sous l’emprise de la marine et si c’était toujours le cas, aujourd’hui, j’y serais sûrement tranquille. Je me tenais devant les grilles de la demeure qui n’avait pas été abandonnée. Non tout avait été repris et vendu aux enchères. Ma main trembla un moment avant que je ne  la dépose sur l’un des barreaux pour observer de mes grands yeux violets la grande demeure qui se trouvait là. Le vent souffla amena quelques mèches rebelles devant mon visage que je m’empressai de glisser derrière mon oreille. Un enfant sortit de l’entrée principale et se mit à courir dans la cour. Un petit brin de nostalgie s’agrippa à moi. Je me revoyais en cet enfant qui courrait, mais contrairement à moi, un autre enfant suivit de près le précédent. Avant qu’on ne me surprenne, je décidai de quitter les lieux et de retourner au village. Là, je pourrai sûrement me prendre une chambre pas très chérante et manger un bout. Tout ce que j’espérais, c’est qu’on me laisse tranquille et qu’on ne m’oblige pas à me battre. Enfin, je marchai encore un petit moment la tête vers le bas tout en regardant mes pieds afin d’éviter les craques entre les pierres. Certains pourraient me croire folle, mais, pour moi, ce n’était qu’un simple petit jeu qui me faisait passer le temps. Tous les grands solitaires devaient me comprendre. Et puis, c’était aussi une façon pour ne pas tomber dans la véritable folie. Oui, oui, je ne nie pas le fait que je sois folle. Je le réclame même! Par contre, il ne faut pas confondre ma folie à la vraie folie. Je ne parle pas encore seule. Je n’ai pas de double personnalité. Personne ne me dicte ma conduite. Dans ma tête, il n’y a que moi et moi seule. Trop occupée dans mes pensés, je ne remarquai pas la personne qui tentai de m’éviter devant moi et comme ma démarche semblait ne pas être droite et sûr, nous épaules se percutèrent. À ce moment, je savais que ce n’était pas la faute de cette pauvre personne qui avait croisé ma route, mais bien la mienne. Il y avait deux choix qui s’offraient à moi : soit m’excuser et ne faire comme si de rien était ou bien… réagir avec excès et me défouler sur cette pauvre personne. Toute personne normale aurait opté pour le premier choix, mais j’étais tout sauf normale. Un sourire en coin se dessina alors sur mon visage. Quand je relevai la tête, c’était pour lui montrer un visage de souffrance. J’attrapai mon épaule de ma seconde main. - Nan, mais regarde où tu marches! Lui dis-je sur un ton de « souffrance »- Je…je suis désolée!- Désolée, désolée, mais j’ai très mal à mon épaule maintenant et ça va me coûter cher en médecin. Moi qui n’avais que l’argent pour me nourrir, voilà que je devrai faire grève de la faim pour ça…L’homme me regarda tout en plissant les yeux. Il se sentait à la fois mal, mais, incertain, de ce que je lui disais. Il était pourtant si sûr de ne pas m’avoir à peine touchée. Intérieurement, je me régalais de ses expressions.- Mais je vous ai à peine touché! - C’est ce que vous croyiez! Mais je suis aux prises d’une maladie qui affaiblit les os. Le moindre choc pourrait m’en briser un. J’espère n’avoir rien de casse. La défense de l’homme se brisa, puis il sortit une petite bourse de son pantalon. Il attrapa ma main, s’excusa à nouveau puis me l’offrit en dédommagement. Je refusai au début, puis il insista. Et comme il insistait, je ne pouvais pas refuser. Victoire! Me voilà maintenant avec une petite bourse bien remplie! J’avais de quoi survivre quelques jours sans me soucier de l’argent. Je sortie de la rue seule, tout en me tenant l’épaule, puis quand je fus hors de vue de ce dernier, je me remis droite tout en serrant cette nouvelle bourse à côté de sa nouvelle copine! Enfin, j’espérais que personne ne m’aille observer. Après tout, qui sait ce qui pourrait m’arriver?
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Nathanael Rackham
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MessageSujet: Re: [Terminé] On ne fait pas de blessés sans briser des os! (Feat~Nathanael) Sam 21 Juin - 23:56

Quelle plaie, fuir la Marine c'était vraiment une honte. Mais bon, pour l'heure j'étais seul, je n'avais pas vraiment eu le choix. D'ailleurs, cela faisait un moment que je n'avais plus été seul, plus de vingt ans je crois. Autant dire que je me souviens plus de comment cela faisait. Et du coup, qui va faire à manger ? Qui va s'occuper du navire ? Qui va nettoyer le pont ? Merde, ça manque de larbins maintenant. C'est sur les autres gueux n'étaient pas les meilleurs, mais ils avaient une certaine utilité au final. Mais bon c'était trop tard. Et le pire dans tout cela c'est que par la même occasion j'ai eu la foutu malchance d'essuyer une tempête, qui heureusement n'avait pas été trop longue mais qui avait suffisamment endommagé le rafiot qui était désormais le mien.

Même si ce n'était pas vraiment mon boulot, si je voulais continuer à naviguer, j'allais devoir me bouger le cul et réparer cette vieille coquille de noix moi même. Bon, il fallait recoudre une voile, changer quelques cordages, rafistoler quelques planches ici et là. Pas vraiment grand chose mais cela allait m'occuper une bonne journée cette connerie. Et merde, bien sur ... il n'y avait pas le matériel à bord. Je commence à croire que c'est pas la Marine qui me porte le plus poisse en ce moment mais vraiment les navires. Bon, dans mon malheur j'avais eu la chance de piquer un navire marchand. Ses cales n'étaient pas à ras bord certes, mais les anciens propriétaires n'avaient pas eu le temps de finir de le vider ... et pour cause. J'en rigole encore. C'était vraiment le strict minimum pour me calmer.

Bon , pour l'heure, j'allais devoir me faire quelques tunes car c'est pas avec les quelques berrys qui trainaient dans mes poches que j'allais pouvoir retaper quelque chose de manière sérieuse, à défaut d'être super efficace. Je me souviendrais la prochaine fois, toujours garder sur soi un coffre rempli de trésors. Mais pour l'heure mon butin actuel était tout autre. Sur les deux dernières caisses, l'une d'elle contenait des bouteilles d'huile dont je n'avais aucune idée de la provenance et l'autre des rouleaux de tissus, et là je parle par expérience pour en avoir déjà pillé par le passé, de la soie. Pas de la plus grande qualité ok, mais bien suffisante pour ces péquenauds du coin. Bon du coup, direction la ville, en espérant que je trouve quelqu'un susceptible d'accepter tout cela.

J'aimais pas les tempêtes, il faisait toujours gris après et humide aussi. J'étais forcément trempé après les plus torrentielles et bien sur rien n'a me mettre. Tant pis. Après avoir mis mes affaires à sécher sur le grand mât, je découpais un morceau de soie de l'un des rouleaux pour me l'enrouler autour de la taille. Et bien sur ce n'est qu'après avoir fait un nœud autour suffisamment serré que je m'apercevais de mon choix ... un tissu rose aux fleurs bariolées et colorées telles  un champ printanier. Quel pirate pathétique je faisais. La froideur de Nozarashi sur mon torse nu se sentait dans le dos. Aux pieds, de vieilles sandales en rotin, abimées et dépareillées. Au final j'avais plus l'air d'un clown que d'un pirate. Dans me tête l'espace d'une demi seconde j'ai prié Davy Jones de m'achever plutôt que de continuer à subir une telle humiliation. Mais bon, sauter dans l'eau et me noyer c'était pas glorieux comme mort, autant laisser tomber et attendre une belle opportunité.

A peine avais-je mis le pied à terre qu'un des préposés de la capitainerie de ce port s'approcha à grand pas. C'était un petit homme enrobé, drapé dans une tunique rouge avec un chapeau vert et une grand plume bleue qui lui tombait jusqu'au bas du dos. Le pauvre homme en plus de ne pas avoir de cheveux n'avais pas de sourcils. Pour clôturer le ridicule, en guise de pilosité faciale il n'était doté que de deux grands poils qui tombaient chacun d'un côté de sa bouche et jouant le rôle de moustache. Avec un léger air hautain il s'adressa à moi, son petit carnet à la main.

- Soyeeeez le bienvenuuuue à Baterillaaaa noble invitéééé ... Avaaaant de rejooooindre la viiiille, il faut vous acquitteeeer du priiiix de statioooonemeeeent ! Il vous payeeer ...
- Boucle là tu veux.  Non sérieux, t'as cru que j'allais te filer quelque chose pour m'arrêter ici ? Estime toi heureux que je t'arrache pas la langue. Et maintenant retourne à ton carnaval et que je te revois plus ... Oh et au passage. Si jamais on venait à venir me faire chier pour cette petite discussion, je viens te voir et t'es le premier que je noie dans son propre sang. C'est assez clair où tu veux que je t'écrive ça dans ton carnet ?
- Jeeee ... Jeeee ....
- Tuuuu, tuuuu, tuuuu te casses et vite.

Sans vraiment prendre le temps de m'assurer qu'il ait vraiment compris ce que je lui disais, je l'écartais vigoureusement de mon chemin, à la limite de le faire tomber du ponton et le foutre à l'eau, le tout avant de rejoindre le quartier commerçant de la ville. Bon, c'était pas franchement original mais sans surprise, les boutiques s'étalaient le long du port avant de s'élargir vers une avenue qui menait je ne sais où. Fallait juste que je m'occupe de ces foutues marchandises maintenant. C'était pas vraiment ma tasse de thé mais en cassant un doigt ou deux ça aiderait toujours à la négociation.

C'est avec un sourire satisfait, les mains rougies que je quittais le premier commerçant qui a eu la bonté d'acheter mon stock d'huile. Dommage que sa boutique ne vende que des chapeaux. Il pourra se diversifier maintenant. A peine avais-je passé la porte et récupéré Nozarashi, ayant pris soin avant de remercier mon nouvel ami, lui assurant de laisser la marchandise sur le quai, que j'assistais à une étrange scène à quelques mètres de là. Une femme dont je ne voyais pas vraiment les traits d'ici s'attaquait à un type dans la rue. S'attaquer était un bien grand mot. Il s'agissait là d'un simple petit racket comme il se doit. C'était mignon mais ô combien peu efficace.

Je la suivais un peu après son forfait et alors qu'elle était encore de dos je l'interpellais avec amusement.

- Tu sais, c'est pas comme ça que tu te fera des tunes. Si tu veux le faire raquer il y a des méthodes plus efficaces.

Je lançais aux pieds de la jeune femme deux bagues, une boucle de ceinture en argent et une dent en or en plus d'une petite bourse en peau.

- Ton pote là, il lui restait ça. Si tu fais un travail fais le bien ou ne le fais pas, mais fais pas ça à moitié bordel !

Dans une petite ruelle à proximité de là, un homme était dans le coma, les dents éclatées, les doigts cassés, une marque rouge autour du cou et son pantalon à moitié défait ...
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Kassidia Nadaho
Pirate Novice
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MessageSujet: Re: [Terminé] On ne fait pas de blessés sans briser des os! (Feat~Nathanael) Dim 22 Juin - 12:20

    J’avais quitté rapidement la ruelle afin qu’on ne m’y voie plus, mais il semblerait que cela n’ait pas fonctionné comme je le désirais. À peine quelques pas plus loin, un grand gaillard m’interpella. Il semblait un peu amuser par moi et par ce que je venais de faire. Quand je me retournai vers lui pour connaître le visage de la personne qui avait osé me parler ainsi, je restai quelque peu surprise. Il était grand, bien plus grand que moi. Il n’était pas gros. Au contraire de bien des hommes, il n’y avait que des muscles sur cet homme. Je déglutis un moment. J’allais me tenir à carreau, enfin éviter les embrouilles… Puis je continuai mon scan sur ce dernier regardant son magnifique pagne rose fleurie. C’était de toute beauté. À ce moment, d’une vue extérieure, on pouvait voir que je me retenais de rire. Je mis rapidement ma main devant ma bouche tout en faisant semblant d’être intéressée par ce que ce dernier me dit tout en me lançant les objets que je n’avais pas volés à l’autre boulet.  Ce qui vint couronner le tout, c’est lorsqu’il disait que si je voulais faire un travail, de le faire au complet et pas qu’à moitié.

    Ce fut beaucoup trop pour moi. J’enlevai ma main de sur ma bouche et j’éclatai de rire. Un rire bruyant, mais qui restait féminin. Ce bonhomme venait de faire ma journée! Enfin, j’espérais simplement qu’il ne le prenne pas trop mal. Après tout, il n’avait qu’à ne pas mettre ce genre de tissu rose qui lui faisait perdre toute virilité. C’était plutôt dommage. Si j’avais eu un de ses machins escargots dont je ne me souvenais plus du nom, j’aurais bien pris une photo de ce dernier.  Je finis par me calmer après quelques minutes de fou rire. Je relevai la tête tout en ayant les larmes aux yeux et j’inspirai un grand coup.

    - Oh putain! J’ai trop mal au ventre maintenant!
    (J’ajoutai en prime) C’est une bien grosse épée que vous avez là. Le métal s’harmonise si bien au rose…POUHAHAHAHAHAH!!!

    Et c’était reparti pour un petit tour. C’était plus fort que moi. Mais je savais que je devais atteindre la limite de cet homme. Vu ce qu’il avait fait à l’autre mec, il n’allait sûrement pas se gêner sur moi. J’avais la possibilité de me défendre, mais à quel point? Je ne le connaissais pas et il ne me connaissait pas. Je repris mon sérieux peu après puis je le regardai droit dans les yeux.

    - Chacun ses méthodes pour voler les gens. Je suis discrète pour ma part. Donc si tu crois que je vais me pencher pour ramasser ce que tu viens de jeter sur le sol et bien tu te mets le doigt dans l’œil jusqu’au coude même. N’attend même pas un merci de ma part, je ne suis pas si désespérée au point de m’abaisser à ce niveau.

    Il m’était facile d’ajouter un peu de dédain à mes paroles, mais je m’abstenais pour la suite. Je venais de me moquer de lui, de lui parler de façon hautaine et avec dédain. Je ne crois pas qu’il allait m’apprécier, déjà que ça ne devait certainement pas être le cas. Mais ça, ce  n’était pas mon problème. Enfin si, juste un peu, mais ça, il ne fallait pas en parler. C’était un sujet tabou! Il y a des choses en ce bas monde que j’allais garder pour moi jusqu’à ma mort! C’était mieux ainsi, surtout pour ma santé mentale.

    -Donc rentre bien ça dans ton crâne d’homme. Si tu crois que Kassidia Nadaho va se plier devant toi, tu rêves!


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[hrp: Comme dit en mp, je suis rouillée. Ça va revenir avec le temps, pardon ^^"]
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Nathanael Rackham
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MessageSujet: Re: [Terminé] On ne fait pas de blessés sans briser des os! (Feat~Nathanael) Dim 22 Juin - 17:24


Nous étions au milieu de la journée, les nuages matinaux avaient laissés place à un soleil qui était à son zénith. Sans  ombres pour nous abriter de l'agression astrale, sans vent pour rafraichir l'air ambiant, je commençais à être accablé par la chaleur qui s'abattait sur mon torse nu ruisselant de sueur et luisant face à la lumière. Pour couronner le tout, Nozarashi prenait elle aussi le soleil et à travers son immense masse métallique d'un seul tenant diffusait sa fournaise sur mon dos qui me laisserait sans nul doute un marque rougeâtre ce soir lorsque le temps serait plus doux. Point positif, mes vêtements seraient secs à mon retour, ce qui me permettrait d'avoir enfin une tenue digne d'un pirate et non pas d'un putain de travesti habillé en rose.

Mon interlocutrice du jour quant à elle s'était retournée suite à mon intervention. Quoi de plus normal ? C'était une femme blonde séduisante d'une trentaine d'années bien plus petite que moi, comme la majorité des personnes qu'il m'avait été donné de rencontrer d'ailleurs, et à la taille relativement fine. D'un point de vue totalement subjectif, elle semblait à première évaluation corporelle bien trop maigre pour satisfaire à mes goûts habituels. Mais bon, quand j'ai pas de bœuf sous la main, manger du poulet ne me dérange pas. Cas similaire, tout simplement.

Pour en revenir au sujet, l'apprenti voleuse était tout de même attirante sur bien des points. Le premier son visage délicatement dessiné soulignant des traits harmonieux, sans fioritures, rehaussés d'un regard intense provoqué par ses grands yeux violets, une couleur fort rare que je n'avais jamais eu l'occasion d'admirer jusqu'à présent. Mais le fait le plus marquant et celui qui avait tout de suite attiré mon œil était son opulente poitrine. Même si il faut l'avouer il y avait là de la matière à jouer, pour l'heure mes désirs de jeux sadiques étaient préoccupés par ma petite "Blondinette" que j'avais malheureusement du quitter prématurément. Malheureusement pour moi, ce beau brin de femme avait un mal fou à se concentrer. A peine s'était-elle retournée qu'elle n'avait su refreiner un interminable rire. J'allais devoir patienter.

J'aurais pu la fendre en deux sur place pendant qu'elle n'était pas sur ses gardes pour le simple motif qu'elle se foutait ouvertement de ma gueule mais je ne sais pas pourquoi il y avait un petit truc en elle qui me disait d'attendre. Était-ce le fait qu'elle ait librement volé l'autre abruti faisant d'elle une paria ? Je ne sais pas. Quoi qu'il en soit, plongée dans son fou rire je n'avais rien d'autre à foutre que poireauter et qu'elle termine de se gausser. Ainsi pour patienter je m'installais sur un tas de caisses en bois qui trainaient là, l'une me servant d'assise, une autre de dossier. J'étais penché sur moi même, regardant le sol. Mes cheveux tombant sur mes épaules, mon bras gauche accoudé sur ma cuisse, je tenais Nozarashi dans la main droite et faisais des petits ronds dans la poussière.

Bon, après cette petite interruption pleine d'humour et après avoir soulevé assez de sable comme ça la jeune femme se décida enfin à faire autre chose que glousser comme une dinde. Outre les banalités d'usage, elle se contenta de se justifier sur son échec. Mais en fait qu'est-ce que j'en avais à foutre ? J'en sais rien. Seulement voilà, sa démarche de pillage faisait penser à moi en tant que jeune pirate écumant les flots avec les Rackham le Rouge. Au final c'était peut être ça qui m'avait attiré. Reconstruire mon équipage, repartir en mer, se remettre à piller, à emmerder la Marine à foison. C'était ça, dans son geste banal et plein de maladresse je voyais l'âme d'un vrai pirate. Et si je me basais sur ses dernière paroles j'étais loin de faire fausse route. Malgré sa taille réduite elle n'avait pas hésité un seul instant à se dresser devant moi, arguant avec conviction. Finalement je l'aimais bien. Je la voulais. Elle ne le savais pas encore mais elle était déjà mienne. Elle serait la première d'une longue liste à rejoindre l'équipage de l'Enfer Ecarlate.

- Alors c'est Kassi c'est ça ? Avant tout, ouvre les yeux au lieu de caqueter comme une oie. Tu trouves que ça ressemble à une épée toi ? Nozarashi c'est une hache bordel ! Pas vrai que t'es une hache hein ?

Je me levais de toute ma hauteur et m'approchais de ma future membre de bord, suffisamment pour qu'elle ait besoin de lever la tête à s'en tordre le cou si elle voulait me parler ou ne serait-ce que me regarder dans les yeux. J'en profitais pas la même occasion pour piétiner ouvertement le butin que j'avais jeté au sol. La symbolique était là, j'en avais rien à cirer de ces babioles, mon but était ailleurs.

- Ouais chacun ses méthodes, mais c'est pas pour autant que tu doives utiliser des méthodes de merde. Regarde toi, t'as gagné quoi ? Quelques berrys ? Et t'en a laissé la moitié ... Ces conneries par terre c'est rien, des broutilles. Ce que je te dis c'est qu'il faut voir plus grand. Il ne faut pas se contenter d'une ville, il faut arpenter les océans et la richesse, la gloire ou tout ce que tu désires ardemment est à portée de main.

Droit comme un piquet je faisais tourner Nozarashi au dessus de ma tête, le murmure du métal laissait échapper une étrange mélodie avant que je ne repose le bout du manche sur le sol au son du métal sur la pierre dans un grand fatras de graviers virevoltant tout autour de nous.

- T'as beau être une femme et malgré tes super nibards que j'aurais bien gouté t'es plus couillue que bien des types de mon ancien équipage. T'as du cran, t'as l'âme d'une vrai pirate et crois moi je sais les reconnaitre. On pense pas comme la simple populace, on est des types libres, on fait ce qu'on veut.

- Dis moi que tu n'as jamais eu ce sentiment de liberté, dis moi qu'un jour dans ta petite vie tu t'es jamais dis qu'il fallait que tu fasse autre chose, n'importe quoi d'autre mais que ce que tu avais vécu jusqu'à aujourd'hui c'était pas vraiment toi ... Dis moi que t'as envie de rester dans cette ville pourrie à racketter les passants et à vivre le jour le jour. Dis moi ça et je me casse sur le champ, je te laisse dans ta fange, seule comme ces putains sur le port. Sinon, tu me suis, tu me rejoins, tu rejoins mon équipage et t'écumes les flots avec l'équipage de l'Enfer Ecarlate. Tu verras ce que c'est d'être vivante !




Dernière édition par Nathanael Rackham le Lun 23 Juin - 12:50, édité 2 fois
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Kassidia Nadaho
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MessageSujet: Re: [Terminé] On ne fait pas de blessés sans briser des os! (Feat~Nathanael) Lun 23 Juin - 12:41

    Mon index toujours pointé cet étrange énergumène aux drôles de vêtements décida finalement de s’abaisser et rejoindre ma hanche qui était légèrement relevée dû à mon second genou fléchi. La réaction de cette brute m’avait plutôt surprise. Il n’avait absolument pas réagi à mon écart de conduite. Non, il s’était plutôt assis sur les caisses qui se trouvaient à nos côtés et avaient patiemment attendu que je me calme. Pour cela, je lui levai mon chapeau. Parce que si cela avait été moi, je n’aurais même pas attendu qu’il termine de rire. Oh non! Au moindre gloussement,  je lui aurai présenté mon poing droit ainsi que le gauche.

    Je finis alors par déposer mes délicates mains sur mes hanches faisant ainsi ressortir cette poitrine qui semblait en attirer plus qu’un. Et comme je commençais à cuir sur place dans ma veste de cuir, je détachai alors le col de mon survêtement libérant ainsi mon cou de cette chaleur étouffante. Il n’y avait pas que cela qui fut libéré. À vrai dire, à force de la cacher, je l’avais complètement oublié puisque je ne la voyais pas moi-même. Je parlais bien sûr de cette cicatrice en forme d’étoile qui se trouvait sur ma gorge. Cette marque, preuve d’une vie d’esclave, était tout ce qui me restait de mon passé. Il y avait aussi cet étrange pouvoir que je maîtrisais plus ou moins, mais je n’allais pas m’en plaindre.

    L’homme se leva, finalement, et s’approcha de moi. Ça y est, il avait décidé de me tuer à ce moment précis. Il se mit bien contre moi m’obligeant ainsi à me tordre le cou pour le regarder; bien que le paysage actuel ne soit pas si désagréable. Son torse était ruisselant de sueur et rendait sa peau un peu plus brillante mettant ainsi ses muscles saillants en évidence. Ne pas avoir été dans ce contexte, j’aurais touché, mais la situation actuelle m’obligeais à rester sage et à me concentrer.  Je me forçai donc à lever la tête pour plonger mes yeux dans les siens. Jamais je ne m’étais sentie aussi petite et fragile devant quelqu’un. La dernière fois que je m’étais sentie ainsi c’était avec mon père. Ne me demander pas pourquoi, je ne m’en souviens pas et je ne préfère pas me rappeler. Enfin, il me fit remarquer que son épée n’en était pas une et qu’au contraire, celle-ci était une hache. Il revint encore sur ma façon de voler. Mais pour qui se prenait-il celui-là? Pour mon père peut-être? Qu’est-ce que ça pouvait bien lui faire? Rien ne lui revenait après tout. Tout restait dans les poches de mon pantalon! Je lâchai donc mes hanches pour croiser mes bras sous mon imposante poitrine. Et en plus il ose parler de mes seins comme si c’était quelque chose qu’il aurait eu la possibilité d’avoir aussi facilement! J’allais lui faire remarquer, mais la suite m’interpella et sembla jeter de l’eau sur le petit feu qui naissait en moi.  

    Suite à son discours, je fus prise de cours. Lui, il voulait de moi dans son équipage? Il ne savait même pas ce que je valais! Il ignorait tout de moi! Je déposai nerveusement ma main sur ma cicatrice me perdant ainsi dans de nombreux souvenirs qui m’avait privée de ma liberté. Aujourd’hui, je l’étais. L’étais-je vraiment? Pouvait-on considérer cela comme de la liberté? Combien d’années avais-je passées à fuir sans me faire remarquer de personne? Combien d’années avais-je passées seule sans rien ni personne avec qui partager mes pires moments? Non, j’étais libre, mais seule. Je n’étais pas libre de vivre ce que je voulais vraiment. Et qu’est-ce que j’avais à perdre en suivant cet homme? Il était pourtant le premier à s’approcher de moi et me prendre de haut ainsi. Il était le premier à dégager cette aura d’assurance et de puissance qui me tenait à carreau.

    Un sourire se dessina tranquillement sur mes lèvres, rehaussant ainsi mes joues. Ce n’était pas un sourire malsain comme j’avais l’habitude de faire. Non, c’était un vrai sourire. Ce bougre savait comment parler!

    - On va établir une règle assez rapidement, Ca-pi-tai-ne. On ne touche pas mes nibards comme tu les as si bien appelés. On ne touche qu’avec les yeux!

    Ma réponse était claire. J’allais le rejoindre. Je pourrai enfin évoluer sur les mers. Vivre une vraie vie en plein jour. C’était fini le temps où je me cachais à faire des petits délits dans l’attente de…

    - Je vais te montrer qu’une femme peut en avoir dans le ventre, monsieur au pagne rose fleuri!

    Je ne connaissais toujours pas son prénom. J’avais espoir qu’il avait compris mon message. Enfin, j’espérais qu’il ne regrette pas son choix, car j’étais plutôt du genre têtu et il l’avait sûrement remarqué avec ma première règle. J’allais, pour l’instant, éviter les embrouilles avec ce dernier afin qu’on ne me jette pas à la flotte en pleine mer. Surtout que j’avais perdu toute capacité à nager…
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Nathanael Rackham
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MessageSujet: Re: [Terminé] On ne fait pas de blessés sans briser des os! (Feat~Nathanael) Lun 23 Juin - 22:07


J'avais terminé ma longue logorrhée. Maintenant le choix ne m'appartenais plus. Par contre, pour son bien être et son intégrité physique je n'espérais qu'une seule et unique chose, qu'elle ne rejette pas ma proposition. C'était là un de mes défauts. Quand je voulais quelque chose il fallait absolument que je l'obtienne. Et lorsque un petit désagrément se présentait, un refus en somme, il y avait deux réactions possible face à une telle situation. La première, je tranchais dans le vif du sujet, littéralement. Si je ne pouvais avoir quelque chose alors personne ne l'aurait. La seconde réaction était moins radicale. Dans mes bons jours j'acceptais de ne pas détruire directement le fruit de mes désirs. Dans mes bons jours j'acceptais un refus. Cependant cela signifiait une autre chose. Dès lors, je traquerais ma convoitise jusqu'à l'obtenir et pouvoir jouir de sa possession.

Pourtant en ce jour ensoleillé, ce qui était pas gagné d'avance ce matin, une troisième option vint titiller les bas-fond de mon esprit. C'était celle où je n'en avais strictement rien à foutre de sa réponse. Mais non en fait, c'était pas vraiment ça. C'était plutôt comme si je connaissais d'avance le résultat de notre discussion, comme si je savais déjà que sa réponse ne pouvait être négative. En fait avec le recul, c'est ce même sentiment qui m'avait attiré vers elle en titillant son égo à défaut de ses courbures outrageusement avantageuses.

Je me trouvais face à elle. Enfin, c'était plutôt elle qui semblait s'être rapprochée de moi. Malgré la distance qui séparait nos deux têtes je pouvais sentir parfaitement son parfum naturel, celui d'une vrai femme, pas comme cette "Blondinette" qui avouons le avait quand même son intérêt tout particulier. Non, là c'était autre chose, je sentais du vécu, de la passion, des trucs insoupçonnables. Le mélange des effluves de nos corps, cette ambiance à la fois tendue,  sereine,  sensuelle, tout cela faisait naitre en moi un tout autre besoin qui faisait éclore une certaine vigueur sous ce paréo rose fleuri, une vigueur qu'elle ne pouvait manquer à coup sûr.

Je l'écoutais avec attention, mes yeux plongés dans les siens, un sourire malicieux à pleines dents accroché à mon visage. Capitaine, voilà qui sonnait bien. C'était pas vraiment la première fois que l'on m'appelait ainsi mais c'était la première fois que c'était aussi excitant. Mais je m'éparpille. Il fallait que je me concentre à nouveau. Elle était une des miennes maintenant, j'aurais tout le temps de la travailler au corps dans un moment plus propice. Mais voilà qu'à ses mots je me mets à devenir comme elle, à ne pouvoir refreiner un rire tonitruant et plein d'entrain, qui dura bien heureusement que quelques instants, bien loin des longues minutes de désopilances précédentes. Et donc elle avait des exigences. Une telle effronterie prouvait à mes yeux que je ne m'était pas trompé sur ma nouvelle recrue.

- Raahh ! Capitaine ça sonne bien. J'aime ça putain c'est bon. Quant à tes nibards, t'inquiète pas, je ne touche pas avec les yeux, je dévore. Mais rassure toi, dans quelques temps c'est toi qui voudra que je joue avec eux Nozahahahahaha !

- Allé viens Kassidia Nadaho, viens montrer à Nathanael Rackham, le capitaine de l'Enfer Ecarlate ce qu'une femme a dans le ventre. Et puis au passage mon pagne rose est tout simplement magnifique. Je vais peut être le garder d'ailleurs. Pour l'heure il permet à ma virilité de s'épanouir en toute liberté. Regarde !


Sans plus attendre j'attrapais Nozarashi d'une main et prenais la direction de l'avenue principale. Nous n'étions pas très loin du port et c'était là l'idéal pour ce qu'il me restait à faire. Enfin je devrais plutôt dire nous maintenant. Va falloir que je change mes habitudes. A deux je ne doutais pas un seul instant que les réparations avanceraient à un rythme bien plus soutenu. En revanche pour cela il fallait encore que nous prenions possession du matériel nécessaire pour effectuer les travaux qui nous attendaient. Mais avant cela je devais passer ailleurs. Une nouvelle vague de piraterie était en marche et nul doute que je serais au sommet du futur tsunami, mais pour cela j'avais besoin de maitriser une chose importante, l'information. Connaitre ses ennemis, ses futurs alliés, être au courant des nouvelles du monde était un point essentiel et nécessaire avant toute conquête. Nous prenions donc la direction du poste locale de "La Gazette". Il y avait là un service des plus efficace qui chaque matin vous livrait des nouvelles fraiches accompagnées des avis de recherche en cours. J'y serais peut être d'ailleurs, qui sait. Sur le chemin, désireux de ne pas délaisser ma future compagne, j'entamais sans grande délicatesse la conversation histoire de meubler un silence qui pourrait être bien pesant.

- Soyons clairs Kassi. Ton passé j'en ai rien à foutre, c'est le tien, t'en fais ce que tu veux. Chacun à ses démons sous son lit ou dans son placard, c'est pas à moi de les trucider. Et je dis ça même si t'as été une putain d'esclave ça me regarde pas. J'ai vu ta cicatrice, comment tu la regardais pendant que tu la touchais du bout des doigts comme si c'était un poison dont t'arrivais pas à te débarrasser. Et me dis pas que c'est pas vrai, des esclaves j'en ai croisés déjà, enchainés dans des cales, en train de ramer ou de se faire limer par l'équipage. On en a libéré certains des fois. A d'autres moments on les a vendus. Les inutiles ont les a laissé couler avec le navire. Dans les bons jours on les achevait d'abord. Ce que je te dis c'est que dans la vie certains ont de la chance, d'autre pas et que pour ma part je profite de toutes les situations pour m'enrichir et mener à bien mes projets.

Je laissais un petit blanc passer. J'étais persuadé que mes paroles ne seraient pas tombées dans l'oreille d'un sourd. Et avant qu'elle ne puisse répondre je continuais mon discours.

- Mais toi t'es pas comme eux. T'as fais partie de cette miasme populaire qui n'avait que pour seul but de servir les assouvissements d'un maître salace, sadique ou tout simplement imbu de lui même, de sa richesse et de sa réussite. Mais tu es là, tu t'es libérée de tes chaînes, t'es une battante, c'est ça qui me plait chez toi, cette passion de la vie. C'est pour ça que je te veux dans mon équipage.

Mais voilà que nous arrivions enfin devant la boutique, un petit bâtiment conçu entièrement en bois. l'intérieur était tout ce qu'il y avait de plus modeste et une fois la porte d'entrée passée, contrairement à mes habitudes, je déposais sur le comptoir usé une pile conséquente de berrys m'assurant donc du service "spécial" qui me permettrait d'être livré quotidiennement par un albatros facteur. Vous allez me dire "ouah ! il est bien gentil d'un coup". Ouais mais non. J'aime pas le laisser emmerder certes, j'écrase ceux qui se dressent devant moi certes, mais à certains moment faut pas être con et se plier à certaines choses. J'aurais pu démolir la bicoque, torturer le proprio, éventrer quelques poulets avec leurs sacoches, mais au final je n'aurais jamais reçu mon courrier. "La Gazette" est à mes yeux quelque chose d'important, d'intouchable presque. Mais ce n'était pas le cas du marchand suivant, celui qui devait nous vendre le matériel nécessaire aux travaux.

Une fois dans sa boutique, pratiquement en face de mon bateau d'ailleurs j'interpellais ma navigatrice et la poussais en direction du négociant.

- Vas-y ma grande, montre moi comment tu fais. Montre moi comment tu vas nous avoir une petite ristourne. Je suis certain que ce type a envie de nous aider. Je suis même certain qu'il a une folle envie de jouer les mécènes avec nous. A toi de jouer !

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Nathanael Rackham
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MessageSujet: Re: [Terminé] On ne fait pas de blessés sans briser des os! (Feat~Nathanael) Ven 27 Juin - 8:22

HRP : Kassi n'ayant pu poster à temps, je termine notre sujet. Ses faits et gestes mentionnés dans le RP sont réalisés avec son accord.



En fait ce n'était pas vraiment une boutique, c'était d'avantage un petit entrepôt où était stocké tout le matériel nécessaire à la navigation de tous marins dignes de ce nom. Outre l'équipement de base essentiel à toutes réparations, il y avait là différents types de voiles, du matériel de première nécessité pour la vie courante et derrière le comptoir sous clef des cartes en tout genre, à première vue de South Blue et des drôles de petits sabliers et montre boussoles. Il y a vraiment des gens qui se baladent avec un montre boussole au poignet ou avec un tube avec une boule dedans ? C'est con comme truc, et c'est moche surtout. Bref, laissant mon arme à l'entrée après avoir poussé Kassi à l'intérieur, nous faisons une évaluation rapide des lieux et de nos besoins. C'était maintenant à elle de jouer et de me montrer ce qu'elle valait.

Debout adossé sur le mur à côté de la porte, les bras croisés, j'observais la situation, tirant une tronche des plus agressive afin d'ajouter une touche de dramatisme à la scène qui allait se jouer devant mes yeux vicieux. L'homme derrière sa caisse ne semblait pas à l'aise. Il me jetait de rapides coups d'œil furtifs et lorsque nos regards se croisaient il baissait instinctivement la tête comme le ferait une proie face à son chasseur lorsqu'elle se sent prise au piège et destinée à une fin tragique et immuable. En revanche en ce qui concernait ma partenaire, le ressentiment était tout autre. Elle tournait autour des caisses et autres tas de planches, voiles ou cordages en se déhanchant avec grâce. Pour le peut que je l'avais côtoyé, cela sautait aux yeux qu'elle jouait là un rôle de charme. Elle cherchait quoi ? Qu'il lui fasse un prix pour ses beaux yeux et ses formes aguicheuses ? Pourquoi pas, c'était déjà ça, mais à dire vrai je serais un peu déçu si cela s'arrêtait là. Entre nous j'en attendais un peu plus. Après sa prestation dans la rue je voulais savoir si elle était en mesure de mettre la barre un peu plus haut.  Mais j'étais peut être trop pressé. Le rôle d'observateur c'était pas pour moi. Glander à se gratter les bonbons en attendant qu'un autre fasse en moins bien ce que j'aurais pu faire en deux minutes avait la fâcheuse tendance à me faire perdre le peu de patience que j'avais en général et à devenir violent.

Et voilà que Kassi allait jouer son numéro de charme. Penchée, ou plutôt cambrée sur le comptoir elle mettait en avant son impressionnante poitrine à la vue de notre petit boutiquier qui ne pouvait cacher des coups d'œil plus que furtifs dans son décolleté. Par la même occasion j'en profitais pour admirer avec grand plaisir son magnifique fessier qui se dandinait sous mes yeux. Avec un tel spectacle, de nombreuses idées se bousculaient dans ma tête, j'imaginais parfaitement toutes les choses que je pourrais lui faire. Du revers de la main, j'essuyais le filet de bave qui coulait et j'attendais la suite des évènements.

A force de charmes, de regards doux, de paroles mielleuses notre bon petit marchand était comme hypnotisé par la belle demoiselle. Comment pouvait-il en être autrement d'ailleurs. Moi même je sentais un certaine virilité s'exprimer. Ainsi grâce à ce numéro plein de douceurs et de délicatesses, Miss Gros Nibard obtint une petite ristourne de dix pour cent pour l'ensemble de nos dépenses dans le magasin. C'était bien loin d'être suffisant à mon goût mais je gardais silence, attendant de voir la suite. Et je dois avouer que de ce coté là ce fut une grande et agréable surprise. Kassi non plus ne devait pas être totalement satisfaite du résultat. Je la comprends parfaitement. Après tous ses efforts n'obtenir que si peu aurait provoqué ma colère également.

D'un geste brusque ses fesses disparurent derrière le comptoir, en même temps que notre nouvel ami. En m'approchant pour admirer cette nouvelle scène je découvrais une nouvelle facette de celle que je venais de recruter. Bien plus sombre, bien plus agressive, bien plus utile dans un équipage tel que celui que je voulais pour l'Enfer Ecarlate. Assise sur notre homme, elle lui tenait la tête par les cheveux et frappait le sol avec tout en lui hurlant dessus. Elle voulait plus, bien plus. Elle lui hurlait que c'était une honte de faire si peu d'efforts avec tous les atouts qu'elle avait. Notre pauvre marchand à terre n'avait malheureusement pas son mot à dire dans cette situation. Il avait beau prétexter ou faire des efforts rien ne calmait la bombe à retardement aux cheveux de blé. Sans plus de cérémonie elle lui brisa un à un les doigts des mains et dans un dernier effort elle l'assomma complètement en lui fracassant le crâne sur le sol. Voilà qui réglait définitivement les négociations en somme. Complètement dans les vapes il mettrait un moment à émerger. Nous aurions bien assez de temps pour ramasser ce dont nous avions besoin, vider les coffres, récupérer les cartes de navigation, sans oublier de laisser les drôles de boussoles toutes plus ridicules les unes que les autres.

Il n'y avait plus qu'à entreprendre les travaux de réparation, changer les voiles grisâtres par celles triangulaires écarlates offertes par le boutiquier et nous pourrions enfin reprendre la mer et commencer une nouvelle vie de pirate, une vie où je serais seul maitre à bord et où le nom de notre équipage résonnera comme synonyme de terreur sur les mers. Mais pour cela, encore fallait-il posséder un équipage digne de ce nom, telle serait notre prochaine étape.
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MessageSujet: Re: [Terminé] On ne fait pas de blessés sans briser des os! (Feat~Nathanael)

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[Terminé] On ne fait pas de blessés sans briser des os! (Feat~Nathanael)

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