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" Sauver Elena ! " [Mission]

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William O. Vaughan
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MessageSujet: " Sauver Elena ! " [Mission] Sam 12 Juil - 12:53



Will O' Vaughan
Part 1- Introduction


William s’accorda une seconde de répit, le temps de lever les yeux vers le ciel et d’espérer y trouver une trace de lumière d’étoile. Mais la chance n’était pas de son coté, la nuit était noire et profonde, aussi hostile que la forêt froide dans laquelle il s’enfonçait. Les quatre silhouettes se faufilaient entre les troncs comme des loups qui coursent un cerf blessé. Les animaux ne connaissent ni la pitié, ni la peur. Ils se laissent guider par leur instinct et bravent le danger quand la nécessité l’impose. C’est au prix de ce courage que les faibles nomment inconscience que l’ordre naturel peut être respecté.

L’agent du gouvernement fini par croire qu’il était lui-même devenu l’un de ces animaux féroces sans frayeur ni remords. A un âge ou tant de jeunes trompent leur ennui dans des occupations stériles, il avait décidé de placer sa vie sous le signe de l’idéal. Il ne retirait aucun mérite de ce choix car ce n’en n’était pas un, et pourtant il était fier et combler d’accomplir ce pourquoi il est née. Il avait eu la chance de naitre a l’une de ces époques ou e monde connaissait une authentique révolution. Une de ces pages glorieuse de l’histoire qui permettent d’envisager l’ordre des choses différemment avant et après le chapeau de paille. Fort heureusement, pour se hisser a la hauteur de son ambition, il n’avait pas eu à renoncer à tout ce qui avait fait de sa vie pendant l’enfance. Car son enfance se résume a un seul mot : le néant. Le profil était donc parfait pour le gouvernement mondial.

William O’ Vaughan avait franchi toutes les épreuves au point d’être convaincu de faire partie de l’élite. L’ordre était son credo, la discipline, sa manière de concevoir la vie. Il n’avait pas encore était honoré par sa hiérarchie mais ce ne serait tarder. Combien de nuit blanche n’avait il pas passées a compulser des milliers de pages pour faire éclater la vérité et combattre les mensonges colportés depuis quelques années sur sa nature et le scandale sur son sauvetage par le gouvernement qui préféra étouffer l’affaire et ne plus jamais en parler.

A présent, il courait à vive allure en direction de son embarcation. Modeste barque offerte par les forces de l’ordre pour n’éveiller aucun soupçon sur sa nature. Will pensa d’abord que les raisons était purement financière et ce « cadeau » n’en n’était pas un. Il remit en question sa place dans la hiérarchie et jugea – à raison- qu’il ne faisait pas encore partie de ce qu’on appelle l’élite. L’heure n’était ni au pensée ni aux souvenirs, et pourtant, il y avait dans cette course nocturne comme une invitation à se retourner sur le chemin parcouru afin de détruire ses détracteurs. La raison de cette chasse à l’homme dont William était la victime n’était rien de plus qu’une joute verbale dans un bar. Pourquoi s’était il mêlé aux discussions du peuple ? C’était une question qu’il se posait aussi. Ce n’était pourtant pas dans sa nature. Il n’avait pas le droit de sa battre pour ça et même si les mots sont des armes et qu’ils dépassent parfois les coups, il arrive souvent que l’énervement dépasse les mots et qu’il ne reste plus qu’un moyen d’extériorisé tout cela. C’est pourquoi quatre hommes voulaient sa peau.

Le thème était l’ordre, les privilèges et la marine. Les hommes criaient haut et fort qu’il n’avait besoin de personne pour se protéger des pirates, que l’ordre était corrompu et que les privilèges n’ont plus le droit d’exister à cette époque. Alarmé par ces paroles et pensée dite révolutionnaire, William ne pu s’empêcher franchement de leur faire comprendre directement qu’il n’était en fin de compte que des pauvres hommes du peuple sans histoires à raconter dont personne ne pourrait s’y intéresser. Qu’il n’était impossible pour eux de se hisser au dessus de leurs conditions sans volonté. Qu’il ne suffisait pas d’avoir des idées pour qu’elle se réalise. Sans aucune arrogance, et aucun ton qui suggérait la supériorité, car il était juste réaliste avec ces hommes. Respectueux de leurs conditions, il ne tolère pas que des hommes parlent de politique sans en connaitre ses tenants et ses aboutissants. Il est vrai que l’abolition des privilèges est à creuser, mais cela prendrait des années et une remise en question total de l’ordre mondial. Peu importe, la traque continuait…

William était plus jeune qu’eux, il courait plus vite et la nature l’avait pourvu d’yeux de chat aptes a distinguer les formes dans la nuit la plus dense et profonde. Il senti que le cœur des loups voulant sa tête s’accéléraient de plus en plus et qu’ils commençaient à fatiguer. Ils n’en étaient pourtant pas encore au bout de leurs efforts. Devant Will s’élevait ce que des yeux non avertis auraient pu prendre pour une insignifiante petite butte hérissée de résineux. Un simple monticule de terre aplani par les siècles, les pluies et les rudes hivers. Il s’agissaient enfaite de tombes. Derrière celles-ci se dressait une falaise où l’on pouvait voir la modeste petite barque miteuse de l’agent. William fit volteface. Dos a l’océan, il faisait maintenant face aux silhouette qui se dessinait fur et à mesure qu’ils avançaient.

Will dégaina son sabre lentement savourant le son angoissant de l’acier sortant du fourreau. La forêt devint glaciale. Les hommes désormais face à lui se figèrent. Des sueurs froides leurs parcourait l’échine. On pouvait lire sur leur visage de la stupeur et de la fragilité. Eux qui, quelques minutes plus tôt, étaient décidé à tuer l’homme qui leur avait ramené les pieds sur terre.

« Llanto »

Spoiler:
 

La pression du pouvoir de la lame Ô Wazamono se fit sentir chez les quatre faibles hommes. Ils se mirent à genoux face a William. Ce qui se passait était presque comique, car malgré eux, le tableau affligeant montrait leur soumission à quelqu’un. Comme-ci il rendait hommage à un homme. Ne parlaient ils pas tout à l’heure d’abolir les privilèges ? Ironie quand tu nous tiens… Ils ne méritaient sans doute pas de mourir, mais la question était de savoir si les laisser vivre ne serait pas une erreur ? Après ce que le monde à vécu sur ce petit chapeau de paille née dans un petit village d’East Blue, il ne faut prendre plus aucun risque, et le gouvernement est en alerte sur tout les actes ou pensée révolutionnaire. Après tout, ils l’avaient bien cherché…

William, sans dire un mot s’avança vers eux, exerçant toujours la pression de sa lame sur eux. D’un pas décidé et sans sourciller il les exécuta uns par uns. Il n’avait pas besoin de faire de discours car il n’y aurait aucun survivant sur les quatre condamnés. Il n’avait pas non plus besoin de se donner en spectacle et pratiquer une exécution public car ce n’était pas les coutumes des agents du gouvernement qui préfère l’ombre à la lumière. Aucun révolutionnaire ne doit vivre. Il redressa la tête et sauta de la falaise avec son agilité qui le caractérise, laissant les corps là où il les avait laissé crever. Dans sa barque, il trouva un vieux bout de papier à l’écriture douteuse.
« William O. Vaughan,
Vous devez apporter tout le soutien militaire au force de la marine qui subisse un siège au village de Kokoyashi. Elena, fille d’une famille royale au deuxième dégrée et protégé par le gouvernement y est en vacance. Votre rôle dans cette mission et de la protéger au péril de votre vie le temps que les forces de la marine évacue les pirates qui ont, selon nos informations, déjà prit le contrôle d’une partie du village. Vous comprendrez que la fille doit se sentir en sécurité auprès de vous. Vous pouvez lui décliner votre nom et votre niveau hiérarchique au sein du gouvernement. Libre à vous d’aider les forces de la marine, une fois la Elena en parfaite sécurité.
Le gouvernement mondial compte sur vous. »
* Nous y voilà ...*


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Dernière édition par William O. Vaughan le Sam 26 Juil - 12:42, édité 1 fois
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William O. Vaughan
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MessageSujet: Re: " Sauver Elena ! " [Mission] Sam 12 Juil - 17:56



Will O' Vaughan
Part 2- Prendre la temperature
Le trajet de William fût court, avait il seulement songer, une fois, à contempler le village au large une fois que la nuit était tombé ? A n’en pas douter, les reflets des étoiles sur les pierres cristallisées auraient joliment stimulé l’imagination des peintres ou poètes d’East Blue. Ces personnes faisaient partie de ceux qui jugent que le passé est plus passionnant que le présent et a leur décharge, il fallait reconnaître qu’en ces temps, le présent n’avais rien de rassurant. Au loin on pouvait voir le navire pirate amarré au port comme s’ils étaient invités. Les nuages de cendre s’évaporant de la plage indiquaient l’endroit où les pirates faisaient front aux forces de la marine. Comme un véritable siège, les pirates semblaient organisés avec le projet – que je qualifierais d’assez dingue- de faire du village le leur. Il fallait trouver le moyen d’accoster sur l’île de manière furtive. Le flanc gauche de l’île était sombre ce qui profita a William d’amarrer sa modeste embarcation. L’agent posa enfin ses pieds sur terre et ne manqua pas d’attacher son moyen de transport au rocher le plus prêt. Il se fraya un chemin à travers les rochers escaladant la colline jusqu’au manoir où le maire du village semblait résider.

Le manoir ne dormait que d’un œil. Le temps n’avait sans doute pas de prise sur lui. La litanie des siècles s’égrenait, mais il conservait toute sa splendeur à l’image du village, indifférente aux assauts du temps et a la folie des hommes. William alluma une torche, mais c’était davantage pour la forme. Aurait-il été aveugle qu’il n’aurait pas éprouvé la moindre difficulté à grimper sur la colline et à trouver son chemin. Il ne pouvait faire cavalier seul. Il devait tout d’abord se présenter à l’autorité locale afin de faire savoir son arrivée. Au bout de son chemin, face aux grandes portes du manoir, il frappa trois coups. Il déclina son identité pour qu’on puisse le laisser entrer dans les lieux. Tout d’abord méfiant, le personnel du maire du village n’était pas au courant de l’arrivée de l’agent mais les signes sur la veste de William éteignirent leurs impressions. Occupé à contempler l’intérieur du manoir, William en avait presque oublié les raisons de sa venue. Splendide et luxueux étaient les mots. Mais le temps était compter et un homme vint vers lui.

_ Suivez-vous William O’ Vaughan, le maire Daisuke vous attends. Dit l’un des réceptionnistes du maire.

Le maire Daisuke, ou l’avare comme d’aucuns le surnommaient en raison de sa tendance à détourner vers ses coffres personnels un dixièmes des revenu du village causé par le tourisme, quitta sa fenêtre et, clopinant sur sa jambe gauche fort douloureuse, partit faire sa toilette. Jirai, son valet, pénétra dans la pièce.


_ Bonjour votre excellence. Voici votre saké, dit il en lui tendant un verre que le maire vida d’un trait.


Jirai prépara ensuite son nécessaire de toilette : une cuvette remplie d’eau de rose, une autre avec des baies pilées, ainsi qu’un bol de poudre et une brosse à dents. Tandis que William, surpris par le calme et l’attitude du maire à prendre soin de faire sa toilette tandis que son peuple est en danger faisait les cent pas dans la pièce attendant que celui-ci amorce la discussion.


_ Chaude journée pour le secours d’un agent du gouvernement ! remarqua-t-il.


Le maire approuva ses propres dires d’un grognement tout enduisant sa chevelure clairsemée de pate de baies pillées. A cinquante et un ans, il perdait ses cheveux depuis une dizaine d’année. Bien que peu coquet de sa personne, il employait diverses préparations pour lutter contre ce désagrément, somme toute peu affligeant car il portait le plus souvent un chapeau qui dissimulait sa calvitie naissante. Il y avait quelques années que préférence allait aux baies. Il usait également d’une pommade à base d’huile, de cendre et de bouillie de vers de terre pour empêcher ses cheveux de blanchir. Mais cette mixture empestait tellement qu’il l’utilisait moins souvent qu’il ne l’aurait du.

Le maire se rinça ensuite la tête à l’eau de rose, puis il s’essuya avec une serviette et jaugea son allure dans le miroir. Sa position de maire lui donnait, entre autres, l’insigne avantage de posséder le meilleur miroir de l’ile. D’une dizaine de pouces d’envergure, d’excellente qualité, sans ride ni défaut, il avait été expédié depuis MariJoa. Il n’hésitait pas à avoir recours a de tels procédés, convaincu de surcroit qu’il lui permettait d’asseoir son autorité en tant que maire. Mais l’autorité à prit un sacrée coup ses derniers jours. William ne tarda pas à le lui faire remarquer d’ailleurs.


_ N’est ce pas déplorable, marquant un temps d’arrêt pour capter l’attention du maire en se rapprochant de lui afin qu’il puisse voir à travers son miroir le regard de l’agent, de voir son propre village envahit par des pirates ?

Le maire n’avait que de l’or dans les mains. Il n’avait aucun talent d’orateur comme la plupart de ses compères. Il s’exprimait avec une brusquerie frisant la grossièreté, sans compter qu’il était d’un tempérament affreusement coléreux. William était persuadé de l’avoir bousculé en lui parlant de cette manière, de lui avoir jeté au visage une vérité qu’il semblait dissimuler en gardant ses habitudes tel : que faire sa toilette. Mais il n’en était rien. Tout en soutenant le regarde de Will, le maire du village poussa un grognement et, ramenant son attention sur sa toilette, plongea un doigt mouillé dans le pot de poudre composée de tête de tigre pilée, de peau de grenade – le fruit évidement- et de fleurs d’oranger. Il en frotta énergiquement ses dents tout en fredonnant. William n’avait encore jamais côtoyé ce monde qu’on qualifie d’aristocrate. Le monde où les berrys vous font perdre la raison.


_ Je suis déçu agent William. Déçu qu’un village comme le mien puisse tomber entre les mains de simple pirate. Reconnu comme étant sécurisé, les hommes et les femmes de tous les coins du monde viennent se ressourcer et dépenser leurs agents chez nous. L’absence du colonel nous est cuisante… Vous êtes donc son remplaçant ? Laissez-moi rire… grimaça t-il. Qu’est ce que le monde va dire de notre village désormais ? Que va ton dire de vous aussi ? N’y avait vous donc même pas songer monsieur l’agent ?


Le ton s’était durci. Fidèle a lui-même, Daisuke commençait a s’énerver. Mais l’heure n’était pas a la discussion, il fallait agir en finesse et rapidement. William avait conscience qu’il venait de s’élever au dessus de ce qu’il représente au sein du gouvernement. Il n’avait aucune leçon à donner au maire et après tout, il n’était là que pour une seule chose. Elena. L’avar se rinça la bouche d’une gorgée d’eau de rose, la recracha et s’essuya les dents avec la serviette prévu a cet effet, une élégante pochette de soie rouge bordée de dentelle qui venait du village.


_ Je comprends votre déception, je ne crois pas qu’on puisse faire une distinction dans le groupe anarchiste qu’on appel les pirates. Je suis loin d’être son remplaçant et sachez que ma présence ici doit être secrète. Il y a quelqu’un d’important que le gouvernement mondial m’a chargé de protéger. Son nom est Elena.

_ Sortez de chez moi, allez vous frotter aux pirates puisque vous êtes un agent. Faite votre travail, je ne peux pas vous aider. Il balaya William d’un revers de main, signe qu’il fallait qu’il s’en aille.

Tout d’abord frustré et haineux que le gouvernement mondiale ne s’intéresse pas au maire du village, Daisuke n’allait pas coopérer juste pour ça. C’était bien le genre… Ceci-dit, William prêta une attention particulière a la réaction du valet Jirai jusqu’alors oublier au loin dos à la porte fermée. Le prénom d’Elena suscita chez lui une inquiétude. Il la connaissait, il l’avait déjà vu cela ne fait aucun doute. Le maire pouvait en autre compter sur lui pour connaitre les ragots et les faits et gestes de la ville, qui, sans cela, n’auraient jamais atteint ses oreilles. Will comptait en profiter. L’agent du gouvernement en mission s’exécuta et une fois arrivé a hauteur du valet, il plongea son regard dans le sien. Jirai était un homme faible de constitution et née pour exécuter les ordres. Il partageait au moins cela avec William. L’agent lui fit signe de le suivre et il s’exécuta. Le maire n’y voyait rien puisqu’il était encore beaucoup trop occupé à contempler sa splendeur dans son miroir.


_ Les pirates l’on capturé monsieur, elle est en danger. Je ne sais pas si ils savent qui elle est vraiment mais ce qui est sûr c’est qu’ils la garde. Où ? Je n’sais pas. Chuchota t-il.


L’heure était grave. Les pirates avaient donc déniché le trésor du village. Comme quoi ce qu’on dit est vrai : les trésors ne sont pas fait que d’argent et d’or. La valeur d’Elena était bien au dessus de tout ce qu’ils auraient pu trouver ou voler dans le village. Penser que le gouvernement devrait essuyer un échec sur cette mission était inconcevable. On pouvait, pour la première fois, voir le rictus qu’arracha William de ses lèvres pour garder son sang froid. Il devait passer à l’acte et rapidement avant que mal se fasse si ce n’est pas déjà trop tard… Le temps sera son ennemi le plus puissant dans cette mission.


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William O. Vaughan
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MessageSujet: Re: " Sauver Elena ! " [Mission] Mar 22 Juil - 20:31



Will O' Vaughan
Part 3- Préparer son entrée
Adrénaline et angoisse. Un mélange saisissant sans omettre d’être inquiétant. Le monde était un nid grouillant ou la méfiance et la suspicion était palpable. Les hommes étaient si volatiles, sans convictions aucunes, à l’honneur presque inexistant. Un monde où la justice se fait au détriment des autres. William aurait aimé dire qu’il était mieux qu’eux. Hélas, il ne pouvait pas. Il aurait aimé avoir l’envie de réussir qui l’habituait habituellement. Avoir ne serait-ce qu’une parole réconfortante ou une main chaleureuse sur son épaule à son retour, pour mission réussite. Et l’homme capable de les lui offrir n’était plus. La crédule évidence était que tout ce qu’il lui avait donné jusqu’à maintenant n’était que mensonge, une fourberie pour mieux le trahir. Un pantin, un instrument, telle était la seule signification du démon d’Alabasta à ses yeux. Un autre que lui l’aurait haït, du plus profond de son cœur. Will ignore pourquoi, il en n’est incapable. Il refuse d’admettre que ses idéaux n’étaient qu’une illusion. Il est l’ultime étendard des leçons qu’il a lui même oubliées.  – Cf page n°502 du journal du démon d’Alabasta, l’histoire de Will-

Elena était sans doute enfermée dans le navire. Il n’est pas dans l’habitude des pirates de laisser leurs captifs à l’air libre. Conscient de leurs valeurs monétaires, ils n’auraient pas prit le risque de laisser les forces de l’ordre s’emparer d’eux. Avaient-ils seulement songés qu’une personnalité aussi importante que l’héritière d’une famille royale se trouvait parmi les riches touristes du village ? Evidement non. William devait tirer avantage de cette opportunité et investir le navire en silence. Il n’est pas dans l’habitude de la Marine de réaliser ce genre d’offensive. Seul les agents en solo son capable de ça. Formé pour ça William s’en sentait capable même si la tâche n’allait pas être facile.

William surveillait l’eau, il contrôlait habilement ses gestes pour ne faire aucune vague risquant d’alerter son arriver. Dans sa chaloupe, il avançait lentement vers le navire pirate. A cet instant, il regardait vers l’ouest, la main gauche a plat sous son nez, pour se protéger du soleil qui se reflétait sur l’eau, juste devant la proue. Il observait la terre, la cote verdoyante de l’île sur laquelle le village vivait paisiblement jusqu'à maintenant. En attendant, tout son travail consistait a amener la chaloupe le plus vite possible sur l’endroit où il espérait trouver une ouverture. Sa position l’aidait : de là, il apercevait a des milles les différentes nuances de l’eau qui dessinaient une palette ondoyante de bleus et de verts d’intensité variable. Son esprit les traduisait en profondeurs : il les lisait aussi clairement que la plus détaillée des cartes. Cet exercice demandait de la virtuosité. Un marin ordinaire, habitué a la clarté des eaux d’East Blue, aurait supposé tout naturellement que le bleu foncé indiquait une bonne profondeur et le vert foncé une hauteur d’eau encore supérieure. Heureusement, Will ne s’y laissait pas tromper. Il savait que si le fond était sableux, l’eau pouvait être bleu clair avec plus de cinquante pieds, ou qu’une eau bien verte pouvais cacher un champ d’algues posé sur moins de dix pieds de fond. La profondeur l’importait peu pour le moment, il s’approchait de plus en plus du navire. Profitant de l’obscurité et des cries de joies sur le pont du navire, l’agent du gouvernement avançait encore jusqu'à toucher la coque du navire. L’ouverture était sous ses yeux, les canons.

Le navire pirate comptait cinq ponts. Les deux supérieurs étaient réservés à l’artillerie, certains pirates y dormaient dans des hamacs tendus entre les canons. Le suivant abritait les quartiers des pirates. Dans le quatrième, ils stockaient munition, nourritures, blocs et palans, accastillages, provisions et bétail sur pied. Quant au cinquième et dernier niveau, on ne pouvait le considérer véritablement comme un pont, avec ses quatre pieds a peine de hauteur entre le plancher et le plafond soutenu par de lourdes poutres. Comme il était situé sous la ligne de flottaison, il ne comportait aucune ventilation. Il empestait les excréments et l’eau croupie.

C’est là que fût conduit les touristes du village. On les fit assoir à même le sol, à une certaine distance les uns des autres. Une vingtaine de pirate se répartirent aux quatre coins de la cale et, régulièrement, l’un d’eux prenait une lanterne pour aller d’un prisonnier à l’autre, vérifier qu’aucun lien ne s’était desserré. Il leur interdit de parler et de dormir ; celui qui s’y risquait recevait aussitôt un violent coup de botte. N’ayant pas le droit de bouger, ils devaient se soulager sur place. Avec soixante personnes et vingt pirates entassés dans cet espace, exigu, l’air devint rapidement irrespirable. Même les gardes dégoulinaient de sueur.

Les captifs n’avaient aucun moyen d’estimer le passage du temps. Seul leur parvenait le sifflement monotone et sans fin de l’eau le long de la coque tandis que le navire filait. Elena, assis légèrement  l’écart, tendait l’oreille, guettant l’instant où ce bruit cesserait, bien décidée à ignorer combien leur situation était désespérée. Enfermé dans les entrailles d’un puissant navire pirate et totalement a leur merci. Elle était condamnée. Le regard rivé sur l’ouverture du canon, William avait un plan. Sachant que le colonel arrive à l’aube, il devait attendre son arrivée pour que les pirates s’active et attache moins d’importance aux captifs. Comme ceci, l’infiltration sera plus simple. Dans un premier temps, s’infiltrer, tuer les gardes, sauver Ellena et s’enfuir avec.

L’assaut du colonel pourrait venir de la terre, de la mer, ou des deux. Tout dépendait du nombre de soldat dont il disposait et de leur fiabilité. Heureusement, William savait qu’il arriverait par la mer. Une aubaine pour lui qui pouvait d’ors et déjà s’infiltrer tel un félin dans l’ouverture du canon pointé sur l’océan. Le vaisseau du colonel s’avancerait dans la baie jusqu'à arriver en vue du navire pirate, tablant sans doute sur le fait que le faible tirant d’eau empêcherait les pirates de manœuvrer. D’ailleurs, en cet instant précis, ils montraient leur pupe à l’ennemie, c'est-à-dire leur parti la plus vulnérable. Il suffisait au colonel de franchir l’entrée de la crique et de tirer des bordées jusqu’à ce qu’ils coulent. Et cela sans crainte des conséquences, puisque le navire sombrerait dans si peu d’eau que l’on pourrait sans peine faire plonger les soldats pour sauver les touristes et leurs effets d’une valeur inestimable. En revanche, les risques étaient immenses.


« Navire en vue ! »


L’aube se leva doucement sur le rivage. Poussées par une légère brise, des nuages évanescents s’étiraient dans le ciel, rosis par les premières lueurs de l’aube. A bord du navire pirate, les équipages commençaient à s’affoler. Il était temps pour William d’attaquer sa mission. Le soleil s’élevait déjà bien au dessus de l’horizon lorsque l’ordre du colonel leur fut donné de déferler les voiles et de lever l’ancre pour entrée dans la baie. C’était le moment que William attendait. Sa chance d’investir le navire. Face au navire pirate, le vaisseau du colonel ouvre un feu meurtrier. En quelques secondes, les pirates qui remontaient l’ancre principale au cabestan furent éliminés, puis ce fut le tour de ceux qui halaient l’ancre à l’arrière. Ensuite, avec une précision stupéfiante, les gabiers furent abattus les uns après les autres et tombèrent en hurlant sur le pont.

Lizan, le muet pour ses amis, était un véritable géant avec une tête colossale, un torse de des épaules tout en muscles, des bras énormes et des mains épaisses. Si épaisse que notre imagination nous laissait entendre les cranent qu’elles ont du briser dans sa vie de brigand. Le gouvernement mondial lui-même ne savait pas d’où lui venait son surnom et pourtant, le nom évoque sa signification et sa provenance. Chien du capitaine, il était au centre des captifs pour les maintenir en vue. Réduit à faire le guet alors que la bataille fait rage sur le pont. Derrière la porte menant aux prisonniers, il attendait le bon moment pour affronter le seul homme qui constaterait sa présence au sein du navire. Les minutes de Lizan était compté car la détermination de William était tel qu’il ne lui laisserait aucune chance de survie.

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William O. Vaughan
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MessageSujet: Re: " Sauver Elena ! " [Mission] Sam 26 Juil - 12:28



Will O' Vaughan
Last part - Sauver Elena
Tapis dans l’ombre, derrière la porte, William attendait un bruit de canon venant du pont pour passer la porte et rejoindre son adversaire. Des bruits de pas accélérer se firent entendre. Des hommes de l’équipage s’apprêtaient à se servir des canons pour répliquer à l’attaque du colonel. William aurait dû y penser, sa présence allait être révélée. Alors que faire ? Il avait le choix… Aider les forces de la marine en tuant la poignée de pirates qui courait vers lui, ou passer la porte et suivre son plan. Tuer les quelques pirates de l’équipage ne prendrait moins de temps que de le dire, mais l’absence des coups de canon du bateau pirate éveillerait les soupçons et pourrait faire foirer toute la mission. Prendre ce risque est impensable. Will jeta un coup d’œil à droite, puis poussa la porte le menant à la prochaine étape de sa mission.

Le poing serré de Lizan manqua le crane de Will qui réussit tant bien que mal à esquiver son coup puissant. Déséquilibré et veillant à fermer la porte d’un coup de pieds, il jeta un rapide coup d’œil sur les lieux. William fût étonné de constater la parfaite propreté des lieux. On était très loin de l’image que l’on pouvait se faire d’une « prison traditionnelle pirate ». Cette équipage semblait avoir poussé le gout de la discipline et des références tirées du passé jusqu'à donner a ses geôles l’apparence de donjons aux style d’impel down parfaitement entretenus. Il ne s’agissait pas là de simples captifs ligotés les uns a coté des autres pour faciliter leurs surveillances. Loin de là, c’était a chacun sa cellule. Les portes de la cellule étaient coiffées d’un arc en accolade et ornées de ferronnerie à têtes d’animaux fabuleux. William n’avait pas le temps de se laisser distraire par l’environnement autour du combat contre le second.

Un geste suffit à changer une personne, à basculer dans les ténèbres. Celui de l’agent fut un pas. Face au second du capitaine, il n’avait l’air de rien. Un ridicule avorton se frottant a une armoire à glace. C’était comme David et Goliath. Le sabre de Will reposait dans le creux de sa main, sans qu’il eût réellement besoin d’en serrer le pommeau. Son offensive n’était pas encore décidée. Il n’aimait pas attaquer le premier, jamais. Son pas fit la différence, trop lourd de son sens. Le regard planté sur l’extrémité de sa lame, flirtant avec le sol sans réellement parvenir à le caresser, il savait qu’il devait attaquer. Il y était plus que préparé. Le cynisme de sa « cible » - ce mot me conféra d’un goût amère dans la bouche – ne lui arracha nulle répartie. Elle venait d’abdiquer, de se résoudre au combat. Louable. Comme-ci il avait le choix… L’esquive du premier coup de poing surprise de Lizan le rendit perplexe, lui donnant l’obligation de considérer son adversaire. Lorsque Will dégaina, la température devint plus fraiche, les regards plus fuyant, et les muscles du second d’autant plus tendu. William voulait en tirer l’avantage. Puissant mais tellement lent… Surpris sa témérité et son imprudence de faire le premier pas, Lizan chercha à attraper l’agent par le col de sa tenu immaculé de blanc de sa main gauche pour frapper de son poing droit meurtrier la tête de Will. Il chercha à agripper William pendant que celui-ci tournait autour du colosse devinant de part ses gestes a tâtons qu’il cherchait tant bien que mal à l’attraper.

« Lucio »




Will porta une estocade au colosse. Les effets de celle-ci étaient sans précédents. Fort de ses déplacements, l’hémoglobine désormais contaminée circulait avec rapidité dans ses artères épaisses. Le poison ne tarda pas à faire ses effets. On pouvait lire dans ses yeux que William se multipliait, il vacillait et ses coups portés dans le vide étaient presque comique. Son cœur battait tentant en vain de lutter contre toutes ses perturbations altérant sa vision. On pouvait deviner les sueurs froides lui parcourant l’échine lorsqu’il mit un genou à terre, le regard dans le vague pour retrouver ses esprits. William n’avait pas de temps à perdre, il porta son coup le plus redoutable afin de l’achever une bonne fois pour toute.

« Sangrado »



Will jeta en l’air son sabre afin de s’en saisir avec force, lame pointée vers le sol tacheté du sang de Luzian.  Avec force, il assena un coup puissant du bas vers le haut du corps agenouillé du second de l’équipage. Le colosse s’effondra laissant dégouliner son sang chaud sur le sol. Les captifs avaient les yeux rivés sur ce nouveau protagoniste. Pensant à juste titre qu’il était là pour les sauver tous. Erreur. Will n’était là que pour Elena qui comme les autres, sans traitement de faveur était debout, mains agrippé contre les barreaux de sa cellule réclamant qu’on la sorte de là.
L’agent prit soin de ramasser les clefs sur le défunt Lizan. Il aurait pu libérer tous les captifs mais son excès de zèle faisait qu’il ne s’autorisait pas cette bonne action. Résolu à remplir sa mission et ne faire aucun travers, même si louable. De plus, il est bien plus facile de sortir une seule femme qu’un groupe de personnes rongées par la peur. Ce fût l’ascenseur émotionnel pour les autres captifs qui avaient enfin compris qu’il resterait planté là dans leur cellule respective. Une fois libérée, Elena attrapa la main de William pour qu’il l’emmène hors d’ici. Elle aussi, n’en avait rien à faire de laisser ces touristes derrière elle, malgré les sanglots et les appels aux secours de tous. C’était leurs destins sans doute… Une fatalité. William se devait de protéger la belle Elana. Il fit un geste pour qu’il l’attende dans la pièce où les cries et pleures des captifs faisaient échos. Ayant qu’un seul point d’accès, il eu l’idée de partir de la même façon dont il était venu. Maintenant que le colis – Elena évidement- n’est plus dans sa cellule, il pouvait tuer les pirates se servant des canons pour apporter une aide au Colonel. Ce n’était pas le but principal, mais il devait le faire car c’est par là qu’il est entré.

_ Attendez moi Elena.

La jeune royaliste acquiesça d’un geste de la tête. Effrayé, elle tremblait de tout son corps et ne contrôlait plus rien. Rien de mieux que cette attitude pour William qui pouvait, comme à son habitude, prendre les commandes sans suivre les instructions du client ou secouru dans le cas présent. William surpris la poignée de pirates qui visait tant bien que mal a cheval sur leurs canons. Surtout, il ne voulait pas perdre de temps, il dégaina son sabre et les balaya un par un sans pitié. C’était une véritable boucherie. Le sol était maculé de sang et les corps gisant autour des canons donnaient la nausée à quiconque portait le regard sur ce tableau. Will se pencha par l’entrée de l’un d’entre eux et constata que sa barque était encore là. Il récupéra en vitesse sa protégée, et sauta dans sa barque qui l’attendait comme un destrier bien dressé.

Le vaisseau du colonel s’approchait de plus en plus du bateau pirate et donc de la barque de l’agent du gouvernement. William O. Vaughan prenait beaucoup de risque à faire cette manœuvre, même si il sabota les canons du bateau pirate, le colonel n’était pas du genre a épargné ses victimes et il penserait sans nul doute que la barque est une chaloupe des pirates prenant la fuite. Bref, la vie de l’agent était menacé, pire encore celle d’Elena. Will arracha un bout de tissu de ses vêtements blanc pour l’attacher au bout d’une de ses rames. Il fît le signal de reddition pour éviter tous les tirs sans somations et parvenir jusqu'à la plage sain et sauve. Sur la route, Elena tenta d’en apprendre plus sur son illustre sauveur. Cela dit, William n’est pas du genre à taper la causette et encore moins en mission. On pourrait lui reprocher ce manque de sympathie, mais au moins il fait le travail.


Arrivé à hauteur du vaisseau du colonel, celui-ci reconnu l’agent et le salua d’un signe de respect pratiqué chez les Marine ; suivit par tout l’équipage des forces de l’ordre. William apprécia ce geste qui ne lui était pas du tout imposé en vue de son rang. Le colonel avait probablement eu vent de la raison de l’agent sur le navire et se reprochait certainement son absence lors de l’attaque des pirates. Touchant était ce moment… Tellement touchant que Will esquissa un sourire gêné. Pieds à terre, William devait encore emmener son colis en sécurité dans le manoir du maire qui se languissait déjà de son invitée.

_ Merci de m’avoir sauvé de ces pirates… Qui dois-je remercier au faite ? Votre nom peut-être ?
_ William, Agent Novice du Gouvernement Mondiale.


Quelle douce ironie incarne la fatalité. Sœur de sarcasme, fille d’abandon, elle n’est qu’une toile d’araignée engluant les âmes en perditions, incapable de plier sous le poids de l’évidence. La fatalité n’est qu’une déclinaison du destin, elle n’est que le reflet de l’avenir. Sa connotation jumelée à celle de la débâcle lui colle une image mortuaire. Will ne crains pas sa destinée, il se contente de la subir avec joie. C’est ce qui la conduit au beau milieu d’un guêpier, si délicat d’apparence. Pourtant, son cœur se serre lorsque la brise glaciale, aussi appelée « pressentiment », vint à le balayer. Notre obstacle prenait enfin son sens, sa déception s’en trouvait nourrie. Il n’avait pas réellement conscience de ce que cette fille provoquait chez lui, mais il ne pouvait se résoudre à la considérer comme une entrave à purifier. Trop royal, trop intrigante. Ses paroles se permirent une esquisse de réponse, éteignant toutefois les dernières étincelles de ses flammes d’espoir. Elle plongea son regard dans celui de l’agent. Il la toisa de son regard fermé, mais la lueur que filtraient ses iris étaient bouleversante. Un sanglot colérique, une rage accablée, il ne savait pas, mais elle était blessée et rancunière. Peu importe les sentiments d’Elena. William n’en avait rien à faire. Il prit le Den Den mushi posé là et tourna les talons. Au moins, elle était sauve et ne perdrait pas son temps avec le maire qui ne manquait pas de lui lécher, déjà, les bottes. Voyant une opportunité pour lui de ce placer plus haut qu’il ne l’est déjà.

Bulubulubulubulu… ♪ _Mission Accomplie.



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" Sauver Elena ! " [Mission]

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