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[Terminé] Complexe d'infériorité, boulons et tas de graisse. [Pv : Nathanael & Hill]

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Flynn Montgomery
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MessageSujet: [Terminé] Complexe d'infériorité, boulons et tas de graisse. [Pv : Nathanael & Hill] Dim 6 Juil - 23:35

Edit Nath : Ordre de post, le boulon, le fou et le gros.


Des jours qu'il avait quitté l'île de Salem, à bord d'une barque fourni par les habitants, un cadeaux parmi tant d'autres en remerciement du service rendu. Et quel service, ce n'était pas tous les jours qu'on avait l'occasion de se lancer à la chasse à la sorcière. Une activité inattendue qui s'était révélée particulièrement agréable aux yeux du Steam. Il ne s'en était pas caché, de cette joie ressentie lorsqu'il traquait ses proies dans la forêt. De cette sensation grisante le prenant aux tripes jusqu'à la mort de la dernière monstruosité. Était-ce un effet secondaire pour l'obtention d'un corps cybernétique ? Une fonction cachée faisant de lui un être naturellement doué pour la chasse et lui faisant apprécier cela ? Il n'en savait rien. Ce dont il ne doutait pas en revanche, c'était qu'il chercherait à renouveler l'expérience. S'être lancé dans la piraterie par défaut, ne pouvant pas rejoindre les rangs de la Marine et encore moins du Gouvernement, il ne s'était pas laissé le temps de découvrir toutes ses possibilités.

En voici-une de poids. Chasser. Outre le plaisir personnel, il y avait l'argument de la rémunération. Les natifs de Salem lui avaient versé une forte somme d'argent pour la traque des sorcières. De quoi vivre sereinement durant les prochaines semaines, peut-être un peu moins suivant les dépenses. Sa petite barque l'avait conduit jusqu'à une petite île paisible, sur laquelle il ne s'était guère attardé plus que quelques jours. Seulement le temps de se reposer, récupérer de ses blessures, et il se payait un taxi-naval pour la prochaine île. Free Island, un nom aussi intriguant qu'amusant. Cela voulait-il dire qu'il n'aurait rien à débourser sur ces terres ? Ou tout simplement que la population pouvait se vanter de n'appartenir à personne, vivant ainsi dans une parfaite liberté ? Lieu de rassemblements pour pirates souhaitant souffler ? Ou redoutable et fourbe piège des autorités pour attirer et abattre les criminels de ce monde ? Toutes ces questions se bousculant à l'intérieur du crâne de Bobby l'épuisait sérieusement...

Et mes réserves qui tirent la tronche...

Son stock de crystalmeth, effectivement, avait sérieusement diminué depuis Salem. La précédente île visitée ne regorgeant pas vraiment de revendeurs de drogues, il n'avait pas eu la chance de se recharger. Il en payait aujourd'hui le prix, son système reposant uniquement là-dessus, les batteries de notre cyborg tombaient lentement à plats... Il n'y avait plus qu'à espérer trouver son sauveur ici-même. Tirant la langue comme un clébard souffrant de la chaleur et complètement assoiffé, bras pendant, le haut du corps courbé vers l'avant, il se traîna ainsi jusqu'à la ville.

Spoiler:
 

Celle-ci respirait la tranquillité, grouillante de vie et pourtant, si paisible. Des habitants chaleureux, souriants, pour des habitations riches en décorations florales. De longues rues, quelque peu étroites, traversaient la ville en long et en large, finissant toutes par se rejoindre au même point, la place. Lieu particulièrement animé à cette heure ensoleillée de l'après-midi, tant par les enfants jouant et courant dans toutes les directions, que par les petits commerces et échoppes que l'on pouvait trouver. Les plus anciens se contentaient de profiter du temps radieux, confortablement installé sur des chaises, et jouant au shogen sur les tables prévues à cet effet. Un véritable petit coin de paradis. Tout le monde y vivait heureux et en paix, ne cherchant pas le conflit et gagnant honnêtement sa vie. Les premiers pas du robot drogué furent ceux d'un mort-vivant s'arrachant à la terre, attiré par l'odeur de la chair fraîche. Il n'alla malheureusement pas bien loin, s'effondrant en pleine ruelle, balbutiant ce qui sonnait comme un appel à l'aide.

Môssieur ? Eh, môssieur ? Môssieur... t'es mourru môssieur... ?
… besoin... vite... à plat... plus rien...


Paupières closes, faciès reposant contre la surface rocailleuse du sol, il ne peut se fier qu'à son ouïe. Des bruits de pas précipités, une personne en pleine effort. La gamine ? Une douche froide qui s'abat sur sa tronche en réponse à son interrogation. Réflexe immédiat, bond en arrière, adopte une posture défensive, montrant les dents et mimant les griffes d'un félin de ses dix doigts robotisés. De la peur sur son visage. La responsable, une enfant de dix ans, explose de rire. Les cyborgs sont comme les chats, ils ne supportent pas le moindre contact avec l'eau. Ses battements de cœur cessent de s'accélérer, sa respiration revient à la normale, il se calme.

Tu vas mieux, môssieur ?
Ne recommence plus jamais ça, sale peste ! Tu aurais pu me tuer !
Môssieur il a peur de l'eau ? C'est pour ça môssieur sentir mauvais ?


Qu'elle se moque encore, de son rire innocent, la morveuse.

Dis morveuse, tu saurais pas où je peux trouver de la drogue toi ?
Les bonbons ?

Môssieur Hollyvandher faire bonbon sucre d'orge très bon ! Ma môman elle m'en achète quand je suis sage...
Eh bah ça doit pas arriver souvent ça, hein ?!


Un partout. Bon, bizarrement, la petite ne sait rien. Bobby force sur ses jambes pour se relever et puiser dans ses réserves pour gagner la place. Qu'ils vendent de tout, qu'elle lui a dit la gamine. Avec un peu de chance, pourquoi pas...

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Nathanael Rackham
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MessageSujet: Re: [Terminé] Complexe d'infériorité, boulons et tas de graisse. [Pv : Nathanael & Hill] Mer 9 Juil - 20:40


Kassidia Nadaho alias Miss Gros Nibards, Zarfanis, l'anguille qui parle et qui bien sur sent le poisson et puis moi Nathanael Rackham. Quelle bande de bras cassés sur ce navire, un mélange hétéroclite que j'espérais bien plus fiable et fidèle que mon précédent équipage. Heureusement que j'étais là pour ramener un peu de normalité dans ce groupe de bric et de broc. Après notre dernière escapade à Baterrilla avec le résultat que l'on connait mes deux compagnons avaient émis l'hypothèse de se mettre au calme quelques temps. Se reposer, rien faire, c'était pas vraiment comme ça que je concevait une bonne journée. Pourtant le médecin de bord m'avait convaincu du bienfondé d'une petite pause dans nos exactions. Selon la poiscaille, il était impératif de laisser le temps à la Marine de prendre conscience du danger que représentait notre équipage et surtout leur laisser le temps d'imprimer ces fameux avis de recherche, un graal pour tous pirates qui se respectent. Voir sa tète mise à prix était à mes yeux un synonyme incontestable de réussite.

Ainsi, relativement contraint par la situation je me laissais porter par Charon laissé aux mains expertes de ma navigatrice à la poitrine des plus alléchante. Pour ce qui était du doc, je n'avais strictement aucune idée de ses occupations. Nous n'avions pas vraiment eu le temps de causer depuis que je l'avais libéré de ses chaines et pour être tout à fait franc je m'en foutais royalement. Si j'avais agit ainsi c'était pour donner suite à sa proposition de me suivre. Si les deux autres esclaves n'étaient que des humains misérables, maigres et sans avenir, Zarfanis lui avait une volonté de vivre bien différente. Personne n'aurait pu dire ce qui aurait pu se passer, mais c'est ce genre de gars que nous avions l'habitude de libérer à l'époque de Rackham le Rouge. Dans leurs yeux il y avait toujours cette lueur de rage qui s'embrasait. C'était donc pour nous un moyen d'emmerder d'avantage la Marine et par moment cela fonctionnait.

Bref, tout le monde vacant à ses occupations moi aussi je m'adonnais à mon petit plaisir, la cuisine. C'était à mes yeux un moyen d'assouvir cette violence intrinsèque qui m'habitait au quotidien. Couteaux courts, couteaux long, je tranchais, hachais, découpais, ciselais ce qui me tombait sous la main. Et à l'heure actuelle je n'avais qu'un seul met, les cœurs de ceux que j'avais tué, baignant dans un tonneau d'alcool afin de les attendrir et de les conserver. Sel et poivre, épices et herbes, petits légumes et aromates, je touillais, je tournais le ragout dans la marmite pour pas que le fond n'attache et n'apporte un gout de brulé désagréable. Un doux fumet se dégageait de la petite cuisine du navire, un régal pour les narines et un futur régal pour les papilles. Assis sur le pont dans un énorme canapé en cuir raflé lors d'une précédente attaque navale je dégustais une bonne assiette de ma sublime préparation. Malgré mon invitation à venir déguster mon plat riche en couleurs et en protéines, aucun de mes deux compagnons n'émit le désir de gouter ne serait-ce qu'une bouchée. Pas grave, cela en ferait plus pour mon palais.

Le voyage se passa donc sans encombres. Aucun navire à piller, aucun monstre à tuer et pire que tout pas un bateau de la Marine à envoyer par le fond. C'était un voyage un tant soit peu ennuyeux. En fait non, franchement ennuyeux.  Malheureusement pour moi j'avais peur pour la suite. Notre escale devait nous mener à une île dénommée Free Island. Rien que le nom me donnait des boutons. Autant se retrouver devant le fait accompli plutôt que supputer sur ce que nous pourrions trouver.  Et bordel de dieu que je me sentais mal, un véritable sentiment d'oppression se faisait tout autour de moi. A peine avais-je posé un pied à terre que le bonheur de ce village me dégoulinait dessus. C'était immonde toute cette joie. Et à en juger par les quelques personnes que je venais de croiser, cette bonne humeur était maladivement contagieuse.

La ville était colorée, trop même, des patchworks bariolés pendant aux fenêtres des maisons elles aussi aux nombreuses teintes flashy.  Outre cet aspect visuel à vomir, l'une des grandes rues dans laquelle j'évoluais était pleine d'animation. Les gens étaient là dans la rue, à sourire, à rire, à discuter entre eux, à marchander fleurs, fruits ou légumes mûrs à souhait.  Des senteurs printanières envahissait les lieux. Tout le monde était mielleux avec les autres, discutant de tout et surtout de rien en sirotant je ne sais quelle boisson de femme à la terrasse des bars. Sérieusement, quel genre de bar avaient une terrasse ? Le genre de truc guindé qui me donnait la gerbe. Bref, plus je remontais la rue et plus j'avais envie de massacrer tout ça, d'arracher leurs sourires de leurs visages et enfiler leurs yeux pleins de bonheur comme des perles pour m'en faire un sublime collier, mais je me retenais. Arriverais-je à me contrôler ? Si par chance oui, Free Island devrait son salut à Zarfanis.

Mon médecin de bord était un homme, enfin un poisson cultivé. Pour cette sous race ce devait être chose rare mais au moins il avait eu le mérite de me convaincre, partiellement du moins. La première des choses qu'il m'avait rappelé c'est que nous n'étions pas là pour faire du grabuge mais pour une petite escale avant de repartir en mer vaquer à nos malsaines occupations. La seconde chose était que la destruction totale d'une ville n'était pas toujours la meilleure des solutions pour un pirate. Rasez une ville et vous obtiendrez toutes ses richesses. Pillez une ville vous en obtiendrais moindre mais il vous sera possible de revenir régulièrement chercher votre du.

Sur le fond il avait raison et j'espère pour lui qu'il savait que je le savais, à défaut, il suffirait de le renchainer et de le revendre encore une fois. Seulement il oubliait un point primordial. Je n'étais pas là pour les richesses, j'étais là pour ma renommée, ma gloire, ma puissance. A l'inverse de mon père je voyais plus grand, plus loin, des projets d'envergure. South Blue n'était que la première étape. Se faire un nom avant de voguer ailleurs, avant de rejoindre Grand Line et de terroriser les mers. De ce fait je n'avais nullement l'intention de remettre les pieds sur certaines îles de moindre importance. Ainsi si il me prenait l'idée de raser Free Island pour toutes ces mièvrerie cela ne me porterait pas le moindre préjudice moral. Au contraire cela aurait l'occasion de me défouler.

Alors que je me sentais sortir de mes gonds je distinguais un homme au loin qui faisait tache dans ce décors idyllique. En s'approchant il s'avérait que ce n'était pas vraiment un homme. On aurait dit une machine avec des bouts d'hommes. Encore un monstre de foire. J'étais le seul type normal dans cette foutue ville ? Affalé par terre le truc mécanique semblait à l'agonie. Curieux, je virais de sa chaise un type assis en train de discuter avec son voisin et m'installais dessus, à quelques mètres de cet étrange bonhomme. Nozahahaha ! Gueuler pour de la flotte. J'aimais cette foutu gamine. Mais pour lui, pourquoi cette crainte ? Etait-ce donc là les pouvoirs d'un fruit du démon ? Pourquoi pas, ce ne serait pas la première chose étrange qu'il m'aurait été donné de croiser. Se levant avec peine la machine poursuivait avec grand mal sa route. Pour ma part j'étais absorbé par son étrangeté et je décidais donc de le suivre à distance. Quelque chose me disais que la ville n'allait pas garder son calme bien longtemps.
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Hill Church
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MessageSujet: Re: [Terminé] Complexe d'infériorité, boulons et tas de graisse. [Pv : Nathanael & Hill] Mer 16 Juil - 0:03

    - Alors Marcel, ces ventes, elle sont bonnes?

    - Bleurg Muummmm Bumm Bamm

    - J'ai pas très bien compris, peux-tu répéter cher Marcel?

    -Monmmm Maimmm Vimmm Blurg

    - Le langage c'est pas ton fort à ce que je vois.

    Ya pas à dire, quand un géant vous tiens le visage au complet dans sa main grasse, resserrant son emprise à chaque minute et vous maintenant au dessus du sol via votre tête, il devient généralement difficile de parler. Le pauvre Marcel, son nom était en réalité Stephanio Ariverderchi Mycélium Orchard Hollyvandher, mais devant ce nom impossible à retenir, notre gras double l'avait plutôt surnommé Marcel. Bref, le dit Marcel était dans une situation plutôt problématique, ayant sûrement quelque chose à voir avec la vente de cette nouvelle sorte de petit bonbons qu'il essayait de faire vendre, sous la demande très amicale de Church. Celui-ci relâchât son emprise massive sur la visage du marchand qui tombât au sol, essayant de recréer la forme qu'avais autrefois son visage. Donnant quelques secondes à Marcel pour reprendre ses esprits, il se mit rapidement à taper du pied pour faire signe de se dépêcher à expliquer ce problème.

    - J'm'excuse m'sieur Hill, vos bonbons se vendions pô très bien... Les gens disions qu'ça rends les infants malades.

    - Faut bien que je passe cette saloperie de cargaison d'arsenic... On vas changer la recette donc, rajoute du sucre.

    - Si seulement vous m'expliquions c'était quoi votre a'rsnic, j'pourrais mieux faire mes bonbons, là j'utilisions juste ma recette classique.

    - La ferme, c'est moi qui dicte les règles ici sinon ta femme vas bouffer l'orge par les racines.

    Church se retournât alors que le marchand se mit à s'excuser de toutes les façons possibles, ne voulant clairement pas que sa pauvre femme se retrouver six pieds sous terre avec seulement de l'orge à manger. Malheureusement pour lui, c'était le seul genre de menace que notre pauvre maffieux pouvait faire sur une île aussi merdique, les gens s'aidaient ici... S'ils voyaient la maison du plus populaire marchand du coin exploser, sûrement qu'ils feraient quelque chose... Church n'aimait pas tuer tout un quartier, sa salissait ses beaux vêtements. Une drôle d'histoire tout ça en réalité, je vais donc me permettre de la conter pendant que Marcel s'excuse, il en a encore pour une bonne minute de tout façon.

    Voyez-vous, chers lecteurs, notre gras personnage était tombé sur une cargaison plutôt spéciale lors d'un raid avec la bande de joyeux lurons qu'il accompagnais, les Storm Born. Bien-sûr, devant trois caisses remplies à ras-bord d'arsenic, c'est pas un indien et un vieux qui allait savoir quoi en faire, autre préparer du pouding, alors ils avaient déposés notre héros sur la côte de Free Island, un trou perdu parfait pour vendre ce genre de trucs. Il avait quelques jours pour faire ces ventes pendant que le reste de l'équipage renforçait le navire qui avait clairement souffert depuis l'arrivée du gras double sur son pont et il n'avait donc pas pris de temps pour attaquer tous les magasins du coin, forçant plus ou moins la main des marchands pour vendre sa cargaison. Tout allait bien, la vente de tapis "poussiéreux" dans le magasin d'antiquité allait de bon train et personne n'avait encore remarqué que ces belles urnes hors de prix n'étaient pas remplies de cendre. Cependant, ce cher Marcel ne semblait pas être capable de vendre la gamme de nutriments Hill™ et devait donc recevoir quelques menaces.

    Church se doutait que quelqu'un remarquerait tôt ou tard que les femmes de la moitiés des marchands locaux était étrangement absente et que des cris plutôt étrange venaient des sous-sols encore en travaux d'isolation à la poudre par la société d'ingénierie Hill™. Mais pour le moment, il était sauf, il ne lui restait qu'une demie caisse et les enfants mangeaient tellement de bonbons ici sur cette île de la joie et de l'amour qu'il devrait la passer avant que les bambins commencent à être trop malade. Toute cette histoire avait quelque chose de bon au moins, tout ces sourires stupides et cette joie de vivre à donner envie de vomir allait enfin disparaître et Hill pourrait se faire un bon paquet en vendant les cercueils "pas du-tout fait en bois de navire", une marque qui allait bientôt être très populaire, considérant que ça serait la seule en vente. Ha l'argent... Y-a-t'il quelque chose de mieux sur cette terre que la sensation des billets dans ses mains? Peut-être les pleurs d'un enfant? Qui sait.

    Justement, parlant d'argent, alors que le marchand reprenait son souffle devant le grassouillet qui n'avait clairement pas été très impressionné par ses excuses, une chance de se racheter approchait. Un type étrange, scintillant au soleil comme s'il était fait de métal, approchait, se dirigeant avec une petit fille en direction du magasin. Et bien, elle l'a choisi le type à suivre cette gamine, mais bon, tant qu'il achetait, tout irait bien... S'il voulait quoi que ce soit sous forme poudreuse, il était chanceux, Hill avait justement apporté sa dernière caisse avec lui.
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Flynn Montgomery
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MessageSujet: Re: [Terminé] Complexe d'infériorité, boulons et tas de graisse. [Pv : Nathanael & Hill] Ven 18 Juil - 21:03


Môssieur il avance pas vite, môssieur il va mourru ?
Arrête... de vouloir... ma mort... bordel de... juste... besoin d'un remontant...
Le bonbon ? Môssieur il a faim ? Môssieur Hollyvandher faire très bons bonbons !
Ouai...


Bobby n'est en rien intéressé par des sucreries, de sa condition de cyborg n'en ressort pas que du mauvais. La faim ou la soif, il ne connaît pas. En revanche, la dépendance, il est en plein dedans. Plus que cela, c'est réellement vitale pour lui de se droguer régulièrement. Si on lui avait dit qu'il finirait ainsi la première fois qu'il a eu la riche idée d'y toucher... Un pas après l'autre, grimaçant, transpirant, le corps parcouru de tremblements frénétiques, il continuait de progresser jusqu'à l'établissement du fameux Hollyvandher. Il n'imaginait en rien trouver de quoi se requinquer là-bas, simplement espérait-il que le confiseur pourrait lui indiquer où trouver ce qu'il convoitait tant. Ils venaient de traverser la place du village, nombreux furent les regards braqué sur lui, sans que le Steam y prête une quelconque attention. Ce n'était pas la première fois qu'il apparaissait en bête de foire et ce ne serait certainement pas la dernière. Il ne remarqua pas non plus qu'ils étaient suivi par un type au physique colossal.

Môssieur Hollyvandher il est là ! Avec le gros môssieur habillé en pingouin !
Gné ? Oh. Bah putain... il... crève pas de faim... lui.


Le regard de l'être cybernétique changea immédiatement lorsqu'il aperçut le gros môssieur habillé en pingouin. Un costume hors de prix, indiquant clairement les moyens financiers de l'être s'y réfugiant à l'intérieur. Enfin, réfugier n'était pas réellement le bon mot à employer sur ce cas. Pouvait-il seulement exister un tissu assez résistant pour accueillir un tel amas de graisse ? Bobby secoua sa tête vigoureusement, allant jusqu'à se pincer la joue puis se gifler pour s'assurer qu'il n'hallucinait pas encore. La douleur se manifesta et sa stupéfaction redoubla. Gros. Très gros. D'une grande taille, le tout offrant une silhouette démesurée et imposante. Même avec tous les efforts du monde, notre héros n'aurait jamais eu les bras assez longs pour saisir à la taille cet homme. Son faciès était à la hauteur du reste du corps, entièrement chauve et dépourvu d'amabilité, gras et inquiétant. Il lui inspirait si peu confiance qu'il préféra s'attarder sur le vendeur à ses pieds, remarquant qu'alors sa faible condition.

On aurait cru qu'il venait de passer un mauvais moment, et que l'autre lard sur pattes en était l'unique responsable. Définitivement, il fallait s'en méfier.

De... demande-lui... petite...
Môssieur Hollyvandher ! Môssieur mourru il veut des bonbons... des bonbons drogues !
Que... CÔMMENT ?!


Forcément, demandé de la sorte, cela rendait suspect la chose. Seulement Bobby manquait tout autant de temps qu'il manquait d'énergie. S'il n'avait pas de quoi relancer la machine, il ne pourrait plus jamais débarquer dans un coin paumé peuplé de bisounours pour y acheter des méthamphétamine. Grimaçant, il s'écrasa au sol, à plat ventre dans un premier temps, avant de se retourner sur le dos, soufflant comme s'il venait de faire un effort démentiel. Il retira péniblement son sweat à capuche, puis son tee-shirt, exposant ainsi à la vue de tous un torse retravaillé par la technologie O'Toh. Finalement, au prix d'un ultime effort, il parvint à déverrouiller le mécanisme bloquant l'ouverture de la trappe où était entreposé ses réserves de crystalmeth. C'est à dire, ni plus ni moins qu'au beau milieu de son ventre... Aussi se retrouvait-il le ventre ouvert, une petite porte ouverte sur le côté et un emplacement vide ne demandant qu'à être rempli. Il désigna justement du pouce celui-ci, avant d'ajouter d'une voix faiblarde...

Là-dedans... crystalmeth... besoin... vivre... s'il vous plait...

A cet instant, que le sosie de môssieur propre version obèse soit un sale type ou non, il s'en foutait totalement, tant qu'il lui sauvait la vie.

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Nathanael Rackham
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MessageSujet: Re: [Terminé] Complexe d'infériorité, boulons et tas de graisse. [Pv : Nathanael & Hill] Mar 22 Juil - 22:04


Je n'avais absolument rien à faire dans cette foutue ville. Se mettre au vert, calmer le jeu, se faire oublier. Je vous en foutrais du calme moi. Cette ville puait la béatitude à tous les coins de rue. Heureusement le type qui trainait sa carcasse métallique lamentablement devant moi ne semblait pas partager ce quotidien plein d'euphorie, de prospérité et de quiétude. Quoi qu'il en soit n'ayant aucune autre occupation que celle de suivre bêtement la machine je ne me posais guère de questions sur ma destination. Je suivais, glandais, trainais le pas. Je ne sais pas où il comptait se rendre mais la gamine devant lui devait surement l'y amener. Je m'étais rapproché de ce petit duo improbable et arrivais à entendre quelques bribes d'informations ici et là. Une histoire de mort, de bonbons, d'un "Sacré vendeur" et d'un gros pingouin. Bordel ! c'était quoi cette ville.

Le pseudo robot et la morveuse entrèrent dans une boutique. C'était en apparence quelque chose qui ressemblait plus ou moins à tout ce que j'avais pu voir jusqu'ici. Des couleurs criardes, des rubans, une terrasse. Mais je dois avouer que ce magasin en tenait une bonne couche. Il ne fallait pas être Vegapunk pour deviner qu'il était spécialisé dans les confiseries. Des reproduction géantes animées s'agitaient au dessus du porche d'entrée sur une musique mielleuse qui me donnait envie de tout péter. Devant la porte deux petites mascottes. La première une longue barre qui ressemblait à du caramel, une barre avec deux yeux globuleux et un sourire pervers. La seconde mascotte, un espèce d'ourson tout mou recouvert d'un chocolat dégoulinant.  Manque de chance, en passant le porche Nozarashi frappa "malencontreusement" les hauts parleurs qui s'écrasèrent au sol avant que je ne marche dessus de manière toute aussi "malencontreuse".

Mais le pire était à l'intérieur. Là encore c'était une explosion de couleurs qui me faisaient fondre les yeux à chaque clignement mais c'était également une explosion de senteurs édulcorées. Fraise, guimauve, caramel, sucre et chocolat. Voilà des exemples parmi d'autre. Ce mélange d'odeurs me prenait le nez c'était presque insupportable. Malgré tout, l'atmosphère de la boutique n'était pas des plus sereine. Un vieux type derrière son comptoir, un gros type en costard, une gamine et un robot et outre moi même pour clôturer le tout un marmot et son père. J'étais adossé à côté de la porte d'entrée. Le mioche tout jouasse arrivait vers moi en levant les bras avec son sac de bonbons fraichement acheté, son père souriant sur ses talons. Des sucreries ? Ouais pourquoi pas. Ne sachant toujours pas où ma pseudo filature pouvait bien m'amener je n'avais qu'à attendre que les choses évoluent. Du revers de la main je mettais une mandale dans la tronche du moutard attrapant son sachet de confiseries au vol pendant que lui justement volait dans un coin de la pièce avant de se recevoir sur le crâne un bocal de petites boules rouges sous le regard médusé de son paternel. Avant qu'il ne dise quelque chose je lui adressais la parole avec toute la délicatesse dont j'étais capable.

- Barre toi de là avec ton gosse avant que je m'énerve ! VITE, ton lardon fout du sang par terre c'est dégueulasse !

Sans autre préambule je reniflais l'intérieur du petit sac en papier marron avant de plonger la main à l'intérieur. J'en ressortais une petite poignée d'une petite friandise étrange que je m'engouffrais dans le gosier. Elles croquaient sous la dent tout en laissant derrière elle une saveur des plus étrange mais une saveur qui à ma grande surprise me donnait bien plus d'énergie. Après avoir englouti le paquet en quelques secondes je lâchais un énorme rot aux volutes écarlates qui virevoltèrent vers le plafond de la boutique. Sans la moindre gêne je me dirigeais avec vigueur vers le comptoir de la boutique qui répondait au doux nom "Les délices d'Hollyvandher".

- Eh le boulon et le gros tas, poussez vous de là vous prenez de la place pour que dalle ! Quant à toi vieux schnok, ces bonbons déchirent tout ! C'est toi qui fabrique ça ? C'est de la bombe ! Il m'en faut plus, bien plus, beaucoup plus. File moi ton stock on s'arrangera sur le prix après !

Je lâchais involontairement une nouvelle éructation délétère écarlate, plus bruyante, plus grosse, qui stagnait plus ou moins autour de ma tête cette fois.
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Hill Church
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MessageSujet: Re: [Terminé] Complexe d'infériorité, boulons et tas de graisse. [Pv : Nathanael & Hill] Mer 30 Juil - 2:24

    Drogue? Drogue?! Ce type voulait de la drogue? Savait-il seulement quel homme il avait devant lui? Hill était un criminel, ayant commis nombres de meurtres, séances de tortures, vol de bien précieux, destruction de vie et d'îles, mais il restait un homme honnête, un homme bon. Jamais il n'irait vendre ou ne serait-ce que toucher à de la drogue, il était beaucoup trop bien pour ça, il préférait laisser ça aux petits gangsters de rue  qui ne connaissaient même pas la sensation de tuer un homme. Un vrai maffieux, un qui respectait les principes familiaux et entrepreneuriales de l'organisation qu'il représentait savait que la drogue était une façon simple et faible de faire de l'argent... Les vrais n'y touchaient pas... Et Hill était un vrai, un vrai de vrai.

    Fronçant les sourcils alors que le robot ouvrait son thorax pour montrer le petit emplacement où la fameuses drogue devait être insérée pour que l'homme puisse recevoir sa ose habituelle... Malheureusement, il n'était pas tombé sur le bon homme d'affaire, lui vendait la mort et les rêves, pas de la drogue. Le gras double s'avançât, poussant le pauvre Marcel du côté de la main, l'envoyant valser au fond de la cuisine pour y faire des bonbons. Il comptait bien régler cette affaire de ses propres mains, littéralement, commençant justement par enfoncer son poing dans l'ouverture dans le vendre du tas de boulons, lui offrant un regard rempli de haine et de supériorité.

    - Tu veux de la drogue? On ne demande pas à un fin gentleman tel que moi de te vendre un produit si perfide, c'est comme demander à une torture de diriger une symphonie. Si c'est du rêve que tu veux, je vais t'en donner, gratuitement même.

    Cependant, alors que notre maffieux allait soulever le tas de métal par l'ouverture dans son thorax, ne sachant pas encore à quel point le Cyborg était lourd, un second charmant personnage entrât dans la boutique. Offrant à un enfant le passage de montagne russe le plus trépidant de sa vie, un étrange homme fit son arrivée. Bonne chose pour le gamin, il ne faisait que crier et cracher sur le délicieux bonbons à l'arsenic vendu par notre cher Church, ça le calmerait un peu de saigner quelque litres de sang sur le plancher, Marcel nettoiera plus tard. Le père, un type aussi ennuyant qu'il était effrayée en ce moment précis reçu les salutations de celui qui avait finalement calmé son morveux, fuyant par la suite par la fenêtre, attrapant le cadavre de son agaçant fils au passage.De son côté la gamine était tombée dans les pommes... Sa première fois? Elle s'habituerait à la vue du sang, Hill s'en assurerait.

    Ce nouveau personnages aux manière aussi agréables qu'un cul d'éléphant en plein visage prit finalement la parole, bouffant tous les bonbons à l'arsenic vendu par Marcel au gamin ingrat, semblant les apprécier... Est-ce que Hill avait enfin trouver son filon d'or? Un être vivant sur cette terre qui appréciait le goût si familier du poison mortel qu'il foutait avec joie dans ses petits bonbons? Apparemment il en voulait une grande quantité, ça tombe bien, Marcel devait aller vomir après avoir vu un de ses fidèle client mordre la poussière, qu'il retourne en cuisine préparer des bonbons pour ce charmant client. Souriant, Hill relevât la tête, retirant son attention pendant un moment du tas de boulons qu'il menaçant de son poing dans le thorax. L'attrait de l'argent était souvent beaucoup plus puissant que sa prudence naturelle, mais il n'oubliait pas l'insulte que ce robot avait profanée... De la drogue? Non mais.

    - Mais vous avez la producteur de ces bonbons devant vous, cher monsieur. Je peux vous en produire une quantité à la hauteur de vos attente rapidement, il me suffit de pousser un peu sur ce doux Marcel pour accélérer le production. Mais dites-moi, je suis prêt à vous offrir un bon prix si vous m'aidez avec mon petit problème de dépendant ici, vous semblez avoir le profil de l'emploi.
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Flynn Montgomery
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MessageSujet: Re: [Terminé] Complexe d'infériorité, boulons et tas de graisse. [Pv : Nathanael & Hill] Jeu 31 Juil - 22:59


L'erreur qu'il vient de commettre, il s'en rend compte lorsque son regard, suppliant, croise celui du dégarni, déchiré par la contrariété. La gamine s'était bien foutue de sa gueule, cet endroit n'était pas ce qu'elle prétendait qu'il soit. D'abord, ce gros rustre à la carrure infernale et au visage démoniaque, lui qui s'était engouffré dans l'entrée du magasin de bonbons, comme un éléphant roux à poils longs des terres du sud de Grand Line. Beuglant, injuriant, maltraitant la clientèle, allant jusqu'à commettre l'irréparable, le meurtre gratuit d'un gamin. Deux choses retinrent le blondinet de se ruer sur le monstre pour lui arracher les dents à grands renforts de coups de poings. Tout d'abord, sa faible condition, l'amenant plus à l'état de larve implorante que d'un réel prédateur. Ensuite, l'intervention malvenue de la seconde raclure en puissance, grasse et suintant la condescendance. Il était tout de suite plus compliqué d'étaler quelqu'un lorsqu'on se retrouve avec une main dans le bide...

Oy... 'foiré... tu fous quoi là... ?

Il parvenait à peine à se  faire entendre, la douleur du membre s'introduisant dans ses systèmes rendant l'exercice encore plus ardu. Il se disait fin gentleman, lui ? Il n'avait l'allure que d'une pourriture ayant pris un peu trop d'assurance suite à quelques escroqueries réussites. Une raclure de bidet ancestrale comme il était facile d'en trouver à tous les coins de rues. Il ne voulait pas de drogue pour planer, s'envoler vers un monde onirique, ou fuir un quelconque problème. Il en avait besoin, c'était devenu vital après le châtiment divin qu'on lui avait infligé. En cet instant, il maudissait le loubard de ne pas comprendre cela, de lui cracher au visage et le laisser crever sous ses yeux. Enfin, pas tout à fait mourant. Tandis qu'ils discutaient de cette délicieuse petite friandise qui n'avait rien d'un bonbon ordinaire, Bobby rassembla toutes ses forces et sa volonté pour retirer le bras qui le gênait. De là, respirant de grandes bouffées d'air, il se fit souffrir une dernière fois pour se remettre sur ses jambes.

Ces bonbons... passe-les moi...

Si le premier, dans son costume élégant, ressemblait plus au truand, celui-là s'apparentait davantage au bon vieux forban à l'ancienne. Ce dont le boulonné n'avait aucune idée, c'était à quoi ressemblait réellement un pirate. Dans son esprit rêveur et quelque peu naïf, il ne retenait que les légendes narrées dans les tavernes, parlant des Mugiwara et de leur conquête des mers périlleuses. Pas de violence gratuite, encore moins de meurtre inutile et pas le moindre pillage de village se terminant dans le feu ardent. Ainsi, il s'imaginait la piraterie comme une faction d'explorateur du monde, de conquérant des mers, avides de liberté et ayant soif d'aventures palpitantes. Aujourd'hui, la réalité lui collait une claque magistrale, le plaçant face au vrai visage d'un flibustier. Et du peu qu'il pouvait en avoir comme aperçu, il n'en appréciait guère cette facette. Ce qui expliquait le regard haineux qu'il affichait, tout en lui faisant face, bras tendu dans sa direction, main ouverte, attendant qu'il s'exécute.

J'sais pas... c'que t'espérais trouver ici... mais y'a rien pour toi... Alors pose ce sachet... et dégage... sale pourriture...

Ainsi avait-il toujours été, lui qui ne supportait pas l'injustice, qui se levait pour faire face aux problèmes d'autrui, quitte à les régler par la violence. Ici en l’occurrence, il savait pertinemment que quelques insultes et un ton menaçant ne mènerait à rien. Aussi fit-il un signe de tête à la gamine, lui ordonnant de ce geste à déguerpir en vitesse des lieux. Ce qu'elle fit sans se faire prier, mais resta tout de même à la vite, observant de l'extérieur la suite de l'action. Ouvrant les hostilités, lui qui il y a à peine deux minutes semblait plus mort que vif, il s'empara d'une petite étagère de bois, servant à présenter quelques gourmandises, pour l'écraser avec le peu de puissance qu'il détenait encore sur l’arrière du crâne du sanguinaire. De cette manière, il affirmait être prêt à mettre sa vie en jeu pour obtenir ce qu'il voulait. Malheureusement pour lui, son corps le trahissait. Il suait à grosses gouttes, haletant comme un chien après une longue course folle derrière un bâton, et peinait à cacher sa faiblesse.

Donne...

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Nathanael Rackham
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MessageSujet: Re: [Terminé] Complexe d'infériorité, boulons et tas de graisse. [Pv : Nathanael & Hill] Sam 2 Aoû - 19:30


J'étais penché de toute ma hauteur au dessus du comptoir. Avec mes deux mètres cinquante, depuis que j'étais entré dans cette putain de boutique j'étais obligé de baisser légèrement la tête pour ne pas avoir à me prendre une poutrelle dans la tronche à chacun de mes pas. D'ailleurs faut être con pour foutre ce genre de décoration dans une pièce. Quel foutage de gueule, aucun respect pour les personnes de grande taille, ça me donnait envie de tout péter dans la pièce. Par chance, au travers de ses succulentes petites friandises malgré le goût si étrange qu'elles dégageait en bouche, le marchand avait calmé, quelque peut du moins, mes ardeurs combatives. L'homme en question était d'ailleurs un petit vieux à l'âge indéfinissable, c'était le genre de personne à être passionnée et totalement dévouée à son métier que souvent elles considèrent comme un véritable art d'ailleurs. L'ancêtre, tout tremblotant, surement lié à l'activité bien différente que ce qu'il devait côtoyer d'habitude, avait un faciès émacié, marqué de profondes rides et arborant une petite couronnes de quelques cheveux blancs autour d'un crâne chauve. Il était vouté et se tenait une main qu'il frottait de temps en temps sur son visage fripé, comme pour effacer une quelconque douleur ou effacer une certaine appréhension. Et histoire de rajouter une dose d'angoisse à cette scène à n'en nul douter déjà assez cauchemardesque à ses petits yeux anxieux et rabougris je tenais face à lui un discours qui pourrait paraitre des plus agressifs.

Avant même que la loque qui à mes yeux avait assez vécu et aurait du laisser sa place dans la vie à quelqu'un d'autre ne prit pas la peine de me répondre. Face à ce dédain flagrant, ce manque de respect évident, j'allais le choper par le cou et lui briser les vertèbres quand le gros lard à côté de moi prit la parole. C'était donc ça, ce n'était pas du mépris qu'il avait osé me témoigner mais une certaine terreur vis à vis de l'autre grosse boule de graisse sur pattes. Ah ouais effectivement, cette lueur de frayeur pouvait clairement se lire dans le regard désormais plus ou moins vide du vieux schnock. Faudrait que je prenne le temps de regarder d'avantage ce genre de détails au lieux de m'emporter à tout va ... et puis non en fait. Rien à foutre des détails. Ce qui compte c'est la vue d'ensemble, et cette vue là me plaisait pas. Quand j'aurais terminé ici je prendrais un malin plaisir à réduire à néant cette boutique qui me tapait sur le système, ce vioque qui me tapait sur le système et toute cette putain de ville qui me tapait sur le système à afficher tant de bonheur et de joie de vivre à chaque coin de rues. Après tout, qu'y a-t-il de mieux dans la vie mis à part écraser ses ennemis, les voir mourir devant soi et entendre les lamentations de leurs femmes, rien.

Divaguant dans mes pensées, dans mes futurs projets et autres moments de détente, les premières paroles de l'obèse raisonnèrent à nouveau jusqu'à mes oreilles. C'était celles qu'il proférait au moment où il était en train de discuter vivement avec le boulon à propos de je ne sais quelle drogue. Aucun intérêt. Ce genre de saloperies avaient la foutue habitude de vous foutre le cerveau en l'air. Seulement voilà, le carnage était un art, une discipline  pleine de magnificence, une poésie sanguinolente à laquelle il fallait tout donner, s'offrir complètement, et avoir les sens en exergue excluant ce genre de merdes. Un esprit sain dans un corps sain, tel était l'adage de feu Rackham le Rouge, le paternel à qui j'avais offert une retraite anticipée et une place au banquet de Davy Jones  - que son corps nourrisse les poissons à cette enflure !

Pourquoi repenser à tout cela ? Tout simplement parce que je trouvais totalement étrange la démarche du mastodonte aux joues et au cou flasques. Etant donné son étrange allure, j'aurais était bien moins surpris qu'il soit en charge d'un trafic de drogue justement et non pas de petits bonbons appétissants.

- Le producteur ? C'est toi qui fabrique ces trucs c'est ça ? Quant au vieux qui vient de se barrer derrière la boutique, pas moyen que tu le fasse bosser, je peux pas voir sa tronche en peinture ! Tu trouve une autre baraque pour faire ta cuisine car celle là me sort par les yeux. Et puis de toute manière il ne restera plus rien ici ! Mais oublie ça, c'est pas encore d'actualité. C'est quoi ton soucis ? Sache que je suis pas ton putain de larbin alors t'avise pas de te foutre de ma gueule !

A peine avais-je eu le temps de finir ma petite mise au point avec le ventripotent costumé que quelque chose me tomba sur le dos m'obligeant à me retourner et à faire face au boulon blondinet. De quoi il se mêlait cet abruti. Il me menaçait ? Face à sa requête totalement stupide, j'engloutissais d'un seul coup les bonbons qui restaient en me les versant directement dans le gosier. Je froissais le petit papier marron que je laissais volontairement tomber par terre en ayant bien pris soin d'articuler mon geste devant ses yeux. Dans le même temps je déglutissais les friandises et ouvrait grand la bouche devant le semi cadavre, ponctuant mon action d'un simple "haaaaaaaaaaaa" afin de bien lui monter que j'avais effectivement tout bouffé mais aussi  que je n'avais strictement rien à foutre de ses remarques.

- Eh tas de ferraille, retourne donc jouer avec ta mioche et laisse les grandes personnes discuter. Quand on aura besoin d'une larve qui se traine au sol pour racler le plancher on viendra te chercher. Et dernière chose afin de mettre tout ça au clair, fais gaffe à tes paroles avorton si tu veux pas qu'un autre poing vienne triturer tes entrailles, ça serait bien plus douloureux avec moi.

Ces dernières paroles, je les avais prononcées en prenant bien soin de m'approcher au maximum de son visage métallique. Espérant que les choses soient claires entre lui et moi, je me retournais à nouveau face à l'autre empâté. Ainsi tout en recouvrant ma main d'un substance visqueuse écarlate que j'affichais pleinement et fièrement, je m'adressais une fois de plus au gros tas.

- Si c'est lui ton petit problème, alors il n'y a pas d'affaires entre nous, c'est juste par pur plaisir que je m'occuperais de sa carcasse et que je désosserais ses rebuts de métal ! Si c'est pas de lui que tu parles alors accouche gros tas, j'ai d'autres choses à foutre !

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Hill Church
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MessageSujet: Re: [Terminé] Complexe d'infériorité, boulons et tas de graisse. [Pv : Nathanael & Hill] Mer 6 Aoû - 23:47

    Les gens sans cerveaux c'est vraiment un fléau sur cette terre, à croire qu'ils se cachent à chaque coin de rue, derrière chaque porte et devant chaque marchand qui ne voulait que faire ses ventes sans se casser les couilles. C'est tout ce que Hill voulait, vendre son Arsenic au meilleur prix sans se casser le couilles avec un type incapable de voir une bonne offre devant lui. Il voulait s'occuper du boulonné sans bon prix? Soit, Church abuserait un peu de son QI dans les décimales et montrait le prix au max, prétextant un ingrédient rare ou ne connerie du genre. Prenant un air plus dur, identifiant clairement à quel point ce charmant personnage l'irritait en ce moment précis, le mafieux croisât les bars, du peu qu'il pouvait les croiser, puis expliquât son petit problème à son client.

    - Voyez-vous, ce cher tas de boulons ici présent m'a demandé de lui donner, gratuitement en plus de cela, un substance aussi dégoutante que des banderoles colorés et agrémentées de petits cœurs. Je lui ai donc fait comprendre que je n'était pas ce genre de marchand de pacotille et je comptais bien le couler dans du béton, ne lui laissant que la tête à l'air libre pour le sevrer un peu. Mais si vous voulez vous en occuper à votre façon, ne vous gêner pas, je vais m'installer dans un coin et admirer le spectacle.

    Voilà donc une chose qui était réglée, Church avait tenté d'expliquer son petit problème dans le langage du type devant lui. Bien que lui aussi détestait tout ce qui respirait l'amour et la bonté, il avait utilisé cet exemple car, il savait que l'homme d'une intelligence légendaire devant lui comprendrait ce qu'il essayait de dire. Maintenant passons au second sujet et bien-sûr, le plus important, celui de la vente des bonbons en quantités industrielle...  

    - Détruire cette boutique? Mais amusez-vous, je vais enfin pouvoir respirer sans cette odeur de chaleur humaine qui me pue au visage.

    Souriant, il fit un petit signe au vieil homme qui regardait par la porte de la cuisine, agitant un petit trousseau de clefs, lui faisant comprendre qu'il devait prendre son courage à deux mains et approcher.

    - Voyez-vous, ce cher Marcel ici présent me doit... Comment dire... Une faveur. Ceci est la clef où sa femme, et celle de nombreux autres marchands du coin, sont enfermées. Mais attendez un peu, je vais régler un léger problème avant.

    Un sourire sadique au visage, l'homme agitât de nouveau la petit clef au visage du vendeur avant de pointer la gamine qui regardait par la porte, voulant clairement sauver la peau du tas de boulons toxicomane. Il lui envoyât ensuite un regard disant tout : "Rapporte-la moi". Marcel poussât alors un grand grognement, les larmes lui montant aux yeux alors qu'il regardait notre tas de gras d'un regard suppliant. Il agitât de nouveau le petit tas de clef et lui envoyât un nouveau regard, expliquant que sa femme exploserait s'il ne lui rapportait pas cette idiote de gamine. Celle-ci, pas si stupide que ça finalement, avait prit les jambes à son cou et fuyait vers la ville, sachant ce qui l'attendait.. Mais Marcel la retrouverait, il n'avait pas vraiment le choix.

    - Aucun témoins comme ont dit.

    Jetant la fameuse clef à son futur client, Hill rangeât le trousseau dans sa poche avant de continuer.

    - Voici la clef de la cage où est la femme de ce doux Marcel qui part quérir une petit chose. Les menaces marchent très bien sur ce fin cuisinier... Je vous proposes donc le marché suivant, gardez la clef et la cargaison de mon ingrédient secret... Je vous fournis la recette et vous offre le sort de Marcel et de sa bien-aimée comme cadeau de première vente, en échange vous me payez pour la cargaison d'ingrédient secret, au prix que je demande. Je peux vous en obtenir plus, bien plus.

    Affichant un dernier sourire, Hill savait que le cerveau sanguinaire de cette homme ne pourrait résister à une telle offre. Tut le monde y gagnait, surtout Hill qui se ferait un bon paquet en plus d'avoir une cage de moins à lancer à l'eau à son départ.
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Flynn Montgomery
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MessageSujet: Re: [Terminé] Complexe d'infériorité, boulons et tas de graisse. [Pv : Nathanael & Hill] Ven 8 Aoû - 22:36

Il assistait à une scène surréaliste, le meuble qu'il venait d'envoyer au faciès du colosse s'était bel et bien écrasé dessus, dans une explosions de bois et de débris. Seulement bien loin de lui faire du mal, le pirate sanguinaire na parut pas s'en soucier un seul instant. Une pique de moustique préhistorique des terres Little Garden lui aurait fait plus d'effet. Bobby sentit la rage l'envahir, le résultat aurait été totalement différent s'il avait été au maximum de ses capacités. L'humiliation ne s'arrêterait pas là, il fallait bien continuer d'enfoncer l'être cybernétique puisque l'occasion se présentait. Les bonbons, l'unique chose qui aurait pu contribuer à le faire aller mieux, disparurent, englouti par cet abruti lourdement armé. Le boulonné ne rata pas une seconde de la provocation, continuant de fusiller du regard son interlocuteur. Grimaçant, il ne broncha pas lorsque le forban lui plaqua son horrible tronche puante tout proche de la sienne, éjectant un torrent d'insultes et de menaces pour accompagner son intimidation.

Il ne formula aucune réponse verbale, ne se sentant pas la force de répliquer immédiatement, son précédent geste lui ayant déjà coûté beaucoup. Le manque de cystalmeth se faisait sérieusement ressentir et si combat il devait y avoir, l'issue ne laissait aucun place au doute, il perdrait. Pour autant, ni le pirate, ni le grassouillet personnage ne le considérait comme une sérieuse menace, préférant discuter affaires. En cela, le blondinet à prothèses n'aurait pas craché sur quelques minutes de repos, le temps qu'ils concluent ce sur quoi ils marchandaient. Seulement face à ce qui menaçait la petite fille l'ayant conduit ici, il ne put se retenir d'intervenir. Il n'y pouvait rien, c'était en lui, profondément encré dans son être, il n'était pas quelqu'un né pour faire le mal, mais bien tout le contraire. Il était un justicier, ou quelque chose y ressemblant tout du moins, impensable qu'il resterait le cul sur une chaise pendant qu'un innocent souffrait par sa faute. Avant même que Marcel ai pu sortir de son enseigne, Bobby le retenait par le poignet.

Ne touche pas... à la petite...

La force avec laquelle il le retenait de sa main en titane, couplé à la morsure glaciale de son membre robotique suffit à paralyser de peur le pauvre marchand. Le drogué ne lui voulait aucun mal et Hollyvandher en était bien conscient. Seulement il lui était tout bonnement impossible de le laisser sortir de cette pièce, pas tant qu'il obéissait au pingouin en surpoids, que ce soit sous la menace ou non. Ce fut presque un soulagement pour le vieil homme, que quelqu'un vienne l'empêcher de commettre cet acte immonde sur une petite fille fragile. L'accroc aux drogues fit signe au vieillard de se mettre dans un coin de la boutique, quelque part à l'abris des deux autres. Si l'un ou l'autre souhaitait encore l'intimider ou profiter de lui, ils devraient passer sur le corps du cyborg. Le simple fait de se savoir responsable la vie d'une personne fut suffisant à booster le Steam, qui serra poings et dents. Il écraserait quiconque tenterait d'abattre cet homme ou de réduire cet endroit en miettes.

Range... ta grande gueule... le macaque... Avec ton petit... cure-dent... t'impressionnes... que la boule de billard...

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Nathanael Rackham
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MessageSujet: Re: [Terminé] Complexe d'infériorité, boulons et tas de graisse. [Pv : Nathanael & Hill] Lun 11 Aoû - 20:22


Bordel, le gros commençait sérieusement à me gonfler à jacter comme ça. Avec la tronche qu'il se tirait, son discours était pas net. Aucun doute, ce type ne jouait pas dans la catégorie du bon samaritain mais plutôt dans le malfrat qui se la raconte, le genre pirate d'eaux douces, bref, le pauvre type qui se la raconte un peu trop et qui parle plus qu'il n'agit. Pour l'heure à mes yeux c'était plus le genre à se cacher derrière de belles paroles, y'avait qu'à voir comment il se comportait avec le vieux.

Sérieux, j'en avais rien à foutre de son histoire avec le robot dépravé qui chouinait encore et encore et qui se trainait lamentablement derrière nous. Si j'étais ici, si j'avais décidé de rester dans cette boutique c'est que j'avais une affaire plus urgente à régler que m'occuper d'un tas de ferraille. Et surtout j'avais autre chose à foutre qu'à perdre du temps à écouter un type qui aimait s'entendre parler.

- Eh gros lard, arrête de déblatérer et agit un peu pour une fois, ça te fera pas de mal. Si tu veux lui faire des chaussures de béton à ce tas de boulons bouge ton gros cul sinon t'abrège tes menaces à deux balles et on commence à parler affaire tous les deux.
- Et pour ce qui est de cette boutique minable, j'ai pas besoin de ton avis, ni de ton accord pour la réduire à néant. Si ça chante d'en faire un tas de cendre alors ça deviendra un tas de cendre. Et moi, ce que je dis, je le fais !


Et puis la suite, cette scène de pseudo torture psychologique, ou une tentative de menace, je sais pas trop. Quoi que ce soit en tout cas, le "cher Marcel" subissait sans broncher. Quelle honte. Mais tout ce petit manège c'était trop subtile à mon goût. Trop de paroles ça fait pas avancer les choses. Si cela ne tenais qu'à moi j'aurais choppé sa femme et je lui aurait surement coupé un doigt, puis un autre et encore un autre, jusqu'à ce qu'elle n'ait plus de doigts et que je sois obligé de couper un autre bout ou jusqu'à ce qu'il se décide enfin à se bouger le dentier.

- Putain c'est trop long comme méthode ton truc le gros. Y'a pas assez de résultats comme ça. Je le sens pas réellement motivé le vieux, faut être plus brutal, qu'il y ait un impact bien plus fort. Pour que ça rentre dans le crâne, faut laisser des traces dans la chair. Faut qu'il s'en souvienne, que ce soit gravé bien profondément. Faut qu'il puisse voir à chaque moment de sa vie les stigmates de ses mauvais choix. C'est comme ça que ça marche. Là tu auras un type obéissant, une bonne larve, un esclave soumis.

Avec sa carrure de boule de billard et sa tronche en peau de fesse il ne faisait aucun doute qu'il avait les moyens de briser un bras sans problèmes. Et puis si il voulait pas s'occuper d'un bras il pouvait commencer par les doigts, c'est super efficace aussi. Serrer l'index dans sa main, sentir ce petit truc tout fragile et le replier, le retourner, sentir ce léger craquement, ces cris de douleurs et puis l'apothéose la brisure de l'os et suivant les cas, on fait sortir tout ça en déchirant la chair ou non. C'est un choix purement esthétique. Pour ma part ça dépend des gens et de mon état d'esprit.

Quoi qu'il en soit le gros me proposait un nouveau marché et m'envoya la fameuse clef synonyme de la destinée de la femme de l'autre vieux. Pourquoi il me refiler ça ce type ? C'était quoi ce désir de me refiler ce "cher Marcel" sans parler de sa matrone et de son matos. Il croyait quoi ? Que j'allais me mettre à la fabrication de bonbons ? Il a pas l'air d'avoir bien saisi la situation le mastoc, je suis pas un bon samaritain moi.

- Eh gros tas ! Tu te fous de ma gueule là ? J'en ai rien à secouer de tes esclaves à deux balles. Surtout que tu cherches à me refiler du bas gars. Regarde le vioc il est déjà à moitié mort et sa vieille ça doit être pareil. Si tu veux qu'on fasse affaire va falloir arrêter de me prendre pour un con et que tu te démerdes seul avec les deux bouseux. Tu voulais jouer au gros dur ? Alors occupe toi de leurs cas toi même.
- Moi je veux seulement ces bonbons. Savoir comment tu les chopes je m'en cogne. Que ce soit le vieux, un autre type ou même une armée d'enfants esclaves homme-poissons c'est ton problème. Tu te débrouille comme tu veux mais me fous pas ta merde sur le dos !


A peine avais-je eu le temps de mettre les choses au clair avec la baleine que le tas de ferraille se décida à bouger à nouveau. Enfin bouger était un bien grand mot. Il était dans un état pitoyable, une véritable loque, une larve sans énergie. Et voilà que lui aussi jactait pour rien. Protéger la gamine, quelle perte de temps, elle n'était qu'un déchet cette morveuse. Elle devait surement se terrer dans un coin à chialer blotti sur elle même. Lui il commençait sérieusement à me sortir par les yeux. Il fallait qu'il joue les sauveurs, cela me débectait. Il était lui même à l'article de la mort et faisait tout pour sauver ces types inutiles.

- Eh le boulon ! Boucle là tu veux ! Je te l'ai déjà dis tout à l'heure ! Laisse les grandes personnes discuter entre elles. J'aime pas me répéter alors reste dans ton coin et crève en silence.

A ma grande surprise il lui restait assez d'énergie pour stopper le vieux. Une lueur d'espoir s'éclaira dans son regard à ce moment là. Seulement, il n'y avait aucun espoir pour un type comme lui. Il avait fait son temps, il ne servait plus à rien, il n'avait qu'à quitter ce monde. J'étais là pour l'y aider. Mais alors que ce cher Hollyvandher partait se terrer dans un coin de la pièce aux senteurs toujours aussi mielleuses et aux couleurs criardes. Mais avant de s'amuser il fallait museler l'autre robot. Comme la fois précédente j'approchais mon visage du sien, mon air toujours aussi aimable et sympathique vissé sur ma face. Et avant de lui envoyer une bouffée écarlate nauséabonde à la gueule je l'interpellais une dernière fois.

- Eh ducon ! T'as pas bien saisi ce que j'ai dis ? Alors maintenant t'arrête tes conneries et tu nous emmerdes plus ok !

J'attendais pas de voir si mon poison faisait son effet. A la place je préférais me jeter sur ce "cher Marcel", le chopant par le cou afin de le remettre sur pied. Il était tout tremblotant. Pauvre petite chose toute frêle. Qu'elle ne s'inquiète pas, tout ça serait bientôt terminé. Avec deux doigts j'appuyais fermement sur sa mâchoire afin de lui ouvrir de force la bouche. Le reste serait grandiose.

-  Chut, pleure pas ! C'est con pour toi, fallait pas écouter les perdants. Fallait faire ce qu'on te dit sans broncher. Maintenant, tu auras tout le loisir de te lamenter sur ton sort en sachant que ta femme va mourir par ta faute. Tu as sa mort sur la conscience Nozahahahah ! Enfin, si tu survis à ça !

J'englobais ma main de poison tout en faisant coucou à ma victime. La bouche ouverte je lui enfonçais deux doigts dans la gorge et commençais à faire couler mon poison visqueux.  Cette fois c'était le tout dernier de ma collection. Je n'avais pas encore eu l'occasion de le tester sur quelqu'un de vivant. J'allais enfin pouvoir contempler ce que ce magnifique poison corrosif allait pouvoir faire à l'intérieur du corps d'un vieil homme.

Plié par la douleur, en pleine convulsion à crier son malheur comme il pouvait j'accrochais ce bon vieux marchand au porte manteaux à côté par le col de sa chemise. Au moins il était rangé, il se trainerait pas sol comme l'autre déchet de ferraille.

- Oh ! J'allais oublier ça ! Nozahahaha !

Après lui avoir fait avaler la fameuse clef symbole d'une certaine liberté pour certain je n'avais plus qu'à retourner discuter avec le gros. Nous n'avions pas terminé. Mais avant ça, j'avais une petite idée, un truc que j'avais encore jamais fais. Mais comme on dit, l'occasion fait le larron. Ouvrant le gaz dans la cuisine, je récupérais une boite d'allumettes au passage avant de rejoindre l'autre tronche graisseuse.

- Alors le gros, t'as décidé quoi ? On fait affaire ou pas ? Quoi qu'il en soit ça sera pas ici. Si tu veux pas crever c'est le moment de te barrer. Ça va faire boom Nozahahahahahaha !

Pour ma part je pris le temps de sortir, laissant sur place le vieux et ne jetant même pas un regard à l'autre boulon.  M'approchant de la terrasse d'un bar, je choppais la pinte d'un type attablé tout en le virant de sa chaise pour me faire de la place. En face de moi surement un de ses ami.

- Alors mon gars, t'aime les feux d'artifice ?
- Euh ... en plein jour ?
- Ouaiisss ! Nozahahahaah ! Tu va voir, ça va faire BOOOOOMMMM ! Ça va sentir le caramel tout chaud !


Tout en rigolant j'enflammais une allumette avant de mettre le feu à toute la boite. Sourire sadique vissé sur les lèvres je jetais mon petit paquet en feu dans la boutique tout en me reculant, suffisamment pour ne pas prendre trop de débris dans la tronche.

Est-ce que j'allais assister au feu d'artifice tant espéré ?


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Flynn Montgomery
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MessageSujet: Re: [Terminé] Complexe d'infériorité, boulons et tas de graisse. [Pv : Nathanael & Hill] Jeu 14 Aoû - 17:21


Bobby serrait les dents, impuissant. Il sentait le pire arriver et savait pertinemment que sauf intervention divine, il ne pourrait rien y faire. Le colosse à la gueule démoniaque hurlait qu'il y foutrait le feu, que cet endroit exploserait que les autres le veuillent ou non. Il s'annonçait comme quelqu'un de très confiant en sa force, probablement trop, mais aujourd'hui n'était pas le jour du cyborg et il ne pouvait faire ravaler sa fierté au pirate. Il devrait se contenter de minimiser les dégâts, et empêcher si possible, la mort d'innocents. Il poussa un soupir, désespéré, en observant les deux criminels. Comment, alors qu'il ne faisait que chercher de quoi se restaurer, pouvait-il s'être embarqué dans une situation aussi catastrophique ? Comment pouvait-on sérieusement autant manquer de chance ? Il se le jurait intérieurement, s'il ressortait envie de cet endroit, alors il ferait n'importe quoi pour ne plus jamais subir pareille humiliation. Eux qui le considérait comme une bête inoffensive, plus mort que vif, et à qui il n'était même pas préférable de gaspiller son temps...

Rester dans son coin et crever en silence ? Quelle idée merveilleuse... Il se le hurlait, se faisait violence à cet instant pour déclencher n'importe laquelle des attaques, sans succès. Tout ce dont il serait capable d'accomplir, c'est de sortir d'ici avec le vieillard. Seulement attendait-il l'ouverture, afin de ne pas mourir précipitamment. Tandis que gueule cassée, le manieur de l'énorme hache venait une fois de plus lui cracher des petits mots d'amour au visage, Bobby se prépara à faire face et agir. Il attendrait qu'il lui tourne le dos et soit occupé à négocier avec la boule de graisse géante pour prendre le marchand de confiserie et filer d'ici avec lui. Malheureusement, de par son inexpérience du combat, et sa faible condition il oublia que l'ennemi pouvait bouger le premier. Aussi fut-il surpris de recevoir un nuage écarlate en pleine figure, qui le fit toussoter et reculer la tête en arrière. Il mit cela sur le compte des bonbons si spéciaux aux yeux des deux forbans, sans doute un ingrédient mystérieux.

Ne le tou

Quelque chose n'allait pas... Son corps... son corps ne répondait pas correctement... Ses bras, ses mains, ses doigts, l'intégralité du haut du corps du cyborg n'obéissait subitement plus. Incapable de les faire avance ne serait-ce que d'un centimètre ! Le reste, à savoir le bas ne présentait aucune résistance, et il aurait pu foncer sur sa cible s'il l'avait souhaité, mais les circonstances le clouèrent sur place. D'abord car il se sentait pris d'une soudaine panique, ne sachant pas ce qu'il venait de le frapper, son cerveau tournait à plein régime pour apporter une solution au problème. Il devait faire vite, car Nathanael lui ne perdait pas de temps pour s'en prendre à Hollyvandher. Il voulut hurler, mais rien ne sorti. Choqué, il assista impuissant à la mise à mort du malheureux vendeur de bonbons... Le teint de peau du Steam devint pâle et il manqua de vomir devant l'horrible vision qui s'offrait à lui. L'homme se tordait de douleur, suspendu en guise d'humiliation à un porte manteau, le mal semblant venir de l'intérieur de son être.

Cela ne faisait plus aucun doute maintenant, ils avaient tous deux victimes de la même substance, mais à un degré différent. Abattu, rongé par la frustration et l'impuissance, il baissa les yeux, se détournant de la scène comme s'il la rejetait de tout son être. Il maudissait les pirates, haïssait la piraterie et ne voulait plus rien avoir à faire avec eux. Lentement, il sentit les effets paralysants s'envoler, tandis que le meurtrier s'éclipsait un court instant pour revenir, une boite d'allumettes à la main... C'était maintenant. Il s'était finalement décidé de libre cours à sa folie et de tout réduire en cendres, comme annoncé mainte fois. Bobby était le seul grand perdant dans l'histoire, non seulement il n'avait rien trouvé pour se requinquer, mais en plus il n'avait pu empêcher la mort d'un innocent. Et certainement celles de dizaines d'autres, à en croire ce qu'il avait capté de la négociation. Rackham quitta les lieux, et dès lors qu'il retrouva l'usage de ses jambes, l'être cybernétique se jeta par la fenêtre la plus proche, avant de risquer d'être pris dans une explosion.

A terre, de l'autre côté de la baraque où était situé le forban, il entreprit de se traîner une dernière fois jusqu'à l'ombre d'une ruelle où il pourrait se reposer le temps que les pirates quittent les lieux. Il avait perdu cette bataille de la plus abominable des manières, mais remporterait la guerre en l'honneur du vieux Hollyvandher et de toutes les victimes qu'engendreraient ces raclures...

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Fin du rp pour moi ! Merci à vous deux !

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Hill Church
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MessageSujet: Re: [Terminé] Complexe d'infériorité, boulons et tas de graisse. [Pv : Nathanael & Hill] Jeu 14 Aoû - 21:48

    On avais pas tous la même signification du mot "négociation", certains y voyaient un mode d'échange verbal où l'on faisait offres et contre-offres alors que d'autres y voyaient simplement quelques coups en pleine gueule et un résultat garanti. Ce pirate semblait faire parti de la second catégorie. Hill lui avait offert la totale, voyant en ses muscles et sa capacité à résister l'effet de l'arsenic une puissance en devenir et espérait l'avoir dans ses rangs lorsque nécessaire, cependant celui-ci ne comprenait pas tout ce qu'il lui offrait. Marcel ne représentait pas seulement un "esclave" risquant sûrement de mordre la poussière d'ici quelque années vu son âge, mais plutôt un échange de biens précieux. C'était comme si un gamin donnait son jouet préféré à un autre gamin pour obtenir diverses faveurs ou des bonbons de la part de la mère du dit gamin. Pour Hill, Marcel représentait, selon la situation du pirate, la source de profit du maffieux qui offrait ainsi son seul cuisinier, comme ça, sans rien demander.

    Mais ce n'était pas tout, Church offrait aussi la vie de plusieurs des femmes de l'île, dont certaines étaient encore ne très bon état, le tout sans rien demander. À ce niveau là, ce n'était même plus un cadeau, il n'y avait aucune raison forçant le pirate à refuser, cette offre était sans égale. Church le savait, c'était pour cela qu'il l'avait fait, mais il ne se doutait pas que l'homme devant lui n'avait que des marteaux dans la tête et ne comprenait pas les principes les plus basiques de la négociation. Soupirant intérieurement, notre homme d'affaire levât les yeux vers son futur partenaire commercial, s'il devait s'abaisser à son niveau, il le ferait, prenant un air imposant.

    - Vous savez, c'est souvent plus efficace de menacer que de directement cimenter les jambes d'un homme, il ne fait plus très bien ce qu'il à été menacé pour après avoir eu les pieds lacés dans un bloc de béton.

    Croisant les bras, du mieux qu'il le pouvait considérant sa masse graisseuse, Hill continuât son petit discours. Il ne voulais pas laisser cette session de négociations continuer inutilement, mais il tenait à faire comprendre son offre.

    - Dans cette cage il y a bien plus que de simple esclaves, vous avez le quarts de femmes marchands dans vos mains. Vous ne voulez pas les utiliser pour la peur? Alors gardez les, certaines sont encore très jeune et attrayantes, elle feront de belles prostitués ou encore mieux, un beau sacrifice. Personnellement, je pensais les relâcher avec une bombe dans l'estomac et observer de loin leurs réunions avec leur douce familles.

    Church affichât un grand sourire, ce plan était toujours un possibilité, il n'y avait rien de plus agréable dans une journée que vois une stupide famille être détruite par le feu et le sang. Le maffieux avait déjà préparé une bonne quantité de petites bombes, la seule pensée de voir ces femmes détruire tout ce qui était cher à leur yeux avait donné des frissons de joie dans le dos gras de notre héros. Cependant, la question n'était plus si le pirate savait quoi faire des cadeaux ud gras double, non, il fallait lui faire un offre simple et directe. Se dirigeant vers la cuisine pour y recueillir les caisses, enjambant les débris et cadavres divers, il se tournât une dernière fois vers le pirate qui s'amusait avec le Cyborg, c'était vrai, il était encore là lui... Faudrait s'en occuper plus tard.

    Notre maffieux laissât son acolyte s'amuser comme il le voulait, il n'avait pas envie de se salir les mains, embarquant simplement la caisse d'arsenic pour retourner vers la porte avant, se préparant à sortir de la petite boutique risquant très bientôt d’exploser. Nathanael se débarrassât de la clef au final, peu importe, Hill en avait une dizaine pour chaque cage, au cas ou. Notre gras double sourit devant les actions du pirate, il était un bon élément pour les événements à venir. Sortant avec l'homme, Church s'installât sur une des chaises les plus solides du bar pour observer le spectacle, personne ne dit quoi que ce soit, sachant qu'il possédait aussi la femme du propriétaire du bar. Il devait rapidement les renvoyer exploser avant que sa présence cause une rébellion, même une île aussi remplie d'amour pouvait se rebeller. Alors que le feu d'artifice se faisait attendre, sûrement un choix scénaristique, Hill fit son offre finale.

    - Un offre? Bien, voici mon offre. Je prépare autant de bonbons que nécessaire pour assouvir votre faim toute votre vie et en échange vous me devez une faveur.

    Une faveur? Il voyais déjà les sourcils du pirate se soulever, demandant une explication avant de refuser dans une langage ordurier.

    - Oui, une faveur. Un jour, je vais vous appeler pour remplir une tâche simple, incluant une quantités assez impressionnante de meurtre et possiblement un génocide, je vous demande simplement de répondre à cet appel à la violence. Ne vous inquiétez pas à propos de la date ou de l'endroit, je vous trouverai au moment voulu.

    Se relevant, Hill en avait assez d'attendre l'explosion de gaz, il ne voulait pas que la marine le retrouver et avait des femmes à faire sauter. Laissant une petit carte contenant uniquement son nom au pirate, notre mafieux reprit la route en marchant extrêmement lentement, étant beaucoup trop gros pour aller un peu plus vite. Souriant alors que la boutique disparut dans un nuage de flammes suffisamment puissant pour faire voler tout se qui se trouvait autour, l'homme se dirigeât vers sa base d'opération, plutôt fier de cette journée.


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Nathanael Rackham
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MessageSujet: Re: [Terminé] Complexe d'infériorité, boulons et tas de graisse. [Pv : Nathanael & Hill] Ven 15 Aoû - 7:37


Ah, c'était beau toute cette agitation. Cette rue au départ si calme commençait enfin à s'animer. Mon apparition n'était pas passée inaperçue et celle du gros tas encore moins. D'autant plus que nous n'étions pas le genre de clients à se la couler douce en sirotant un de leur cocktail à base de je ne sais quoi de répugnant. Je les ai vu, ils ont mit plein de fruits, mixé tout ça, mélangé le tout avec de bonnes rasades d'alcool et service ça dans des gros verres ronds ressemblants à de grosses couilles. Fallait pas être net dans le crâne pour mélanger ces saleté de fruit avec un si bon alcool. L'alcool ça se boit sec et cul-sec, bouteille par bouteille. Je ne parle même pas de ces fruits dégueulasses, ça donne un gout étrange à la bibine. C'est pour ça que j'ai arrêté d'en bouffer. Et en plus ça me donnait la chiasse.  Bref, pas le temps de rester là et glander en terrasse, tout allait péter, faire boom, une jolie explosion qui raserait la baraque et avec un peu de chance les maisons alentour.

Mais avant cela, peau de fesse s'installa avec grand mal près de moi. Malgré cette situation déplorable nous n'avions pas terminé nos négociations. Je voulais toujours ces foutus bonbons et lui était toujours le cuistot, ou du moins le gros type menaçant qui faisait bosser pour lui les cuistots qui n'avaient d'autres choix que d'obéir ou voir leurs familles enfermées en cage comme de vulgaires animaux. Oulala, c'était trop méchant. Petit joueur.

- Ah ba enfin, t'as pigé que le seul truc qui m'intéressait c'était ces foutus bonbons. Le reste je m'en cogne. Si on est là à se taper la bavette c'était pas pour qu'au final ce soit à moi de faire ma propre tambouille. Je vois que ça rentre.

Sur le petit paquet d'allumettes que je faisais tourner dans mes grosses mains un petit message me fit sourire. "Attention les enfants, il ne faut pas jouer avec les allumettes, vous pouvez vous brûler". Très drôle, j'adore. Pas de chance j'étais plus un enfant depuis belle lurette et j'avais jamais foutu le feu à une vive ni brûlé vif des gens. J'avais toujours rêvé d'entendre les cris de désespoirs des gens se sachant condamnés et voyant leur mort arriver vers eux, ces flammes venir lécher leurs visages. Mais pour l'instant, l'affaire était tout autre, le plaisir passerait après.

- Nozahahah ! Très drôle gros lard. J'ai envie de séparer ta tête de ton corps pour m'avoir prit pour ton larbin, mais je suis un type curieux et j'aimerai bien voir dans quel bordel tu va te foutre la baleine. Oh ! Et puis je saurais pas où couper ta tête, vu la taille de ton cou on sait pas  où il commence et où il termine. Quel idée d'être si gras. Quoi qu'il en soit, on va dire que c'est d'accord, mais t'attends pas à ce que je t'obéisse comme un bon toutou ! Sache cependant que je suis près à t'aider.

Sous mes yeux plein de larmes, un sourire aux lèvres en train de rire aux éclats j'assistait à cette scénette pitoyable où un gros lourdaud tentait péniblement de sortir de sa chaise et de quitter les lieux. Pathétique d'être aussi  impotent. C'est à se demander comment il avait réussi à devenir celui qu'il prétendait être. D'ailleurs j'avais aucune idée de qui il était, jusqu'à ce que je constate le petit bout de papier sur la table. Hill Church. Ouais pourquoi pas. Avant qu'il ne soit trop loin, quoi que j'avais bien dix minutes avant qu'il ne soit hors de portée je lui hurlais mon nom qu'il sache bien à qui il avait affaire. Maintenant que tout était réglé, le temps était venu de faire la fête. J'alpaguais à un type à côté de moi, au hasard, comme ça par pure envie.

- Alors mon gars, t'aime les feux d'artifice ?
- Euh ... en plein jour ?
- Ouaiisss ! Nozahahahaah ! Tu va voir, ça va faire BOOOOOMMMM ! Ça va sentir le caramel tout chaud !


Tout en rigolant j'enflammais une allumette avant de mettre le feu à toute la boite. Sourire sadique vissé sur les lèvres je jetais mon petit paquet en feu dans la boutique tout en me reculant, suffisamment pour ne pas prendre trop de débris dans la tronche. Et BOOM ! L'explosion avait eu lieu. C'était magnifiques. Quelque corps avaient volés, et pour certains des bouts de corps. D'autres personnes à l'inverse courraient partout, enflammée, en train de brûler sur place. Quel beau spectacle. Mais bon, même les meilleures choses ont une fin. Avant de partir j'avais encore une petite surprise. Le tavernier était au sol, blessé, l'un de ses verres à cocktail à moitié cassé planté dans l'estomac. C'est avec grande générosité que je lui remettait la carte de la boule de billard en lui précisant bien que c'était lui le cerveau de toute cette opération. Après tout c'était pas tout à fait faux et surtout ça allait ajouter un peu de piment dans notre relation.

Il n'y avait plus qu'à retourner rapidement au port et se tirer en vitesse. Sur le chemin j'en profitais pour faire quelques dégâts supplémentaire mais c'était une autre histoire. Espérons qu'avec cette magnifique explosion mes compagnons de route aient compris qu'ils pouvaient eux aussi se lâcher.

Ah tient au fait, il était passé où l'autre tas de ferraille, je l'avais pas vu sortir. Ba peut importe, il avait surement fondu dans la baraque. C'était pas une grosse perte.
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[Terminé] Complexe d'infériorité, boulons et tas de graisse. [Pv : Nathanael & Hill]

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